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Accueil du site > Actualités > Economie > Création monétaire : sortir des idées reçues !

Création monétaire : sortir des idées reçues !

Les mécanismes de la création monétaire, grâce à la multiplication ces dernières années de nombreux contenus sur le sujet, sont de mieux en mieux compris par les citoyens, et il faut s’en féliciter. Il n’est plus un secret, aujourd'hui, que toute la monnaie que nous utilisons a été créée par les banques, sous forme de crédit ; et que sans dette, il n’y aurait plus de monnaie dans l’économie. Si cela est exact, de nombreuses idées reçues continuent à circuler, qui donnent une vision à la fois simplifiée et exagérée du problème monétaire, et tendent à une diabolisation à outrance du secteur bancaire. Il importe de les rectifier.

En finir avec l’idée d’ « intérêts manquants »

Une première idée fausse, assez répandue, voudrait que le système de création monétaire par la dette engendre un problème d’ « intérêts manquants ». Le système bancaire qui, dans son ensemble, prêterait par exemple 1M€ à l’économie (représentant dès lors toute la monnaie en circulation), demanderait en retour non pas 1M€, mais 1,2M€ en remboursement (1M de principal + 0,2M d’intérêts). Or, comme ces 0,2M€ supplémentaires n’ont pas été créés à l’occasion du prêt initial, la dette serait mathématiquement impossible à rembourser - sauf à emprunter de nouveau, et à entrer dans un cycle infernal d’endettement sans fin.

Cette vision ne tient pas la route. Car on ne peut pas considérer que le montant total (principal + intérêts) soit à rembourser en une seule fois, à l’échéance finale. Au contraire, les intérêts d’un prêt sont payables chaque mois, au gré des mensualités prévues (voir ici pour un exemple détaillé). Ils correspondent à la rémunération de la banque, qui les utilise pour couvrir ses engagements et ses charges, et sont réinjectés par elle dans l’économie. Ainsi en théorie, l’argent des intérêts a tout le temps, au gré des transactions, de revenir dans les poches des emprunteurs, permettant à ceux-ci de rembourser progressivement la totalité de leur crédit. Et s’il y avait des « intérêts manquants », cela fait longtemps que les économistes se seraient penchés sur la question.

Le niveau de profit réalisé par l'activité de banque de dépôt est à relativiser

Par ailleurs, contrairement à beaucoup d’idées véhiculées, les profits réalisés par les banques de dépôt (ou, s’agissant des banques universelles, par leur activité de crédit et de dépôt) ne sont pas démentiels comme on voudrait bien le croire. Ce fut sans doute le cas, historiquement, lorsque le système de réserves fractionnaires est apparu, et que les banques ne se faisaient pas concurrence entre elles autant qu'aujourd’hui. Mais, comme le faisait déjà remarquer l’économiste américain Irving Fisher dans son ouvrage 100% Monnaie (1935) : « L’avantage originel, inhérent aux banques, de pouvoir prêter jusqu’à dix fois la monnaie déposée chez elles, s’est depuis longtemps épuisé. Le très gros profit a été extrait il y a bien longtemps. La quête même de ce profit, par le jeu de la concurrence, a eu pour effet de le réduire – en offrant par exemple un intérêt sur les dépôts. » C’est pourquoi « les profits des banques sont moindres qu’ils n’apparaissent à première vue ».

Il semble encore que les taux d’intérêt pratiqués par les banques ne soient pas aussi excessifs qu’on le pense parfois. Le rapport Pauget-Constans sur la tarification des services bancaires (2010) fait même apparaître qu’en France, « les marges d’intérêt réalisées sur le crédit immobilier sont faibles, voire négatives dans certaines situations ou certaines périodes ». Certes, les banques se rattrapent par une tarification plus élevée sur d’autres services. Mais il est clair, encore une fois, que les activités de crédit et de dépôt ne sont pas une source de profits démesurés pour les banques, celles-ci réalisant plutôt l’essentiel de leurs gains via leurs activités de marché.

En France, les banques coopératives – qui appartiennent à leurs clients-sociétaires - représentent près de la moitié des dépôts

Enfin, il est intéressant de noter qu’en France, près de la moitié du marché des dépôts est détenue par les banques coopératives (45% selon un rapport de l’O.I.T.). Le principe d’une banque coopérative étant d’appartenir à ses clients-sociétaires, les profits réalisés sont en partie mis en réserve, en partie affectés à la (faible) rémunération des parts sociales ou au versement d’une ristourne coopérative, mais en aucun cas ils ne servent à enrichir des actionnaires. Si l’activité crédits et dépôts d’une coopérative bancaire donnait lieu à des profits gigantesques par le jeu des « intérêts manquants », il y a longtemps que cela se saurait !

