• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > L’agriculture biologique est-elle durable, pourrait-elle nourrir (...)

L’agriculture biologique est-elle durable, pourrait-elle nourrir toute l’humanité à venir ?

L'agriculture bio gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre !

Du bio ou rien ! réclament les bio exigeants.

Ce pourrait être rien. Parce que l’agriculture bio n'a pas pris la précaution élémentaire de s'assurer qu'elle pourrait nourrir l'humanité, toute l'humanité. On sait pourtant les famines d'autrefois, lorsque tout le monde mangeait bio.

L'agriculture bio est-elle durable ? - L'agriculture bio gaspille la terre

De nombreuses études ont évalué les performances de l'agriculture biologique. Évidemment il faut comparer ce qui est comparable : les rendements pour de mêmes variétés, dans des sols et des climats comparables, avec les mêmes méthodes de culture (avec ou sans rotation de cultures par exemple, qui n'est pas une exclusivité bio), etc. Lorsque cette exigence élémentaire de bonne méthodologie n'est pas respectée – ça arrive – on peut obtenir n'importe quel résultat, ce qui permet à des sites militants d'affirmer n'importe quoi. Mais lorsqu'on compare ce qui est comparable, pas des choux et des navets, on mesure que les rendements bio sont plus faibles que ceux de l'agriculture "conventionnelle".

« L’analyse montre que l’AB souffre d’un handicap de productivité physique (moindres performances agronomiques et zootechniques.) » (Vers des agricultures à hautes performances. Volume 1. - Analyse des performances de l’agriculture biologique, Inra - 2013)

« Notre analyse des données disponibles montre que les rendements bio sont globalement inférieurs aux rendements conventionnels » (Comparing the yields of organic and conventional agriculture - Seufert - 2012)

« Nous avons analysé 362 études comparant les rendements de l'agriculture bio et de l'agriculture conventionnelle ► L'écart est de 20 %, mais diffère selon les cultures et les régions » (The crop yield gap between organic and conventional agriculture - de Ponti - 2012)

Cette dernière étude précise que les différences de rendement dépendent grandement du contexte, et de ce que l'on compare :

« Les différences varient entre des rendements bio inférieurs de 5 % (légumes non irrigués et plantes vivaces sur les sols faiblement acides ou faiblement alcalins), 13 % de rendement inférieur (lorsque les meilleures pratiques organiques sont utilisées), à des rendements 34 % moins élevés (lorsque les méthodes classiques et organiques sont le plus comparables). »

Les différences de rendement selon les cas permettent, en choisissant bien les exemples, à des sites militants de faire croire à d'excellents rendements du bio. Mais la réalité globale est que "lorsque les méthodes classiques et organiques sont le plus comparables", les rendements bio sont inférieurs de 34 %.

L'agriculture bio gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre.

 

Les vendeurs de bio prétendent que l'agriculture bio préserverait la terre, contrairement à l'agriculture conventionnelle qui la dégraderait. Toutefois, sur cette terre dite dégradée, la réalité est que les rendements de l'agriculture conventionnelle se maintiennent ou progressent, et sont bien supérieurs à ceux de l'agriculture bio.

Ce qui n'empêche pas les vendeurs de bio de demander quand même plus de subventions pour l'agriculture biologique, en raison de ses externalités positives supposées, dont la supposée préservation de la terre.

La même "logique" demanderait de taxer l'agriculture biologique pour ses "externalités négatives" : le bio gaspille la terre, c'est la réalité mesurée – et ce gaspillage aggrave l'urgence alimentaire sur la planète.

Nourrir toute la planète en bio nécessiterait ainsi de nouvelles terres cultivables ; où les trouver ? La terre manque déjà, et manquera de plus en plus pour de multiples raisons :

• Parce que la population mondiale continue de croître. Sept milliards aujourd’hui, neuf milliards bientôt ; il faut donc construire de nouveaux logements, de nouveaux bureaux, de nouveaux commerces, de nouvelles routes... Cinq pour cent des surfaces cultivées disparaissent ainsi tous les dix ans. Il y a peu de siècles, les New-yorkais campaient dans leur tipi au bord de l'Hudson, et les Champs-Élysées furent tracés au milieu des champs et des bois.
Méfions-nous des idées simplistes : ce ne sont pas quelques infrastructures spectaculaires mais ponctuelles, telles que le futur ex aérodrome de Notre Dame des Landes, qui dévorent la terre. Elle est grignotée petit à petit, inexorablement, par les innombrables petits coups de dents des nouveaux petits pavillons, des nouvelles petites résidences, des nouveaux petits quartiers, chacun avec leurs nouveaux accès routiers.

