Bonsoir phyto
J’apprécie votre raisonnement. Ce que vous dites est juste,
mais ne l’est qu’en apparence. Tout d’abord le protectionnisme. Beaucoup de
ténor populiste appelle au protectionnisme. Marie Le Pen, et d’autres, et
Donald Trump lui-même. On veut se faire, et les populistes s’y accrochent parce
qu’ils n’ont pas d’autres solutions à suggérer. Or, mon ami, le protectionnisme
est impossible. On peut se protéger certes mais sans abuser. Le protectionnisme
des années 1930 fait partie du passé, c’est un peu comme ces grandes radios des
années 1940 ou la télévision noir et blanc. Le monde avance, et il se
mondialise. Il n’y a pas de place pour le compartimentage du monde. Impossible
de s’isoler. Celui qui s’isole est perdu.
Ceci pour le premier point. La monnaie aujourd’hui ne risque
pas de perdre de la valeur. Là aussi c’est impossible. C’’est comme le
protectionnisme. On est loin de l’hyperinflation des années 1930 à des
années-lumière. La monnaie certes se déprécie par rapport à une autre, elle
peut même se déprécier à 100 % voire plus, sur les marchés monétaires, mais
cette dépréciation est à relativiser. On a eu le taux de change du franc dans
les années passer de 4 Fr et des poussières pour un dollar en 1979 à 10 Fr pour
un dollar en 1985. De même 0,8 euro pour un dollar en 2000 à 1,60 dollar
juillet 2008, augmentant de 100%.
Et s’il y a des mesures protectionnistes qu’il faut
relativiser, parce que les mesures de rétorsion annulent tout intérêt de cette
donne car le protectionnisme vise à préserver l’emploi, et donc personne ne
gagne dans cette fermeture des frontières, et donc un protectionnisme très
relatif provoque forcément un freinage dans les échanges, et la baisse des
liquidités dans le monde. Le monde passe en déflation. Que le dollar diminue et
que l’euro s’apprécie ne changera rien puisque
la situation reste figée, une économie stagnante. Les valeurs boursières
stagnent ou montent à chaque injection monétaire qui va vers la spéculation et
non l’économie réelle. Et une déflation provoque une baisse du prix du pétrole,
et des autres matières premières. La stagnation s’étend au reste du monde. Mais
qui créé cette stagnation ? Il est évident que c’est l’Occident, les
grandes Banques centrales du monde.
Et c’est là l’intérêt du nouveau président américain. Donald
Trump n’est pas de cet avis. Il a été riche, et il l’est encore. Et ce qu’il
dit frappe. En effet, Il dit que « l’Amérique lui a tout donné. Et il
veut rembourser en bien ce que l’Amérique lui a donné en bien, en richesse, en
bonheur, il a construit, il a bataillé, etc. » Cela ne veut pas dire qu’il est
un saint. Sauf qu’il veut, en remboursant le bien qu’il a eu de l’Amérique et
de sa bonne étoile, aider l’Amérique profonde, qu’il nomme les « oubliés
du système », les millions de chômeurs américains qui ne croient à leurs
politiques.