En conclusion, s’il est évident que le système de création monétaire par les banques privées, basé sur le principe des réserves fractionnaires, est éminemment problématique, il importe de dépasser la simple vision de banquiers s’enrichissant de manière exponentielle par la magie d’intérêts manquants. Le biais majeur du système monétaire, comme l’a parfaitement exposé Irving Fisher, est qu’il génère de l’instabilité économique ; instabilité qui nourrit la spéculation et profite aux acteurs de marché, au détriment de l’économie réelle. C’est pour cela qu’il est aujourd’hui urgent de procéder à la séparation entre banques de dépôts et banques d’investissement, et d’instaurer un système de « 100% monnaie » comme Fisher le proposait.


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97 réactions à cet article    


  • mac 8 juillet 2014 13:19

    Mouais,

    En matière de simplisme il me semble que ce texte n’est pas forcément en reste.
    Prenons un exemple, vous dites :
    Si l’activité crédits et dépôts d’une coopérative bancaire donnait lieu à des profits gigantesques par le jeu des « intérêts manquants », il y a longtemps que cela se saurait !

    En réponse à cette affirmation on pourrait rétorquer qu’il suffit que la banque coopérative ou pas dilapide ses bénéfices potentiels en sur-payant ses dirigeants ou encore en dépensant des sommes immenses dans des campagnes publicitaires à heure de grande écoute au plus grand profit des médias ou des agences de publicité dont les patrons peuvent très bien appartenir aux mêmes cercles que lesdits dirigeants.

    Bref comme vous le dites tout n’est pas si simple !

    Une chose semble certaine : vu les grands buildings en verre dont elles disposent souvent, vu les sommes colossales qu’elles investissent dans la pub, vu les salaires extravagants de certains dirigeants, il semble probable qu’elle puissent largement rationaliser leurs coûts de fonctionnement au plus grand profit de leurs déposants.


    • Sam D. 8 juillet 2014 13:45

      Évidemment. Je n’ai pas dit le contraire. Mais c’est un autre débat.


      • mac 8 juillet 2014 14:08

        Pourquoi serait-ce un autre débat si elles gagnent potentiellement en fait beaucoup d’argent de leurs « services » et des intérêts qu’elles perçoivent mais qu’elles font en sorte par certains artifices dont ceux que j’ai cités que cela ne se voit pas ?

        Encore une fois, si j’étais client d’une banque coopérative je me poserais la questions du rapport coût / bénéfices des campagnes de pub qui embourbent des sommes colossales.

        A qui cela rapporte-t-il au final ? Au agences de pub et aux médias ou aux clients de la banque ?

        Et si cela ne rapporte rien aux clients de la banque, pourquoi continuent-elles à faire autant de pub ?


      • Sam D. 8 juillet 2014 14:28

        Oui, mais cette question peut se poser pour tout type d’entreprise (y compris coopératives, mutuelles...) qui investit ses profits dans de la pub. Elle n’est pas propre aux banques.


      • mac 8 juillet 2014 14:42

        Bien sûr que les autres coopératives peuvent fonctionner ainsi mais le fait est que votre argument sur les banques coopératives qui ne rapportent rien à leurs clients peut être retourné de cette manière.

        En outre je ne vois pas beaucoup d’autres coopératives ayant les moyens de faire de la pub à heure de grande écoute sur des grands médias lors d’une coupe du monde ou des JO, par exemple, quand on sait ce que coûte la minute de diffusion lors de ces événements. 


      • Pascal L 8 juillet 2014 13:45

        Sur le premier point, il me semble que les choses sont un peu plus compliquées. Il est vrai que l’argent gagné par la banque est remis en circulation et peut éventuellement être utilisé pour créer de la richesse. Le problème vient du fait que cet argent n’est pas majoritairement utilisé pour augmenter la richesse disponible. Il peut être utilisé dans des produits financiers dont le seul objectif est la prédation de richesse existante et non la création de nouvelles richesse. Il peut également être utilisé pour créer des richesses ailleurs, ce qui ne permettra pas d’enrichir le premier emprunteur.

        L’indicateur à observer dans ce cas est le solde du commerce extérieur. S’il est positif, c’est qu’il y a eu suffisamment d’investissements pour permettre de l’apport d’argent frais qui va permettre de payer les intérêts.
        S’il est négatif, nous avons tout faux. Les capitaux permanents disparaissent et il ne restera rien pour payer les intérêts et même le capital.

        Le financement de la création de richesse peut même être un vrai casse-tête si le retour sur investissement se situe au delà de deux ans pendant lesquels il va falloir rembourser capital et intérêt. Le calcul du coût financier total rends l’investissement impossible. J’ai payé pour savoir, j’ai déjà eu l’occasion de créer une Start-up.

