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Zenon

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L’absence de formation des citoyens à la rhétorique est un drame pour notre démocratie.


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  • Premier article le 10/01/2007
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Derniers commentaires



  • Zenon Zenon 5 février 2007 10:23

    @ l’Auteur,

    Je vais tenté, par mes faibles moyens (j’i la grippe)un commentaire sur le fond de votre article.

    j’ai vu BR, mais pas encore le manga. L’idée « de base » du scénario m’avait semblé très bonne. Décalée, trash et représentant assez bien ce que peuvent ressentir les « jeunes » innocents devant l’entrée dans l’age adulte et la prédation socio-économique que cela représente. En revanche, je n’ai pas été subjugué par le traitement. Bien que drôle, ce film tourne au pastish gore avec une litanie répétitive de massacres. Si je devais risquer un parallèle sur les oeuvres qui retracent le heurt entre la jeunesse et le reste de la société, ne pensez vous pas que les oeuvres de Otomo, Akira et SteamBoy sont un peu plus aboutis ? J’attendrai de lire le roman de BR pour me prononcer, et je sais tenter une comparaison entre des éléments incomparables. Dans Akira chaque protagoniste jeune entre en rebellion à sa façon contre l’ordre établi dans une société en proie à la guerre civile et la déliquescence. La rupture entre les jeunes et la société est totale. Le pouvoir, militaire et scientifique essaie de manipuler ces jeunes mais cette tentative se retourne contre eux. Dans SteamBoy, le jeune héros est désorienté, sa famille se déchire et son père et son grand père essaient tour à tour de le manipuler pour lui faire adopter leur point de vue. Chaque adulte représente une dérive (scientisme, capitalisme, nationalisme...) et il est fascinant de le voir refuser chacune de ces options sans en choisir une seule. La fin est d’ailleurs explicite, il fuit sans avoir fait de choix.

    Qu’apporte de réelement neuf BR sur le thème de l’inadequation entre les attentes de la société vis à vis de la jeunesse et les attentes de cette jeunesse ? Il pose le constat de cette inadequation mais semble plutot s’en servir comme prétexte pour un défouloire, au demeurant sympathique. Il devient ainsi plus accessible mais perd, à mon sens, en profondeur. N’ayant vu que le film, mes propos sont peut etre à relativiser. qu’en dites vous ?



  • Zenon Zenon 12 janvier 2007 17:41

    Cher Méridien,

    « une femme qui ose se mettre en évidence, ne vous en déplaise »

    lorsque on ironise ou critique S, est on forcément misogyne ? Je sens qu’on va se prendre des pelletés d’argumentaires identiques pendant la campagne : je ne suis pas d’accord avec SR, dit A. Frustre Misogyne ! répond B. Sarko est un facho dit C, Vous n’aimez pas les gens de petite taille répond D. Lassant.

    « Comme il vous en souvient sans doute Raffarin de Tarascon avait crée »la positive attitude". Singer JP Raffarin dans ses tentatives de séduction langagières est-ce devenu un gage de qualité ?

    Je ne vois pas quoi répondre de plus à vos commentaires, cher Méridien, SR n’est pas le sujet de cet article, tout juste un marche pied de fort belle facture, une entrée en matière sympathique, un clin d’oeil à l’actualité.

    bon week end a vous

    Zenon



  • Zenon Zenon 12 janvier 2007 17:26

    Chere Anne

    « je trouve les idées trop larmoyantes et bien pensantes. »

    Je reconnais que l’expression du pathos l’emporte sur la reflexion dans cet article. Je m’interessais beaucoup plus aux réactions qu’il a effectivement suscité et aux dialogues que cela a déclenché.

