@hugo : le débat comporte effectivement un volet sur les moyens que nous décidons de mettre à disposition de ceux qui choisissent de se mettre au service des autres via la politique (une notion certes un peu désuète pour certains de nos jours qui ont tendance à inverser les deux termes de cette phrase !). Mais le point central est d’intégrer une dose de réalisme dans le système nerveux autonome des énarques.
@241.82 : toute différence avec les autres pays n’est pas nécessairement une erreur de la France. La mission initiale de cette Ecole était éminement respectable.
@Vincent : quelle réaction ! Que de points soulevés. Je maintiens mon point de vue inital « le réalisme ne nuirait pas aux hauts fonctionnaires » et je vous suis quant au secteur privé. Mais juste pour faire remarquer que, si !, beaucoup de monde peut développer une entreprise...à condition d’apprendre. De mémoire, 40% des patrons d’entreprises allemandes ont été ouvriers ou sont issus de l’apprentissage. Résultat (entre autres) : 160 milliards d’excédent de la balance commerciale en 2006 !
De l’autre côté du Rhin, deux exemples navrants (i) le commentaire de Louis Schweitzer (Sciences Po ; ENA) en quittant Renault « Je n’ai qu’un regret : j’aurais aimé connaitre l’automobile avant de diriger Renault » (ii) celui de Jacques Calvet (énarque aussi) qui à 65 ans disait garder comme une blessure encore ouverte (45 ans plus tard !!) de n’avoir fini que 11eme de l’ENA et donc n’avoir pu intégrer l’Inspection des Finances.
Revenir sur Terre !!