        La solution passe par de la création de capitaux permanents pour l’investissement. Ceux-ci ne sont pas remboursée, mais la valeur de la monnaie reste basé sur la richesse créée, ce qui limite l’inflation. La France fonctionnait ainsi avant la loi Giscard de janvier 1973. Malheureusement, la création de monnaie n’était pas vraiment contrôlée à cette époque, aboutissant à une inflation à 2 chiffres. La limitation de la création monétaire aux seuls emprunts n’était pas une bonne solution au problème, même si cela a effectivement limité l’inflation.
        Autre solution possible : ne pas faire payer d’intérêts à ceux qui s’endettent pour créer de la richesse. Il vaut mieux faire payer ceux qui ont de la monnaie et ne la font pas circuler plutôt que ceux qui ont des dettes. La définition de la richesse n’est ni simple ni consensuelle, mais une monnaie ne peut pas être un outil de mesure de la richesse si elle est utilisée pour mesurer des flux, car cela crée une confusion entre l’objet mesuré et l’outil qui la mesure. La monnaie n’est pas la richesse.

        • Sam D. 8 juillet 2014 14:09

          "Le problème vient du fait que cet argent n’est pas majoritairement utilisé pour augmenter la richesse disponible."
          Oui, mais ici les banques sont à considérer comme des entreprises comme les autres, libres d’utiliser leurs revenus comme elles l’entendent. N’importe quelle société peut placer ses excédents dans des produits financiers. Pareil pour les particuliers qui peuvent thésauriser ou spéculer. Cette question de la réinjection des revenus dans l’économie n’est pas propre aux banques.


        • J’enEymard 9 juillet 2014 00:17

          Il y a bien une distinction a faire, fondamentalement, l’optique est différente :
          L’argent crée par les banques lors d’un prêt PEUT être réinvestie pour créer de la richesse.
          Les bénéfices réalisées par toute les autres sorte d’entreprise qui n’ont pas le pouvoir de création monétaire repose PAR DÉFINITION sur la création de valeur ajoutée/richesse !
          Si vous ne voyez pas la différence entre une chose qui peut se réaliser, et une chose qui « est » par essence, je vous plains.


        • Robert GIL ROBERT GIL 8 juillet 2014 14:22

          La grande majorité de l’argent existe seulement sous forme de chiffres dans des comptes bancaires. Par la loi, ces chiffres ont la même valeur que des billets de banque et des pièces de monnaie. Une petite réserve d’argent réel suffit pour faire face aux besoins courants. La loi stipule le minimum des réserves que les banques doivent maintenir. C’est souvent quelque chose comme 10 % à 20%. Lorsque vous allez faire un emprunt dans une banque, le banquier ne regarde pas s’il a de l’argent à vous prêter : il le crée à la demande. L’argent n’est donc pas fonction de richesses produites mais de crédits, donc de dettes. Si toutes les dettes étaient remboursées en même temps, il ne resterait donc dans les banques que le minimum prévu par la loi. Mais avec les intérêts, il faut rembourser plus que l’argent mis en circulation...........

          voir : CREATION D’ARGENT ET ENDETTEMENT PUBLIC


          • Sam D. 8 juillet 2014 14:39

            "Mais avec les intérêts, il faut rembourser plus que l’argent mis en circulation« . Non, vous empruntez 100 et vous remboursez 100 ; les intérêts que vous versez en plus ne sont pas un »remboursement", ils sont une rémunération pour la banque. Qui se rémunère comme n’importe quelle autre entreprise, sauf qu’ici cela prend la forme d’intérêts.


          • Macaque 8 juillet 2014 16:04

            Je d’accord avec le fait qu’il mathématiquement possible de rembourser toutes les dettes à partir du moment où les prêteurs réinvestisse (dépense) l’argent qu’elle gagne dans l’économie.
            Par contre avec le système actuel cela signifie donc de voir fondre la masse monétaire et donc une grande déflation.
            Après peut être que la déflation n’est pas forcément une chose à craindre dans l’absolu, mais notre modèle économique ne semble pas vraiment conçu pour pouvoir la supporter.


          • LoveArt 8 juillet 2014 21:38

            Merci pour la justesse de votre mise au point sur les banques.

            Toutefois, en allant sur votre site, j’ai pu remarquer que vous repreniez à votre compte les accusations médiatiques sur la théorie du genre contre les citoyens qui se sont mobilisés pour demander aux autres citoyens d’écouter ce qu’ils avaient à dire sur cette expérimentation étatique sur des enfants, les fameux abcd de l’égalité.

            voir ici : http://2ccr.unblog.fr/2014/02/01/theorie-du-genre-elle-court-elle-court-la-rumeur/#more-6106

            Je n’ai ni facebook, ni ne suis d’extrême-droite, simplement un parent très critique vis à vis des médias, de journalistes m’indiquant à travers la peur qui je dois suivre, qui je dois écouter...

            Avec cet article de propagande médiatique, vous vous asseyez sur votre combat.