    « Ontologiquement, la position »nous sommes les enfants de la révolution et de la résistance« est fausse. Nous sommes les enfants de tout, y compris du moins bon, de l’autoritarisme populaire Louis XIVen à la collaboration paternaliste pétainiste... il n’y a pas de déterminisme. »

    Je n’ai pas sous entendu un déterminisme selon lequel nous serions le fruit du meilleur de notre histoire, et seulement du meilleur. Se serait inepte. Ces moments historiques que je pointe : 1789 et 1939/1945, sont des moments de mobilisation, l’inaction étant également un choix dans ces périodes. Ces époques demandaient une prise de position et un affrontement direct. Je pourrais continuer mon propos en definissant la IIIeme République comme un processus de mobilisation pour la construction d’une identité nationale par l’enseignement, la langue, le service militaire... Les années 1930 comme l’émergence de systèmes idéologiques sophistiqués de « mobilisation » pour la transformation de la société. Mussolini, Hitler, chantres du catastrophisme et déclinologues professionnels n’ont de cesse de vouloir créer une « réaction salutaire », une transformation par le haut, mais soutenus par les populations. Hitler arrive démocratiquement au pouvoir. Des populations entières, déçues par le capitalisme et sa crise de 1929, sont prètes à écouter quiconque leur proposera une nouvelle ère.

    Vous avez raison, nous sommes également les enfants de la Division Charlemagne. Mais, avouez qu’en appeler à ces souvenirs comme « moments de mobilisations pour une action politique » aurait jetté une lumière des plus sombres sur ce texte smiley

    Les époques passés respirent cette capacité de mobilisation qui semble avoir disparue. Usure de l’oreille démocratique des population due à l’usage répété de slogans pour décérébrés ? Fin de l’ère des idéologies ? atomisation sociale et politique ? les causes sont multiples et s’entrecroisent. De la provient peut être cette impossibilité « d’identification à un homme, une docrine ou à un macrocosme qui nous dépasse » que vous soulignez. Peut on imaginer une action commune sans identification à un message ? ou avons nous atteint la fin d’une forme de mise en mouvement des corps et de esprits ?

    Le repli sur la sphère privée et « l’action de proximité » est effectivement une réponse que certains apportent. Mais je ne crois pas que les défis auxquels nous devrons faire face puissent être résolus de la sorte. Réchauffement climatique, épuisement des réserves énergétique, raréfaction des réserves en eau... Je peux très bien comprendre ces problèmes et observer l’aveuglement apparent de nos gouvernements face à eux, l’inadaptation de la struture Etat-Nation à ces défis. Le problème : jusqu’à maintenant l’émergence de nouveaux systèmes politiques (bénéfiques ou non) provenait de la mobilisation des populations. Le sentiment d’impuissance est neuf et anesthésie toute capacité de mobilisation. Impasse.

    En nous rendant insensibles aux discours mobilisateurs nous avons peut être perdu cette capacité de décider collectivement de notre vision du monde. J’utilise cette expression aussi grendloquente que bien pensante (je vous l’accorde) d’« enfants de la République », car le concept d« enfants de la chose publique » signifie que nous sommes les produits et les scupteurs de notre histoire. Or, avons nous (jamais eu) le désir de construction d’une société ?

    L’image des citoyens construisant leur propre destin est mythique et mensongère, je ne la nie pas. Vit dans une société libre celui qui en est persuadé. Celui qui est certain de l’existence d’un complot mondial visant le controle de la population ne « vit » pas dans une société libre. Il y a une part d’auto-hypnose collective dans l’idée de démocratie de masse. Si la majorité des citoyens d’une nation ne se « sent » plus liés, il s’agit de la fin de ce régime. Les institutions existent dans nos esprits avant d’exister dans la pierre.

    Si nos esprits refusent les discours mobilisateurs, refusent de se mobiliser pour le « macrocosme », nous allons devoir inventer d’urgence un nouveau mode d’existence politique du groupe.

    J’ai eu beaucoup de mal à supporter les révoltes anti mondialisations de Seattle et suivantes, il gesticulaient, servaient sans le savoir des intérets protectionistes, et ne proposaient rien en remplacement. Pourtant leur action était justifiée. Les représentant nationaux tirent leur légitimité d’une délagation de l’action publique pour la strcture nationale, et non pour la planète. Certains parlent de fusionner le G8 et le Conseil de Sécuité de l’ONU pour former un club de gouvernance mondiale... sans avoir trop réfléchi à la question, cela n’augure rien de bon...Nous n’aurons que transférer plus de pouvoir entre des mains déjà fort bien pourvues.

