Pour ce qui est de la finalité ou non, l’exploration des deux hypothèses montre qu’envisager un monde sans finalité est très dérangeant, car il implique que tout acte est justifiable. Assumer une telle liberté est difficile car il retire tout sens à la vie, à part, disons le sens "épicurien" de jouisseur, sans transcandance. Je ne suis pas contre, mais malheureusement, comme nous retirons beaucoup de plaisir (aussi) aux discussions
Oui tout à fait... Tout ceci est très troublant. Mais je suis de plus en plus convaincu qu’il va falloir trouver un chemin alliant cette vision non finalisé du monde (qui est de plus en plus "démontrée") et notre besoin de pouvoir affirmer une singularité.
C’est à nouveau partie de mes réflexions actuelles...
Rechercher une transcandance, par contre, réserve beaucoup d’aventures, de mouvement, et de curiosité.
La recherche d’une approche qui transcanderait toutes ces contradictions et pourrait servir de "meta-culture" collective est aussi excitante, non ?
Cependant, là où c’est paradoxal, c’est que cette recherche infinie de toujours plus de nouvelles "Vérités", qui existeront alors par le simple fait de les énnoncer, a elle-même son lot de désespérance.
Eh oui ! c’est exactement un des problèmes, une des erreurs à ne pas faire : il ne faut pas chercher à énoncer les vérités, car elles n’existent pas en tant que chose que l’on peut énoncer. Elles ne sont que des états changeants et circonstanciels... Troublant, non ?
i) je ne me rappelle plus d’où vient cette histoire du chien avec sa laisse, qui essaie de tirer dessus me se rend compte qu’il lui vaut mieux suivre le mouvement, ca doit être une parabole Cynique, non ?
Bonne histoire... Et le chien n’a aucune notion qu’il s’agit d’une laisse. Il ne perçoit que l’interaction entre le mouvement de son corps et la sensation sur le cou. Il n’ a aucun moyen de comprendre vraiment ce qui se passe...