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Accueil du site > Actualités > International > L’Amérique est-elle vraiment en déclin ?

L’Amérique est-elle vraiment en déclin ?

Déclin de l’Amérique : une réalité en marche ou une illusion ?

On le sait, "Les civilisations sont mortelles"(Valéry). Les empires aussi. L’histoire nous en fournit assez d’exemples. Pourquoi L’empire américain, comme l’appelait déjà Claude Julien dans les années 70, échapperait-il à la norme ?

["A l’échelle internationale, les Etats-Unis se retrouvent (donc) placés dans une situation de suprématie qu’aucune puissance n’a connue depuis plus d’un siècle. Désormais, " l’empire américain est le seul au monde, c’est une hégémonie exclusive, et c’est la première fois que ce phénomène étrange survient dans l’histoire de l’humanité ".Certes, dans le monde contemporain, la prépondérance d’un empire ne se mesure plus à la seule emprise géographique. Outre de formidables attributs militaires, elle résulte essentiellement de la suprématie dans le contrôle des réseaux économiques, des flux financiers, des innovations technologiques, des échanges commerciaux, des extensions et des projections (matérielles et immatérielles) de tous ordres. A cet égard, nul ne domine autant la Terre, ses océans et son espace environnant que les Etats-Unis"...(I.Ramonet)]
___________
 
-Il y a quelques années, E.Todd écrivait Après l’empire. Il diagnostiquait les facteurs qui entraînaient le déclin, à ses yeux prévisible, de la puissance américaine après l’effondrement de l’ex-URSS, où pourtant le triomphalisme dominait. Il remarquait que "...les Etats-Unis sont condamnés à jouer le rôle de « gendarmes du monde » pour légitimer l’énorme tribut qu’ils prélèvent depuis la seconde guerre mondiale sur les économies de ceux qu’ils prétendent protéger. Si les dangers disparaissaient la justification des Etats-Unis s’évanouirait, entraînant la fin du tribut qui s’exerce via la suprématie du dollar et les déficits gigantesques du budget américain et qui permettent le train de vie démesuré des Américains et les profits de l’oligarchie américaine. En quête de sécurité, les capitaux des épargnants du monde entier affluent vers les États-Unis sous forme d’obligations, de bons du Trésor ou de prêts à long terme, et sont dilapidés sous forme de consommation à court terme pendant que les États-Unis se désindustrialisent à grandes enjambées. Toute la problématique pour les Américains est de continuer à se rendre indispensables. Ils ont besoin d’une certaine insécurité pour justifier la confiance des épargnants du monde entier..."]
__________________________
 
Victime de sa propre puissance, de ses aventures militaires ruineuses, d’une monnaie de référence mondiale, le dollar roi, de plus en plus contestée, dont l’hégémonie semble terminée. Dans American parano, Immarigeon met aussi en évidence les faiblesses croissantes d’un pays qui a développé une forme particulière de capitalisme, où la réussite personnelle et l’enrichissement individuel sont les valeurs les plus exaltées aux dépens de la solidarité, phénomène déjà bien décrit par Tocqueville.
__
 
-Aujourd’hui, le système a échoué. La crise récente, dont elle n’est pas prête de sortir, qui est loin d’avoir produit tous ses effets, est là pour nous le rappeler. Le système bancaire est malade de ses dysfonctionnements. Les dettes des USA sont abyssales. Le pays vit à crédit. Son économie est délabrée, gangrenée par une crise qui vient de loin, dont les causes restent présentes, malgré quelques corrections marginales, annonçant d’autres répliques. Des zônes comme Détroit sont ravagées. Des Etats sont en faillite. La déflation menace.L’installation d’un chômage structurel, les inégalités qui se creusent, l’appauvrissement de larges couches de la population : un vrai séisme social, effets d’une priorité donnée depuis longtemps à la rente, à la spéculation, aux intérêts de Wall Street plutôt qu’aux salaires et aux investissements publics et productifs. 50 millions d’Américains sont mal-nourris. Un changement d’ère s’annonce. Le libéralisme d’antan n’a plus la cote. L’économie américaine est en danger.

["
Comme l’a si bien écrit l’économiste Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times du 2 septembre, « ce Labor Day est le pire pour les travailleurs dans notre mémoire récente, » car aujourd’hui ils travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau, tandis que l’ouvrière moyenne travaille 200 heures de plus chaque année.-En même temps, les riches sont toujours de plus en plus riches. Comme l’a noté Reich, « à la fin des années 70, le top 1% plus riche des familles américaines gagnait 9% du revenu total du pays ; mais en 2007 le top 1% a encaissé un énorme 23,5% du revenu total » - et aujourd’hui avec la crise ces chiffres sont sans doute encore pires. Le pays n’avait plus connu une telle concentration de sa richesse dans les mains de l’élite depuis 1928, juste avant la Grande Dépression..." (Bakchich)]

