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CPC, maladresse vers l'échec - AgoraVox le média citoyen

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CPC, maladresse vers l’échec

Cet appel est lancé par un militant jeune socialiste à la suite des propos de Ségolène Royal sur un « Contrat première chance », une provocation à la jeunesse.

Le 10 avril 2006, la jeunesse célébrait la victoire d’un mouvement social de grande ampleur, en faisant reculer le gouvernement et l’Etat sur la question du Contrat première embauche.

Malgré le fait qu’elle soit consciente qu’elle sera la première génération depuis un siécle à vivre moins bien que ses parents, la jeunesse n’accepte pas cette réalité comme une fatalité mais a montré par la force de la mobilisation qu’elle est déterminée à défendre son droit à l’avenir.

La jeunesse a su se montrer digne face à un contrat qui confirmait par la loi la réalité sociale faisant de l’individu une variable d’ajustement pour les profits des entreprises aux dépens d’une juste répartition des richesses produites.

Le recul du gouvernement sur le Contrat première embauche n’a cependant pas permis le retrait du Contrat nouvelle embauche destiné lui à l’ensemble des salariés et qui touche en premier lieu les jeunes diplômés.

Hélas, il est triste de constater que la candidate naturelle du débouché politique de cette formidable mobilisation reprend maladroitement le concept. Le Contrat première chance n’est qu’une pâle copie du CPE/CNE (voir du CIP, combattu par les générations précédentes), ; il tend à faire croire que le chômage et la sous-qualification ne sont dûs qu’au seul fait de l’individu et non d’un systéme de consommation et de production capitaliste. Dont l’unique but est le profit rétribuant actionnaires et propriétaires des entreprises.

L’échec scolaire trop important dans nos sociétés occidentales est, en partie, le fruit d’une société de consommation, où tout doit être immédiat. Une formation nécessitant du temps, de la patience, elle est à l’opposé de ce souci consumériste de l’immédiateté. Bercé à longueur de journée par le discours comsumériste, le travail des enseignants est des plus difficiles : comment convaincre et capter l’attention des jeunes quand tout ce qui est en dehors de l’école, dit le contraire ?

Notre éducation nationale a tellement le souci depuis plus d’un siécle de vouloir produire les nouvelles élites qu’elle laisse à la marge, sur la dérive, bon nombre de jeunes qui ne se conforment pas au moule de la normalité ou de la majorité. La difficulté est grande d’essayer de prendre en compte les individualités quand on gére une masse.

Le contrat première chance, répond à une volonté de vouloir faire « tout de suite » le changement. Le changement de condition, pour de nombreux jeunes marginalisés sera certes rapide. Mais aura-t-il un impact sur le long terme ? Quelles sont les contreparties des entreprises ? Quelles seront les obligations et qui vérifiera leur stricte application ?

Bon nombre de jeunes qui ont commencé leur engagement politique au lendemain du 21 avril 2002 et l’arrivée d’un candidat d’extrême droite ont aujourd’hui fait le choix de soutenir Ségolène Royal, au nom du vote utile. Cette même génération s’est battue pendant cinq ans contre l’extrême droite, contre la guerre en Irak, contre la réforme des retraites, contre l’autonomie des universités, contre la loi Fillon, contre les expulsions d’immigrés, contre le CPE.

Au nom de cette génération, il n’est pas digne pour une candidate de gauche de répondre à la jeunesse, pleine d’espoir pour l’avenir, par cette provocation qu’est le Contrat première chance. L’impératif du devoir de victoire en 2007 pour la gauche ne doit pas conduire à l’abandon des attentes de cette jeunesse.


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41 réactions à cet article    


  • solezen (---.---.25.191) 12 avril 2007 09:02

    Le Contrat Première Chance n’est pas une provocation. Le Contrat Première Chance ne tend pas à faire croire que le chômage et la sous-qualification ne sont dûs qu’au seul fait de l’individu, la question n’est pas là.

    Le Contrat Première Chance ne concerne pas tous les jeunes, il ne concerne que les jeunes qui sortent du système scolaire sans aucune qualification. Il est destiné à leur permettre de s’orienter vers un métier, qu’ils apprendront directement dans l’entreprise.

    Quelles sont les contreparties des entreprises ? La contrepartie pour l’entreprise sera une prise en charge du salaire, pendant un temps limité, et surtout ce salaire devra être remboursé si l’entreprise ne garde pas le jeune à l’issue du Contrat Prmeière Chance. Ce contrat ne peut en aucune façon constituer une « aubaine » pour les entreprises.


    • levoisin (---.---.84.11) 12 avril 2007 11:03

      Alors le jeune sera viré pour faute. Puisqu’il n’a aucune qualification et aucune expérience syndicale, il ne saura pas se défendre aux prud’hommes. Et le patron sera vainqueur.


    • tvargentine.com lerma 12 avril 2007 09:32

      Comme tous les gens de gauche,nous voyons et constatons chaques jours qui passent que Sègolène n’a rien à proposer à pars « je suis une femme ».

      Le projet socialiste n’existe plus,il n’y a plus d’idées ni de nouvelles matères grises,mais qu’un nid ex-troskiste qui sont recyclés dans le marketing politique et qui vendent de la poudre aux yeux.

      L’exemple du CPC (CPE de Villepin) en est un exemple !