• Parce que le niveau de vie croît également. Ce qui se traduit par une demande encore plus importante, au-delà du seul accroissement numérique de la population 1.

• Parce que nous avons mangé notre pain blanc – ou plutôt nos terres noires, les meilleures, les plus productives ; il faudra donc une plus grande surface de terres nouvelles pour produire la même quantité de nourriture.

• Parce que les biocarburants transforment la terre nourricière en champ de pétrole 2.

GIF - 7.4 ko
Terre arable par personne dans le monde

Source : D'après données Banque Mondiale

La Chine, le Japon, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, etc., manquent déjà de terre, alors ils en achètent ou en louent, en Afrique, en Amérique du Sud, là où il y en a encore. La Chine dispose de 10% des terres arables mondiales pour nourrir 20% de la population mondiale. Elle achète donc des terres – pour nourrir les Chinois, pas pour les gaspiller en bio.

Le défi alimentaire qui s’annonce pour les années à venir est gigantesque 3. Il faudra produire plus de nourriture, comment faire ? Le bon sens seul permet de répondre : en augmentant les rendements ou en augmentant les surfaces cultivées, ou les deux. Le PNUD n'a pas beaucoup de mérite à le confirmer :

« Répondre à la demande alimentaire mondiale croissante impliquera soit une agriculture intensifiée (en utilisant davantage de produits chimiques, d'énergie et d'eau et des cultures et des espèces plus efficaces) ou de cultiver plus de terres. » (Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) - rapport 2007 "Global Environment Outlook" (GEO-4))

• "Agriculture intensifiée" par des espèces plus efficaces. Des espèces plus efficaces ça existe, ça s'appelle des OGM. Mais l'agriculture biologique refuse les OGM – non pour leurs qualités ou défauts, mais pour des raisons idéologiques.
Il ne reste donc que l'autre possibilité :

• "Cultiver plus de terres". C'est une autre façon de dire : "abattre des forêts". C'est déjà commencé ! Dans la forêt amazonienne, en Afrique équatoriale, en Asie...

« En fait, c'est une meilleure science des pesticides qui a permis à l'Amérique du Nord de tripler sa production de nourriture tout en maintenant sa couverture en forêts à un niveau équivalent à celui d'il y a un siècle. » (Comment les pesticides sauvent le monde, dans le journal canadien National Post du 20 avril 2006, par Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace, ayant ensuite rompu avec cette organisation)

 

Plus de bio, c'est moins de forêt.
Ce n'est pas durable

http://ecologie-illusion.fr/agriculture-bio-peut-elle-nourrir-humanite.htm

 

1 « On observe aussi durant cette période [entre 1982 et 2003] un décrochage entre l’accroissement de la population et la "consommation" d’espace, traduisant une augmentation annuelle des "besoins" par habitant de 7 m2 : maison individuelle au lieu de l’habitat collectif, surface plus grande des maisons (+ 15 m2 entre 1984 et 2006) et des jardins (510 m2 avant 1974 et 720 m2 après 1999), surfaces en espaces verts et de loisirs, diminution du nombre de personnes par logement entraînant une demande supplémentaire de logements (de 2,9 en 1984 par maison individuelle à 2 en 2006, et de 2,4 en logement collectif à 2) ». (Courrier de l’environnement de l’INRA n° 57, juillet 2009)
Traduction : la petite maison dans la prairie ce n'est pas durable, le petit pavillon grignoteur de terre ce n'est pas durable. Il faut se résoudre à, ou choisir, l'urbanisation verticale.

2 Pour la production de biocarburants [...] d’ici 2020, les pays industrialisés pourraient consommer jusqu’à 150 kilos de maïs par habitant et par an en vue de la transformation en éthanol – à parité avec la consommation alimentaire de céréales dans les pays en développement (FAO - 2011)


Moyenne des avis sur cet article :  1.56/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

181 réactions à cet article    


  • JL JL 12 mars 08:32

    Pardon mais je ne peux pas lire un article qui pose a priori cette affirmation, je cite : ’’L’agriculture bio gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre !’’
     
