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Accueil du site > Tribune Libre > 1973-2017 : l’effondrement idéologique de la « gauche » (...)

1973-2017 : l’effondrement idéologique de la « gauche » française

Elle a beau vouloir rompre avec la social-démocratie, cette gauche adhère à la vision occidentale du monde et à son droit-de-l'hommisme à géométrie variable. Sa vision des relations internationales est directement importée de la doxa pseudo-humaniste qui partage le monde en sympathiques démocraties (nos amis) et abominables dictatures (nos ennemis). Ethnocentrique, elle regarde de haut l'anti-impérialisme légué par les nationalismes révolutionnaires du Tiers Monde et le mouvement communiste international. Au lieu de se mettre à l'école d'Ho Chi-Minh, Lumumba, Mandela, Castro, Nasser, Che Guevara, Chavez et Morales, elle lit Marianne et regarde France 24.

En 1973, le coup d'Etat du général Pinochet contre le gouvernement d'Unité populaire au Chili provoqua une vague d'indignation sans précédent dans les milieux progressistes du monde entier. La gauche européenne en fit le symbole du cynisme des classes dominantes qui appuyèrent ce “pronunciamiento”. Elle accusa Washington, complice du futur dictateur, d'avoir tué la démocratie en armant le bras meurtrier des militaires putschistes. En 2017, au contraire, les tentatives de déstabilisation du pouvoir légitime au Vénézuéla ne recueillent au mieux qu'un silence gêné, un sermon moralisateur, quand ce n'est pas une diatribe antichaviste de la part des milieux de gauche, qu'il s'agisse des responsables politiques, des intellectuels qui ont pignon sur rue ou des organes de presse à gros tirage.

Du PS à l'extrême-gauche (à l'exception du “Pôle de renaissance communiste en France”, qui a les idées claires), on louvoie, on ménage la chèvre et le chou, on reproche au président Maduro son “autoritarisme” tout en accusant l'opposition de se montrer intransigeante. Dans le meilleur des cas, on demande au pouvoir légal de faire des compromis, dans le pire on exige qu'il se démette. Manuel Valls, ancien premier ministre “socialiste”, dénonce la “dictature de Maduro”. Son homologue espagnol, Felipe Gonzalez, trouve scandaleux l'appel aux urnes, et il incrime “le montage frauduleux de la Constituante”. Mouvement dirigé par la députée de la “France Insoumise” Clémentine Autain, “Ensemble” condamne le “caudillisme” du pouvoir chaviste. Eric Coquerel, également député de la FI et porte-parole du Parti de gauche, renvoie dos-à-dos les fauteurs de violence qui seraient à la manœuvre “des deux côtés”, tout en avouant ingénument qu'il n'a “pas envie de critiquer Maduro”.

Entre 1973 et 2017, que s'est-il passé ? Il y a un demi-siècle, la gauche française et européenne était généralement solidaire - au moins en parole - des progressistes et révolutionnaires des pays du Sud. Sans méconnaître les erreurs commises et les difficultés imprévues, elle ne tirait pas une balle dans le dos à ses camarades latino-américains. Elle ne distribuait pas les responsabilités entre les putschistes et leurs victimes en rendant une sorte de jugement de Salomon. Elle prenait parti, quitte à se tromper, et ne pratiquait pas, comme la gauche actuelle, l'autocensure trouillarde et la concession à l'adversaire en guise de défense. Elle ne disait pas : tout cela, c'est très vilain, et tout le monde a sa part de culpabilité dans ces violences regrettables. La gauche française et européenne des années 70 était sans doute naïve, mais elle n'avait pas peur de son ombre, et elle ne bêtifiait pas à tout bout de champ lorsqu'il s'agissait d'analyser une situation concrète. C'est incroyable, mais même les socialistes, comme Salvador Allende, pensaient qu'ils étaient socialistes au point d'y laisser leur peau.