      A l’image des 35h,nous pouvons constaté que cette lois n’est pas du social,mais un outil pour le MEDEF pour annualiser la durée du travail et vérouiller les salaires

      Aujourd’hui,la même logique d’apporter aux entreprises des salaires mal payés et subventionnés par l’Etat,voila le programme de Sègolène Royal,qui en plus,substitue un projet ou un idéal socialiste à une politique de compassion sociale au relant du catholicisme


      • BuZy (---.---.25.115) 12 avril 2007 10:22

        Bon alors faut arréter les mensonges, le CPC est un « emploi aidé », période d’essai de 3 mois en vue d’une signature de CDI. Insertion du jeune ( + 16, sorti du cursus scolaire )SANS qualification dans une très petite entreprise... Il s’agit donc d’une mesure sociale, donnant au salarié et à l’employeur des garanties interressantes. C’est en réalité un Contrat d’apprentissage pour jeune en GRANDE difficulté.

        Lerma renseigne toi avant de proférer tes inépties.

        Voilà, c’est tout, rien avoir avec le CPE qui tolèrait une période d’essai de 2 ans.

        Cet article est un ramassis de mensonges, surement écrit par quelqu’un qui n’a jamais été au PS.

        HOAX quand tu nous tiens.


      • tvargentine.com lerma 12 avril 2007 11:41

        En bon militant godillot,tu acceptes sous Sègoléne ce que tu refuses sous De Villepin.

        Ce n’est pas en subventionnant des « emplois » avec des fonds publics que l’on créé de la richesse,c’est la croissance économique qui quoi qu’il arrive créé les emplois et c’est le rôle de l’Etat de permettre la création favorable à la croissance économique en France par moins de charges sociales !

        Ensuite,à offrir des subventions à des entreprises pour tels ou tels catégories de salairiés on créé une forme de discrimination grave à l’accès au travail pour tous ,car ici présent,la tentation sera grande de ne pas embaucher un ouvrier de 50 ans mais un petit jeune subventionné par l’Etat et facturé au client comme un pros

        Si vous connaissez le monde de l’entreprise,comme je le connais très bien vous devriez le savoir.

        oui ce projet doit etre qualité de réactionnaire,surtout quand il vient d’une personne qui pretend se revendiquer des socialistes.

        Votre aveuglement vous perdra le 22 avril


      • BuZy (---.---.25.115) 12 avril 2007 17:47

        On verra bien Monsieur De Gauche Qui Vote Bayrou Comme Un Mouton. smiley


      • chmoll chmoll 12 avril 2007 10:14

        ça ressemble plus un un contrat dernière chance s’bidule


        • Pierre M (---.---.79.58) 12 avril 2007 11:42

          Je trouve dommage qu’un jeune militant socialiste ne se pose pas plus la question quelles sont les différences entre CPE et CPC, et affirme de bute en blanc « Le Contrat première chance n’est qu’une pâle copie du CPE/CNE (voir du CIP, combattu par les générations précédentes) ». Si je partage une partie de l’analyse sur l’école, la société de consommation (bien que l’article vire à la caricature) je ne pense pas que tout soit à jeter dans le CPC : http://ecosociopo.blogspot.com/2007/04/cpc.html


          • Dominique Dutilloy Dominique Dutilloy 12 avril 2007 11:44

            CPC, CNE, CPE... autant de sigles qui démontrent l’inefficacité des mesures prises pour combattre le chômage !

            Mais, à vouloir compartiment les chômeurs par classe d’âge, on est entrain de fausser les réalités du chômage ! Or, qu’il soit jeune ou moins jeune ou quinqua, le chômeur est confronté aux mêmes problèmes !

            Donc, il faudrait déjà supprimer les 35h qui sont une entrave au travail... Puis, il faudrait une véritable politique de formation pour tout le monde, qu’il soit jeune ou quinqua ! Eventuellement, il faudrait baisser drastiquement les charges fiscales salariales et patronales !


            • BuZy (---.---.25.115) 12 avril 2007 17:49

              Oui, il faut réhabiliter le travail, gagner plus pour travailler plus et surtout vice versa. Votez Sarko.


            • nathanael (---.---.252.201) 12 avril 2007 11:49

              <<ça ressemble plus un un contrat dernière chance s’bidule >>

              En même temps vous voulez quoi pour la jeunesse ? un boulot à 5000 euros aux frais de la princesse sans rien faire ? A l’heure du tout instantané (internet, sms, mms, MSN etc...) la jeunesse veut tout sans rien faire.... Ca branle rien à l’école, on agresse les profs, ca se bourre la gueule le samedi soir et après on veut un boulot pour vivre ? Faudrait revoir les priorités......

              Puis pour ceux qui ne voyent que les méchants patrons... Prendre qqu’un sans expérience, devoir le former etc.... T’appelles ça une aubaine ? j’appelle ça du courage perso...


              • RemiZ (---.---.178.10) 12 avril 2007 11:52

                Angedamon, ou comment faire de l’intox. Si l’auteur etait vraiment militant socialiste, il se renseignerait et ne debalerait pas pareils inepties.

                Affligeant...

