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Accueil du site > Tribune Libre > Vive la république ? Vive les valeurs républicaines ?

Vive la république ? Vive les valeurs républicaines ?

Nous sommes bassinés depuis quelque temps par la vénération du mot république à laquelle certains mettent même une majuscule, et par les valeurs républicaines où chacun met ce qu’il souhaite imposer aux autres de sa propre idéologie. Le monde politico-médiatico-universitaire sacralise ce mot alors qu’il n’est en soi qu’un espace à remplir ou un temps à occuper puisqu’il n’est qu’une traduction de « chose publique » en latin, res publica. C’est un nom que l’on peut donner au bien commun si l’on sait ce qu’il recouvre et si on ne se limite pas comme aujourd’hui à se mordre la queue en répondant que ce bien commun est la république. Que la chose publique soit importante est une évidence, c’est même toute la nécessité du collectif, en harmonie indispensable quoique compliquée avec l’individuel. Mais croire que l’on peut réduire le collectif au mot creux de république pour équilibrer efficacement l’individualisme galopant et entretenu par les médias, relève de l’escroquerie. Le mot république est devenu une simple éponge de tous les fantasmes et de toutes les utopies des privilégiés qui ont accès aux médias et qui alimentent leur auto admiration en vénérant la république par l’habillage qu’ils en font avec les valeurs républicaines qui les arrangent. La devise actuelle de la France, Liberté Égalité Fraternité est pour cela bien commode puisque ces trois mots peuvent s’entendre aussi facilement dans le registre actif et très intéressant de l’effort sur soi que dans celui passif et délétère du laisser-aller.

Le premier, et quasiment le seul, à avoir parlé de la république dans sa globalité depuis les Grecs, est Jean Bodin qui a écrit en 1576 Les six livres de la république en distinguant ses différents états, monarchique, aristocratique et populaire. Wikipedia résume fort bien son impact sur tout l’Occident à la fin du XVIe siècle :

Les Six Livres de la République ont été écrits d'abord en français en 1576. Dès la fin des années 1570, cet ouvrage était étudié à Londres et à Cambridge et c'est pour des publics universitaires de ce genre que Bodin en fait lui-même une version en latin, publiée en 1586. Entre 1576 et 1629, cet ouvrage a connu au moins quatorze éditions françaises et neuf éditions latines. Il a été traduit en italien (1588), espagnol (1590), allemand (1592 et 1611) et anglais (1606). Abondamment discuté en France, en Angleterre et dans les pays germaniques, il a inspiré les travaux des juristes et théoriciens de l'État moderne, notamment GrotiusPufendorfHobbes et Locke. Il se trouvait dans les bibliothèques des premiers colons puritains de Nouvelle-Angleterre dès 1620.

La première phrase du premier livre de Bodin définit la république :

La république est en droit gouvernement de plusieurs ménages, et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine.

Il entame son deuxième livre par les différents états possibles de république :

Si la souveraineté gît en un seul prince, nous l’appellerons monarchie. Si tout le peuple y a part nous dirons l’état populaire. S’il n’y a que la moindre partie du peuple, nous jugerons que l’état est aristocratique.

Qui est encore conscient que la monarchie est une forme de république ? En lui mettant une majuscule, nous avons fabriqué une République qui n’a plus rien à voir avec le problème du collectif à organiser, et qui se contente d’imposer une solution prétendument populaire, imaginée en fait par l’aristocratie et mise en œuvre en réalité par la monarchie. Sur les définitions simples et claires de Bodin, et en ouvrant simplement les yeux, nous nous apercevons en effet que, si nous nous intéressons aux ingénieurs qui pensent et décident (Comité scientifique, conseil de défense, Banque mondiale, ONU, OCDE, OMS, FMI, Commission européenne, Trilatérale, Bilderberg, le Siècle …), nous sommes dans une aristocratie (le gouvernement par les meilleurs en grec) extrêmement théorique. Si nous nous intéressons aux techniciens qui exécutent, nous sommes en monarchie. Macron a en effet beaucoup plus de pouvoirs que Louis XIV tout en se réduisant lui-même au double rôle d’exécutant d’ingénieurs plus que discrets et de recruteur de collaborateurs à l’échine suffisamment souple pour avaler toutes les couleuvres d’une politique qui ne cherche pas à résoudre mais à tenir.