            Apparemment vous n’avez pas pris le temps d’écouter les arguments et les preuves qui démontrent que les abcd de l’égalité furent une tentative pour fournir aux lgbt une clientèle nombreuse ; élargie, au nom de l’égalité. Bref une tentative de developper leur pratique sexuelle à travers une banalisation de leur pratique en se servant de la candeur et de l’innocence de nos enfants à l’école.

            C’est au moment précis où la sexualité des enfants ne s’est pas affirmé que les lgbt mais aussi les pédophiles de tous poils ont tenté d’orienter leur sexualité à travers la normalisation éducative imposée par l’Etat
            Vendre à des gamins de 4 ans ou de 10 ans l’idée que l’on choisit sa sexualité à travers des livres, des discours, des vidéos, des sites internet, comme on choisit un sport, c’est manipuler nos enfants, et prendre le risque de les offrir à des réseaux de pédophile ou d’homosexuels qui étant incapable de se reproduire, voudraient disposer d’un choix beaucoup plus large à l’image des hétéro/

            C’est trahir aussi la confiance que les enfants portent à l’éducation nationale et leurs instituteurs. d’ou leur obsession de considérer que l’éducation des enfants n’appartient pas aux parents mais à l’Etat, d’où le nom d’Education nationale et non d’instruction nationale ;

            L’education des enfants appartient aux parents et non à l’Etat et aux gouvernants !


          • Robert GIL ROBERT GIL 9 juillet 2014 11:43

            loveArt,
            a la suite de l’ article que je vous propose ci-dessous, vous trouverez des extraits de commentaires laissés par des internautes sur divers sites du web, les personnes qui écrivent cela existent. Vous êtes prêt, attacher vos ceintures, attention, ça décoiffe ! C’est parti :

            voir : THEORIE DU GENRE, APRES LES FANTASMES, LA REALITE


          • LoveArt 9 juillet 2014 14:36

            Ce ne sont là pas des méthodes très rigoureuses, très respectueuse d’une investigation honnête et donc du lecteur. Compilez des extraits de phrases de personnes différentes dont on ignore l’origine sont des méthodes à la Caroline Fourest, la méthode vise le sensationnalisme( ça décoiffe) et la diabolisation,

            Vous ne vous adressez pas à l’intelligence critique du lecteur mais vous lui proposez votre sélection de compilation de phrases, un bric à brac qui visent à tourner en ridicule... Manière très cavalière d’éviter le débat contradictoire, vous êtes dans l’affirmation péremptoire, à l’image des médias. C’est pourquoi vous concluez par un préjugé usuel aux médias aux ordres de compagnies capitalistes : " ces gens là sont dans le complot permanent« .

            Tellement plus simple, »soit vous acceptez les affirmations médiatiques soit vous êtes dans le complot.« 

            Pour ma part, je cite le texte de votre lien  : »C’est la société qui véhicule des préjugés et qui développe l’idée chez les  individus qu’il existe des comportements, des domaines (tant  dans le privé que dans la vie professionnelle) socialement réservés à l’un ou l’autre des deux sexes. Le concept de genre permet donc de  penser les relations entre femmes et hommes en termes de rapports sociaux."

            Les lgbt commencent par nier qu’ils existent largement des comportements sexués innés, que la nature donc notre genre sexué détermine des comportements sexués et des choix professionnels en rapport avec notre nature physique sexuée.
            Noter que leur négation, base de leur édifice intellectuelle ne s’appuie sur aucune étude scientifique mais sur leurs désirs de normalisation, certes bien humains, mais viciés par des postulats faux

             les lgbt en ramenant ces différences sexuelles à notre société très inégalitaire peuvent ainsi prétendre qu’ il est possible dès lors de rectifier ces comportements qui ne seraient pas des tendances naturels mais du à notre société.

            Comment ? En modifiant les tendances sexuelles des enfants en leur inculquant que leur choix sexuels innés a été construit par la société et que les lgbt vont s’employer à les modifier.

            Par conséquent, il serait possible au nom d’une société égale en droit, de travailler les jeunes enfants à les convaincre par une éducation que ce que leur dicte leur sexe n’est pas naturel mais voulu par une société matchiste inégalitaire. Et qu’on peut choisir sa sexualité librement... comme les lgbt.
            Clairement, il s’agit d’orienter chez de nos enfants, une propagande en faveur des pratiques adultes et consenties des lgbt, d’où le travail des abcd qui est un travail de réorientation des tendances naturelles, innés des enfants, qui permet entre autre notre reproduction naturelle.

            En outre, pour les lgbt, la société et ses sciences permettent de passer outre la nature et construire un être humain capable de se reproduire en achetant des cellules et des corps d’emprunt (PMA). De leur point de vue, tout se tient, il s’agit d’assurer la reproduction de leurs pratiques à travers l’école et de se normaliser à travers la pma.