                20 minutes :

                « Ségolène Royal a précisé jeudi le mécanisme qui s’appliquerait durant une phase transitoire de 3 mois, avec trois types de contrats qui suivraient ce stage initial : contrat à durée indéterminée, d’apprentissage ou de professionnalisation. La sociologue du travail Dominique Méda a précisé vendredi que l’objectif est la création de « 80.000 emplois » la première année pour un coût de « un milliard d’euros ». Le dispositif s’adresserait aux 120.000 jeunes quittant le système scolaire à la fin de la 3ème. Ils seraient embauchés par des entreprises comptant « de 10 à 20 salariés », contre moins de 10 auparavant. »

                Alors quand en plus on se considere citoyen. Je suis pour la censure de cet article honteux.


                • Vincent 12 avril 2007 12:08

                  Un petit peu de pragmatisme :

                  Honnêtement à choisir entre un stagiaire ANPE qui ne me coûte rien pendant 3 mois et prendre un bon a rien d’à peine 18 ans qui ne veut pas bosser, je n’hésite pas trop longtemps,

                  Surtout qu’avec le jeune sans qualif, je risque de payer une amende si je ne le garde pas.

                  Faut arrêter de déconner quand même et de prendre les artisans pour des cons. Prendre un apprenti est déjà assez compliqué en terme de formation et de coût, alors prendre un mec qui ne sait rien faire, le pseudo former (trois mois) et devoir rembourser son salaire et ses charges si on ne le garde pas oui c’est une aberration.

                  Il serait intéressant que le PS réfléchisse 2 secondes avant de faire de telles propositions. Il serait intéressant que le PS discute un peu plus avec les artisan qui tout le monde le sait sont de méchants patrons exploiteurs.

                  Les artisans sont des amoureux de leur métier et du travail bien fait, former un apprenti prend énormément de temps et quand celui-ci s’avère être bon, on l’embauche à la fin de son apprentissage.

                  Alors pourquoi vouloir substituer la formation dispensée en deux ans par l’éducation nationale au cours d’un CAP ou d’un BEP par un CPC de 3 mois dispensé par un artisan en l’obligeant à une obligation de résultat ce que l’éducation nationale n’a pas dans ses contraintes.

                  Voilà la réaction de quelques artisans que je côtoie par rapport au CPC.


                  • (---.---.162.15) 13 avril 2007 08:09
                      « Honnêtement à choisir entre un stagiaire ANPE qui ne me coûte rien pendant 3 mois et prendre un bon a rien d’à peine 18 ans qui ne veut pas bosser, je n’hésite pas trop longtemps, »

                    Le CDI a une période d’essai. La bonne réponse est peut-être de l’allonger plutôt que de donner du fric aux patrons qui profitent au maximum de la moindre aubaine qui ne leur « coûte rien ».

                    Depuis 20 ans, combien a-t-on distribué dans de tels aides ? Alors que ça ne sert a rien, à RIEN, puisque qu’un patron embauche quand il en a besoin, il n’embauche pas quand il n’en a pas besoin.

                    Je préfèrerai que ce fric gaspillé serve à des choses plus efficaces, par exemple pour compenser des baisses de charges afin d’augmenter la compétitivité des entreprises. Car c’est en vendant plus qu’on embauchera plus et ça sera beaucoup plus sain que tous les artifices UMPS !

                    CPE - CPC même connerie !

                    Am.


                  • LE CHAT LE CHAT 12 avril 2007 12:21

                    C’est le parti socialiste, qui a inventé le concept des emplois sous payés pour les jeunes ,depuis les T.U.C aux S.I.V.P , Ségolène reste dans cette logique d’une gauche entièrement acquises aux idées libérales que masque mal ses discours .Le P.S n’est plus à gôche , ouvre les yeux ....


                    • Hansi Kürsch (---.---.7.240) 12 avril 2007 12:40

                      C’est avec ce genre de sottises que Ségo court à sa perte. Et c’est ainsi également qu’on se rend compte que, paradoxalement, Bayrou est plus à gauche que Ségo (même s’ils sont tous les deux plus à droite qu’à gauche lol)...


                      • (---.---.169.128) 12 avril 2007 13:59

                        Si les jeunes avaient eu une cervelle au lieu d’une coquille de nois dans le crâne, ils auraient remarqué depuis longtemps que Ségolène Royal est de droite et en aucun cas de gauche. Son programme, comme celui de Jospin, n’est pas socialiste, son programme se résume à causer de :

                        - la morale, les valeurs, le drapeau

                        - la pédophilie, la pornographie, les strings smiley

                        - la famille, les enfants français « qui sont tous siens » smiley

                        - les femmes battues, voilées, violées smiley

                        - l’ordre juste de Benoit 16 (la gauche se caractérise par la lutte contre l’ordre établit, Ségolène appelle à l’ordre juste) smiley

                        - l’encadrement militaire des jeunes délinquants (Papa pourquoi je t’ai fait un procès ?) smiley

                        - le travail à revaloriser (et le capital ?), le temps de travail des enseignants (ces priviligiés) :-0

                        - la légalisation de la présomption de culpabilité et non d’innocence des « présumés pédophiles » -quant sarko lui cause génétique- car il n’y a pas de fumée sans feu smiley

                        - la constitution européenne nécessaire pour empêcher la privatisation des cantines scolaires (sic) smiley

                        Où est l’analyse politique chez Marie-Ségolène Royal ? Nulle part, il y a juste une reprise de la thématique « TRAVAIL, FAMILLE, PATRIE » de Pétain.

                        Vous réalisez aujourd’hui que l’étiquette PS ne fait pas l’idéologie de gauche, il était temps.

