Tout allait bien, jusqu’à la conclusion.
Oui, le système de vente de « rien » sur internet est bien une chaine de ponzi. Et OUI, c’est scandaleux, et absolument pas comparable au casino. Au casino, tous les entrants savent que le gagnant prend une part des mises (le reste allant à l’organisateur (« banque »)) —ceci n’exonérant en rien les casinos des problèmes de dépendance qu’ils engendrent. Dans ponzi, tous les entrants CROIENT qu’ils vont gagner. Là est l’arnaque.
Non, les bourses ne sont pas qu’un système de ponzi. Elle s’appuient sur bien d’autres mécanismes autrement plus subtils et délétères (spéculation, manipulation de cours, délit d’initié, high frequency trading, sans même parler des fraudes sous toutes les formes).
Quant aux banques, le principe ne vaut guère mieux, mais ce n’est toujours pas ponzi. Un prêt est de l’argent dette, remboursé par de l’argent réel, et abondé par des intérêts constitués d’argent également réel.
@Aiane
Non, les retraites n’ont rien à voir avec ponzi non plus. Les retraites, c’est de la redistribution d’une partie de la richesse créé par les actifs vers certains inactifs. Dans ponzi, les derniers entrants, encore prisonniers du système lorsque celui-ci s’écroule, sont les perdants. Dans le système de retraites, il n’y a pas de « perdant » ; soit il y a une production de richesse, et on la partage, soit il n’y en a pas, et il n’y a rien à partager, puisqu’il n’y a pas de participants.
Si à l’âge de prétendre à la retraite, certains d’entre nous n’auront droit à rien, ce ne sera pas à cause de ponzi, ce sera à cause du néo-libéralisme et de l’alignement mondialisé sur le moins-disant social.