    Pour vous ce sont les agriculteurs bio qui ont tué la fertilité de la terre là où on ne peut plus rien faire pousser sans les engrais de Monsanto et Bayer  ?!!!
     
    La terre, de plus en plus rare ? Vous voulez dire : la terre encore vivante ?


    • Diogène Diogène 12 mars 09:00

      @JL

      Deuxième « a priori » faux :

      « On sait pourtant les famines d’autrefois, lorsque tout le monde mangeait bio. »

      Autrefois, on ne mangeait pas « bio », ce terme faisant référence à un protocole ou une charte qui s’appliquent à des méthodes agricoles utilisant des technologies mécaniques et chimiques inconnues « autrefois » (terme qui peut aussi bien concerner les chasseurs-cueilleurs que le les éleveurs-jardiniers du néolithique ou les agronomes de Colbert et Parmentier !).

      « Autrefois », « on » ne mangeait pas la même chose dans les chateaux et dans les chaumières.

      La question qui se pose est la capacité de la planète à subvenir aux besoins d’une population d’hominidés dont la prolifération n’est plus contrôlée pas la sélection naturelle... Pour ce qui est de la destruction de la planète en question, d’autres acteurs que les agriculteurs « bio » ont fait certains dégâts : urbanisation, autoroutes, aéroports, pétroliers (navires et foreurs), complexes touristiques, j’arrête....

    • JL JL 12 mars 09:19

      @Jarnicoton
       
       ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça, mais à Pierre Yves, c’est lui qui a écrit gaspille.
       
       Ceci dit, accapare ne me paraît pas plus adapté à la réalité.


    • Pierre Yves Pierre Yves 12 mars 10:14

      @JL

      "Pardon mais je ne peux pas lire un article qui pose a priori cette affirmation, je cite : ’’L’agriculture bio gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre  !’"’

      En effet, vous n’avez pas lu la suite de l’article.

      Dans la suite des référence de recherche sont données qui montrent que l’agriculture bio nécessite plus de terre arable pour produire la même quantité de nourriture. C’est ce qui s’appelle gaspiller la terre.

      Vous semblez mettre en doute le fait que la terre arable est de plus en plus rare. Certainement parce que vous n’avez pas lu la suite de l’article qui montre la surface de terre arable par habitant, voyez le diagramme. Ce phénomène est expliqué.

      Conclusion, avant de commenter un article, il vaut mieux le lire.

      Pierre Yves


    • Pierre Yves Pierre Yves 12 mars 10:15

      @Diogène

      "Autrefois, on ne mangeait pas « bio », ce terme faisant référence à un protocole ou une charte, etc."

      Vous jouez avec les mots, sans faire progresser la discussion.

      Vous avez pourtant compris le problème que je pose, puisque vous le répétez : "La question qui se pose est la capacité de la planète à subvenir aux besoins d’une population d’hominidés dont la prolifération n’est plus contrôlée pas la sélection naturelle..."

      Et alors, que proposez-vous ?

      Pierre Yves.


    • pemile pemile 12 mars 10:21

      @Pierre Yves "C’est ce qui s’appelle gaspiller la terre."

      Un rendement très légèrement inférieur peut aussi s’appeler préserver la terre sans l’épuiser, non ?


    • nono le simplet nono le simplet 12 mars 10:26

      @pemile
      Un rendement très légèrement inférieur peut aussi s’appeler préserver la terre sans l’épuiser, non ?

      meuh non ! le court terme à tout prix, y a que ça de vrai !

    • Attila Attila 12 mars 10:41

      @Diogène
      « 

      Deuxième « a priori » faux :
      « On sait pourtant les famines d’autrefois, lorsque tout le monde mangeait bio. »
      Autrefois, on ne mangeait pas « bio » »

      Exact. Affirmer que nos ancêtres mangeaient « bio » est de l’ignorance crasse, voire de l’escroquerie intellectuelle.
      Le « bio » est un mode de production alimentaire conforme aux dogmes religieux de l’écologie, le culte de la Nature, Comme le casher pour le judaïsme ou le halal pour les musulmans.