                        Si vous voulez la gauche, ne votez pas Ségolène, votez à gauche Buffet, Besancenot, Laguiller...

                        Mieux vaut tard que jamais.  smiley


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2007 15:30

                          « Si vous voulez la gauche, ne votez pas Ségolène, votez à gauche Buffet, Besancenot, Laguiller... »

                          Ceux-là même qui vont voter et faire voter SR au second tour ...contre NS, si celle-ci passe le premier tour. Cette rhétorique qui ne fait aucune référence aux 100 propositions de SR ne peut venir que de la droite plus ou moins extrême. Désinformation et manipulation pures.


                        • Vincent 12 avril 2007 16:09

                          @ (IP:xxx.x6.169.128)

                          Vous avez oublié le poids des cartables des petits 6ème


                        • (---.---.169.128) 12 avril 2007 19:55

                          Je note, cher Sylvain Reboul, que vous criez à la manipulation sans pour autant citer dans les 100 propositions de Ségolène Royal une seule mesure de gauche qui soit concrètement applicable, par exemple la proposition 11 :

                          « Les tarifs bancaires seront règlementés par l’Etat : les agios et les pénalités liées aux incidents de paiement seront plafonnés et feront systématiquement l’objet d’une facture. »

                          Impossible dans l’Europe actuelle, le dogme de la libre concurrence empêche tout interventionnisme de l’Etat.

                          - quelle proposition sur la règlementation des capitaux ? des profits ? du contrôle des capitaux ?

                          Alors, quelle sont les propositions de gauche parmi les 100 ?  smiley


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2007 21:47

                          Cette proposition est inexacte : il n’ y a pas de défaut de concurrence lorsque les règles sont les mêmes pour tous et de plus, dans la plupart des pays européens, certains taux bancaires sont fortement réglementés (par exemple pour l’accès au logement).

                          Ce qui est par contre possible c’est la concurrence à l’intérieur des règles et limites légales...

                          Vous n’avez pas bien compris ce qu’est la libre concurrence qui n’a pas grand chose à voir avec la concurrence sauvage.

                          Quelques exemples de propositions qui ne sont certainement pas de droite de son programme.

                          Relancer l’économie sociale et solidaire, génératrice d’emploi (associations, etc.).

                          Lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance pour instaurer un pilotage par l’ « Eurogroupe » et desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l’avenir n’entrent pas dans le calcul des déficits.

                          Relancer l’économie sociale et solidaire, génératrice d’emploi (associations, etc.). Lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance pour instaurer un pilotage par l’ « Eurogroupe » et desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l’avenir n’entrent pas dans le calcul des déficits.

                          Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir leur remboursement en cas de délocalisation. Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.

                          Alléger les cotisations sociales des entreprises en fonction de leurs efforts pour l’embauche de salariés sans qualification, de jeunes à la recherche d’une première expérience professionnelle, de chômeurs de longue durée ou de salariés âgés. Réconcilier les entreprises avec le public en valorisant celles qui assument leurs responsabilités sociales. Développer les négociations collectives à tous les niveaux et sur tous les thèmes.

                          Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.

                          Renforcer la qualification des salariés menacés de licenciement. Mettre en oeuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle.

                          Reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études. Mettre en place une protection contractuelle des transitions professionnelles sous la forme d’un contrat-relais garantissant au salarié licencié une rémunération, un bilan de compétences, une formation et une aide active dans la recherche de son futur emploi.

                          Encourager la mobilité professionnelle en permettant au salarié de conserver ses droits acquis d’un emploi à l’autre, notamment ses droits à la formation.

                          Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat, et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant.

                          J’arrête là, c’est amplement suffisant pour ma démonstration.

                          Vous pouvez dire, sans du reste pouvoir le prouver, que ces mesures ne sont pas réalistes, mais certainement pas qu’elles sont de droite. Ce qui est irréaliste sur le plan social et donc économique est de penser que la démocratie serait longtemps compatible avec l’aggravation de la précarité et le cynisme de certains « patrons voyous » dont vous connaissez la dernier en date (Merci à NS pour cette expression tout à fait pertinente). ça ne plus durer : il faut changer cette réalité et donc le pseudo-réalisme qu’elle prétend imposer.

                          je pense que vous n’avez pas lu le pacte de SR ; j’espère, si vous êtes de gauche, vous avoir donné une bonne raison de le lire par ces quelques exemples.


                        • (---.---.169.128) 12 avril 2007 23:41

                          Qu’ouis-je ? Que cette onzième proposition est inexacte ?

                          « Cette proposition est inexacte : il n’ y a pas de défaut de concurrence lorsque les règles sont les mêmes pour tous et de plus, dans la plupart des pays européens, certains taux bancaires sont fortement règlementés (par exemple pour l’accès au logement). »

                          Pourtant elle est sur le site officiel de la candidate : www.desirsdavenir.org/index.php

                          Comment l’Etat français peut-il règlementer si la reglementation européenne a force de loi ?

                          « Ce qui est par contre possible c’est la concurrence à l’intérieur des règles et limites légales... » de l’Europe et non de la France, ajouterai-je, un simple procès devant la cour de justice européenne fera rendre gorge à cette proposition, à moins que la candidate veuille changer d’Europe, ce qui n’est pas sûr au vu de son soutient aveugle à la constitution européenne...

