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Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973

Lettre ouverte à Marine Le Pen pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et poser les bases réalistes d’une sortie ordonnée et indolore de la zone euro

Marine Le Pen, Jean Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan fustigent aujourd’hui la loi Pompidou de 1973 qui interdit à l’Etat de refinancer ses déficits auprès de la Banque de France. Ils la rendent responsable de l’explosion de la dette publique et préconisent de sortir de la zone euro pour récupérer le droit de battre monnaie.

Les partisans de cette théorie soulèvent un argument et un seul mais il est de taille : le calcul rétrospectif de la dette publique en prenant des taux d’intérêts nuls depuis 1973 aboutit aujourd’hui à une dette quasiment nulle.

Le raisonnement semble imparable. Vous y rajouter une pincée de conspirationnisme – le lien entre la banque Rothschild et Georges Pompidou – une grosse poignée de banksterophobie – un néologisme qui parle de lui-même – et vous avez une théorie séduisante en apparence et convaincante pour un électorat peu familier avec les mécanismes de la monnaie.

Sauf que cette belle theorie n’est soutenue que par une poignée à peine d’économistes qui ne sont d’ailleurs pas des économistes de premier plan. Et pour cause, cette theorie rappelle un peu le paradoxe d’Achille et la Tortue, un raisonnement mathématique sans faille mais totalement déconnecté de la réalité. La mariée n’est-elle pas trop belle ?

Je précise ici pour que les choses soient bien claires que je suis globalement sur la ligne de Marine Le Pen et que je voterai pour elle au printemps prochain, une première après 20 ans d’abstention. Je suis convaincue que l’aventure européenne a un objectif caché celui de détruire la démocratie et j’estime que la nomenklatura de Bruxelles n’est qu’un avatar du politburo de l’ex URSS. Pour couronner le tout je sais parfaitement ce dont les banques sont capables afin d’assouvir leur cupidité pour avoir moi-même été un banquier pendant près de 15 ans.

C’est donc à la fois en tant que professionnel de la finance et sympathisant que je m’adresse ici au candidat de la droite nationale pour la mettre en garde :
Marine Le Pen !, vos prises de position sur la loi Pompidou de 1973 sont une erreur et vos adversaires vous guettent sur ce terrain, je crains que si vous vous entêtez, vous y perdiez en crédibilité et aussi le potentiel de voix qui fera la différence en vue de la qualification pour le second tour.

Je m’explique :

Je ne conteste pas le calcul mais seulement les conclusions que vous en tirez.

1/ Le calcul en question suppose que tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie. Or ceci n’a pas d’exemple dans le monde et pour une excellente raison : une telle création monétaire serait extrêmement inflationniste avec les conséquences que vous savez sur le pouvoir d’achat et la stabilité de la monnaie. Le refinancement par la Banque Centrale n’a jamais été autre chose qu’une ressource occasionnelle, d’ailleurs bien avant 1973 il existait des emprunts d’Etat.

2/ Dire que du fait de la loi Pompidou ce sont les banques qui refinancent la dette publique est faux. D’une part moins de la moitié de la dette publique est détenue par les banques en nom propre mais surtout c’est un phénomène qui ne date que depuis le milieu des années 80 soit plus de 10 ans après la loi incriminée. En effet, jusqu'à cette époque les banques s’étaient toujours efforcées de placer les emprunts d’Etat auprès de leurs clients : particuliers, caisses de retraite, compagnies d’assurances et OPCVM.

Ce qu’il faut bien garder à l’esprit, c’est que sous l’empire de la loi Pompidou nous sommes dans un schéma sans création monétaire donc non inflationniste où les banques mais aussi d’autres réseaux comme celui des PTT jouent le rôle de courroie de transmission entre l’offre et la demande d’épargne. Que l’Etat paye un intérêt sur des emprunts lorsque les bénéficiaires de ces intérêts sont des ménages pour qui ils représentent un revenu supplémentaire n’a rien de choquant vous en conviendrez.

3/ La Loi Pompidou impose une discipline budgétaire au gouvernement. Faut-il s’en plaindre ? Avec un crédit illimité et gratuit auprès de la Banque de France que pensez vous qu’un gouvernement serait tenté de faire l’année précédent une échéance électorale importante ?

4/ Pourquoi la dette publique a-t-elle dérapé ? Croyez-moi cela n’a rien à voir avec la loi Pompidou. Tout ce joue 10 ans après au milieu des années 80, en deux temps.

