A moi aussi la description d’Abdelkader paraît juste. Mais je ne vois pas clairement la
mise en pratique de ce qu’il appelle la solution : greffer à chacun de nous la
partie qui manque dans notre cerveau ? Mais où prendre toutes ces portions
manquantes pour les millions que nous sommes ? Et qui fait le constat que telle
partie à greffer est la bonne ?
J’ai,
c’est vrai, une autre (vieille) conception. Après constat philosophique des
manques qui nous caractérisent je choisis l’engagement philosophique et l’exigence militante
et collective.
Celle,
par exemple, de faire appliquer les lois que des générations de nos ancêtres -
que je respecte beaucoup mais je conviens volontiers que ce n’est plus très à
la mode - ont mis au point pour permettre le bien vivre ensemble.
Celles
qui, par exemple, définissent la laïcité républicaine.
Mais cette vieille conception, là encore j’en conviens,
est de plus en plus considérée comme relevant de la psychiatrie, comme
l’explique mazig un peu plus bas. L’homme nouveau, qui va sur la lune et qui a
dans une petite boîte au fond de sa poche la totalité du monde en images et en
sons n’aurait donc plus le choix qu’entre la greffe et le traitement
psychiatrique ?