 
-La montée en puissance des possibles rivaux met en péril le monopole qu’elle exerçait sur les affaires mondiales. La dépendance économique par rapport à la Chine notamment la rend vulnérable aux vicissitudes de sa "partenaire", atelier du monde, fournisseur essentiel de Wall Mart et bailleur de fonds, sans lesquels le niveau de vie plongerait dangereusement. Le pays vit sous perfusion et ne tient que par le souvenir de son aura passé, par le pouvoir de battre monnaie à son gré et par sa puissance militaire déclinante. Les nouvelles technologies vont sans doute cesser de faire sa réputation, la Silicon Valley aura sans doute bientôt son équivalent en Inde ou près de Shangaï. Le rêve américain tournerait-il en cauchemar pour ce pays, un mauvais rêve dont il pourrait se réveiller tiers-mondialisé plus vite qu’on ne le pense ? Faute de changement radical de politique et de modèle économique (énergétique notamment), peut-il se redresser ?Sinon, le désastre serait au bout du chemin, qui aurait des effets dévastateurs sur notre Europe désunie, encore inféodée aux intérêts de son enfant historique...
Le risque est grand d’une fuite en avant vers les mêmes erreurs...

[« Les grandes puissances en déclin relatif réagissent instinctivement en dépensant plus d’argent pour la ’sécurité,’ détournant ainsi des ressources potentielles d’autres ’investissements’ et compliquant leur dilemme à long terme. »
__L’historien Paul Kennedy décrivant la « surexpansion impériale » dans "The Rise and Fall of Great Powers" (1989) [15]Dans ce classique de l’étude des empires, "The Rise and Fall of Great Powers : Economic Change and Military Conflict from 1500 to 2000," Paul Kennedy, l’historien de l’université de Yale, observe que lorsque les grandes puissances commencent à décliner, elles recourent presque invariablement à la guerre et à la belligérance, accélérant ainsi leur déchéance alors qu’elles gaspillent leur trésor national en dépenses militaires au détriment de leur économie et de leur peuple. Kennedy a décrit ce schéma par le terme de « surexpansion. » Les États-Unis ne sont pas immunisés par rapport à ces schémas historiques. L’héritage ultime de l’invasion de l’Irak en 2003 et son occupation pourraient un jour être interprétés par les historiens futurs comme l’événement pivot qui a rendu irréversible notre propre « surexpansion. » (D.L.W.)]P

Peut-être..

Mais cela suffit-il pour déclarer l’empire irrémédiablement et durablement en déclin ? N’est-ce pas un fantasme ou l’effet d’une illusion, d’un jugement hâtif relevant d’un manque de recul historique ?
Les Etats-Unis ont déjà montré par le passé une grande capacité d’adaptation , de résilience, disent certains . Il est vrai que ce fut dans un contexte géopolitique totalement différent, le plus souvent dans des périodes d’efforts de guerre, de consensus international,de quasi monopole de sa puissance industrielle, d’une certaine régulation financière,dans une unité du pays, qui aujourd’hui fait défaut.
Le constat de tendances constatées ne font pas une certitude pour l’avenir. Je ne suis ni prophète, ni devin. On peut juste s’avancer à extrapoler pour les quelques années qui viennent.
Rendez-vous dans dix ans...
__
 
En attendant, pour se détendre un peu et pour vous remercier de m’avoir lu jusqu’au bout, un petit divertissement, en toute zénitude...

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L'Amérique est-elle vraiment en déclin ?

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54 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 septembre 2010 11:10

    Bonjour Zen,

    écoutez, je regarde tous les jours Hollywood en direct sur toutes les chaine hy-top-class, mon maquedeau d’une main, et la zapette dans l’autre, je peux vous dire que rien n’a changé...dans le poste ! J’ai même finalement fait mon choix pour ma prochaine américaine, une Chevrolet, http://www.google.fr/search?q=chevrolet+aveo&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&client=firefox-a&rlz=1R1GGLL_fr___FR377 ( laissez tomber Mazerati ) qui me faisait rêver il y a trente ans, qui est d’ailleurs plutôt un mouton pour être franc, mais que je vais payer moins de dix mille euros, et je peux vous dire que tout va très bien en Amérique...Y faut pas écouter la désinformation ambiante, la mondialisation est la grande gagnante sur le mythe éculé et moribond de l’internationale en faillite complète. j’ai même entendu dire sur avox que Hollywood était en perdition...Que nenni, je suis en train de suivre la série Dallas, c’est à dire un peu notre actualité, on a donc bien trente ans de retard sur ce merveilleux pays qui domine le monde entier.

    Ne vous inquiétez pas, tant qu’il y a un maquedeau à moins de cinq cent mètres, tout est impossible comme dirait notre « bouche » bling bling local... http://www.dailymotion.com/video/x3bplo_cbs-sarkozy-l-americain_news

    Okay ! Byyyee !


