@kimonovert
En fait, nous
avons sur ce fil des érudits au savoir structuré, avec un intellect
doté d’une architecture dont les différents composants sont
intégrés et forment un tout cohérent.
Ce n’est pas
du tout mon cas. Je change parfois radicalement de point de vue.
Quel est
l’intérêt d’interagir avec ces érudits ? Essayer de percevoir d’autres
modes de raisonnement. C’est un peu ce qui se passe quand on parle
avec des étrangers : on utilise les mêmes mots, mais le sens des
phrases peut être perçu autrement . (le britannique qui vous répond
« oui » ne signifie pas nécessairement qu’il est en accord
avec ce que vous dites, mais qu’il a compris votre point de vue)
Comment
interagir avec ces érudits ? Je n’ai pas leur savoir. Je dois donc faire
interagir leurs propres propos pour m’aider à percevoir comment ils
pensent. (ce qui peut donner l’image du judo)
Cela dit, ne
pas être érudit ne me semble pas être nécessairement une tare. Car l’érudition
peut aussi se construire progressivement autours d’une architecture
empruntée, rigide. On trouve par exemple parfois des personnes
pleines de diplômes dans telle ou telle profession qui, dans un
environnement nouveau, ne savent que « régurgiter »
l’appris. Ou bien, dans le champ religieux, des érudits qui
considèrent que le fait que Abraham ou Moïse n’aient jamais existé
est indifférent, car l’important est la cohérence du Texte et sa
puissance de conviction.
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