A voir l'ampleur du fossé qui nous sépare de cette époque, on est pris de vertige. La crise vénézuélienne fournit un exemple commode de cette régression parce qu'elle se prête à une comparaison avec le Chili de 1973. Mais si l'on élargit le spectre de l'analyse, on voit bien que le délabrement idéologique est général, qu'il traverse les frontières. Lors de la libération d'Alep par l'armée nationale syrienne, en décembre 2016, les mêmes “progressistes” qui font la fine bouche devant les difficultés du chavisme ont fait chorus avec les médias détenus par l'oligarchie pour accuser Moscou et Damas des pires atrocités. Et la plupart des “partis de gauche” français (PS, PCF, PG, NPA, Ensemble, EELV) ont appelé à manifester devant l'ambassade de Russie, à Paris, pour protester contre le “massacre” des civils “pris en otage” dans la capitale économique du pays.

Bien sûr, cette indignation morale à sens unique occultait la véritable signification d'une “prise d'otages” qui eut lieu, en effet, mais par les milices islamistes, et non par les forces syriennes. On put le constater dès que les premiers couloirs d'évacuation furent mis en place par les autorités légales : les civils fuirent en masse vers la zone gouvernementale, parfois sous les balles de leurs gentils protecteurs en “casque blanc” qui jouaient au brancardier côté cour et au djihadiste côté jardin. Pour la “gauche”, le million de Syriens d'Alep-Ouest bombardés par les extrémistes customisés en “rebelles modérés” d'Alep-Est ne comptaient pas, la souveraineté de la Syrie non plus. La libération d'Alep restera dans les annales comme un tournant de la guerre par procuration menée contre la Syrie. Le destin aura aussi voulu, malheureusement, qu'elle signale un saut qualitatif dans l'avachissement cérébral de la gauche française.

Syrie, Vénézuéla : ces deux exemples illustrent les ravages causés par l'indigence de l'analyse conjuguée à la couardise politique. Tout se passe comme si les forces qui tenaient lieu de “forces vives” dans ce pays avaient été anesthésiées par on ne sait quel puissant sédatif. Parti des sphères de la “gauche de gouvernement”, le ralliement à la doxa diffusée par les médias dominants est général. Convertie au néo-libéralisme mondialisé, l'ancienne social-démocratie ne s'est pas contentée de tirer une balle dans le dos à ses ex-camarades des pays du Sud, elle s'est aussi tirée une balle dans le pied. Transformé en courant minoritaire - social-libéral - au sein d'une droite plus dévouée que jamais au capital, le PS s'est laissé cannibaliser par Macron, la savonnette à tout faire de l'oligarchie capitaliste euratlantique. Dans les années 70, même la droite française “libérale éclairée”, avec Giscard d'Estaing, était plus à gauche que le PS d'aujourd'hui, ce résidu vermoulu dont l'unique fonction est de distribuer les sinécures aux rescapés du hollandisme.

La page de Solférino une fois tournée, on pouvait alors espérer que la “gauche radicale” prendrait le relais en soldant les comptes des errements passés. Mais la “France insoumise”, malgré son succès électoral du 23 avril 2017, est un grand corps mou, sans colonne vertébrale. On y trouve des gens qui pensent que Maduro est un dictateur et d'autres qui pensent qu'il défend son peuple. Ceux qui dénoncent l'adhésion de la France à l'OTAN pleuraient à chaudes larmes sur le sort de ses mercenaires wahhabites à Alep. La main sur le cœur, on se proclame contre l'ingérence étrangère et l'arrogance néo-coloniale au Moyen-Orient, mais on veut “envoyer Assad devant la CPI”, ce tribunal d'exception réservé aux parias du nouvel ordre mondial. Le président syrien, nous dit-on, est un “criminel”, mais on compte quand même sur le sacrifice de ses soldats pour éliminer Daech et Al-Qaida. Ces contradictions seraient risibles, si elles ne témoignaient d'un délabrement plus profond, d'un véritable collapsus idéologique.

