@ Léon,
Je persiste et je signe, il n’y a pas d’inégalités génétiques, seulement des différences.
Permettez moi de m’expliquer.
Pour qu’il y ait inégalités, il est nécessaire de disposer d’un repère. C’est seulement au sein d’une société donnée, à un moment donné que l’on pourra décider que la beauté, par exemple, est un avantage. La beauté n’est pas un fait en soi, mais un consensus social. Il suffit de faire un tour au musée du Louvres pour se rendre compte que l’accord sur la beauté féminine a beaucoup varié en fonction des époques.
De même la force est un avantage, une inégalité positive, dans une société qui favorise les rapports violents, dans un univers de dentellières le goût pour la brutalité serait marqué négativement.
La rapacité est également une qualité reconnue dans les société capitalistes, mais imaginez que nous appliquions un jour les principes des Evangiles... Les rapaces seraient tous plumés avant de finir rôtis.
Certaines anémies d’origine génétique dans les pays du sud s’avèrent aussi être des facteurs de résistance au paludisme : en Norvège un tel anémié ne serait qu’un malade "inégalitaire", en Afrique sub-saharienne ce même individu multiplie ses chances de survie.
Je maintiens donc que parler d’égalité ou d’inégalité génétique n’a pas de sens. En gros, l’évolution se moque bien de savoir ce que la société des hommes fera de ses inventions. Elle se contente de proposer le plus large éventail de possibilités, de différences, pour donner à l’espèce les meilleures chances de survie.