    • JL JL 14 septembre 2010 11:25

      Mais oui Lisa, bien sûr ! D’un pays qui, il y a un demi siècle, a su réaliser l’exploit d’envoyer des hommes se promener sur la Lune, avec des technos antédiluviennes comparées aux technos actuelles, et cela en 3 fois moins de temps que ne mettront les Chinois demain pour aboutir, tout est possible ! smiley


    • Png persona-nongrata 14 septembre 2010 16:20

      Incroyable raisonnement .....tant que je regarde Desperate housewives tout va bien .....Lisa Sion et les saisies quotidiennes de maisons par centaines voir par milliers ?!!

      Bref.... bonne zapette



    • JL JL 14 septembre 2010 11:18

      Rien à redire à cette excellente présentation du pb.

      Sur ceci : « « Les grandes puissances en déclin relatif réagissent instinctivement en dépensant plus d’argent pour la ’sécurité,’ détournant ainsi des ressources potentielles d’autres ’investissements’ et compliquant leur dilemme à long terme. » »

      N’est-ce pas ce que c’est ce que Naomi Klein a nommé « Capitalisme de catastrophe », ?


      • kiouty 14 septembre 2010 15:59

        "« Les grandes puissances en déclin relatif réagissent instinctivement en dépensant plus d’argent pour la ’sécurité,’ détournant ainsi des ressources potentielles d’autres ’investissements’ et compliquant leur dilemme à long terme. »« 

        Pas tout-a-fait. Il y a plusieurs aspects au »capitalisme du désastre« décrit par Naomi Klein.

        Le premier est l’utilisation d’évènements de type catastrophe naturelle, asphyxie économique, dictature en mal de conseils économiques pour imposer les politiques néo-libérales mises au point par Milton Friedman à des pays qui ne sont pas en position de refuser, ou qui croient aux sirènes libérales (l’enrichissement des grandes multinationales et des intérêts privés va se propager à tout le monde par effet de percolation). Ce sont les fameuses »thérapies de choc économiques« .
        En Europe, en ce moment, on le voit très bien avec le chantage à la dette de la part du monde financier, juste après qu’ils aient provoqué une crise qui a contribué à alourdir cette même dette. On nous demande suite à cet alourdissement de dette de réduire les dépenses publiques, on nous recommande de privatiser, de flexibiliser le marché du travail, de fragiliser la sécu et l’éducation nationales, derniers grands bastions publics en France qui ne permettent pas aux boites privées de se faire tout le fric qu’ils peuvent dans le domaine de la santé et l’éducation, ce qui est évidemment ulcérant pour des néo-libéraux.

        Le deuxième aspect de ce capitalisme du désastre, encore plus terrifiant, c’est que cette technique de provoquer ou de profiter d’un choc de grande ampleur, comme on le fait en Irak par exemple, résulte en une population archi pauvre à 95% et 5% de riches et très très riches. Et un état à la présence très faible et au pouvoir menotté par le FMI. Le fait d’avoir quasiment privatisé l’armée américaine de la part de Bush permet de faire des milliards pour le secteur privé sur la guerre. La guerre est donc bonne pour le profit. Les intérêts des actionnaires de multinationales et des PDG sont contraires aux aspirations à la paix de la majeure partie de la population mondiale. On va jusqu’à provouqer des guerres inutiles sous de faux prétextes (armes de destruction massive) pour faire du profit.

        Mais la situation va bien au-delà de ce qui est deja hautement scandaleux et révoltant. Bush a réussi le tour de force de privatiser l’armée américaine en faisant largement appel a des mercenaires privés, le marché de la guerre est fabuleusement lucratif. Halliburton fait des profits monstrueux avec ses villages pour soldats américains. D’autre part, l’industrie des gadgets de guerre et de sécurité explose aussi, engendrant toujours plus de profits mais d’insécurité également. L’insécurité alimente le chaos qui alimente le marché de l’insécurité en un cercle vicieux.

        Si je me souviens bien, Naomi Klein prévoit que les zones soumises à la sauvagerie du corporatisme (synonyme d’ultra et neo liberalisme) tendront vers une configuration formée de zones vertes, forteresses surprotégées à grands frais, ilôts protégés ou seuls pourront accéder ceux qui en ont les moyens, et de zones rouges, la ou règnera le chaos, chez les pauvres. Grosso modo, c’est ce qui se passe en Irak, endroit ou jamais les politiques neo-libérales n’ont ete appliquée à un point aussi extrême.

        Bon, j’écris mal, je suis pas bon pour faire des synthèses, mais grosso modo, voila une esquisse du capitalisme du désastre de Naomi Klein.