      Nos ancêtres étaient chrétiens. Un minimum de respect serait de ne pas les affubler d’une religion qui n’était pas la leur.

      .


    • Pierre Yves Pierre Yves 12 mars 10:59

      @Attila

      Je ne sais pas si tout le monde saisira votre second degré.

      J’en rajoute une couche.

      La religion de nature ; catéchismes, diables, saints, interdits alimentaires, inquisitions

      Comme toute autre, cette nouvelle religion a son catéchisme, ses diables, ses saints [*], ses interdits alimentaires, son inquisition. Les faucheurs volontaires sont ses moines-soldats, faucille au poing, Monsanto est son diable. Ses fidèles ne lisent, ne croient, et ne récitent que le catéchisme des sites militants. Tout comme les adeptes d’autres religions ne lisent, ne croient, et ne récitent que leurs vieux livres saints.

      Contredire les vérités révélées d’un livre saint, c’est la signature de celui qui a vendu son âme au diable.

      Contredire les vérités révélées des sites militants, c’est la signature de celui qui a vendu son âme au diable Monsanto.

      Mais l’inquisition veille, ses tribunaux fonctionnent. On a mis en service une certain « Tribunal International Monsanto », sur le modèle du bon vieux temps de l’inquisition. Il a tenu séance à La Hague en Octobre 2016 ; toutefois, en ce qui concerne les peines, les bûchers sont maintenant interdits par la loi.

      Il y avait les aliments halal, ou cachère ; il y a maintenant, aussi, les aliments « bio – sans OGM ». Les rayons spécialisés « bio – sans OGM », « halal », « cachère », sont souvent côte à côte ; c’est la traduction en pratique du ressenti inconscient qu’il s’agit de spécificités différentes, mais de même nature, de nature religieuse.

      [*] Dans le cas des OGM, il s’agit de quelques chercheurs-militants qui tentent de découvrir des méfaits des OGM

      http://ecologie-illusion.fr/OGM-controverse-science-ou-religion.htm

      Pierre Yves


    • pemile pemile 12 mars 11:38

      @Pierre Yves "Ses fidèles ne lisent, ne croient, et ne récitent que le catéchisme des sites militants."

      Faux, j’ai lu votre article et quelques uns de votre blog.

      Vous aimez la science, moi aussi, alors vous allez nous apporter une étude scientifique récente qui démontre que sans OGM et sans pesticides il est impossible de nourrir la population mondiale actuelle ? Et chiffrer quel serait le seuil démographique pour la nourriture, MAIS AUSSI pour les autres ressources ?

      Et que OGM et pesticides sont pérennes sur le long terme ?


    • JL JL 12 mars 11:42


      @Pierre Yves
       
       j’ai bien dit que je ne commentais pas l’article mais un propos.
       
      Si j’avais commenté l’article j’aurais dit que l’agriculture bio ne nécessite pas plus de terre arable pour produire la même quantité de nourriture. Au contraire même, puisque la nourriture industrielle est de piètre qualité.
       
      "Un bon nombre de dirigeants de l’industrie agricole, de scientifiques spécialisés dans l’environnement et dans l’agriculture et d’experts agricoles internationaux pensent qu’une transition à grande échelle vers l’agriculture biologique permettrait non seulement d’augmenter l’approvisionnement alimentaire mondial mais serait peut-être même la seule manière d’éradiquer la famine."
       
      Je sais bien que la population du globe s’accroit, mais ce n’est pas pour autant que la terre arable est en diminution : si elle diminue c’est à cause des pollutions. Les biens les plus précieux pour l’humanité c’est l’eau et la qualité de notre environnements.


    • Rmanal 12 mars 11:57

      @JL
      3ème stupidité : « les terres arables disparaissent » : non, rien ne disparait, il n’y a pas de trou dans la terre smiley
      Ce sont les agriculteurs eux mêmes qui en augmentant leur productivité délaissent des parcelles de champ. En france la surface de la forêt croit : ce n’est pas un cause, mais une conséquence.
      Rien de plus facile que de la récupérer, si c’était rentable.
      Même l’affreuse FNSEA, productiviste parmi les productivistes, poussent ses agriculteurs à se diriger vers le bio.
      Bref un ramassis de données analysées par un ignare du sujet.