            De la même façon, on pourrait aussi au nom de l’égalité normaliser par l’école les pratiques zoophiles, en Allemagne, 100 000 zoophiles revendiqués.


            Je vous propose de visionner cette Enquête Journalistique en Norvège qui démontre que les idées des lgbt
            n’ont aucune base scientifique et que les expériences menées au nom de l’égalité conduisent à des échecs

            Chasser le naturel, il renvient au galop ! Autrement dit, l’égalité n’est pas l’uniformité.


          • Robert GIL ROBERT GIL 9 juillet 2014 15:02

            vous avez lu les délires des commentaires ??? D’ailleurs ici meme sur agoravox certain valaient le détour !

            et vous meme vous extrapolez...mes enfants sont a l’ecole et bien loin des delires que les reac denoncent. C’est seulement de la desinformation sans aucun fondement. A chaque foi c’est les memes delires : quand la contraception a été permises les memes integristes racontaient que c’etait la fin de l’humanité , que les femmes ne feraient plus d’enfants, la meme chose c’est produite avec l’avortement et plus loin de nous le divorce etait presenté comme machiavelique et la fin du couple.

            C’est toujours les mêmes milieux d’illuminé (reac et integriste) qui ont peur de tout et qui voudraient un monde a leur image.


          • Gandalf Claude Simon 8 juillet 2014 15:36

            Oui, pôvre BNP Paribas qui affichait des résultats ridicules de 10 milliards, et qui n’a rien de trouvé mieux que de se faire racketter par la justice américaine en faisant le dos rond.


            • Sam D. 8 juillet 2014 15:48

              Mais dont les profits viennent surtout des activités de marché (comme ceux des acteurs de marché non bancaires, du type assurances ou fonds de pension). Beaucoup moins de l’activité de crédit/dépôt (dont il est question ici). La confusion vient de ce que les « banques universelles » exercent les deux à la fois.


            • Gandalf Claude Simon 8 juillet 2014 19:59

              Et qui fait fructifier les activités de marché, si ce n’est les entreprises, les citoyens, ou les institutions publiques qui se voient leurs épargnes volées ou perdre de la valeur de par la captation de l’inflation des banques centrales, leurs matières premières surévaluées, les maisons et entreprises appropriés alors que la propriété monétaire n’a pas, foncièrement, de valeur, la santé des travailleurs et chefs d’entreprises.


              Ces banques qui détiennent d’énormes agences immobilières et des tas d’autres activités.

              Elles ne veulent plus prêter car elles ont mis en place un jeu de chaises musicales parmi les citoyens et nos acteurs de l’économie, qui, dégoutés, ne veulent plus y participer et réciproquement, surtout quand, au final, la richesse qu’elles créent est volé par les banques par des tas de manipulations.

              Les banquiers, qui controlent la monnaie, les cours, vivent bien, si près du pot de miel, je ne vais pas pleurer pour eux comme vous le faites.

              Quand au 100% monnaie, c’est évidemment une voie à explorer, en cherchant à en anticiper les conséquences.




            • Sam D. 8 juillet 2014 20:29

              Vous semblez croire que ma position est de défendre les banques. Je dis juste qu’il faut savoir exactement ce qu’on leur reproche (et les griefs ne manquent pas). Ce n’est pas en brandissant des idées fausses (par ex les intérêts manquants) qu’on atteint sa cible. Il faut viser juste pour être entendu, en évitant les amalgames, les confusions et les excès. Entre le Crédit coopératif ou la Nef et Goldman Sachs, il y a un monde d’écart, quand même...


            • Gandalf Claude Simon 8 juillet 2014 20:29

              Mais ces même banques, qui essayent de vendre des cartes porte-monnaies électroniques et donc chasser la monnaie fiduciaire, (suivant la mauvaise monnaie chasse la bonne), semblent peu enclines à accepter cela.

              Car elles prêteraient évidemment moins, sauf si cette activité n’est pas rentable, comme vous semblez l’indiquer.

            • Gandalf Claude Simon 8 juillet 2014 20:34

              Si, les intérêts manquants existent, et cela s’appelle la fraude fiscale dont elles sont coupables.


              Et quand bien même, la logique asservissante qu’elles ont mises en place sur le reste de la société donne très peu de marge de manoeuvre à ces sociétés. 
              Votre raisonnement ne fonctionne que si la banque consomme les intérêts qu’elle perçoit. Or, elle va plutôt alimenter les placements de non-investissements, spéculatifs donc, et également afin d’augmenter le poids de la dette publique dont elles s’engraissent de 50 milliards l’an.

              Donc, ouvrez un peu les yeux au lieu de chercher à nous les fermer.

            • Pascal L 8 juillet 2014 15:43

              @SAM D

              « Oui, mais ici les banques sont à considérer comme des entreprises comme les autres »
              Ce n’est pas tout à fait vrai. De par la loi, les banques ont des privilèges particuliers :
               - elles peuvent se financer à un taux très bas auprès de la BCE (partiellement tout de même).
               - elles peuvent prêter beaucoup plus que leurs fonds propres.
              A ce propos, la BPI n’est pas une banque, car elle ne possède pas ces caractéristiques.