                          Nous parlerons plus tard des autres qui il est vrai ne sont pas toutes de droite, certaines sont de gauche, ce qui pour une femme de droite, soutenue par edith Cresson (admiratrice de Tchatcher), par Taubira (noniste) et par Chevenement est un mélange assez curieux ...


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 avril 2007 09:40

                          Je précise donc : ce n’est pas la proposition de SR que vous citez qui est inexacte mais c’est votre affirmation de l’interdiction par l’Europe d’une telle mesure d’encadrement des taux bancaires et autres régulations sociales et économiques ciblées ; cet encadrement existe dans tous les pays d’Europe sous des formes différentes (je vis en Allemagne et je participe à la direction d’une entreprise familiale qui a aussi besoin de crédits bancaires ; je peux en témoigner). Tout ce que demande l’Europe c’est que les banques, sur un même territoire national, y compris les banques « étrangères », soient mises à égalité de traitement légal (pas de préférence nationale). Reste évidemment le cas difficile et toujours en discussion, à l’échelon de l’Europe, des banques mutualistes (CA et CM) en France et semi-publiques en Allemagne (VB et KPK et banques des lander) qui ont des conditions privilégiées en vue d’objectifs de développement social et économiques déterminés par les puissances publiques nationales ou régionales.

                          La concurrence bancaire est partout plus ou moins régulée en Europe, et ce pour des motifs économiques et sociaux.

                          Quant au reste, je suis heureux que vous admettiez que les propositions de SR soient de gauche.


                        • ExSam (---.---.121.228) 12 avril 2007 15:17

                          Le Contrat première chance n’est qu’une pâle copie du CPE/CNE (voir du CIP

                          A croire qu’elle cherche à se faire battre.

                          Une connerie de plus, je pense et elle va se faire démonter.


                          • O.Z.Acosta (---.---.144.100) 12 avril 2007 15:18

                            le CPC pareil que le CPE !!!!! faut arréter le désinformation.

                            Le CPC est destiné aux les personnes n’ayant pas de qualification, avec une periode appelé « sas » de 3 mois avec rembourssement des aides en cas de rupture du contrat.

                            « Mais son référent, qui sera extérieur à l’entreprise et pourra par exemple appartenir à l’ANPE, devra alors lui trouver une autre entreprise, pour ne pas le laisser sur le carreau. A l’issue des trois mois, le rapport précise que »l’entreprise passe avec le jeune ou bien un contrat d’apprentissage, ou bien un contrat de professionnalisation, ou bien un CDI« . Un contrat classique, donc, à la seule différence que la Région remboursera à l’employeur la totalité de la rémunération accordée au jeune, et ce pendant les neuf mois qui suivent la fin de la »phase transitoire« . »

                            je ne voit ce qui géne la dedans, car les jeunes sans qualification il en sort plus de 100000 par ans et on compte dedans ceux qui ont le bac ( qui est inférieur au certificat d’étude de nos parents ).

                            ce type de contrat est destiné aux petites entreprises pour leur permettre d’embaucher ( ils ont trop de charge les pauvre petit chérie alors que sont eux qui profite au maximum du travail aux noirs qui coute 65 Milliards par an ) et surtout de former un jeunes sans qualification ( on en fait quoi sinon des assistés a vie ou on les piquent ).

                            oui c’est le financement des emplois par l’état mais cela sur une periode reduite alors quand j’entend les artisants se plaindre .... un apprenti ca leur coute quoi rien, ils touchent des subventions, on des reduction, en plus ils ne les paient pas et leurs fonds faire des horaires digne de l’esclavage. Faut arréter de se foutre de la gueule du monde si moins de personnes truandé le système les charges sociales seraient moins importantes.

                            car que proposent les autres candidats entre Bayrou est son 0 charges sur 2 ans il n’y a pas le mot formation la dedans, et sarkozy qui ne propose rien mon choix est vite fait.

                            alors oui il y aura concurrence avec les autres employés qui coute plus mais qui ne tente rien n’a rien. Vous voulez du changement mais que surtout rien ne change.

                            Alors la comparaison CPC avec le CPE/CNE est digne des médias actuelles et de l’aveuglement anti-segolenne actuelle mais on verra bien quand vous aurez un second tour bayrou-Sarkozy ou Sarkozy-le pen encore 5 ans de la Droite. Moi je préfére couper ma télé, ma radio car je sais où son mes intérets et les intérets de mon pays et ils ne sont pas à droite ou 5% de la population profite des efforts de toute la population.

                            Z


                            • CQFD (---.---.146.2) 12 avril 2007 15:18

                              Mais non SR, si vous voulez le travail pour tous, il faut abolir le chomage.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2007 15:24

                                Comment se fait-il que la rédaction d’AV ait accepté un article qui attaque un contrat sans rien dire de son contenu précis ?

                                Cet article ne vaut même pas un mauvais commentaire d’une proposition dont je rappelle qu’elle reste ouverte au débat et à la concertation comme toutes les propositions qu’elle fait (démarche participative).