        Ce bouquin est hyper intéressant à lire, et fondamental pour comprendre ce qui se joue en France avec les retraites en ce moment par exemple, ou pour comprendre que si Strauss-Kahn ou Eva Joly sont élus, ou si on reste dans l’Europe, rien ne changera fondamentalement.
        Le problème ne partira pas avec Sarkozy, car toute la clique politique est vendue dans un large spectre aux idées de Milton Friedman, surtout et en particulier le PS qui a largement participé à instaurer des politiques de privatisation, dérégulation et de baisse des dépenses publiques, de Bérégovoy à Fabius en passant par Strauss Kahn et même la Royal qui voulait faire des fonds de pension collectifs en 2007... D’où le mal à voir émerger des idées au PS qui est dans une position super ambivalente, et qui ne pourra que s’appuyer sur l’antisarkozysme pour récupérer des voix, car d’un point de vue socio-économique, UMP et PS, c’est blanc bonnet et bonnet blanc.
        D’ou l’idée débile du »care" de Martien Aubry : enculer la population, mais avec compassion ! Ca change tout et ca fait un programme ma foi !


      • ZEN ZEN 14 septembre 2010 18:09

        Kiouty
        Merci pour ces rappels concernant les analyses de N.Klein
        Sauf que le résultat est plus le résultat d’une système qui arrive au bout de sa logique que d’une volonté consciente et organisée.
        A propos du « care » ,cher à Martine : je suis d’accord avec vous, cette notion d’origine anglo-saxonne me semble être un notion compassionnelle, qui évite de parler de justice sociale.


      • ZEN ZEN 14 septembre 2010 18:55

        fatigué ! smiley
        lire :
        le résultat est plus le fait...
        une notion compassionnelle


      • Blé 14 septembre 2010 11:49

        Le déclin de l’ empire étasunien n’est pas encore pour demain.

        Un petit détail qui ne vous aura pas échappé : c’est la banque Litch étasunienne (elle n’est pas la seule), banque privée qui donne une note aux gouvernements européens qui permettent à ces pays dont la France d’ emprunter à des taux + ou - élevés, qui donne le « La » de la politique économique à suivre par les gouvernements.

        Autre détail qui ne vous aura pas échappé, les banques française et allemandes n’ont pas hésité à mettre l’ euro en difficulté pour récupérer leur fric qu’elles ont prêté aux grecs. La France à hauteur de 54 milliards et l’ Allemagne à hauteur de 28 milliards.

        L ’ Europe est sous la toise des banquiers étasuniens et même si leur déficit est incomparable par rapport au déficit de l’état grec, l’ empire U S A a bien l’intention de faire payer ses déficits par les salariés européens. Comme l’a dit W. Bush « notre mode de vie n’est pas négociable ».


        • slipenfer 14 septembre 2010 12:25

          Le Nouvel Ordre Mondial On y est

          USA ? France ?Angleterre :ça veux dire quoi maintenant ?


          • Expatrié US 14 septembre 2010 13:26

            Le déclin US n’est pas pour demain


            En venant vivre aux Etats-Unis il y a 3 ans, j’étais moi-même persuadé du déclin proche de l’empire américain. 
            Pour y vivre désormais au quotidien et avoir voir pendant cette période la crise économique déferler sur le pays, je suis aujourd’hui persuadé de l’incroyable « résilience » de ce pays et de ses habitants. 

            Terribles injustices sociales et société extremement violente dans son fonctionnement et dans ses interventions (extérieures ou intérieures) : c’est tout à vrai. 
            Mais ce sont les recettes (et ce n’est pas nouveau) d’un empire dont la force vitale n’est en rien entamée. 
            Contrairement à ce que pensent beaucoup d’européens, les Américains n’ont jamais révé en une société juste, égalitaire et pacifique. Le « rêve américain » intègre dans son principe que la vie est une partie de poker où le meilleur et le pire sont possibles. 
            On en pensera ce que l’on veut, mais le résultat est que l’Amérique s’appuie encore sur des dynamiques (vitesse de mutation, priorité à l’action, capacité à intégrer de nouvelles règles ou de nouvelles technologies...) qui lui laisseront encore très longtemps un avantage sur le reste du monde, et en particulier, sur une Europe assoupie dont l’energie est focalisée sur la défense des petits privilèges et du statut quo de ses (tout aussi petits) rentiers...

            • ZEN ZEN 14 septembre 2010 14:26

              Bonjour
              Merci de votre point de vue de résident
              Je partagerais volontiers votre relatif optimisme, si je ne lisais autant de réactions d’économistes ou d’experts US , plus assurés que vous que le pire est à venir...
              Mais, comme je l’ai dit, je ne suis pas voyant...


            • Rudolph 14 septembre 2010 14:32

              Les américains ont aussi leurs tous petits privilégiés à protéger, ils se terrent tous à Wall Street ...
              Mais je vous l’accorde, je fonderais plus d’espoir en les américains que les européens car je ferais plus confiance aux américains pour une gronde populaire, un sursaut patriotique et virer tous leurs parasites.

              Quant à la question de l’empire, m’est de tout de même avis qu’il est mort leur empire et que c’est en Asie que l’on trouvera le moteur du monde.

              Puisse l’Europe prendre sa part dans la marche du monde grâce à une grande alliance avec la Russie, par ailleurs son meilleur médiateur potentiel avec l’Asie.