Elle a beau vouloir rompre avec la social-démocratie, cette gauche adhère à la vision occidentale du monde et à son droit-de-l'hommisme à géométrie variable. Sa vision des relations internationales est directement importée de la doxa pseudo-humaniste qui partage le monde en sympathiques démocraties (nos amis) et abominables dictatures (nos ennemis). Ethnocentrique, elle regarde de haut l'anti-impérialisme légué par les nationalismes révolutionnaires du Tiers Monde et le mouvement communiste international. Au lieu de se mettre à l'école d'Ho Chi-Minh, Lumumba, Mandela, Castro, Nasser, Che Guevara, Chavez et Morales, elle lit Marianne et regarde France 24. Elle croit qu'il y a des bons et des méchants, que les bons nous ressemblent et qu'il faut taper sur les méchants. Elle est indignée - ou gênée - lorsque le chef de la droite vénézuélienne, formé aux USA par les néo-conservateurs pour éliminer le chavisme, est mis sous les verrous pour avoir tenté un coup d'Etat. Mais elle est incapable d'expliquer les raisons de la crise économique et politique au Vénézuéla. Pour éviter les critiques, elle répugne à décrire comment la rupture des approvisionnements a été provoquée par une bourgeoisie importatrice qui trafique avec les dollars et organise la paralysie des réseaux de distribution en espérant saper la légitimité du président Maduro.

Indifférente aux mouvements de fond, cette gauche se contente de participer à l'agitation de surface. En proie à une sorte de divertissement pascalien qui la distrait de l'essentiel, elle ignore le poids des structures. A croire que pour elle, la politique n'est pas un champ de forces, mais un théâtre d'ombres. Elle prend parti pour les minorités opprimées à travers le monde en omettant de se demander pourquoi certaines sont visibles et d'autres non. Elle préfère les Kurdes syriens aux Syriens tout court parce qu'ils sont minoritaires, sans voir que cette préférence sert leur instrumentalisation par Washington qui en fait ses supplétifs et cautionne un démembrement de la Syrie conforme au projet néo-conservateur. Elle refuse de voir que le respect de la souveraineté des Etats n'est pas une question accessoire, qu'elle est la revendication majeure des peuples face aux prétentions hégémoniques d'un Occident vassalisé par Washington, et que l'idéologie des droits de l'homme et la défense des LGBT servent souvent de paravent à un interventionnisme occidental qui s'intéresse surtout aux hydrocarbures et aux richesses minières.

On pourra chercher longtemps, dans la production littéraire de cette gauche qui se veut radicale, des articles expliquant pourquoi à Cuba, malgré le blocus, le taux de mortalité infantile est inférieur à celui des USA, l'espérance de vie est celle d'un pays développé, l'alphabétisation est de 98% et il y a 48% de femmes à l'Assemblée du pouvoir populaire (merci à Salim Lamrani et à Flavien Ramonet, enfin, de l'avoir fait). On n'y lira jamais, non plus, pourquoi le Kérala, cet Etat de 33 millions d'habitants dirigé par les communistes et leurs alliés depuis les années 50, a l'indice de développement humain de loin le plus élevé de l'Union indienne, et pour quelle raison les femmes y jouent un rôle social et politique de premier plan. Car les expériences de développement autonome et de transformation sociale menées loin des projecteurs dans des contrées exotiques n'intéressent guère nos progressistes, fascinés par l'écume télévisuelle et les péripéties du barnum politicien.

Dopée à la moraline, intoxiquée par le formalisme petit-bourgeois, la gauche boboïsée signe des pétitions, elle intente des procès et lance des anathèmes contre des chefs d’Etat qui ont la fâcheuse manie de défendre la souveraineté de leur pays. Ce manichéisme lui ôte la pénible tâche d'analyser chaque situation concrète et de regarder plus loin que le bout de son nez. Elle fait comme si le monde était un, homogène, traversé par les mêmes idées, comme si toutes les sociétés obéissaient aux mêmes principes anthropologiques, évoluaient selon les mêmes rythmes. Elle confond volontiers le droit des peuples à s'auto-déterminer et le devoir des Etats de se conformer aux réquisits d'un Occident qui s'érige en juge suprême. Elle fait penser à l'abolitionnisme européen du XIXème siècle, qui voulait supprimer l'esclavage chez les indigènes en y apportant les lumières de la civilisation au bout du fusil. La gauche devrait savoir que l'enfer de l'impérialisme aujourd'hui, comme du colonialisme hier, est toujours pavé de bonnes intentions. Lors de l'invasion occidentale de l'Afghanistan, en 2001, on n'a jamais lu autant d'articles, dans la presse progressiste, sur l'oppression des femmes afghanes et l'impératif moral de leur libération. Après quinze ans d'émancipation féminine au canon de 105, elles sont plus couvertes et illettrées que jamais. 