    Je suis en partie d’accord avec vous sur le philosphe. Il peut se faire des amis où qu’il aille. Mais, à mon humble avis, il ne peut en rester la. Confère mon commentaire plus haut sur les sophistes, le philosophe est en retrait de la vie politique de la cité. En pleine Vita contemplativa pour citer Arendt, et non dans la vita activa. Les penseurs qui se risquent à l’émission d’un discours politique « chutent » de leur perchoir en partance vers l’absolu, mettent les mains dans la « fange » historique et augmentent la masse critique du débat démocratique.

    « Le déclin n’est qu’une vision de l’esprit », comme toute chose finalement. Je me méfie du concept de déclin, au vu de ses antécédents historiques. Le problème est qu’une fois inventé on ne peut le nier ou le réfuter aussi simplement qu’on le voudrait. Voila plus d’un siécle que l’Occident se vit en phase terminale, il n’en finit plus de s’écrouler et de se diffuser dans le reste de l’humanité. On a jamais vu un mort aussi actif et compulsif.

    très cordialement à tous Bon week end

    Zenon



  • Zenon Zenon 11 janvier 2007 13:00

    Cher Nicolas,

    « les marchands d’espoir » Je trouve cette expression particulièrement justifiée, l’homme politique dans nos démocraties modernes est un porteur de messages sensés donner un but commun et (re)fonder la communauté de valeurs des citoyens... pour le moment de l’élection. La démocratie ne semble vivre qu’en période électorale, les citoyens échangent leurs avis, les candidats interrogent le bien fondé des actions gouvernementales...et la messe est dite, la couronne posée, et les « pratiques et mécanismes » se remettent en place

    « Vous avez un bel et noble élan que je souhaiterais voir se tourner vers les mécanismes, les pratiques (au sens où les entendaient Michel Foucault) et les points névralgiques de ces pouvoirs multiples mais dissimulés. » Michel Foucault fait partie des auteurs dans lesquels je souhaite me plonger et replonger. Par mes activités je suis amener à observer les pratiques du pouvoir en entreprise et en administration. Au terme « dissimulé » je préfere « non apparent », ils sont tellement évidents, intégrés à notre fenêtre quotidienne d’apréhension du réel que nous ne les notons plus. Un véritable travail de déconstruction est nécessaire pour les cibler et transformer notre regard.

    « Le vieux pessimiste que je suis vous donnerait (si vous le permettez) cependant ce conseil : »il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer"

    C’est exactement ce que je me dis au sujet de mes relations féminines ^^ plaisanterie mise à part, je reçois votre conseil avec gratitude, et par mon élan, viserai l’approfondissement de mes élucubrations,

    Cordialement

    Zenon



  • Zenon Zenon 11 janvier 2007 10:41

    Cher Méridien,

    Mon titre, n’a qu’un seul but, annoncer ce qui suit. La candidate Ségolène Royale voulait parler de bravoure et sa langue a fourché... en fait mon texte était écrit avant sa faute de français, traitant de capacité d’action citoyenne et politique et du sentiment d’impuissance généralisé qui peut saisir tout a chacun. Impuissance très ambigue car la réalité sociale et économique est le résultat de nos actions à tous. Si Nicolas Sarkozy avait fait pareille faute, en rapport avec mon sujet, je l’aurais repris. D’ailleurs, afin de faire bonne mesure, mon prochain texte aura pour titre une bourde sarkozienne. Ma démarche est philosophique, celle ci n’apporte ni ne vise la « réponse », la vérité révélée^(cf commentaire sur les sophistes), recette magique, mais vise l’amorce d’un processus de recherche et de transformation de la pensée par elle même. Les mots ont ce pouvoir extraordinaire de faire vivre nos esprits, de faire découvrir de nouveaux champs de questionnement. Mon interrogation n’a rien de neuf, j’en suis conscient, mais parfois chercher à exprimer de la façon la plus juste une émotion, une reflexion récurrente, permet de faire des liens entre les concepts, d’établir des ponts entre les personnes.

    Bonne journée

    Zenon

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