@ Self con troll,
Effectivement, rien ne presse… surtout si
la discussion est intéressante, y compris même dans nos désaccords. Cela n’en
fait que prolonger le plaisir.
Le résumé que je vous ai communiqué n’est
pas un résumé qui décrit le manipulateur, mais juste une toute petite
description d’un schéma type de jeux de pouvoir auquel se livre le type de
personnalité que je décris dans mes articles et lorsque certaines « opportunités »
lui sont données. Pour l’heure, je ne désire pas (encore) vous communiquer son
nom pour des raisons toutes personnelles. Sachez simplement qu’il est
sociologue et qu’il travaille dans un laboratoire de sociologie clinique.
Votre phrase est exacte dans le seul
contexte d’un article… depuis l’apparition du ciseau sur ce site. Mais ce
contexte n’est pas celui de l’ensemble de ce forum. Et c’est bien parce que le
problème s’est posé, se pose et se posera probablement encore que j’ai agis
comme je l’ai fait sans m’en cachet aucunement. Si la question devient fort
complexe, elle est toutefois nécessaire à élucider, car ce sont bien ces
situations que vivent au quotidien les personnes subissant un harcèlement. Se
contenter d’analyser la dyade harceleur/harcelé sans tenir compte du contexte
dans lequel se développe le harcèlement est à mes yeux une absurdité totale. C’est
pourtant bien ce que font la plupart des personnes qui se penchent sur le
sujet, même s’il est à noter une certaine évolution, là aussi, dans la prise en
compte de cet élément dans les situations de harcèlement. C’est aussi l’une des
raisons qui ont fait que je me suis rapproché d’Ariane Bilheran et que nous
travaillons ensemble ces questions, car elle est la première, en France, à
avoir lié le contexte à la dyade harceleur/harcelé. Au préalable, les analyses
qui prédominaient portaient soit sur le contexte, soit sur la dyade
harceleur/harcelé, soit sur le harceleur seul, soit sur la victime seule.
Cependant, celui qui a su le mieux synthétiser cela, c’est Paul-Claude Racamier
et sa théorie de la perversion narcissique très mal comprise et utilisée fort
mal à propos. C’est d’ailleurs sur la base des apports de Racamier et de sa
propre expérience clinique que le sociologue que j’ai cité, et dont je tais le
nom pour l’heure, a pu analyser le contexte du harcèlement de façon complexe du
point de vue de l’homme-comme-un-tout-dans-son-environnement (cf. Laborit).
Je me souviens avoir déjà évoqué cela avec
vous de façon très succincte lors de nos premiers échanges en parlant des
recherches portant, non pas sur le couple agresseur/victime, mais en l’élargissant
à la triade agresseur/victime/témoins. Le tiers est effectivement indispensable
dans ce genre de problématique, car il n’y a que la loi ou la pression sociale
qui puisse arrêter un manipulateur/harceleur dans ses œuvres.
« C’est un peu pour ça que je suis partisan du
pseudo. »
De ce point de vue là, je n’ai pas d’avis
tranché, mais je pencherais plutôt pour le contraire ayant connaissance d’expériences
sociales très significatives sur la question de l’anonymat et de la douleur
infligée à autrui (le sadisme). Je ne trouve plus les vidéos en question, il me
faudrait chercher plus longtemps, mais grosso modo, sous anonymat, nous versons
dans la toute-puissance et nos pulsions sadiques s’y expriment sans guère de limitation.