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171 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 21 août 08:22
     la « gauche »... ?..c’est l’Arlésienne, on en parle sans la voir...Des politiciens « véreux »..(comme à droite) qui font carrière pour leur comptes en banques..Regardez la situation de la France aujourd’hui ?

    • baldis30 21 août 08:47

      @bob14
      bonjour,

      l’auteur rappelle une date importante ... 1973 et quelque chose qui voulait s’appeler « la gauche » ..

      ce n’est pas sans me remettre en mémoire ce merveilleux vers du Chantecler de Rostand  :

      « c’est la nuit que la lumière est belle »

      Et combien se sont employés à l’éteindre ... même pas un quinquet pour éclairer aujourd’hui ..

      Tout au plus une image, un hologramme, un ectoplasme .... même pas l’allégorique Dame Blanche ...


    • ZenZoe ZenZoe 21 août 14:06

      @baldis30
      Rostand a plutôt dit : « c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière ».

      Ce qui n’enlève rien à la pertinence de votre commentaire.


    • baldis30 22 août 12:13

      @ZenZoe
      bonjour, et mes excuses pour cette confusion que j’avoue humblement ....

      j’en suis tout ....... rose, bleu et noir ... et voici pourquoi ....

      Chantecler (C)  : L’étoile du matin s’efface

      La faisane (F) Elle s’efface

      C : Ah ! mais nous n’allons pas nous attrister ainsi ?

      il reste quelque chose à faire par ici !

      Coc.....Tiens les entends-tu maintenant

      F : qui donc ose ?

      C : ce sont les autres coqs

      F : Ils chantent dans du rose.....

      C : Ils croient à la clarté dès qu’ils peuvent la voir

      F : Ils chantent dans du bleu ...

      C ; j’ai chanté dans du noir

      Ma chanson s’éleva dans l’ombre et la première

      C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière

      Rostand avait du génie ...Chantecler, Patou et la Faisane sont ses enfants..., ceux de Cyrano et de Roxane, par contre pour la pintade j’arrive pas à trouver un équivalent dans le monde politicien actuel .... à moins que le nombre de candidates ne brouille ma vue !


    • Dzan 23 août 09:19

      @bob14
      Pire. En 1936, la « Gauche » refusa d’aider les Républicains Espagnols On sait quele fut l suite.


    • devphil30 devphil30 21 août 08:35

      La gauche n’existe plus au PS.

      Sur l’échiquier politique c’est à partir de Mélenchon que l’on peux commencer à parler de gauche ensuite le NPA , le PC et lutte ouvrière.

      Le PS a basculé au centre poussant les autres partis vers une droite plus dure.

      Jupiter est à droite et on verra en septembre le positionnement des partis sur le démantèlement du code du travail.
      Seul la France insoumise , le PC , NPA et lutte ouvrière régiront

      Philippe


      • Ar zen Ar zen 21 août 13:33

        @devphil30

        Détrompez moi : Mélenchon est-il un humaniste internationaliste ? Oui ou non ?

      • Alainet Alainet 21 août 13:48

        @devphil30 NB : tu oublies les partis europhobes tels que l’UPR ou les communistes dissidents du PRCF


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 août 14:48

        @devphil30


        La nature humaine est a Droite. La Gauche, c’est la séquence de nos efforts pour l’améliorer. Le temps travaille pour nous.... mais à son rythme. Et si on arrête de lutter, c’est a droite qu’on dévale. Comme maintenant...