L’état populaire pourrait pourtant exister par l’utilisation des référendums comme en Suisse. L’aristocratie discrète et la monarchie exécutante (Sarkozy à l’époque) y ont mis un violent coup d’arrêt en France par le traité de Lisbonne qui a imposé au peuple français en 2008 ce qu’il avait refusé par référendum le 29 mai 2005.

Cette république qui n’est plus qu’un maelstrom nous entraînant vers l’inconnu ne tient provisoirement que par l’injection massive d’énergie monétaire que l’on continue à prétendre sans source énergétique et qui remplacer l’énergie humaine rendue obligatoirement inemployée par les confinements et les couvre-feux après l’avoir laissée inemployée par le chômage.

La phrase monarchique tant de fois répétée « quoi qu’il en coûte » est l’illustration inquiétante de l’espoir imbécile de remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire.

On y cumule deux incompétences sur lesquelles est construite la dissimulation, espérons-le, inconsciente, du retour de l’esclavage.

La première incompétence est statique. Elle est sur la monnaie que tout le monde utilise en ne s’interrogeant jamais sérieusement, ni sur la source de son efficacité ni sur le pourquoi de la confiance que son nom de monnaie fiduciaire demande sans rien expliquer. Jusqu’au 15 août 1971 la confiance était dans la réalité de l’or. Depuis cette date la confiance n’est que dans l’avenir, ce qui permet d’y placer les fantasmes les plus fous et les dynamiques les plus imaginaires.

La seconde incompétence est dynamique. Elle est de croire que la « reprise », quand elle arrivera, « fera le travail » et remboursera aux banques l’argent qu’elles ont créé arbitrairement et qu’elles pourront détruire après prélèvement. C’est tout le problème de la prétendue création de richesse en nous prenant pour des dieux alors que la réalité concrète est que nous ne sommes que des hommes réduits à échanger pour vérifier que nos productions sont des richesses et non des déchets. La création monétaire dont l’utilisation est chiffrée par le PIB, fait croire à la création de richesse en permettant abusivement de reconnaître comme richesses des tas de productions qui n’en sont pas. Combien de journalistes polluent les médias en répétant que le PIB mesure la création de richesses ?

La République avec sa majuscule masque avec la croyance en ces deux incompétences, l’abomination d’une création permanente d’énergie monétaire factice qui, pour être utilisable, se nourrit de la réinvention de tous les esclavages que nous constatons tous les jours et qu’il est toujours bon de répéter : l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration. Cette réintroduction de l’esclavage est le fondement caché de la grande réinitialisation de Davos et du nouvel ordre mondial.

Comment faire comprendre qu’un monarque qui dit vouloir protéger en disant « quoiqu’il en coûte », oublie simplement, on l’espère inconsciemment, de dire « quoiqu’il vous en coûte à vous esclaves » ? La République avec sa majuscule ne fait que justifier notre aujourd’hui en vendant notre demain, la conscience apparemment tranquille.

Quel candidat en 2022 nous sortira la tête des nuages et nous remettra les pieds sur terre ?


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26 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 30 janvier 14:59

    Marc vous allez faire aux zélotes du site, il y a beaucoup de « croyants » sur Avox vous savez !?

    Ils ont balancé Dieu, la « démocratie » fait de l’eau de toute part et vous venez leurs carboniser leur dernier Totem.

    Qu’est-ce qu’il nous reste ? La science ? Le progrès ? Là encore, il semble qu’on racle les fonds.

    Pauvres de nous...


    • Clocel Clocel 30 janvier 14:59

      @Clocel

      faire de la peine... Sorry...



    • infraçon infraçon 30 janvier 17:31

      Bonjour Marc,

      j’ai quitté l’écriture dans agoravox, que je consulte en pointillés depuis, sans regrets, avant un départ vraiment définitif.

      Et puis je lis votre article qui est parfait et je tenais à vous le mentionner.

      Bien que nous ne soyons pas sur la même ligne (je suis pour une réflexion sur un futur « différent »), pour ce qui est du présent je considère bien sûr qu’il faut continuer à se bagarrer contre ses inepties et vous y avez contribué aujourd’hui.