              Par ailleurs, pour maintenir un chiffre d’affaire équivalent avec la mise en œuvre de Bâle 3, elle ont commencé à titriser les emprunts de leurs clients comme si la crise des subprimes américaines n’avait pas déjà été un avertissement.

              On ne peut pas invoquer les turpitudes des autres pour s’affranchir de ses propres responsabilités. Le métier des banques est de prêter de l’argent, il est de leur responsabilité de faire en sorte que les clients puissent rembourser en réinjectant les intérêts dans l’économie réelle. Dans le cas contraire, on pourra parler de faillite organisée et ça, c’est contraire à la loi.

              Dans votre réponse à Robert Gil, vous jouez sur les mots. Dans une économie qui ne crée pas de richesse, les intérêts sont pris sur les richesses existantes. Les banques savent, lorsqu’elles prêtent, qu’il n’y aura pas assez de création de richesse pour couvrir les intérêts. Il s’agit bien d’une économie de prédation, surtout lorsque la création de richesse est économiquement non rentable. Je reconnais que les lois sont mal faites, mais ce ne sont pas les citoyens ordinaires qui les ont inspirées.

              • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 8 juillet 2014 16:03

                Bonjour,


                Le 100% monnaie de ficher (1) empêche les crises, mais cet « outil » qu’est la monnaie, la création de cet outil reste quand même dans les mains des banques.
                Notre seul prix Nobel d’économie, Maurice Allais (2), avait un avis sur le sujet, et je vous propose de le découvrir.

                Tout d’abord grâce à cette citation :

                 “Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.” Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques en 1988.

                Puis en vous proposant la lecture de cet entretien :


                Donc pour résumer, cet outil qu’est la monnaie doit être un outil au service du peuple, afin de faciliter les échanges, la création monétaire doit d’être un service public.

                En aucun cas il doit être confier à des intérêts privé, une dernière citation de Napoléon cette fois-ci, dont vous noterez la lucidité : 

                “Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.” Napoléon Bonaparte, Empereur Français, (1769-1821).

                Cordialement

                Franck

                (1)

                (2)

                • Macaque 8 juillet 2014 16:17

                  Il y a quand même une différence comme l’explique Sam D.
                  La création de monnaie par les banques est plafonnée par les dépôts clients et si elles veulent pouvoir en créer plus elles doivent donc chercher à attirer plus de dépôts que leur concurrentes et donc redonne une partie de leur gain à ceux-ci selon le principe de la concurrence comme pour une autre entreprise.
                  Je pense que pour un libérale convaincu tout cela peut donc sembler normal. Pour ma part je vous rejoins sur le fait que cela forme un véritable « nouveau » pouvoir qui devrait être sous la maîtrise des citoyens et non celles des banques.
                  On a bien pu constater qu’il n’y a pas de vrais contrôles des banques et qu’en cas de pot cassés c’est au citoyen de payer.


                • Sam D. 8 juillet 2014 16:12

                  Je suis d’accord avec la première partie de votre réponse ; les banques bénéficient de nombreux avantages indus, et ont commis beaucoup d’erreurs. Je cherche ici uniquement à tordre le cou à l’idée qu’il y aurait des « intérêts manquants ».
                  Sur la responsabilité des banques à s’assurer de la solvabilité de leurs emprunteurs : d’accord aussi.
                  Quant à l’idée que les profits sont pris sur d’autres richesses existantes : là encore, c’est valable pour les profits de toutes les entreprises, ce n’est pas propre aux revenus bancaires issus des intérêts.
                  Il y a énormément de reproches à faire aux banques. Mais pas celui de réclamer des intérêts qui n’existeraient pas. Les sommes correspondantes existent, elles sont juste concentrées chez les détenteurs de richesse (qui ne sont d’ailleurs pas tous banquiers).


                  • Sam D. 8 juillet 2014 16:13

                    (réponse à Pascal L)


                  • Pascal L 8 juillet 2014 18:59

                    « Les sommes correspondantes existent, elles sont juste concentrées chez les détenteurs de richesse (qui ne sont d’ailleurs pas tous banquiers). » Vu votre dernière phrase, vous n’êtes pas loin de défendre l’idée des monnaies fondantes. C’est une approche qui me semble pertinente pour rééquilibrer la création de richesse vis à vis de la prédation.

                    Une majorité de la population rêve de pouvoir faire de la prédation, c’est-à-dire de s’enrichir sans participer à un acte de création. Il y a juste ceux qui peuvent le faire et ceux qui ne peuvent qu’en rêver. La monnaie fondante à pour avantage de ne pas permettre un enrichissement sans participer à la création de richesse. Elle permet aussi de rééquilibrer la rélation entre un vendeur et un acheteur : l’acheteur est alors aussi pressé de finaliser la transaction que le vendeur.
                    C’est justement parce que la fonction bancaire est absolument nécessaire au fonctionnement de l’économie que les erreurs ont des conséquences sensibles. Il est donc normal que la fonction soit rémunérée mais aussi que les erreurs soient payées.

                  • Gandalf Claude Simon 8 juillet 2014 20:01

                    Vous vous foutez du monde, Sam D.




                  • joletaxi 8 juillet 2014 18:43

                    ah revoilà le serpent de mer « création monétaire par les prêts » qui refait surface.
                    périodiquement il vient faire son petit manège.

                    je l’ai déjà dit 100 fois

                    écrivez-moi les écritures comptables que la banque inscrit dans son bilan lorsqu’elle accorde un prêt, et où pourrait se créer la monnaie ?
                    je vous rappelle que les banques sont soumises aux règles comptables générales.

                    je vous souhaite bien du plaisir.


                    • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 8 juillet 2014 19:22

                      Bonsoir,


                      Si elle veule augmenter leurs fond propres, elle font tous simplement leurs courses à la BCE, à très bon compte, 0,15 (1)

                      (1)

                      On peut donc dire qu’en fait, la réalité est, qu’elles n’ont plus aucune limite.

                      Cordialement 

                      Franck

                      • Gandalf Claude Simon 8 juillet 2014 20:15

                        C’est ce que fait la banque centrale d’Angleterre.


                        Elle solvabilise les fonds propres des banques lorsque les ratios sont trop bas.

                      • kanine 8 juillet 2014 20:02

                        Encore un qui croit que les gens qui creent l’argent ont besoin de courir apres. 


                        • joletaxi 8 juillet 2014 21:10

                          dites donc, il n’y a pas de comptables sur avox ?

                          car toutes vos discussions sont sans intérêt si le préambule est faux, non ?

                          encore une fois, si la banque crée de la monnaie, cela doit se voir dans ses bilans.
                          alors expliquez-moi par quelle écriture secrète, s’opère cette création de monnaie ex nihilo.

                          à chaque article de ce genre, personne n’a été capable de répondre, pourtant la théorie est toujours bien vivante.
                          et ce n’est pas une curiosité de avox, pour une fois


                          • Sam D. 8 juillet 2014 21:32

                            « Lorsqu’une banque octroie un crédit, elle crédite le compte de dépôt de l’emprunteur et inscrit simultanément la créance correspondante à l’actif de son propre bilan. Il s’agit d’un simple jeu d’écriture comptable. Les dépôts sont au passif du bilan des banques, les créances à leur actif. Le crédit du compte de dépôt de l’emprunteur se traduit par une augmentation instantanée de la masse monétaire. La monnaie est donc créée ex nihilo. »
                            (Source : http://media.eduscol.education.fr/file/SES/85/6/LyceeGT_Ressources_SES_1_ec o_4-3_Creation_de_monnaie_185856.pdf)
                            + quantités d’autres sources si besoin


                          • joletaxi 8 juillet 2014 21:38

                            toujours la même rengaine

                            comment créez vous un compte de « dépot » sic au passif d’un bilan ?
                            il ne peut y avoir d’actif financier qu’à l’actif du bilan

                            vous faites toujours la même erreur.

                            la créance est bien un actif
                            la contrepartie inscrite au passif aux comptes de tiers ne fait qu’acter que la banque vous doit la somme inscrite à la créance.
                            mais en aucun cas cela ne représente une somme disponible
                             


                          • Sam D. 8 juillet 2014 22:09

                            Source Banque de France :
                            « [L’entreprise] s’adresse donc à sa banque, qui va pouvoir lui accorder un crédit, moyennant intérêt bien entendu. La banque inscrit le montant du crédit au compte de l’entreprise : la banque a créé de la monnaie. »
                            Lien : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/BDF_2009_La_monnaie_et _nous.pdf
                            La somme créditée apparaît à l’actif de l’entreprise, mais au passif de la banque.


                          • Pascal L 8 juillet 2014 22:27

                            @joletaxi

                            Non c’est vous qui faites erreur.

                            L’argent créé se retrouve sur le compte de l’emprunteur et est détruit dès qu’il est remboursé. Il n’est donc jamais sur le compte de la banque. Si ce mécanisme n’existait pas, il n’y aurait pas assez d’Euros en circulation. C’est un mécanisme anti-inflation grâce à le destruction de la monnaie. En théorie, il ne circule que la monnaie nécessaire à l’économie. Dans la pratique, c’est autre chose…

                            Une banque n’est pas une entreprise comme les autres puisqu’elle a le droit de créer de la monnaie dans des limites imposées. Si vous aviez raison, alors Bâle 3 serait du vent et la crise financière n’existerait pas...

                          • joletaxi 8 juillet 2014 22:33

                            je crois qu’il vous manque quelques notions élémentaires de compta pour appréhender le « problème »

                             La banque inscrit le montant du crédit au compte de l’entreprise : la banque a créé de la monnaie. »
                            vous répétez toujours la même chose,mais par exemple ce que vous venez d’écrire ne veut rien dire

                            quand une banque accorde un crédit elle inscrit la créance que vous avez signée à l’actif, car c’est une créance certaine, à terme connu, si besoin assortie d’une garantie
                            et elle inscrit simultanément aux comptes de tiers, la même somme, car elle vous doit cette somme.
                            de même si vous déposez une somme , elle l’inscrira à l’actif dans un compte financier à votre nom, et inscrira aux comptes de tiers ,à votre nom, la somme déposée actant qu’elle vous la doit.
                            Dans ce cas, la somme est bien disponible, inscrite à l’actif du compte financier,car vous avez apporté cette somme
                            pour une créance, elle n’est pas disponible, mais recouvrable, elle n’est donc pas mobilisable,et ne figure sur aucun compte financier.
                            Pas de création monétaire à ce niveau donc
                            à l’étape suivante, la banque va transférer la somme d’un de ses comptes financiers( au besoin d’un déposant, sans rien lui dire), et va créditer le compte de tiers au passif, qui sera mis de ce fait à zéro, puisque la banque vous a versé la somme due.
                            pas de création monétaire ici non plus, car l’argent est bien issu d’un compte financier de la banque.

                            Lien : http://etienne.chouard.free.fr/Euro...
                            La somme créditée apparaît à l’actif de l’entreprise, mais au passif de la banque.

                            la somme apparaît bien à l’actif de l’entreprise,puisque cette somme vient créditer un compte financier,qui inscrira à son passif ,dans la rubrique des dettes , la même somme
                            mais elle n’est certainement pas au passif de la banque, car la créance est un actif

                            avez-vous compris ?
                            je m’étonne que cette légende urbaine puisse perdurer ainsi ?


                          • joletaxi 8 juillet 2014 22:41

                            Pasca

                            encore une fois
                            mais c’est peine perdue

                            écrivez les lignes comptables
                            créditer un compte ne crée pas de monnaie, la monnaie se trouve sur un compte financier, et pas ailleurs, c’est étonnant qu’une notion aussi élémentaire reste inconnue pour tous les gens dont vous citez les références
                            pour transférer de l’argent, il faut nécessairement l’imputer à un compte financier, tout le reste c’est du goulbigoulba


                          • Pascal L 9 juillet 2014 10:42

                            @joeletaxi

                            Vous êtes vraiment le seul à défendre cette thèse et cela aurait du vous faire réfléchir. Tout d’abord, la finance n’est pas contrôlée par la comptabilité, la compta sert plutôt à mesurer la finance. Donc, si la BCE dit que la monnaie est créée par les emprunts, c’est que cela doit être vrai. Ensuite, nous ne sommes plus à l’époque où la monnaie est uniquement constitué des pièces et des billets en circulation. Ces billets et ces pièces ne constituent qu’une infime partie de la monnaie en circulation. Il faut bien créer le reste.
                            La BCE fait de l’émission monétaire et les banques font de la création monétaire. La monnaie émise est réservée aux banques et au Trésor et ne doit pas circuler ; cela sert à établir les fonds propres des banques qui seront clonés pour les emprunts. Seul circulent la monnaie créée par les banques et les pièces et billets créés par le Trésor. 
                            Ce mécanisme de clônage mérite d’être explicité. En fait on peut considérer que lors d’un emprunt, on enlève cette somme des fonds propres pour les mettres sur le compte de l’emprunteur. Comme l’emprunteur ne l’utilise pas immédiatement, on peut considérée que la somme est déposée par l’emprunteur à sa banque et remise dans les fonds propres. L’emprunteur va utiliser cette somme pour payer ses créanciers, une partie sera dirigé vers des comptes qui sont encore dans la même banque et sera donc toujours dans les fonds propres. De même, des emprunteurs d’autres banques vont payer des créantiers dans la première banque et les banques ne transfèrent entre elles que la différence dans une opération de compensation.
                            Au final, une petite partie seulement de la somme empruntée sortira de la banque. Le reste peut encore être utilisé pour d’autres emprunteur. La BCE impose des contraintes sur le nombre de fois qu’une somme émise peut être clonée pour limiter les risques d’impayés. On parle de ratio Cooke (ou Bâle 1) Bâle 2 et maintenant Bâle 3. Ces ratios n’auraient aucun sens si vous aviez raison.
                            Dans les faits, ces ratios ne sont pas très efficaces, car les banques font de la titrisation pour maximiser le chiffre d’affaire.

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Sam D.


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