                                Rappel de projet de SR : "Concrètement, le CPC (contrat première chance destiné aux jeunes qui n’ont aucune qualification, ce qui n’a rien à voir avec la CPE !) s’articulerait sur deux périodes. La première, de trois mois, durant laquelle le jeune serait « actif dans l’entreprise » mais où « 40 % du temps de travail » serait consacré à la formation. Il serait accompagné par un référent externe nommé par la région et par un tuteur dans l’entreprise sur le modèle du « compagnonnage ». La rémunération serait fixée par la région en cohérence « avec les barèmes applicables » pour « l’apprentissage ou le contrat de professionnalisation » (c’est-à-dire en dessous du SMIC horaire). À l’issue de ce trimestre d’acquisition des « bases nécessaires pour travailler », un « bilan » serait effectué, suivi soit de la conclusion d’un contrat de droit commun (CDI, contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation), soit, à défaut, d’un « passeport » validant l’expérience du jeune. Dans ce cas de refus d’embauche, l’entreprise devrait rembourser les aides publiques et le jeune se verrait proposer une nouvelle entreprise. La seconde phase donnerait lieu au même accompagnement du jeune jusqu’à expiration des douze mois de prise en charge des salaires, les contrats se poursuivant « au-delà dans les conditions habituelles du droit du travail ». Un nouveau bilan serait tiré au bout de cette année, l’employeur devrait « rembourser l’ensemble de l’aide » en cas de rupture du contrat. L’accompagnateur externe assurerait un suivi supplémentaire de six mois pour s’assurer de « la bonne continuation du contrat en cours ». Ce contrat concerne les TPE (10 personnes)

                                Il est donc mensonger de présenter le CPC comme une redite du CPE. Cet article pervertit le débat démocratique par un procédé digne de celui de NS lorsque celui-ci affirme que SR est du côté des voyous.


                                • Vincent 12 avril 2007 16:33

                                  Ben bien sûr, c’est tellement simple de balancer des conneries à tout va et :

                                  si ça passe tant mieux.

                                  si ça passe pas, tout de suite on dit que c’était pour ouvrir le débat.

                                  Faudrait peut-être arrêter de se foutre de notre gueule.

                                  Toutes ces personnes ont un parcours qui laisse présager qu’’elles sont assez intelligentes et qu’elles bénéficient d’une capacité d’analyse sérieuse.

                                  Aussi dans cette période d’accélération on constate qu’ils perdent les pédales.

                                  Quant sera-t-il lorsqu’ils accéderont au pouvoir ?

                                  Ceci est valable pour Ségo et Sarko et Bayrou dans une moindre mesure, pour les autres je me les écoute que trop peu donc je ne sais pas.

                                  Cette pratique à la mode, en cette fin de campagne, qu’est le surf médiatique est dangereuse.

                                  Le surf c’est bien et c’est grisant mais avant de descendre une vague il ne faut pas oublier qu’il faut ramer pas mal.

                                  Ensuite on revient très vite sur la plage et il faut de nouveau ramer.

                                  Alors quand on est débutant ou peu expérimenté en surf, il vaut faire attention à ne pas s’épuiser trop vite car sinon vous vous faites manger pas les vagues.

                                  Au mieux vous retournez sur la plage,

                                  Au pire vous vous explosez sur les coraux du fond et finissez en charpie.

                                  Ou en surf des neiges cette fois ci, lorsque vous avez gravi à la force de vos mollets une belle pente poudreuse, en fonction de son exposition de la journée, celle-ci peut se révéler être une excellente descente, un descente sur une neige croûtée peu agréable voire verglacée, mais le pire reste le danger d’avalanche.

                                  Pour éviter cela il faut bien se renseigner sur l’enneigement des versants, connaître les temps de montée et les respecter (ce qui implique une condition physique à toute épreuve) et enfin connaître le créneau horaire adéquat pour la descente.

                                  Ce qu’on plus ou moins bien maîtriser nos candidat jusqu’à maintenant.

                                  Mais l’enivrement des descentes successives conduit à vouloir faire celle de trop.

                                  Pour conclure attention en cette fin de campagne cher(e)s canddat(e)s vous êtes border line comme on dit.


                                • nathanael (---.---.252.201) 12 avril 2007 15:42

                                  De toute façon ce contrat vient court circuiter les filières habituelles des diplomes professionnels ou de l’apprentissage...

                                  Faut surtout taper au cul de la jeunesse, et leur apprendre que l’on a rien sans rien, qu’il faut bosser à l’école, réfléchir de bonne heure à son orientation professionnelle, et leur apprendre ce que c’est le boulot...

                                  Bref des valeurs qui se perdent, aidés par l’image du fric facile chez les voyous, les millions donnés aux footballeurs, et le monde politique véreux à souhait...


                                  • BuZy (---.---.25.115) 12 avril 2007 17:57

                                    Sylvain Reboul dispose d’une patience sans égale.

                                    En permanence, il répond avec calme et pondération, en citant ses sources pour du vent, rien du tout, tintin. Personne ne le lit et tout le monde continu à proférer des inépties, fantasmes et autres interprétations. De l’anti Ségo primaire essentiellement. Personne ne sait mais tout le monde parle. Dans ce cas présent : il aurait juste fallu lire un article lambda sur le net ce matin et le débat aurait été clot.

                                    Mais non c’est tellement mieux de délirer.


                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2007 21:53

                                    « De toute façon ce contrat vient court circuiter les filières habituelles des diplomes professionnels ou de l’apprentissage... »

                                    Pas du tout puisqu’il concerne justement (au sens fort) les jeunes qui ont partout échoué dans les filières habituelles (très insuffisantes) comme vous dites, afin de les remettre en selle...