        PJCA




      • Le421 Le421 21 août 18:55

        @devphil30
        Le PCF ?
        Joker...
        Sans ses dirigeants actuels alors.


      • JC_Lavau JC_Lavau 28 août 18:57

        @Pierre JC Allard. Ta vision de la nature humaine est fort restrictive, ou plutôt restreinte par le matraquage dans tous les médias aux ordres.

        Neurologiquement, nous sommes le seul grand singe pourvu d’un Grand Livre des loyautés reçues et des loyautés dues. C’est ce dont le matraquage cherche à nous amputer, avec succès du reste.

      • nono le simplet nono le simplet 21 août 08:53

        Au lieu de se mettre à l’école d’Ho Chi-Minh, Lumumba, Mandela, Castro, Nasser, Che Guevara, Chavez et Morales

        mettre Mandela et Le Che dans le même panier idéologique est un peu tiré par les cheveux, non ?
        pour le reste, la chute du mur de Berlin, les errements pour le moins autoritaires de Fidel, le tour de vis de 83 de la Gauche unie, la gouvernance catastrophique de Hollande, le volte-face de Tsipras et bien d’autres raisons encore ont fait douter pas mal de gens ...
        finalement, la révolution armée ou autoritaire n’a pas l’air d’être la solution, à long terme en tous cas ...

        • JC_Lavau JC_Lavau 21 août 09:03

          Une longue histoire de corruption, habilement menée.

          Si on veut reprendre l’affaire d’un point de vue managérial, Christophe Thivrier, le député en blouse de Commentry, savait à qui il avait des comptes à rendre : aux mineurs, ouvriers et paysans de son pays.
           
          Quelle que soit l’action que l’on prétend mener, à qui rend-on compte ? A qui doit on ?
           
          Aussi la seule promesse électorale que Hollande a tenu est justement celle qu’il fallait ne pas tenir : aux lobbyistes féminazies et homosexualistes.
           
          Un légionnaire polonais avait depuis des mois un foulard qui n’est pas du goût de la presse aux ordres des Tazunis. Le ministère a donc obéi à la presse, et a mis fin à la vie professionnelle de ce légionnaire.
           
          Aux ordres d’USraël, Hollande a exhibé publiquement sa débilité mentale : 
           
          Nous ne sommes toujours pas capables de faire remplir des cahiers de doléances par le peuple de France, et encore moins de les dépouiller pour en tirer au minimum les grandes lignes et priorités d’un programme de politique intérieure.

          • JC_Lavau JC_Lavau 21 août 09:21

            @JC_Lavau. Accord ! « la seule promesse électorale que Hollande a tenue ».

            Ça ne sautait pas aux yeux.

          • chantecler chantecler 21 août 10:46

            Nous sommes prisonniers d’un cadre néolibéral et néoconservateur qui s’appelle l’UE adossé aux USA .
            Tant que nous ne remettrons pas en cause ce cadre pour en sortir et reprendre en main notre destin , nous sommes comme des enfants scotchés devant un spectacle de guignol .
            En attendant le prochain effondrement financier dévastateur .
            Le programme est écrit par d’autres qui encaissent les billets d’entrée .
            Merci une fois de plus à l’auteur , même si je ne suis pas d’accord à 100 %.
            Au moins il est cohérent .


            • Pyrathome Pyrathome 21 août 14:01

              @chantecler

              Tant que nous ne remettrons pas en cause ce cadre pour en sortir et reprendre en main notre destin , nous sommes comme des enfants scotchés devant un spectacle de guignol .

              Bonjour,
              Certes, oui, mais il existe quelqu’un avec un parti de presque 30 000 adhérents qui sont les seuls à proposer cela, j’en veux pour preuve tous les bâtons dans les roues qu’on leur a mis dans les merdias depuis l’annonce officielle de sa candidature début mars de cette année avec le résultat que l’on sait......... Un rassemblement qui compte autant de gens de sensibilité de gauche et de droite unis sous une ligne de propositions concrètes allant dans ce sens...c’est à dire « reprendre son destin en main »
              Mélenchon ne veut pas sortir, pas plus que Lepen, ni même NDA, je ne parle même pas des « autres », alors objectivement, il ne reste qu’une solution, mais on dirait que ça écorche la langue de beaucoup de gens d’évoquer à voix haute et intelligible, le mot FREXIT et son personnage associé !


