@Jean Dugenêt
[Dénonçons aussi ceux qui sombrent dans ce que
Lénine appelait le social-impérialisme, « socialistes dans les mots,
impérialistes dans les actions » de même que ceux qui ne voient pas la
nécessité de tenir compte de la dynamique anti-impérialiste à laquelle
les BRICS – Brésil, Russie,Inde, Chine, Afrique du Sud- peuvent
objectivement contribuer en laissant des espaces d’intervention aux
peuples]
Vous continuez ensuite en amenant un p’tit coup de Lénine pour avoir l’air marxiste mais en fait vous ne faites qu’invoquer une fois de plus votre soi-disant dynamique anri-impérialiste des BRICS qui n’a évidemment aucun rapport avec Lénine et ce n’est pas seulement une question de date. En 1914, Lénine et la poignée d’internationalistes d’Europe n’ont vu aucune dynamique anti-impérialiste dans aucun des deux blocs qui allaient s’affronter dans la guerre 14-18. Lénine et les internationalistes d’hier, comme ceux d’aujourd’hui, étaient pour les jeunes, les travailleurs, ouvriers et paysans de Russie, de France, d’Allemagne et d’ailleurs pour qu’ils en finissent avec tous les dictateurs (Tsar ou Kaiser) et avec l’exploitation capitaliste qui amène les ouvriers à s’entretuer sur des champs de bataille dont nous ne voulons pas.
Effectivement, je ne vois, dans cette affaire la nécessité de tenir compte de la « dynalmique anti-impérialiste » qui m’amènerait à soutenir un dictateur (Achar el-Assad), une théocratie (Iran), un ultra réactionnaire (Poutine) ...
Revenons au déclenchement de la révolution syrienne. Voir la chronologie des faits.
Les dirigeants américains ont dû, comme je l’ai expliqué précédemment, abandonner leur projet d’invasion de la Syrie. En fait ce n’était même pas envisageable compte tenu de l’état d’esprit du peuple américain. De plus, puisque Assad est en train de mâter une rébellion autant le laisser faire pour l’instant. Mais, toujours au regard de l’opinion publique américaine, les dirigeants doivent multiplier des déclarations plus en moins guerrière contre el-Assad pour soigner une réputation humanitaire, secourable à l’égard des victimes. Il n’y a aucune illusion à se faire au sujet de ces déclarations. Nous ne verrons jamais l’impérialisme américain soutenir ou encourager une révolution contre un dictateur. Les dirigeants des USA ont bien l’intention de laisser el-Assad mâter son peuple. Ils ne fourniront jamais d’armes à la population syrienne pour qu’elle se défende.
Après avoir claironner leur politique de la ligne rouge à ne pas franchir et, alors que Bachar el-Assad franchit allègrement la ligne avec une première attaque chimique, l’armée américaine ne bronche pas (Bachar savait ce qu’il faisait).
Il faut tout de même que les américains aient l’air de faire quelque chose qui ne déplairait pas trop à la population américaine. Ils tentent mollement mais à grand frais (500 millions de dollars) une « guerre par proxy » qui tourne au fiasco précisément parce qu’il y a une révolution en Syrie et qu’il n’est pas possible de fabriquer des « faux rebelles » qui seraient pour les USA. Les 4 ou 5 rebelles qu’ils finissent par envoyer s’évaporent dans la nature.
Mais, où va donc le vilain camp impérialiste vilipendé par toute la « bonne gauche » mondiale ? On vous a dit qu’il va attaquer la Syrie qui est dans le camp des bons avec son dictateur. Pardon ! La Syrie a le soutien de la « dynamique anti-impérialiste » laquelle en soutenant la Syrie soutient surtout son dictateur lequel dictateur massacre autant qu’il le peut ce vilain peuple qui ne veut pas comprendre où est le bon camp...
Pour l’instant, le vilain camp impérialiste n’a toujours pas gênè le moins du monde le dictateur Achar el-Assad. Et ça continue...
Il est question d’une deuxième attaque chimique et donc de « représailles humanitaires » des USA appuyés par la France et le Royaume Unis. Et toute la « bonne gauche » mondiale tambourine autant qu’elle le peut : Ah ! Vous voyez bien le méchant impérialisme va s’attaquer à la « dynamique anti-impérialiste » de Bachar el-Assad et Cie. Et la « bonne gauche française » réalise du coup que l’ennemi est dans son propre pays. C’est Macron qui va attaquer la Syrie... et la « bonne gauche » tambourine... autant dire qu’elle souffle dans des violons. Voyons ce que ça va donner.
Vous croyez vraiment que les USA vont déranger un dictateur qui est en train de saigner un peuple qui se révolte. Eh ! La « bonne gauche » ! Réveillez-vous ! Vous avez vu ça dans quel film ?
A suivre.