                                  • Ah, Ségo... Fais nous rêver !!! (---.---.144.141) 12 avril 2007 18:49

                                    La droite en revait, Ségo le fait :
                                    - gratuité de l’emploi pour les employeurs,
                                    - explosion du socialisme français : le PS et ses sympatisants ont-ils été un jour aussi divisés, comme l’illustrent cet article et les commentaires associés ?

                                    Et après ça, elle se pose en figure fédératrice pour tous les français...


                                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2007 22:04

                                      Qui ne propose rien ne divise pas en apparence, mais en ne traitant aucune division réelle sur le fond, il ne peut que les aggraver.

                                      Qui semble diviser temporairement en proposant des idées neuves peut faire naître un vrai débat qui pourra permettre de dégager un accord sur des idées plus efficaces et plus justes.

                                      Le progrès implique toujours des idées neuves et la nouveauté dans un premier temps divise toujours par rapport aux préjugés et automatismes mentaux ambiants, pour mieux rassembler ensuite. Qui ne veut pas diviser accepte la réalité telle qu’elle est, au dépens de ceux, majoritaires, qui en souffrent. Ce risque, nécessaire au progrès, de la division par rapport aux stéréotypes inefficaces, est ce qu’on appelle le courage en politique et, précisément, SR n’en manque pas...Une bonne raison de voter pour elle, selon moi.


                                    • nessoux (---.---.25.117) 13 avril 2007 09:51

                                      Bravo Mr Reboul ! Votre réthorique est parfaite et revet tous les aspects du sérieux et de la logique. Mais il y a les réalités et même le mur de la réalité des lois européennes par exemple.

                                      En tout cas j’admire votre pugnacité et j’espère que votre investissement militant est basé uniquement sur la conviction...


                                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 avril 2007 10:23

                                      Merci de vos encouragements ; Les lois européennes sont celles que les états, via le conseil européen des ministres, décide ; je rappelle que la commission de de l’UE ne fait aucune loi, elle les propose à l’approbation du CM (qui représentent les états élus) et du parlement européen élu au suffrage direct.

                                      Il est erroné de présenter l’Europe comme une puissance législative qui s’imposerait aux différents états et au parlement européen. Mais il est juste de dire que le pouvoir de ce dernier est encore limité du fait du refus du TCE par la France et la Hollande....


                                    • (---.---.169.128) 13 avril 2007 22:26

                                      Que de propagande M. Reboul !

                                      « Les lois européennes sont celles que les états, via le conseil européen des ministres, décide ; je rappelle que la commission de de l’UE ne fait aucune loi, elle les propose à l’approbation du CM (qui représentent les états élus) et du parlement européen élu au suffrage direct. »

                                      Sauf que le parlement ne peux proposer aucune loi, seule la commission peut en proposer une avec son droit d’initiative ou partagée avec les gouvernements (en voie de disparition). http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_communautaire

                                      « Mais il est juste de dire que le pouvoir de ce dernier est encore limité du fait du refus du TCE par la France et la Hollande.... »

                                      Le parlement n’aurait pas eu plus de pouvoir puisque toutes ses décisions étaient soumises au respect de la dite constitution qui posait comme constitutionnelles les politiques de libre concurence et non faussée de tous les services. Services qui incluent l’éducation, la santé, l’énergie, c’est à dire tout sauf le régalien (police, armée, ministère).

                                      Même si votre ton est consensuel, M. Reboul, vos analyses sont partiales et partisanes.


                                    • Hakim I. (---.---.180.203) 12 avril 2007 23:14

                                      Elle utilisera le 49.3 pour le faire passer ? smiley

                                      Il y a un truc qui me fait marrer dans cette campagne... Arrêtez moi si je me trompe, mais il faut une majorité parlementaire pour faire voter les propositions que nous font miroiter les candidats non ?

                                      Concernant le CPC, je parierai (si Ségo est présidente et si la majorité a l’assemblée est au PS) que l’UMP se fera un plaisir de leur faire le coup des quelques milliers d’amendements ... histoire de se venger.


                                      • MyHyene (---.---.214.63) 13 avril 2007 11:39

                                        « Concernant le CPC, je parierai (si Ségo est présidente et si la majorité a l’assemblée est au PS) que l’UMP se fera un plaisir de leur faire le coup des quelques milliers d’amendements ... histoire de se venger. »

                                        pas seulement sur le cpc, dès qu’un texte de loi déplaira fortement a la droite nous risquons de voir apparaitre suffisament d’amendement pour bloquer l’assemblée quelques années...

                                        le 49-3 n’est peut-être pas l’article le plus démocratique de notre constitution, mais il a au moins le mérite de débloquer les institutions.


                                      • sebastien (---.---.115.166) 13 avril 2007 11:20

                                        Je pense que ce livre, qui se lit très facilement, distille quelques vérités que certains n’ont surtout pas intérêt à évoquer de trop près !

                                        Bernard Spitz parle notamment de la manipulation des « jeunes » par les générations précédentes qui ont mis en place un système qui leur profite et qui font payer aux générations futures ce système alors que celles-ci auront des conditions moindres. Des générations précédentes qui sont à l’âge de la retraite et qui ne veulent surtout pas que la situation évolue !

