@cettegrenouilleci
Je serais curieux que tu me donnes les noms de 2 ou 3 organisations faisant partie de la soi-disant « cohorte des gauchistes embarqués avec les pires godillots de l’impérialisme ... »
Je suis en plein accord avec trois organisations internationales que tu ne connais probablement pas et nous sommes aussi isolés sur cette question fondamentale que l’étaient les internationalistes qui en 1914 refusaient de choisir entre l’un des deux camps qui venaient de se déclarer la guerre. Nous ne faiblirons pas. Il est hors de question de choisir pour l’un des deux camps. Choisir pour de bons dictateurs contre de mauvais dictateurs !
« pour dénoncer « le dictateur qui empoisonne son propre peuple » »
Je n’ai en effet jamais connu un dictateur qui œuvre pour le bien de son peuple.
« dénonciation sensée vendre à l’opinion publique la nécessité de bombarder la Syrie »
C’est exactement l’inverse. Il s’agissait de faire obstacle à tous les bombardements. Les premiers bombardements étaient ceux de el-Assad lui-même contre les quartiers des villes qui lui étaient hostiles. Il s’est ensuite fait aider par Poutine et les ayatollahs mais aussi, contrairement à une idée que vous véhiculez, par les américains. C’est d’ailleurs un ministre de el-Assad qui le dit lui-même.
Quand
les bombardements des américains ont commencé, le ministre de la Réconciliation
nationale du régime syrien, Ali Haidar, a déclaré que selon lui les attaques
des Etats-Unis allaient dans le bon sens.
« En ce qui concerne les attaques en
Syrie, je pense que ce qui s’est passé jusqu’à présent est un processus qui va
dans la bonne direction, puisque le gouvernement syrien en est informé et
qu’elles ne visent pas les installations militaires syriennes ni les civils. »
(voir Internacional
europa press)
Il a également confirmé « que le gouvernement syrien avait été mis au
courant et qu’il avait été assuré que les installations militaires syriennes ne
seraient pas attaquées, ni les cibles civiles ».
Que
ceux qui ont expliqué que les Etats-Unis ont été pendant ces dix années les
ennemis de Bachar el-Assad tirent le bilan ! Certains sont même allés
jusqu’à expliquer qu’il n’y avait jamais eu de révolution et que les américains
étaient à l’origine du conflit avec moult agents provocateurs qui avaient tiré
sur les enfants de Deraa… Qu’ils nous disent maintenant quels sont les dégâts
que les américains ont infligés aux troupes de Bachar ! Combien d’avions
ont-ils descendus ? Combien d’hélicoptères, de chars d’assauts, de canons,
de camions, de lances missiles, de mitrailleuses lourdes ? Combien
d’installations militaires ont-ils endommagés ?
Je
rappelle le bilan de chacune de leurs actions. Les américains n’ont strictement
rien fait lors du fameux franchissement de la « ligne rouge ».
Avec
leur guerre par « proxy » ils ont réussi à introduire 3 ou 4 rebelles
en Syrie lesquels se sont volatilisés en quelques jours.
Ensuite, les forces
américaines se sont mises en retrait. Voyons maintenant le bilan des
« représailles humanitaires » d’avril 1918. Voici ce que dit un
article du Monde.
« Les
frappes n’ont fait « aucune victime » civile ou militaire,
selon Moscou. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a confirmé que
les cibles étaient « complètement vides »,
leurs personnels ayant été évacués « il y a plus de trois jours ».
Selon les capitales occidentales, les bombardements ont visé trois sites liés
au programme d’armement chimique syrien »
J’espère bien que ceux
qui expliquent qu’el-Assad n’est nullement concerné par les armes chimiques
concluront que le bilan est nul. Pour finir, nous avons vu qu’en ce qui
concerne la lutte contre l’Etat Islamique, le ministre de la Réconciliation
nationale du régime syrien, Ali Haidar, se réjouit tout simplement de l’action
des américains.
Le bilan est clair, les
américains n’ont jamais réellement combattu les troupes armées du régime de
Damas et, surtout, ils n’ont jamais aidé les forces révolutionnaires. Ils n’ont jamais fourni d’armes à la population pour qu’elle se défende. Ils ont laissé les syriens se faire massacrer de toutes parts. Tous les
discours anti-Assad de Barak Obama puis de Donald Trump avaient pour but
essentiel de paraître protecteurs et secourables à l’égard des victimes de la
répression du dictateur. C’était essentiellement une question de politique
intérieure des USA qui les préoccupait. Ils se souciaient avant tout de
l’opinion publique américaine surtout en période électorale.
Je vais essayer de regarder la suite de la vidéo.