    • JL JL 12 mars 12:03

      @Rmanal
       
      est-ce que j’ai écrit cette stupidité ?
       
      Je sais lire, mais pas ce qui est mal exprimé, même nuancé par un émoticône ; désolé.


    • Attila Attila 12 mars 12:15

      @Pierre Yves
      Bonjour Pierre-Yves,

      Il n’y a aucun second degré dans mon message, tout est exact et vérifiable. Les phénomènes religieux sont très anciens, probablement nés avec l’humanité, et sont étudiés depuis longtemps.
      Dans une étude du Groupe de Sociologie des Religions du CNRS intitulé « Religion et écologie », Danièle Hervieux-Léger écrit : « L’écologie est un phénomène religieux ».
      Dans l’ouvrage de référence d’Émile Durkheim « Les formes élémentaires de la vie religieuse », édité chez P.U.F., Il décrit trois critères que l’on constate toujours dans tous les phénomènes religieux.
      L’écologie correspond parfaitement aux critères d’Émile Durkheim.

      .


    • Attila Attila 12 mars 12:18

      @Attila
      Je précise que je suis pour une approche laïque des questions d’environnement.

      .


    • Alren Alren 12 mars 12:37

      @Diogène

      Rien à ajouter !


    • pemile pemile 12 mars 12:37

      @Attila « Je précise que je suis pour une approche laïque des questions d’environnement. »

      Moi aussi ! On enlève la religion de productivisme quelqu’en soit le prix environnemental, la religion scientiste de « l’amélioration » génétique de la nature, la religion du pesticide chimique indispensable depuis 50 ans dans une nature âgée de quelques milliards d’année, que reste-t-il ?


    • Attila Attila 12 mars 12:43

      @pemile
      Vous êtes un fanatique religieux adorateur de Mère Nature.

      .


    • pemile pemile 12 mars 12:54

      @Attila « Vous êtes un fanatique religieux adorateur de Mère Nature. »

      Et vous allez faire l’effort de justifier cette accusation ridicule ?

      C’est de vous avoir contredit sur votre reprise grotesque que le sel de table est plus toxique que le glyphosate ?

      « Vous êtes un fanatique religieux adorateur du glyphosate. »

      « Vous êtes un fanatique religieux adorateur de la thèse de Georgette Mouton. » (vous l’avez posté au moins dix fois sur la plupart des sujets relatifs à l’écologie ! smiley )

      « Vous êtes un fanatique religieux adorateur de l’anti-écologie. »

      Etc, etc, je continue ?


    • Attila Attila 12 mars 12:58

      @pemile
      « Et vous allez faire l’effort de justifier cette accusation ridicule ?  »
      Il n’y a qu’à relire vos messages.

      .


    • pemile pemile 12 mars 13:02

      @Attila « « Et vous allez faire l’effort de justifier cette accusation ridicule ? » Il n’y a qu’à relire vos messages. »

      Ne bottez pas en touche, citez, citez, svp smiley


    • Alren Alren 12 mars 13:11

      @Alren 

      Rien à ajouter sinon que l’agriculture productiviste mobilise en Europe de la terre pour la production de denrées que la médecine considère comme plutôt mauvaises pour la santé :

      - le sucre (betteraves à sucre) qui est cancérigène et provoque obésité et maladies cardiovasculaires.

      - le lait, particulièrement le lait de vache, qui ne convient ni aux nourrissons ni aux adultes. Les vaches de l’agriculture productiviste sont gavées de substances médicamenteuses qui se retrouvent dans le lait. Certains expliquent ainsi que la taille des jeunes d’aujourd’hui est en forte augmentation du fait qu’ils absorbent des hormones de croissance qu’on a fait ingurgiter aux vaches pour qu’elles produisent davantage.
      Si le beurre et le fromage fermenté ont un intérêt, le volume de leur consommation avec leurs graisses saturées est excessif dans l’alimentation actuelle. De plus pour obtenir ce lait, il faut que les vaches enchaînent les vêlages d’où une production de viande bovine excédentaire par rapport aux besoins de la diététique : on incite ainsi les gens à manger trop de viande.

