@Pascal L
Vous ne citez pas vos références. Si vous les citiez, vous devriez vous rendre compte qu’elles datent pour la plupart d’après la chute de Jérusalem. Comment se fait-il que cela ne vous saute pas aux yeux qu’autant la situation est assez bien connue par les textes, avant, et très confuse après ?
Il y a une continuité de l’Histoire que vous ne voulez pas voir, notamment en ne voulant pas comprendre comment le mouvement essénien a évolué en se réformant pour devenir le christianisme. Vous imaginez, sans preuves crédibles, des dates de rédaction des évangiles postérieures à 70 sur la foi d’hypothèses de « pères de l’Église » écrivant près de deux siècles après. Irénée de Lyon, c’est vers 200, et en plus, il est de Lyon et c’est un Romain de langue grecque. Tout cela n’est pas fiable.
Les évangiles sont des textes soigneusement écrits par des communautés, lesquelles ne peuvent être qu’esséniennes, dont l’existence est attestée par les textes, et comme je l’ai indiqué dans mon article précédent, pour être immédiatement diffusés, et en Palestine et dans la diaspora à des fins de prosélitisme, et cela avant 70. Ou alors, donnez les éléments qui vous autorisent à dire le contraire.
Juste avant 70, les choses sont claires. Il y a des Juifs, nazaréens, nazoréens, dont certains, à Antioche, se disent chrétiens, qui, avec des Grecs et des gentils convertis, affirment que jésus est descendu dans les évangiles, et il y a ceux qui, dans le dit Apocalypse de Jean, pensent qu’il n’est pas encore venu et espèrent qu’il va descendre lors de la guerre de Jérusalem.
Après 70, vous semez la confusion de même que Flavius Josèphe aurait semé la confusion, avant, s’il avait fait l’inventaire de toutes les petites communautés esséniennes, en citant le nom sous lequel elles écrivaient leurs textes (exemple : épître de Jude, frère du Seigneur...)