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Commentaire de Analis

sur Réflexions sur la prononciation des noms propres étrangers


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Analis 5 mars 10:50

Une remarque au sujet de la prononciation française de certains noms de villes étatsuniennes : les exemples cités sont ceux de cités portant des noms français, hérités de l’ancienne Louisiane française, et qui sont donc toujours identifés par le public francophone comme des noms français. Un autre cas est celui de Des Moines, au nom clairement français que les francophones tendent naturellement toujours à prononcer à la française, « dé mwan »  ; les anglophones, dont les étatsuniens, étant eux passés à leur prononciation, ironiquement plus phonétique « dé moïne ». La prononciation française de oi en wa est en effet une bizarrerie, une spécificité similaire à celle de l’allemand avec « aï » prononcé pour « ei » écrit. À noter à ce sujet que les francophones locaux, descendants des colons français (il en resterait encore quelques centaines à parler leur dialecte spécifique)), devaient plutôt prononcer « dé mwène », comme dans les dialectes de l’Ouest de la France. Il est probable aussi qu’au XVIIIème siècle, beaucoup de colons français devaient dire encore Sinte Louisse pour Saint Louis, la disparition des consonnes finales à l’oral n’ayant eu lieu que progressivement en France, avec des décalages suivant les régions. Quant à Détroit, ç’aurait été Détrwète ou Détrwate.


S’agissant de la des nord-américains des noms allemands (y compris yiddishes) en ein, je crois qu’ils disent -ine pour ceux qui se sont assimilés chez eux (mais seulement en terminaison, ainsi ils disent waïnstine pour Weinstein), et toujours -aïne pour les germanophones (d’où Albert Aïnstaïne ou Frankenstaïne, sans la palatisation du st). J’ignore comment disent les anglais, mais je crois que traditonnellement ils avaient tendance à faire comme les français (même si parfois, j’entends chez ces derniers Frankenstèïne ou Èinstèïne). Pour ma part, je préfère la prononciation allemande/yiddishe – je me demande d’ailleurs comment ça se passait quand Jeffrey Epstein se rendait en Israël (où la prononciation yiddishe est habituelle), lieu de villégiature courant pour lui, notamment quand il devait rencontrer ses amis du Mossad pour les fournir en matériel de chantage sexuel.


Après, pour la tendance qu’on avait à prononcer les noms de villes étrangères à la française, elle est naturelle dans toutes les langues. Avec des incohérences ; j’ignore ainsi pourquoi on ne prononce pas en France pour Boston comme pour Dublin, mais je sais que les Québecois le font bel et bien (ils disent en effet Bɔstõ en écriture phonétique).


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