      - le blé « moderne » trop riche en gluten, mais ainsi plus facile à panifier rapidement par la boulangerie industrielle, un gluten de plus qui semble différent de celui d’autrefois et qui provoque des intolérances visibles et des irritations plus discrètes du tube digestif.
      Ce blé est aussi utilisé pour la nourriture de « fermes de mille vaches », allant ainsi à l’encontre de l’alimentation naturelle de ces ruminants qui est l’herbe et ses plantes variées.

      Mais le grand crime contre l’humanité de l’agriculture chimique, c’est d’introduire dans le circuit de l’alimentation les perturbateurs endocriniens que la revue scientifique La Recherche, dans son numéro de ce mois de mars, présente comme endommageant le cerveau !
      On les soupçonnait, avec de fortes raisons, de provoquer des cancers, mais ils pourraient aussi être la cause de cette baisse de l’intelligence moyenne constatée dans la nouvelle génération !

      L’agriculture ne manque pas de terres en France si nous prospectons les zones de moyenne montagne pour y cultiver des légumineuses riches en protéines végétales.
      Ce que l’on ne pouvait pas faire en cultivant avec des chevaux, on peut le réussir aujourd’hui avec le matériel moderne et de nouvelles techniques qui se passent de labour.

      Et pour nourrir l’humanité je ne parle pas des cultures d’algues et de récupérer des protéines en élevant des insectes etc.


    • Christ Roi Christ Roi 12 mars 13:19

      l’auteur de cet article devrait nous enfin nous avouer POUR QUI il travaille. La plupart de ces articles sont de magnifiques argumentaires pro-industriels pro-gouvernementaux et c’est très curieux. Ils sentent le think-tank transatlantique à plein nez. 

      @ l’auteur, ça paye bien de travailler pour les lobbies ? smiley

    • joletaxi 12 mars 13:33

      @Christ Roi

      la pertinence de votre argumentaire nous laisse sans voix.
      sinon, des commentaires sur le dernier match du PSG ?


    • Rmanal 12 mars 13:56

      @JL
      Désolé pour le malentendu : je rebondissais sur votre premièrement pour le compléter et abonder dans votre sens.


    • JL JL 12 mars 14:15

      @Rmanal
       
      pas de soucis.


    • Attila Attila 12 mars 14:27

      @pemile
      J’ai assez perdu de temps avec un gugusse comme vous !

      .


    • pemile pemile 12 mars 14:37

      @Attila « J’ai assez perdu de temps avec un gugusse comme vous ! »

      Vous ne faites plutôt que démonter qu’il est plus facile de balancer des « Vous êtes un fanatique religieux adorateur de Mère Nature. » et de se défiler dès qu’on vous demande de vous justifier smiley

      A bientôt sur un autre article où vous viendrez pondre votre écolo = nazi smiley


    • pemile pemile 12 mars 14:38

      @Attila

      PS : toujours à voter 3 étoiles à vos propres commentaires smiley


    • Attila Attila 12 mars 14:46

      @Attila
      Citation du gugusse : « votre reprise grotesque que le sel de table est plus toxique que le glyphosate ? » Lien

      Qu’est-ce qu’il dit le gugusse ? « Vous aimez la science, moi aussi, alors vous allez nous apporter une étude scientifique récente . . . » Lien
      Pour évaluer la toxicité d’une substance, il existe une procédure scientifique normalisée universellement reconnue : la dose létale médiane ou DL50. Pour le sel de cuisine, la DL50 est de 3,3 grammes par kilo de poids corporel. Pour le glyphosate, la DL50 est de 5 grammes. C’est-à-dire que la quantité de glyphosate nécessaire pour tuer les rats de laboratoire est plus importante que celle du sel. On a besoin de plus de glyphosate pour tuer les rats de laboratoire que de sel. Si la DL50 du glyphosate était de 5 microgrammes ce serait un poison, mais elle est de 5 grammes. Il n’y a pas de doute.
      Le gugusse persiste à vouloir nous faire gober que le glyphosate est un poison alors que les études scientifiques montrent le contraire. Il est aussi ubuesque que ceux qui persistent à croire que la Terre est plate.

      .