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 14 septembre 2010 15:02

              Expatrié US


              Votre commentaire est assez juste. Les États-Unis auront vécu beaucoup de crises et démontré une grande capacité de rebondir. Toutefois, un bémol. Ne sous-estimons pas la montée des Bric et « next eleven » (Turquie, Indonésie, Kazakhstan, etc.) sur l’échiquier économique mondial. Les Bric sont portés par le développement de marchés intérieurs très importants. La Chine, seconde puissance économique mondiale, pourrait imposer aux États-Unis un changement assez radical de sa géopolitique. 

              Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, estime que «  la situation économique aux Etats-Unis est en train de se redresser », mais a reconnu que le rythme était « insuffisant » (Les Affaires)

            • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 14 septembre 2010 16:09

              Zen


              Désolé. Petit oubli impardonnable. Excellent article.

              Pierre R.

            • saint_sebastien saint_sebastien 14 septembre 2010 17:33

              totalement vrai , les usa ne croient pas à une société juste. en fait rien n’a changé depuis le farwest de ce point de vue la.
              Cependant , la population consteste de plus en plus la politique étrangère couteuse , et veulent moins d’état.
              Réduire le gouvernement fédéral et ses moyens servira à tout le monde , puisque l’Amérique n’aura plus les moyens de sa politique étrangère.

              Bref , bien qu’étant plutôt à gauche , des vrais libertariens à la tête de l’état( pas des néocons ) serait un plus pour le monde entier , si ils mettent un coup d’arrêt à la folie guerriere des usa.
              car sous le prétexte de plus d’état , les états unis ne sont plus tres différents de la clique de privilégiés européens : un petit groupe détourne les moyens de l’état pour servire des interêts industriels privés , c’est la même chose en europe.

              D’ailleurs , si les usa coulent l’ue coulera avec elle puisque c’est une construction purement atlantiste.


            • sisyphe sisyphe 14 septembre 2010 14:09

              Les Etats Unis arrivent encore à se maintenir à flot, grâce au dollar encore tout-puissant, mais ce n’est qu’apparence, puisque, comme le décrit parfaitement l’article, dans l’arrière-scène, tout se délite inexorablement.

              De fait, les USA sont les victimes, à leur tour, du système qu’ils ont imposé au monde (pendant longtemps à leur propre profit), et qui produit les dégâts que l’on connait : le capitalisme ultralibéral totalement dérégulé.
               Apprentis sorciers rattrapés par le monstre qu’ils ont créé, ils ne pourront échapper à la faillite de ce système.
              Il est à souhaiter, d’ailleurs, que ce soit le plus tôt possible, que l’empire des mafias financières s’écroule enfin sur lui-même, pour que le monde et son économie puisse repartir sur des bases plus saines, plus éthiques, plus justes.

              Parce que si c’est pour remplacer les Etats Unis par la Chine, en gardant le même système, rien, évidemment, ne sera réglé ; et pour cause...

              L’essentiel est de procéder, enfin, à la véritable réforme monétaire et financière, qui supprime leur pouvoir absolu de nuisance, de prédation, de privatisation et de dépeçage du monde, aux milieux financiers, de replacer l’économie REELLE au centre du système, d’abolir la spéculation, et de permettre aux états de financer eux-mêmes leurs besoins vitaux (services sociaux, salaires, politiques économique, de logement, de grands travaux, de santé, d’éducation) hors de toute pression financière.

              En clair, il s’agit de cesser le processus de privatisation du monde, pour le rendre aux citoyens qui l’habitent, le font vivre, produisent les richesses, dans un processus totalement démocratique et sous contrôle.
              L’Amérique devra s’ adapter (elle en est capable, sans doute) ou disparaitre, emportée par le tsunami qu’elle aura elle-même déclenché.

              Zen, merci pour l’article et les liens.


              • Fergus Fergus 14 septembre 2010 18:54

                Bonjour, Zen.

                Je m’associe au commentaire de Sysiphe (que je salue également).


              • ZEN ZEN 15 septembre 2010 09:29

                Merci sisyohe et Fergus
                Vaste programme !
                Mais urgent..


              • Rudolph 15 septembre 2010 10:46

                la meilleure chose à faire en effet ....


              • boris boris 14 septembre 2010 14:57

                Aha, la bonne blague, des optimistes à tous crins croient encore que l’Amérique comme Joe Dassin en son temps, c’est le pays de cocagne.

                Pauvres d’eux !

                Bon article Zen.


                • Jean-paul 14 septembre 2010 16:01

                  @ boris

                  Je suppose a votre commentaire que vous n’avez jamais mis les pieds aux USA .Juste lu les articles qui vous interesse sur internet .
                  La vie est differente si on la vit ou si on la lit .


                • Proudhon Proudhon 19 septembre 2010 12:05

                  @jean paul

                  Et oui mon cher J-P. L’éternel problème en fait c’est de savoir qui vit mieux ici ou ailleurs. Si vous êtes cadre, profession libérale ou autres « Ã©lites », vous vivrez mieux aux US. Par contre si vous êtes ouvrier, employé ou pire, chômeur, vous crèverez la bouche ouverte.
                  De plus, aux US c’est un peu comme en France depuis quelques années déjà, on vous explique que ceux qui bossent sont tout le monde sauf les ouvriers, donc on paie ceux qui bossent, pas les autres. Ah Ah, elle est bonne celle-là...
                  Un mois àla mînes comme disaient les anciens chez-nous et ils verront ce que c’est que bosser réellement.


                • tinga 14 septembre 2010 16:11

                  Les états unis n’ont pu maintenir leur statu de grand dévoreur de tout ce qui existe sur la planète que par une militarisation à outrance, le rêve américain apparaît aux yeux du monde pour ce qu’il est, un des pires cauchemars de l’humanité, le travail est la valeur suprême de ce peuple, faire n’importe quoi plutôt que rien, une économie basée sur la prédation tous azimuts, seule une troisième guerre mondiale les sauvera, on peut au moins reconnaître que c’est le peuple qui s’y est le mieux préparé, armes nucléaires, bactériologiques, climatiques, électromagnétiques, armées de mercenaires en tout genre, services secrets tentaculaires, torture légalisée, camps de concentrations déjà tout prêts, (environ 15 millions de places), que la fête commence. 


                  • Krokodilo Krokodilo 14 septembre 2010 16:11

                    Salut, pas encore vu tous les liens, mais celui sur les chiffres est intéressant (« vivre à crédit »). Les USA gardent trois atouts majeurs pour ne pas changer de mode de vie : le dollar et la planche à billet tant que la Chine l’accepte, la puissance militaire phénoménale, et les brevets, l’innovation scientifique. Pas étonnant qu’ils tiennent tant à breveter tout ce qui existe sur Terre... et à contrôler leur règlementation (protocole de Londres, contrôle de l’idéologie économique de l’UE).

                    Après tout, les pays émergents ne songent qu’à consommer eux aussi, en caricaturant à peine, et comment leur jeter la pierre alors que l’ensemble des pays occidentaux, après s’être goinfrés, devraient donner l’exemple d’une recherche d’une altercroissance ?


                    • plancherDesVaches 14 septembre 2010 17:22

                      Excellent article, mon cher Zen. (et pour une fois, le cher n’est pas pour critiquer ensuite smiley )

                      Effectivement, on peut se poser la question d’un effondrement. Hors, il y a des signes qui ne trompent pas :
                      http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9654
                      « San Francisco : les établissements scolaires lancent une opération »pièces jaunes« pour se financer (SF Gate) »
                      Il n’y a donc pas QUE dans la Californie que tout va mal.
                      Regardez aussi les autres news de contreinfo, le tableau est général et les causes commencent à être bien analysées.

                      Et il y a aussi surtout ça :
                      http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/14/chine-amerique-comment-la-crise-fait-basculer-la-puissance-economique-mondiale_1410331_3234.html

                      Plutôt que de se poser la question d’un effondrement, je pense qu’il vaut mieux se poser la question :
                      Les US vont-ils accepter leur effondrement sans broncher... ???

                      Car, je vous signale que nous, Européens, commençons déjà à avoir les boules. Alors eux, vous ne vous explique pas...


                      • ZEN ZEN 14 septembre 2010 18:23

                        Cher Plancher
                        Merci pour les liens
                        Celui-ci rejoint et conforte un de l’article
                        J’ai lu aussi que dans certaines écoles publiques us, financées par les taxes foncières, donc soumises à la richesse ou à la pauvreté des habitants , les élèves étaient invités à apporter en classe une part des fournitures normalement assurées par l’école, dont le papier toilette (sic !)
                        Bientôt, faudra-t-il apporter la buche de bois pour le poële de l’école, comme à l’époque de mon grand-père ?... smiley


                      • L'enfoiré L’enfoiré 14 septembre 2010 17:32

                        En déclin ?
                        Non, dépassés tout simplement
                        .
                        Ce n’est pas encore la voie de garage, mais cela y ressemble.
                        L’avantage que les Américains ont, ce sont les dollars et leur pragmatisme, très peu connu en Europe.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 14 septembre 2010 17:36

                          L’empire américain, comme l’appelait déjà Claude Julien...
                          Serait-ce pour cela qu’il a été congédié ?


                          • Daniel Roux Daniel Roux 14 septembre 2010 17:58

                            Le déclin américain est commencé depuis une dizaine d’années. Les premiers signes étaient relativement discrets, les délocalisations de plus en plus massives et le chômage qui en résulte puis la pauvreté.

                            Un déclin peut durer plusieurs décennies, à partir d’un sommet de puissance économique, militaire et culturel. Aujourd’hui, il apparaît aux observateurs avertis demain au plus grand nombre.