                                        http://www.lefigaro.fr/magazine/20060922.MAG000000340_bernard_spitz_du_baby _boom_au_papy_krach.html


                                        • Tomtom (---.---.42.44) 13 avril 2007 14:51

                                          Sylvain Reboul, parmis toutes les mesures que tu as détaillées je vais les classer dans deux catégories : Les mesures pipot, et les mesures non-pipot (ou presque). Les mesures pipot sont celles qui ne font qu’aligner des vérités sur lesquelles tout le monde est d’accord et des témoignages de bonne volonté purement abstraits.

                                          Non-pipot : Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir leur remboursement en cas de délocalisation. Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.

                                          Pipot : Lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance pour instaurer un pilotage par l’ « Eurogroupe » et desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l’avenir n’entrent pas dans le calcul des déficits.

                                          Relancer l’économie sociale et solidaire, génératrice d’emploi (associations, etc.). Lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance pour instaurer un pilotage par l’ « Eurogroupe » et desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l’avenir n’entrent pas dans le calcul des déficits.

                                          Alléger les cotisations sociales des entreprises en fonction de leurs efforts pour l’embauche de salariés sans qualification, de jeunes à la recherche d’une première expérience professionnelle, de chômeurs de longue durée ou de salariés âgés. Réconcilier les entreprises avec le public en valorisant celles qui assument leurs responsabilités sociales. Développer les négociations collectives à tous les niveaux et sur tous les thèmes.

                                          Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.

                                          Renforcer la qualification des salariés menacés de licenciement. Mettre en oeuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle.

                                          Reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études. Mettre en place une protection contractuelle des transitions professionnelles sous la forme d’un contrat-relais garantissant au salarié licencié une rémunération, un bilan de compétences, une formation et une aide active dans la recherche de son futur emploi.

                                          Encourager la mobilité professionnelle en permettant au salarié de conserver ses droits acquis d’un emploi à l’autre, notamment ses droits à la formation.

                                          Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat, et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant.

                                          Bon tu me diras la notion de pipot est subjective, et dans les mesures que j’ai cité dans la deuxième catégorie, certaines comportent des éléments intéressants. Mais ce qui est inquiétant, c’est surtout le nombre d’éléments qui ne sont là que pour participer à cette vaste entreprise démagogique, qui consiste à aligner des platitudes humanistes qui auraient de surcroit été inspirées par les débats participatifs. Ainsi on doit facilement trouver dans le programme de Ségolène Royal deux ou trois fois plus de propositions que dans celui de Sarkozy, dont près des deux tiers ne sont que du vent. Un état de fait qui, sans juger la nature même des propositions (Que je critiquerai peut être dans un prochain message), nous laisse le sentiment désagréable d’être pris pour des imbéciles.


                                          • Navajo (---.---.185.99) 13 avril 2007 22:36

                                            J’ai bien combattu le cpe et je combattrais son clone le cpc. A voter utile on fini a droite.

                                            Ah si au fait pourquoi l’union européenne est absente du débat actuel, alors que l’euro est passé a 1.35 dollards (+4 en 1 semaine ; + 35 % en 5 ans) acentuant encore les délocalisations, la destruction de tout l’outil productif européen, l’offensive contre les droits ouvriers. Ce qui est nationaliste c’est de faire croire que ce fait important n’est pas l’un des premiers faits à prendre en compte dans la campagne. Ce qui est traitre a la cause ouvrière, c’est de faire croire que ce n’est pas important. Ce qui est utopiste c’est de croire que si cela dure encore on ne va pas tout détruire. Ce qui est irréaliste, c’est de croire que cela peut durer indéfiniment.

                                            Vive la candidature pour démontrer qu’il faut vite vite sortir de l’union européenne à la botte des milieux capitalistes. Car chaque jour la barbarie abat les protections des travailleurs en France et en Europe. Convention collectives, prud’hums, hopitaux, securité sociale, services publics, etc... bref tout ce qui fait rager les patrons mais qui protège le travailleur. Votez Schivardi qui propose de nationaliser toute structure de travail qui risque de perdre des emplois. Votez Schivardi qui nationaliserait les banques et reprendrait la politique monétaire des mains des fonds d’investissement (qui d’ailleurs couleront tous à la fin puisqu’ils n’auront plus rien à nous sucer). Votez Schivardi qui propose de sortir de l’union Européenne. C’est quand même mieux que l’immobilisme mièvre navré et les marques de pitiés des autres candidats.

                                            Aujourd’hui la presse fait echo des dépassements d’honoraires, et des patients obligés d’abandonner leurs soins. Qu’est-ce qui est à l’origine des nouvelles règles de remboursement ? C’est simple, la sécu est considérée par l’union européenne comme un financement public d’une activité économique, pour les libéraux qui commandent l’ue, la sécu c’est trop d’impots, c’est calculé dans les objectifs de maastrich. Or en fait notre sécu, ce n’est que du salaire différé. De plus notre sécu est considérée par l’UE commme un monopole, et si ce n’était du séisme provoqué par la fin du monopole ce serait déja fait. Alors ils attaquent de côté, il mettent la fin des remboursements classiques et mettent en place le système de dépassement d’honoraires. Et petit a petit cela commence a produire les effets qui sont une partie des gens se prive et l’autre partie recherche des garantie chez les assurance (le but de l’union europeenne). Votez schivardi pour la sortie de l’UE pour sauver notre salaire différé, pour sauver la secu.

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