    • pemile pemile 12 mars 14:56

      @Attila

      Merci de reprendre encore et toujours cet argumentaire de Monsanto ! smiley


    • Pierre Yves Pierre Yves 12 mars 16:17

      @JL

      "Un bon nombre [...] éradiquer la famine"

      Longue citation... sans aucune référence des chercheurs !

      "La terre arable ne serait pas en diminution"

      Vous n’avez jamais entendu parler de l’extension des villes, de nouveaux lotissements, etc ? Et vous n’avez pas vu le diagramme dans l’article  ?


    • pemile pemile 12 mars 16:41

      @Pierre Yves "Vous n’avez jamais entendu parler de l’extension des villes, de nouveaux lotissements, etc ? "

      Vous nous donnez ce que l’artificialisation (espaces bâtis et infrastructures) représente dans la diminution des terres arables ?


    • Pierre Yves Pierre Yves 12 mars 17:26

      @Christ Roi

      Il y a des gens comme ça, qui n’ont aucun idéal et croient qu’on n’agit que pour l’argent, le fric, le flouze.

      Pour ma part j’ai la passion de savoir et de faire savoir, de détecter les idées fausses, les pièges des idéologies, et de les faire savoir.

      Je n’ai pas besoin qu’on me paye pour ça.


    • Attila Attila 12 mars 17:43

      @pemile
      « Merci de reprendre encore et toujours cet argumentaire de Monsanto !  »
      Ben tiens, le résultat des études scientifiques ne vous convient pas ? C’est un coup de Monsanto !

      .


    • V_Parlier V_Parlier 12 mars 18:01

      @Pierre Yves
      Je lis : "nécessite plus de terre arable pour produire la même quantité de nourriture. C’est ce qui s’appelle gaspiller la terre« 
      -> Non. Gaspiller la Terre c’est la polluer et/ou la rendre stérile.
      En plus c’est faux. C’est la méthode de récolte qui empêche de faire du bio »productif« au niveau des mètres carrés. Tout jardinier amateur »bio" qui mélange les espèces sur un très petit espace disponible peut faire des récoltes stupéfiantes (et si ce n’est moi, c’est mon épouse, donc je suis aux premières loges pour le constater). On va me dire : oui mais ça coute trop de main d’oeuvre ! En effet, c’est là qu’est la différence : payer le cout du travail rebute le consommateur moyen. Mais toutefois, si un jour on décide de faire de la technologie utile au lieu de faire du gadget et du transhumanisme, on pourra faire des robots récolteurs petits et légers qui récolteront sur des espaces jugés jusqu’alors non mécanisables et le rendement au mètre carré pourra être spectaculaire.

      NB : Parler d’accaparement de terres dans un pays où tous les champs sont de plus en plus abandonnés, il faut le faire...


    • V_Parlier V_Parlier 12 mars 18:08

      @Attila
      La dose létale c’est celle qui tue tout de suite.
      Or on sait très bien que le glyphosate à doses plus faibles tue plus tard. Votre argument complètement à côté de la plaque témoigne d’une mauvaise foi sans nom.


    • nono le simplet nono le simplet 12 mars 18:13

      @Attila
      la dose létale médiane ou DL50. 

      pour un sac tombé de 6 m de haut la dose létale de glyphosate est de 12 kg comme pour le sel mais pas comme pour la plume !-))

    • pemile pemile 12 mars 18:19

      @Attila « Ben tiens, le résultat des études scientifiques ne vous convient pas ? »

      Mais si, c’est bien pour cela que ne prendre que la DL50 et la comparer à celle d’un aliment indispensable à la survie, comme le sel de table, est une manipulation honteuse, que seul Monsanto pouvait oser et des benêts reprendre comme argument scientifique.

      Comparée à la DL50 de 5g/kg, on reparle de la dose de 0.002g/kg sur le long terme ?


    • Attila Attila 12 mars 18:20

      @V_Parlier
      «  Or ON sait très bien que le glyphosate à doses plus faibles tue plus tard »

      Là aussi c’est faux : une étude de cohorte portant sur 89000 (quatre vingt neuf mille) personnes suivies médicalement pendant vingt ans n’a trouvé aucun lien entre le glyphosate et les cancers.
      Glyphosate : un nouvel amiante ?
      .

      Encore un coup de Monsanto ?

      .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès