Vous apportez le concept « entropie », et vous dîtes « Pour
le point 1, je dirais que le problème c’est le phénomène d’entropie
thermodynamique, plus le pétrole est cher, plus les produits sont cher—>
moins les populations peuvent s’en acheter. Certes il y a un transfert des pays
qui manufacturent vers les pays producteurs de pétrole, mais il y a une perte
car l’énergie est plus chère pour tout le monde ! » C’est très
juste. Et le concept-postulat ue vous avez émis : « Il y a une perte
car l’énergie est plus cher pour tout le monde » est non seulement « juste »
mais est vérifié par le 2ème principe de thermodynamique.
Pour que vous ayez une idée, prenons des exemples précis. Un moteur de
voiture, de camion, de bateau ou autre emploi, passe par le 2ème
principe thermodynamique. Et donc l’entropie. Ce moteur quand il fonctionne a
une entropie interne, à laquelle se surajoute l’entropie externe, c’est-à-dire l’énergie
qui vient mouvoir le moteur conçu pour tracter un poids (voiture, camion...).
Mais c’est un système irréversible, dans le sens que l’état 2 ne peut revenir à
l’état 1, parce qu’il y a une fuite d’énergie à travers les frottements, l’échauffement,
etc., et qui ont besoin d’être refroidi, sinon le moteur se détériorerait.
Précisément, l’économie mondiale peut être assimilée à ce moteur. Vous avez
les pays qui manufacturent et qui ont une entropie interne, et ont besoin d’énergie,
donc de pétrole, et de matières premières pour faire fonctionner leur moteur
industriel producteur, qui constituent une entropie qui leur est externe. Précisément
pour passer d’un état 1 à un état 2, il faut qu’ils importent. Mais ce moteur
industriel a besoin d’être refroidi. En effet, si tous ces pays manufacturent
et s’échangent entre eux, non seulement, il y aura un blocage dans la
production puisqu’il n’y a pas suffisamment d’absorption de richesses, et donc
destruction d’emplois au bout du compte, d’autre part, le pétrole et les
matières premières sont importées. Et cette entropie externe doit s’ajuster au
moteur producteur qui manufacture aux pays exportant pétrole et matières
premières.
Et c’est là l’analogie avec le refroidissement du moteur. Si le moteur
occidental est mal refroidi, c’est-à-dire l’évacuation de chaleur n’est pas
optimal, il fonctionnerait forcément mal. Surstockage, diminution de la
production, pertes d’emplois, etc. Si la croissance est réelle, le moteur est
mieux refroidi, ce qui signifie qu’il exporte plus, plein emploi, du moins il s’en
rapproche. Et tout le monde y gagne pays industriels et pays de pétrole et
matières premières
Et ce refroidissement vous le devinez qui est comme vous dites est une perte
pour tout le monde, car l’énergie est plus chère pour tout le monde !
En effet, les pays qui manufacturent perdent puisqu’ils doivent exporter avec
un prix de pétrole cher, mais gagnent en protection d’emplois, quant aux autres
pays qui exportent pétrole et matières premières, certes, gagnent en pouvoir d’achat,
mais sont à la traîne et n’économisent pas leur pétrole.
Et la réalité évidemment se trouve précisément entre les deux situations
économiques que viennent marquer les crises économiques. Parce que le monde
évolue sans savoir qu’il est dans un certain sens un moteur humain à l’échelle
planétaire.
Comme d’ailleurs un être humain, comparable à un moteur, qui a une entropie
interne propre et à laquelle se surajoute les aliments qui le nourissent, sauf
que son refroidissement est autorégulé par son organisme. Sa température se
situe aux alentours de 36,5°C. Son refroidissement s’opère mécaniquement par la
transpiration, par moins de nourriture, par moins d’habit, etc. Donc il subit
des pertes. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que mon exemple vous éclaire sur
les problèmes économiques complexes et fortement intriqués, mais qu’il faut
relativiser dans leurs principes complexes.
Quant à la dégradation écologique, c’est un problème encore plus complexe parce qu’il intéresse le cosmos. Il n’est pas limité seulement à la Terre.
Cordialement