                            Côté économique, le dollar est attaqué de tous les côtés. Si les US ont réussi à le sauver in extremis par la guerre d’Irak, la décision de la Chine, de l’Iran et de la Russie, de commercer leur pétrole avec une autre monnaie sonne l’hallali. Les premiers investisseurs à se rendre compte du changement de paradigme, réussiront à sauver leurs meubles mais les autres perdront leur chemise, comme l’avait pronostiqué Todd dans son livre.

                            Côté militaire, l’Afghanistan ressemble de plus en plus au Viet Nam. Enivrés par leur puissance de feu, les américains n’ont jamais été très doué dans les affaires militaires. Leurs nombreuses victimes sont surtout civiles et innocentes.

                            Il reste le culturel, la domination de l’anglo-américains comme langue d’échange, grâce notamment à l’Union Européenne, à l’ONU et aux nombreuses institutions internationales comme le FMI, La Banque Mondiale et l’OMC qui ont été créées pour servir principalement les intérêts américains. Cette domination là peut perdurer encore un demi siècle, comme le latin au moyen-âge à durer quelques siècles.


                            • Krokodilo Krokodilo 14 septembre 2010 19:40

                              Pour l’UE, l’autre voie que l’anglais-roi, c’est l’espéranto comme langue-pont, ce qui laisserait à chaque langue le loisir de faire vivre sa sphère d’influence naturelle, alors qu’aujourd’hui, l’anglais taille des croupières au français au Liban, en Tunisie, au Maroc, au Rwanda, au Vietnam, etc. Merci l’Europe, qui n’utilise QUE l’anglais dans ses relations extérieures, notamment avec l’Asie, confortant ainsi sa position. A chacun de faire son choix en toute connaissance de cause, car grâce à Internet, on ne pourra plus dire « le ne savais pas » ou « ça s’est fait naturellement » !


                              • Jean-paul 14 septembre 2010 21:26

                                Sacre krokodilo avec son esperanto parle par quelques milliers de personnes a travers le monde .
                                Good luck with your « esperanto » .


                              • L'enfoiré L’enfoiré 15 septembre 2010 09:56

                                Jean-Paul,

                                 Si vous voulez vous tailler une place dans le monde de demain, apprenez le mandarin.
                                 Ce n’est peut-être pas aussi facile que l’espéranto, mais au moins cela sera bien plus utilisé.
                                 Les interprètes en chinois sont de plus en plus demandés.
                                 smiley
                                 smiley


                              • ZEN ZEN 15 septembre 2010 10:17

                                Salut l’Enfoiré
                                Au sommet de la tour, l’empire du milieu, bientôt...
                                Je me mets dès demain au mandarin smiley


                              • Celti 14 septembre 2010 20:08

                                L’économie-monde romain était très puissant. Mais le centre ne produisant presque plus rien (« Panem et circenses ») et achetait le blé d’Egypte (eh oui !), le vin de Gaule, les produits de luxe d’Orient, les serviteurs-esclaves de partout, etc....
                                Et plouf !!
                                Ca ne vous rapelle rien ?


                                • bluebeer bluebeer 14 septembre 2010 22:27

                                  Bonsoir à tous.

                                  Chaque fois que l’on parle des Etats-Unis sur ce site, j’ai l’impression qu’on mélange deux réalités très différentes.

                                  L’Amérique du citoyen moyen, de John Doe, est fondamentalement assez proche de l’Europe de Schmidt ou de Dupond. Même préoccupations de base, même souci de trouver et de conserver un job, d’envoyer ses gosses à l’école, de nouer les deux bouts, de se payer un peu de bon temps. Leur approche est simplement beaucoup plus individualiste, prompte au déracinement et à la migration vers d’autres cieux. Ils vénèrent l’esprit d’initiative, se méfient de l’intellectualisme, détestent l’ingérence dans leur vie privée. Pour eux, le modèle sociétal américain est pratiquement parfait, et il n’y a d’autre endroit au monde qu’ils puissent envier. Cette Amérique là n’a rien d’impérialiste ou d’hégémonique. Ils sont le paradis, et ils prétendent juste le défendre contre l’extérieur. Point.

                                  Puis il y a l’Amérique plus ou moins occulte du pouvoir financier, des grandes multinationales, des corporations. Celle-là tient les rênes, gouverne le gouvernement, impose sa loi, sa politique extérieure, ses choix stratégiques. A un certains niveau, tous les responsables politiques américains siègent ou ont siégé dans le conseil d’administration des grandes corporations. Tous ces responsables entretiennent une collusion étroite avec le monde de la finance et des affaires. Tous sont en situation flagrante de ce que nous appellerions ici un conflit d’intérêt, mais que tout le monde là-bas accepte parce qu’il est normal et cohérent dans leur vision de la justice sociale qu’un homme de pouvoir et de talent accède à la fortune pécuniaire. De la même manière, le jeu américain est de faire beaucoup d’argent, ceux qui y sont parvenu ont du talent, et ils méritent donc d’influencer la marche de la nation. C’est en gros le raisonnement simpliste, et implicite, qui prévaut au sein de la population, et qui autorise le monde la finance à régner sans partage sur la nation, et sur le monde.

