Trêve de comédie. Quelle
est la vraie cible ?
Encore le coup du méchant Mélenchon ? Moi,
je pense exactement le contraire. Les choses ont été discutées, les enjeux sont
connus et sur la table. Alors basta des caméléons, donneurs de leçon et stratèges d’opérette dont tout le monde
connaît maintenant par cœur les petites intrigues et leur véritable issue. Les
contorsions de la grande comédie dans laquelle ils sont à chaque fois si à l’aise
et si imaginatifs en paroles.
Il y a un travail de longue haleine et de
persévérance qui se poursuit avec courage et ténacité qui ne se laissera pas
distraire. Surtout quand il voit qu’il dérange.
Trêve de comédie. Quelle
est la vraie cible ?
Un ensemble cohérent
de priorités qui sont le socle d’une alternative : Réforme
institutionnelle + pilotage et maîtrise de l’économie+Europe des nations comme
un pôle économique et culturel partenaire souverain des autres pôles d’un
monde multipolaire à encourager pour
avoir une chance qu’il soit pacifié.
Pour nos classes
dirigeantes et leurs troupes (les médias, les droites et sa main-droite extrême
en cas d’urgence, la seconde gauche qui a réussi à gagner haut la main ses
galons auprès de la finance, la compagnie hétéroclite des idiots utiles dont
les états d’âmes et la grandiloquence garantissent depuis toujours la
perpétuation des pouvoirs en place), c’est la peste, le choléra dont il faut à
toutes forces et avec tous les arguments et moyens possibles selon les
circonstances tant qu’ils marchent menacer nos concitoyens pour qu’ils
demeurent dans le cercle de leurs raisons. Ce qu’ils craignent avant tout,
c’est que soit inversé le sens du ruissellement, non plus du travail valorisé à
minima et insécurisé jusqu’où on peut vers le plus possible de concentration
des richesses et pouvoirs mais un partage équitable des richesses crées dans l’intérêt futur et
immédiat du plus grand nombre, de la cohésion sociale et de la paix.
Pour le pays, il
s’agit de reprendre la maîtrise de son avenir en assurant à chaque citoyen de
participer à l’élaboration de la politique du pays et de participer à son
contrôle, d’avoir un travail fondé sur l’utilité sociale et de bénéficier de
toutes les solidarités selon besoin
financées non par la spéculation financière qui se sert largement au passage et
domine nos vies mais par des cotisations .
Au-delà des affinités
et de la confiance plus ou moins forte que nous suggère notre expérience
vis-à-vis d’un mouvement politique, il s’agit de nous interroger sur les
mécanismes électoraux que les élus manient avec beaucoup de savoir-faire et d’à
propos pour se qualifier dans une dynamique et des déplacements de lignes dont
ils révèlent le sens peu à peu afin de maîtriser les jeux qui les servent. Ici
en fait, c’est assez simple arithmétiquement parlant. Disqualifier LFI ou la
contenir en voix, c’est à coup sûr faire perdre la gauche historique et laisser
le partage des dépouilles aux droites et à leur allié fidèle la seconde gauche.
Autant le savoir. Quant à la confiance et aux affinités qui nous guident dans
nos compromis avec le réel et que l’on ne voudrait pas trop loin du
souhaitable, qu’en sera-t-il avec les futurs gagnants par défaut de ce jeu qui
nous fait tourner en rond depuis si longtemps quand le piège aura de
nouveau fonctionné ? Quelles politiques publiques seront menées au service de
quels intérêts ? Dans le doute, un petit coup d’œil vers les directives de
l’UE sera instructif. Jusqu’à quel niveau dans les politiques néolibérales et la dissolution des états-nations faut-il
s’enfoncer pour perdre la capacité de s’en extraire et où en sommes-nous ?
Il y a une méthode
arithmétique imparable pour que le dernier avatar disponible et compatible au
perfectionnement du toboggan néolibéral gagne, c’est d’affaiblir LFI sans
lequel une coalition de gauche authentique voulue d’abord par nos concitoyens (désolé
pour l’égo de nos avant-gardes si serviables) ne pourra faire la bascule.
Désolé d’avoir à le rappeler, nos compères du camp d’en face l’ont compris
depuis longtemps déjà et y travaillent. Comme toujours les plus lucides et méritants
gagneront. Ne nous laissons pas abuser une fois de plus.