      Par ailleurs je comprends votre théorie sur l’économie basée sur une production réelle et utile (l’échange vrai et une monnaie accumulateur non trafiqué de l’énergie humaine) mais personnellement je pense que tant que l’argent existera, il ne sera guère possible de modifier l’état d’esprit d’un tas de gens, de ceux qui croient pouvoir faire fortune (sans doute quelques uns y arriveront, mais je serais curieux de connaître ceux qui le feront par des voies honnêtes) ou de ceux qui croient pouvoir se sortir de leur vie précaire, seuls, à la force du « poignet » et bien sûr de ceux qui ne veulent pas lâcher la proie pour l’ombre (excellent argument pour ne rien faire, ni réfléchir). Quant à ceux de l’étage supérieur, ce n’est même pas la peine d’en parler.

      Bon, je retourne dans ma coquille.


      • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 30 janvier 18:55

        Ca vous prendrait trop de temps d’ouvrir le dictionnaire au mot « République » ?


        • Marc Dugois Marc Dugois 30 janvier 20:57

          @Pic de la Mirandole

          Moins que de lire les 6 livres de la république de Bodin ou la République de Platon. Leurs approches sont moins limitées que celles de certains dictionnaires contemporains qui semblent vouloir faire naître la République en Angleterre avec Cromwell puis en france avec Robespierre.


        • Ecométa Ecométa 30 janvier 20:15

          "Nous sommes bassinés depuis quelque temps par la vénération du mot république à laquelle certains mettent même une majuscule, et par les valeurs républicaines où chacun met ce qu’il souhaite imposer aux autres de sa propre idéologie."

          « Chacun »... je crois que vous vous tromper « que certains » conviendrait mieux !

          "La devise actuelle de la France, Liberté Égalité Fraternité est pour cela bien commode puisque ces trois mots peuvent s’entendre aussi facilement dans le registre actif et très intéressant de l’effort sur soi que dans celui passif et délétère du laisser-aller".

          Personnellement je met une majuscule à « République » qui, pour moi est un terme qui à du sens ! La République c’est une institution démocratique et qui concerne effectivement la gestion de la « chose publique ». A ce titre je tiens Macron comme un traitre à la « République », car, n’ayant de cesse que de détruire le « service public », il se comporte comme un président de la « Res-privat » : de la seule chose privée ! 

          On peut faire la même chose avec d’autres termes, comme celui d’économie, de démocratie, de politique, de société... qui sont tous vilipendés par un individualisme, « paroxysme » d’individualité, totalement crétin ! Et là on perd toute valeur.

          Ce n’est pas parce que des gens bafouent ces concept de valeur, qui, logiquement au fil de temps, devraient pourtant être emprunt d’Humanité ( j’y met une majuscule) ; ce n’est pas pour cela qu’il faut les laisser pour compte ; au contraire : il faut leurs redonner leur vraie valeur et les défendre bec et ongles car ils n’ont rien de désuets ! 

          Les mots ont un sens ; le problème c’est que nous perdons ce sens : nous perdons connaissance ; que cette perte de connaissance est surtout le fait de ceux qui nous dirigent et rejettent ces beaux principes !

          Nous avons , depuis plus de deux siècles, inventé de nouveaux mots qui en fait s’avèrent être de véritable : maux !

          C’est ainsi qu’on est passé de liberté à un libéralisme paroxysme de liberté.

          De la rationalité au rationalisme parosxyme de rationalité et plus rationlaité

          De la productivité au prioductivisme

          De l’Humanité à un humanisme technoscientiste

          De la science au scientisme

          Les mots en « isme » sont des paroxysmes : ce sont des « maux » car ils abusent tout !

           


          • Octave Lebel Octave Lebel 30 janvier 21:03

            « Quel candidat en 2022 nous sortira la tête des nuages et nous remettra les pieds sur terre ? »

            Jolie formule bien balancée qui me semble contredire l’aspiration républicaine que vous évoquez.

            Si nous attendons comme nos institutions et nos médias qui semblent en être les répétiteurs et les gardiens délégués nous y incitent que quelqu’un nous mette les pieds sur terre autant se remettre à croire à la guérison des écrouelles et à la culpabilité de ceux qui ne guérissent pas.

            Il faut changer nos institutions et nous avons déjà trop perdu de temps et nous le payons chaque jour.

            La finalité des institutions n’est quand même pas de choisir un chef de parti et d’arbitrer les carrières de ces messieurs-dames.