                                  L’Amérique, en tant que première nation triomphante, est en déclin. D’une part parce qu’elle a bradé son industrie et sa capacité d’innovation en les délocalisant sous une logique de mondialisation économique et de profit direct. Ceux qui ont hérité de ces capacités, et principalement la Chine, ont pris plusieurs longueurs d’avance et ne rétrocèderont jamais ce privilège aux américains. D’autre part parce que la haute finance américaine s’adapte, et précisément, s’est mondialisée. Les dirigeants des grandes entreprises, des multinationales, des banques, ne sont pas patriotes ou nationalistes. Ils ne doivent pas faire vivre l’économie de leur pays, mais trouver le profit là où il se cache, n’importe où. S’ils doivent un jour faire migrer le siège de leurs activités, ils le feront. Leur lutte pour la suprématie économique, le monopole, n’est pas une lutte nationale. Disons que c’est une partie de monopoly à l’échelle de la planète.

                                  Les Etats-Unis survivront sans doute en tant que grande nation, mais leur domination sur la scène internationale s’érode inexorablement. La question est : l’oligarchie financière doit-elle obligatoirement infiltrer et contrôler une nation dominante, ou peut-elle se répartir sur plusieurs états, dont elles prendraient progressivement le contrôle ? A l’heure actuelle, le modèle libéral triomphe virtuellement partout dans le monde. Son pouvoir est immense, sans partage. Y aura-t-il encore des nations, des communautés capables de s’y opposer efficacement, de bifurquer vers des modèles de société plus humains. Ça, c’est la question.


                                  • bluebeer bluebeer 15 septembre 2010 21:33

                                    Ce n’est qu’aujourd’hui que je tombe sur cette vidéo qui entérine largement ce que je raconte plus haut, avec beaucoup plus de développements et de talent :
                                    http://www.realpolitik.tv/le-mensuel-de-la-finance/la-fin-de-lhyperpuissance


                                  • ZEN ZEN 15 septembre 2010 22:02

                                    @bluebeer
                                    Je viens de visionner cette vidéo
                                    Une analyse claire et convaincante
                                    Merci !
                                    Cordialement


                                  • ZEN ZEN 14 septembre 2010 22:46

                                    Bonsoir bluebeer
                                    Intéressantes remarques
                                    Vos distinctions sont utiles
                                    Je parlais de tiers-mondialisation de certains états, naguère industriels
                                    On peut aussi évoquer les déchirements internes , conséquences d’une crise qui dure,dont une expression est la virulence du mouvement Tea Party.


                                    • bluebeer bluebeer 14 septembre 2010 23:26

                                      Bonsoir Zen.
                                      Et merci pour l’article, clair et nuancé.
                                      A mon sens, les tea-parties sont l’expression de ce credo auxquels les américains veulent adhérer à tout prix : nous sommes la meilleure nation avec les meilleurs principes. Le libéralisme reflète la liberté de chacun de s’enrichir à sa guise, et de gérer à sa guise le fruit de son mérite. Notre formule ne saurait être remise en question. Si le système bat de l’aile, c’est parce que nous avons oublié la sagesse des décisions des pères fondateurs. Revenons à la pureté originelle.
                                      Bref, la bonne vieille méthode coué, « plus de la même chose » comme on dit en thérapie. C’est une réaction épidermique, qui n’est nullement propre aux américains, mais bien à tout converti d’un régime menacé. Le mouvement Tea-Party démontre cependant à quel point le « libéralisme » est une philosophie profondément ancrée dans l’attitude et dans l’imaginaire du citoyen américain, qui croit en l’individu, beaucoup moins voire pas du tout en la collectivité. Cette attitude viscérale est peut-être le seul véritable talon d’achille de l’amérique face à l’évolution géopolitique mondiale, et à la perspective d’un déclin ultérieur.


                                    • plancherDesVaches 15 septembre 2010 10:12

                                      En parlant des tea-party :
                                      http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/15/primaire-du-delaware-nouvelle-victoire-d-une-candidate-ultraconservatrice_1411245_3222.html
                                      « Primaire du Delaware : nouvelle victoire d’une candidate ultraconservatrice »
                                      « Pour cette élection, Christine O’Donnell, une novice, l’a remporté sur Michael »Mike« Castle, un vétéran populaire du parti républicain, par 53,1 % contre 46,9 %, selon des résultats non officiels portant sur 99 % des circonscriptions. »

                                      Vous regarderez la vidéo du bas qui explique un des sujets sur lesquels elle a basé sa campagne.
                                      Ce sujet est la masturbation !!
                                      Je pense que lorsqu’on en arrive à un niveau tel que celui-là, il n’y a plus rien à espérer. smiley

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