            • francois 21 août 10:50

              La gauche ! Je serais curieux de savoir combien d’êtres humains sont correctement latéralisés.

              A oui, la gauche ploutocrate.

              Désolé, j’ai pas tout compris


              • Sozenz 21 août 11:26

                1973 , l année d ’une vision - decision - mise en place . tout le reste n est que de la broderie pour l instauration d’ un nouvel esclavagisme .


                • Sozenz 21 août 11:27

                  @Sozenz
                  (suite) appelé aussi nouvel ordre mondial


                • Abou Antoun Abou Antoun 21 août 11:42

                  La gauche n’est plus la gauche, ce n’est plus qu’une posture intellectuelle, un rassemblement de bobos. Mais la droite n’est plus la droite non plus. Nous avions au siècle dernier une droite ’raisonnable’, prête à composer avec la gauche (authentique), avec les syndicats, respectant plus ou moins les contrats sociaux, plus ou moins indépendante des mouvances religieuses.
                  Mais la droite d’aujourd’hui, c’est la droite du 19° siècle, la restauration du capitalisme débridé, rebaptisé ’libéralisme’. On peut même dire qu’elle est pire qu’au 19° siècle où la droite était attendrie dans certains cas par une forme de paternalisme. Cela n’existe même plus attendu qu’en principe il y a des institutions sociales, de fait chaque jour battues en brèche. Le retour des religieux sur la scène politique, dans la mouvance islamique, est aussi une réalité.
                  Bref le déplacement de notre gauche n’est qu’un aspect d’un vaste mouvement de régression, social politique et bientôt économique, technique, scientifique.
                  l’Europe, moribonde est à prendre, et les appétits sont féroces.
                  Mais les peuples n’ont que ce qu’ils méritent. En France, ils jettent Hollande pour mettre en place son clone parfait. En Allemagne ils s’apprêtent à reconduire Merkel ; alors tant pis pour eux !


                  • Parrhesia Parrhesia 21 août 11:59
                    @Abou Antoun

                    Merci pour ce paragraphe de bonne logique et bonne journée à vous !

                  • Abou Antoun Abou Antoun 21 août 13:25

                    @Parrhesia
                    A vous aussi, merci !


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 20:26

                    @Abou Antoun
                    Les électeurs de Gauche ont perdu leurs repères. Ils comprennent qu’ils ont été trahis par le PS et par les syndicats.
                    Ils sont bombardés par la com’ de Macron et les mensonges des médias presstitués.
                    La Droite ne sait plus où elle habite, elle est Gaulliste comme je suis moine tibétain.
                    Et la Gauche est pulvérisée en 36 chapelles, qui passent leur temps à s’excommunier, et à savoir s’ils sont plus à Gauche que le voisin....


                    Il manque un projet pour reconstruire la Gauche et les syndicats. En magasin, il y a en gros les Communistes et les Anarchistes. Les Communistes, c’est l’ Etat tout puissant et 0 démocratie à la base. Les Anarchistes, ( Chouard ou Onfray), c’est 100% de démocratie à la base et pas d’ Etat. Comment comptent-ils voter des lois et les faire appliquer partout ? Mystère.

                    Ce qui m’intéresse au Venezuela, c’est à la fois la démocratie à la base : les Communes, et l’ Etat d’un pays souverain, qui vote des lois et les fait appliquer dans tout le pays. Tout n’est pas parfait, il y a eu des erreurs politiques et économiques, mais cette synthèse me semble prometteuse.

                    « Venezuela : une crise d’une importance capitale pour la Gauche latino-américaine »


                  • agent ananas agent ananas 22 août 01:45

                    @Fifi Brind_acier
                    Ils comprennent qu’ils ont été trahis par le PS ...