            • Ecométa Ecométa 31 janvier 14:33

              @Octave Lebel
              Le problème ne relève pas, à proprement parler, des « institutions », qui d’ailleurs on été établies au fil du temps de manière « relativement » démocratiques ; le problème relève de l’usage qui en est fait : en fait du très mauvais usage qui en est fait !

              Le problème c’est la « prévarication » par les gens qui nous dirigent, qu’ils soient « politicien » ou « dirigeant économiques », et qui détournent ces institutions à leur seul profit ou à celui de leurs « donneurs d’ordres » : un manquement à leurs obligations républicaines et démocratiques !.

              La « Res-publica », la « chose publique », est en train de mourir et elle est remplacée par la « Res-privat » : la seule « chose privée » !

               L’État Nation, la République avec un « R », sont sensés réguler sociétalement : il et elle ont rôle de régulateur ! Le problème c’est qu’on ne régule plus rien, même qu’on dérègle beaucoup et tout ; ceci, au nom du libéralisme économique, du libre échangisme, du concurrentialisme, que des « paroxysmes », que de l’abus, pour toujours plus de « profits financiers » !

              Nous sommes dans la seule satisafaction des moyens mis en œuvre, de seuls tenants et aboutissants de leurs propriétaires ; quant à la finalité sociétale : nous pouvons aller nous faire brosser pour rester poli !

              Nous sommes dans le pire laisser faire et le pire laisser aller : nous revenons au 19 ème siècle voire même au 18 ème avec les « physiocrates » et leur « laissez faire et laissez aller » à l’impératif  ! 


            • Octave Lebel Octave Lebel 31 janvier 20:20

              @Ecométa

              Je pense qu’il y a à l’évidence une aspiration démocratique dans notre pays et que nous sommes entretenus dans une situation schizophrénique et qu’il va falloir en sortir vite.

              Présidentielles 2017 :

              ● Évolutions des votes entre le 1er et second tour

              Votes blancs : de 659 997 à 3 021 499 (x 4.6)

              Votes nuls : de 289 337 à 1 064 225 (x 3.68)

              Abstentions : de 10 578 455 à 12 101 366 (x 1.14)

               

              ● Résultats second tour :

              E Macron :20.8 millions

              M Le Pen : 10.6 millions

              Absentions : 12.1 millions

              Blancs+nuls : 4.07 millions

               

              Abstentions, nuls et blancs lors des législatives 2017 : 62%

              Elections européennes 2019  : scrutin de liste bloquée à un tour, taux d’absentions 49.88% (plus de 70% de notre législation découle du droit européen).

              Elections municipales : 30 000 maires élus au 1er tour le 15 mars 2020 en l’absence de 55% des électeurs contre 7600 en 2014 appuyés sur 64% de leurs concitoyens. 60% d’abstentions au second tour et des élus qui représentent entre 10 et 20 % du corps électoral.

              Elections sénatoriales 2020 : renouvellement de la moitié des mandats de la chambre haute (vote obligatoire) pour un mandat valable jusqu’en 2026 par les nouveaux élus municipaux composant la plus grande part de ce corps électoral.

              Représentativité de l’Assemblée Nationale 2017 :

              ● 4.5% des députés sont des employés (27.4% de la population active)

              ● 0% ouvriers (20.3% de la population active )

              ● Un député actuellement a été élu avec un pourcentage compris entre 18 et 22% du corps électoral.

               

               +

              « Année après année le Baromètre des médias de La Croix note une baisse de confiance des Français pour les médias. Le sondage de YouGov pour le Reuters Institute confirme une tendance, avec des chiffres encore plus alarmistes : sur 40 pays la France arrive à une pathétique 39e place, avec 24% de confiance en les médias, moins 11%.

              À titre de comparaison, la moyenne dans les pays sondés est d’une personne sur deux faisant confiance aux médias. »

               

              https://siecledigital.fr/2020/06/24/moins-dun-francais-sur-4-a-confiance-dans-les-medias  

               


            • Ecométa Ecométa 1er février 12:28

              @Octave Lebel

              Je partage entièrement le point de vue. Le processus électoral est totalement bidonné car relevant du « simplisme » : tout simplement de la dichotomie au dernier tour de la présidentielle. Très ouvert au départ, réellement démocratique, il est soudainement totalement fermé, ne laissant que le choix entre la peste et le choléra !
              En fait, nous sommes dans un cercle vicieux, celui du simplisme ; Il devrait être tenu compte des votes blancs, ce qui diminuerait l’abstentionnisme puisque nous aurions la possibilité de dire notre ’insatisfaction’ des politiciens, en fait de tous ces « politichiens » qui sont en dessous de tout !

              Il n’y a pas que le processus électoral : il y a aussi notre « savoir » ! Nous devons mous interroger : savoir pour quoi faire ? Pour réellement bien agencer, en tout entendement, en toute intelligence, ou pour mieux tout manipuler ?

              La réponse est évidente : pour tout mieux manipuler !

              Les mots en « isme » sont des paroxysmes ! Depuis plus de deux siècles nous n’avons eu de cesse que de développer, avec tous ces mots en « isme », une civilisation du paroxysme et nous abusons tout ! Nous abusons la « Nature », et les « états de nature » qui ont émergés de cette Nature première, dont notre propre nature humaine qui se trouve totalement niée ! Une civilisation qui participe de la réification de l’être humain qui devient une chose exploitable comme n’importe quelle autre ! 

              Devenu totalement paranoïaque et schizophrénique ce monde est « savamment » et « délibérément » malade. Il est malade de sa « raison rationalisme » et de sa « logique dichotomique ». C’est la raison qui fait la logique (non l’inverse) ; qui fait le savoir et la civilisation dans laquelle nous vivons ; à raison et logique paranoïaque et schizophrénique, civilisation forcément paranoïaque et schizophrénique !

              Une autre logique s’impose et qui tienne compte de la « complexité » : qui sert au lieu de se servir !

              Une logique complexe qui tienne compte de la complexité : qui sert au lieu d’asservir ! 

              Tout participe, tout s’entretient tout collabore dans la nature ; il n’y a que dans notre petite cervelle d’humain rationalisme, technoscientiste, que les choses s’opposent à l’antagonisme ! Il nous faut développer une logique qui assemble, rassemble, au lieu d’opposer :

              Cette logique existe depuis plus d’un demi-siècle et nous la rejetons car il y a des « intérêts » particuliers, qui n’y ont pas intérêt ; du moins le pensent-ils !

              C’est la logique, non pas systémique mais « écosystémique » pour éviter l’écueil du système pour le système et le système imbécile !


            • Sozenz 31 janvier 00:40

              un grand merci pour votre article !

              excellent !


              • mmbbb 31 janvier 07:56

                « et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.  » Moi je ne pleure pas , les francais sont devenus apathiques et se détournent de la chose publique Quant à l immigration , il y a une connivence de fait entre le MEDEF et la gauche : Je n ai jamais entendu un syndicaliste remettre en cause cette immigration , Pour MELENCHON c est devenu son reservoir electoral a détriment du peuple ouvrier dont il se fout !

                De surcroit l Europe traverse son hiver démogaphique ( blanc ) , donc a terme ce sera un basculement de civilisation

                Paradoxe , c est la thune qui permet de vivre et d avoir son havre de paix .

                Par ailleurs les francais notamment n investisse pas ou n epargnent pas dans l economie reelle mais dans produits de rente : immobilier livret A et pour les plus fortunés la bourse a des fins de speculation. Nous avons un des taux d epargne ( immoblier placement assurance vie ect ) les plus eleves

                Quant a l economie reeelle PME PMI , nous avons un des taux de prelèvements obligatoires les plus eleves et il est difficile d avoir une activite dans ce pays notamment une activite qui demande de la R & D. C est pour cela que les produits chinois nous ont balayés . 

                De surcroit notre mentalite education nat qui ne veut que de la culture G , et cette mentalite primaire anti patron, ne nous portent pas a avoir une dynamique d entrepreneur comme l Allemagne qui a su maintenir son tissu de PME PMI , puissant et perforamant

                Nous sommes dans ce merdier pour longtemps .

                NB voir le déclassement de notre pays , Pasteur a lache son vaccin , il n a pas mise suffisamment sur les biotechnologies contrairement aux USA Anticorps de synthese et vaccin a ARN . Mais dans ce pays la seule chose que l on sache faire et d infantiliser par la peur .



                  • L'apostilleur L’apostilleur 31 janvier 09:33

                    « une République ... une solution prétendument populaire, imaginée en fait par l’aristocratie  ... » 


                    Avec Solon les grecs l’appelaient démocratie et les romains l’ont fait vivre pendant des siècles. 

                    Chaque période de l’histoire a donné sa version pour des civilisations différentes. 

                    La France en est à la Ve.

                    L’important n’est-il pas de la faire vivre selon la volonté des peuples au fil du temps ?







                    • Marc Dugois Marc Dugois 31 janvier 10:16

                      @L’apostilleur

                      Les Romains ont tout fait vivre, de la monarchie avec l’empire à l’aristocratie avec le sénat, en passant par de rares moments où la plèbe avait son mot à dire.

                      Vous avez raison de dire que l’important est de faire vivre la république selon la volonté des peuples. Encore faut-il qu’il soient peuples vivant quotidiennement la difficile harmonie entre la raison, les sentiments et les besoins, et non seulement foules que seuls les besoins du ventre et les sentiments du coeur animent. Le vrai peuple appelle bon sens la raison de la tête et cherchait à l’exprimer par ses gilets jaunes. Le pouvoir lui a envoyé la police pour qu’il ne soit que foule manipulable aux sentiments par les médias et aux besoins directement par lui.
                      ..


                    • L'apostilleur L’apostilleur 31 janvier 12:48

                      @Marc Dugois

                      La République ce n’est pas que l’expression respectable des gilets jaunes. La police s’est confrontée aux débordements inacceptables qui ont contribué à décrédibiliser un mouvement qui n’a pas su (pu ?) trouver une représentation.

                      Resté celui d’une « foule » il est l’expression démocratique ( hors les exactions parallèles ) d’un mécontentement désorganisé qui n’a pas su (pu ?) signaler les solutions.

                      Comment la République pouvait y donner suite ? En lui offrant des sièges à l’Assemblée Nationale ?

                      Certes notre République est imparfaite, mais je suggère toujours à ses détracteurs de nous montrer un pays sur la planète où ils préféreraient vivre.

                      Notre République est un État de libertés qu’il faut faire respecter aussi. 


                    • Clocel Clocel 31 janvier 13:43

                      @L’apostilleur

                      Votre meilleur des mondes s’est acharné à détruire tous les modèles alternatifs qui pouvaient lui faire de l’ombre, et ce, partout sur la planète, ce qui en fait le pire des systèmes totalitaires.

                      Il y a bien évidement des alternatives à cette monstruosité, nous sommes dans les butoirs de cette abomination, la sortie ne pourra se faire que par le haut ou nous irons rejoindre les dinosaures.


                    • L'apostilleur L’apostilleur 31 janvier 16:33

                      @clocel
                      « Votre meilleur des mondes ... »
                      Vous êtes malhonnête, ce n’est pas mon meilleur des mondes, c’est le moins mauvais. 

                      Vous ne nous avez pas dit où il y en aurait un moins mauvais encore. Asie ? Afrique ? Amérique ?

                      Prenez votre temps, cherchez et dites nous. 
                      Votre découverte intéressera.


                    • Marc Dugois Marc Dugois 31 janvier 18:18

                      @L’apostilleur

                      La Suisse avec ses votations déclanchées par le peuple lui-même est, de mon avis, très nettement moins mauvais.



                      • tonimarus45 1er février 12:28

                        @Clocel-merci pour celien —Et on ya va tout droit a marche force a present ils s’attaquent a edf


                      • rogal 31 janvier 14:34

                        Il y a république (en tous sens) et République (Française ou tchèque, ou...). Identifier RF et France est certes un choix très discutable.

                        De même, croit-on bon de le rappeler, y a-t-il « quoiqui’il en soit » et « quoi qu’il en soit ».

                        Cordialement.


                        • rogal 31 janvier 14:36

                          @rogal
                          « quoiqu’il... » et « quoi qu’il... ».


                        • Marc Dugois Marc Dugois 31 janvier 15:30

                          @rogal

                          Quoique en un mot est synonyme de « bien que ». Quoiqu’il fasse beau j’ai froid.

                          Quoi que en deux mots est synonyme de « peu importe ce que ». Quoi que vous en pensiez, je continuerai à écrire.


                        • racbel 1er février 09:17
                          Vive la république ? Vive les valeurs républicaines ?Vous avez aussi oublié vive les Francs Maçons et ses coupeurs de têtes ainsi que les fossoyeurs de la Gaule et de son histoire.

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