                    Léon Blum faisait rimer PS avec Parti Sioniste.
                    Après mai 68, le PS a été progressivement noyauté par les sionistes qui se retrouvent progressivement aux positions clé du parti.
                    Parmi l’ancienne garde on trouve :
                    Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Robert Badinter, Pierre Joxe, Jack Lang, Jacques Attali, Jean Daniel, Georges Dayan, Claude Estier, Maurice Benassayag, Henri Weber, Tony Dreyfus, Pierre Aidenbaum, Laurent Azoulai, Pierre Schapira, Olivier Schramek, Lyne Cohen-Solal.
                    Il furent rejoints ensuite par :
                    Pierre Moscovici, Julien Dray, Harlem Désir, Vincent Peillon, David Assouline, Adeline Hazan, Michèle Sabban, Pascal Cherki, Philippe Zittoun, Stéphane Israël, François Kalfon, Jérôme Guedj, Tania Assouline, Mickaël Zemmour, Pascal Cherki, Francis Allouch, Éric Benzekri, Francis Chouat, Philippe Zittoun, Stéphane Fouks.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 août 06:44

                    @agent ananas
                    Cela remonte à plus loin...
                    Cf Annie Lacroix Riz : « Les élites françaises entre 1940 & 1944 ». Il y avait ceux qui attendaient la victoire des Allemands, ceux qui attendaient la victoire des Américains, et ceux qui ne voulaient ni des uns, ni des autres : les Communistes et les Gaullistes.


                    Mitterrand a choisi les Américains. Il a participé dès 1948 au Congrès européen de la Haye organisé par les anglo saxons pour lancer la construction européenne.

                  • gogoRat gogoRat 22 août 11:57

                    @Fifi Brind_acier
                    « Le vrai moyen d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres. » F. De Larochefoucauld

                    Voilà ce que ne comprendront jamais ’La Gauche’, pas plus que ’La Droite’ ... et ce à quoi fait penser votre propre lapsus !
                     ’Reconstruire la Gauche’ ?!  : Foutaise et incommensurable bévue . Gardons-nous bien de cette déraison décérébrée !
                     Le seul point positif de l’avènement jupiterien qui nous concerne autant qu’il nous consterne. c’est bien la mise en évidence des supercheries complices de ces faux antagonistes de nature aussi gauche que maladroite.

                     Le clivage déterminant reste celui qui oppose les faux démocrates, (qui, ô admirable lapsus, tiennent depuis toujours à dévoyer le sens du mot ’démocratie’ pour s’en donner l’apparence et en tirer une légitimation procédurière) ... à ce que vous osez baptiser du mot, lui aussi dévoyé, d’Anarchie : à se demander pourquoi, si les deux concepts étaient, étymologiquement, les mêmes, nos penseurs ’éclairés’ étaient à ce point ignares !

                     « Il manque un projet » ...
                     voilà bien comment vos propos trahissent vos visées de calife à la place du calife, continuant inlassablement à vouloir faire lâcher une promesse de projet pour une autre, et à oublier superbement que la notion de contrat social n’est pas de la nature d’un projet mais d’un consensus librement choisi pour faire partager à tous le ’sapere aude’ de chacun. Le besoin ressenti d’arbitrages ne justifiera jamais la prétention inconsidérée de beaux parleurs, candidats à de bizarres incarnations, à vouloir faire le bien des autres malgré eux !


                  • gogoRat gogoRat 22 août 12:10

                    http://www.anarchisme.wikibis.com/etymologie_du_terme_anarchie.php :
                    Le terme anarchie est un dérivé du grec « ἀναρχία » (« anarkhia »). Composé du préfixe a- privatif an- (en grec αν, « sans », « privé de ») et du mot arkhê, (en grec ἀρχή, « origine », « principe », « pouvoir » ou « commandement »). L’étymologie du terme sert à désigner par conséquent, en général, ce qui est dénué de principe directeur et d’origine. Cela se traduit par « absence de principe », « absence de règle », « absence de chef », « absence d’autorité » ou « absence de gouvernement ».
                    -------

                     Comment un a-« pouvoir » saurait-il être, en même temps, un pouvoir ?!

                    ----

                    Etymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité. La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu’il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d’égalité)


                  • Sozenz 22 août 13:17

                    @Fifi Brind_acier
                    Et la Gauche est pulvérisée en 36 chapelles, qui passent leur temps à s’excommunier, et à savoir s’ils sont plus à Gauche que le voisin....

                    bioen , oui , ils sont un peu comme sont les religions ...ils ne savent plus où ils habitent . ils ne savent plus ce qu il y a à faire . mais ils veulent être les premiers .dont ne sait plus trop quoi...

                    Les Cons ....^^


                  • Sozenz 22 août 13:21

                    @Fifi Brind_acier
                    plus je vous lis, plus je vous apprecie , car vous gardez toujours le cap de l essentiel .et vous êtes d une magnifique droiture .
                     


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 août 18:40

                    @Sozenz
                    Merci, j’ai voté longtemps pour le PS, je suis donc vaccinée à vie contre les euro-atlantistes et autres néo conservateurs... !! J’avais voté non aux Traité de Maastricht & Lisbonne, car dans le document envoyé aux électeurs, il n’y avait aucune garantie sur les services publics, ni sur une fiscalité européenne.


                    C’est le soutien du PS à la Droite en 2007 , qui m’a poussée à comprendre le dessous des cartes de la construction européenne...
                    Je n’ai pas été déçue du résultat de mes recherches ...

                    « Traité de Lisbonne : découvrez comment ont voté votre Député et votre Sénateur » ...


                  • Zolko Zolko 21 août 12:09

                    Excellent article, merci.


                    • CN46400 CN46400 21 août 12:20

                      Un article qui illustre bien, lui-même, « l’effondrement idéologique » devenu évident, et, à quelques exceptions, général. Y a-t-il, au Vénézuela, une lutte de classe ouverte entre la bourgeoisie (jamais citée) qui cherche par tous les moyens, y compris violents, à récupérer les pouvoirs d’état (pétrole, police et armée) qu’elle a perdu depuis 1999 et les intérêts du prolétariat vénézuélien (notion totalement ignorée) sur lesquels veille tant bien que mal le PSUV de Maduro qui, lui aussi, est plus radical sur le ton que sur le fond ?
                        Tant qu’on ne réponds pas à cette question, on en reste à l’ONU (PG) ou la « communauté internationale » (PCF) pour résoudre un problème de classes sociales qui dépasse, et de loin,les possibilités de ses organismes. Si l’ONU était susceptible de régler un pb social cela se saurait. Qui peut croîre que l’ONU est capable d’envoyer des casques bleue dans les beaux quartier de Caracas. La lutte de classe se règle dans les contrées concernées, pas ailleurs.
                       En France c’est la nuit du 4 aôut, plutôt que le 14 juillet, qui a solutionné le pb entre la noblesse et la bourgeoisie. Au Vénézuéla, une partie de la bourgeoisie, qui ne produit rien, vit entre la viande (pétrole) et la peau (produits importés), c’est un élément totalement parasitaire qui doit, soit se soumettre, soit débarrasser le plancher (à Miami le soleil se lève aussi, tous les matins..)
                        Du reste, je suis sidéré par la subversion par les mots que je note ici même, article et commentaires compris. Le « libéralisme » (liberté) remplace tout naturellement le « capitalisme » (Blé, argent, oseille, exploitation, capital, finance...) et la bourgeoisie se régale. « L’effondrement idéologique » c’est aussi cela, des mots bourgeois en lieu et place des mots des luttes anti-capitalistes de toujours !

                      Quand au nouveau parti de Mélenchon, son silence sur le Vénézuéla, est parent des silences d’entre les deux tours de la présidentielle, mais, le 10 aôut, l’ancien PG est ressuscité, Amen....Mais toujours rien coté grand timonier....

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