Faisons un petit retour en arrière. Jusqu’en 1981 les déficits publics sont des déficits conjoncturels, l’optimum budgétaire est l’équilibre et R. Barre y parvient presque en 1980 malgré le deuxième choc pétrolier. Un effort qui coûtera la réélection de son mentor. De 1981 à 1986 les déficits publics sont volontaristes. La Gauche espère relancer la croissance à travers le déficit budgétaire, l’échec est cuisant. A partir de 1985 les déficits sont structurels car l’équilibre devient inaccessible, la gauche au pouvoir est dépensière, la droite est tétanisée par le souvenir de la défaite de Giscard. Par-dessus le marché, la politique suicidaire du franc fort liée à l’euro – déjà – provoque à la fois la hausse des taux et le repli de la croissance un cocktail mortel pour la dette publique. L’optimum budgétaire n’est bien sûr plus l’équilibre, simplement la stabilité du ratio dette publique/Pib ce qui normalise les déficits. Hélas, en période de récession la dette se creuse brutalement mais lorsque la conjoncture est meilleure les cagnottes sont dépensées à des fins électoralistes.

L’incurie des dirigeants socialistes aurait du trouver un frein naturel dans l’épuisement de l’épargne disponible, c’était le sens de la loi Pompidou. Bien au contraire, elle trouve un catalyseur dans la dérégulation financière du milieu des années 80. C’est ici qu’il faut chercher la cause principale de la grande dérive des dettes publiques dans presque tout le monde occidental

5/ Avant 1985, le marché secondaire de la dette publique était très étroit et dans leur grande majorité les investisseurs conservaient les titres de créance sur l’Etat tout au long de la vie de l’emprunt. Il n’était donc pas aisé pour l’Etat de s’endetter au pied levé. Mais tout va changer avec la grande révolution des marchés financiers à l’instigation des ultra-libéraux R.Reagan et M.Thatcher et des banques de la City et de Wall Street.

La création d’un marché à terme de la dette de l’Etat et l’abandon des emprunts individualisés remplacés par des souches périodiquement abondées va transformer de fond en comble les conditions de refinancement de l’Etat. Car pour la première fois le négoce de la dette publique va devenir pour les banques une source de profits réguliers. Pour l’Etat qui ne demandait pas mieux c’est l’assurance de pouvoir émettre du papier à volonté.

Pourquoi un tel engouement pour la dette d’un pays comme la France ? Au moins deux raisons. D’abord le rating AAA qui va attirer les capitaux étrangers, pétrodollars et les gigantesques réserves de changes des dragons asiatiques, et aussi les fonds de pension anglo-saxons. La dérégulation des marchés financiers permet le recyclage des capitaux au niveau planétaire et met en évidence les grands déséquilibres nés de la mondialisation.

Ensuite et surtout la garantie de pouvoir revendre sur le marché secondaire à tout moment des titres de créances sur 2 5 10 voire 30 ans va offrir aux investisseurs et aux banques de nombreuses opportunités d’arbitrage. La grande révolution c’est cette asymétrie entre l’Etat qui s’endette jusqu’à 30 ans et l’investisseur qui est souvent un spéculateur sur le très court terme.

La monétisation de la dette que la loi Pompidou voulait éviter a été en quelque sorte restaurée dix ans plus tard par une voie détournée, les banques commerciales.

La loi Pompidou une loi conçue pour contraindre les gouvernements à plus de discipline budgétaire ne peut pas être rendue responsable de l’effet contraire.

Faut-il encore rappeler que les USA et le Japon qui n’ont pas d’équivalent de la loi Pompidou sont parmi les pays les plus endettés de la planète et qu’inversement la Suisse et la Norvège états peu endettés disposent d’une loi similaire.

Cet éclairage nouveau a propos de la loi Pompidou doit-il avoir des effets sur la politique que préconise Marine Le Pen sur l’euro ?

Cette question mériterait un long développement, mais voici les idées fortes :

Sortir de l’euro est un impératif qui se justifie pour moult raisons dont reprendre le contrôle de la politique monétaire, une expression plus large que la création monétaire. Revenir sur la loi Pompidou pourquoi pas ? Apres tout se donner la possibilité de recourir occasionnellement aux avances de la Banque de France ne signifie pas nécessairement y avoir recours systématiquement. Mais faire de cette loi le bouc émissaire de la crise des finances publiques est injuste et faux.

A la question lancinante sur la dette existante libellée en euros, répondre par l’abolition de la Loi Pompidou et le droit retrouvé de battre monnaie est une énormité car je rappelle cette évidence, il est impossible de refinancer une dette en euros en faisant fonctionner une planche à billets en francs Heureusement il existe d’autres solutions.

Si Marine Le Pen arrive au pouvoir ce que je souhaite, dans les premiers mois de son directoire l’euro sera son meilleur allié car il jouera le rôle d’un abri contre la spéculation de l’étranger. L’erreur à ne pas commettre est de précipiter le retour au Franc, de toute façon la zone euro ne devrait pas survivre à la sortie de la France ce qui implique qu’une disparition concertée de la monnaie unique semble être la seule option pour revenir au franc.

Contrairement ce que clament les adversaires politiques de Marine Le Pen le mécanisme qui permettrait de sortir de l’euro de manière indolore existe, je pourrais m’en expliquer ultérieurement.

Je ne voudrais pas conclure mon intervention sans glisser à Marine Le Pen une piste d’investigation qui a mon avis est d’un intérêt bien supérieur à celle de la loi Pompidou.

Il est un calcul rétrospectif beaucoup plus intéressant que celui de la dette à taux nuls. C’est le prix de l’immobilier aujourd’hui s’il avait suivi l’inflation au cours des X dernières années. Le quotidien la Tribune s’est livré à cet exercice et les résultats sont affolants.

Imaginons maintenant un immobilier décoté de 50% voire 70% par rapport à sa valeur actuelle, examinons cette hypothèse en termes de pouvoir d’achat des ménages et de compétitivité des entreprises tout en prenant en compte le manque à gagner pour les notaires et les professionnels de l’immobilier puis tirons-en les conclusions.

Utopie ?

Non ! C’est en fait très simple. Il suffit de taxer à 100% les plus values immobilières après un abattement égal à l’inflation.

Ça vaut la peine d’y réfléchir n’est-ce pas ?

Borowic


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136 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 4 novembre 2011 09:45

    Félicitation à l’auteur pour cet article à la fois clair et constructif.

    Le choix politique qu’il fait ne regarde que lui. Je suppose que son annonce est faite pour appuyer sur le caractère purement technique de son analyse.

    Reste tout de même le problème des taux d’intérêt soumis à la loi des marchés et donc aux manipulations des spéculateurs type Golman Sachs.

    Les emprunts d’état auxquels pourraient souscrire directement les particuliers seraient une solution moins coûteuse pour l’état et plus rémunérateur pour le citoyen que le ridicule rendement des livrets A et Cie. Cela pourrait se faire sous la forme d’un livret émis par la Poste ou la Caisse de Consignation.

    Pour finir, il ne fait aucun doute dans mon esprit que les hommes au pouvoir de de Gaule à Sarko en passant par Mitterrand, servent les intérêts de l’oligarchie financière avant ceux des peuples.


    • Tythan 5 novembre 2011 12:31

      Je suis assez d’accord avec ce commentaire : bravo à l’auteur.

      J’avais moi-même écrit un article sur le sujet http://www.agoravox.fr/actualites/e... et sur mon blog (j’y ai apporté quelques corrections) http://tythan.blog.free.fr/index.ph...

      Vous en êtes vous inspirés ?

      Sur ce sujet, il y a d’énormes fantasmes, certains charlatans voulant faire croire que la loi de 1973 serait une arnaque totale, les banques s’enrichissant sur le dos des français. La réalité est beaucoup plus simple : si la loi de 1973 est effectivement contestable, elle n’est pas non plus à l’origine de tous les problèmes et son abrogation n’en résoudra qu’une partie...

      Moi aussi, je m’étais retrouvé face à des internautes faisant des commentaires totalement farfelus quand ils n’étaient pas insultants... Il est évidemment plus facile de présenter une théorie complotiste simple (les méchants, c’est les banques, il suffit de leur faire rendre gorge pour faire disparaître comme par magie notre endettement) que de défendre la réalité !

      Bravo à vous !


    • RogerTroutman RogerTroutman 7 novembre 2011 02:12

      J’ai arrêté ma lecture à votre point 1). Se prétendre banquier pendant 15 ans et affirmer que les déficits publics ne sont pas financés par la création monétaire c’est totalement ahurissant. Deux choses l’une : soit vous êtes un charlatant qui n’y connait strictement rien en finance et qui a tenté d’écrire un article avec un onglet ouvert sur wikipédia, soit vous êtes effectivement un banquier qui ment et sur la loi de 73 et sur son supposé soutient à Marine Le Pen pour tenter de la ridiculiser. Je pencherais pour la deuxième solution, sinon vous n’auriez pas eu besoin de préciser votre candidat favori pour les élections de 2012.


      Pour remettre les choses au clair pour tout le monde : « tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie ». Aux USA, la Fed appelle ça le quantitative easing, ou assouplissement quantitatif, qui est une création monétaire ex-nihilo qui est directement injectée dans les organismes de crédit, dont les principales banques, les Federal Home Loan Banks, les Fannie Mae et les Freddie Mac. Les USA camouflent l’inflation galopante en truquant leurs chiffres : les calculs de l’inflation américaine ne prennent délibérément pas en compte les prix de l’alimentation et de l’énergie ! Mais il suffit de regarder comme le cours du dollar n’a cessé de s’effondrer face à toutes les monnaies, sauf l’euro, pour comprendre la farce : regardez les cours historiques du dollar face au yen, dollar aussie, dollar canadien, franc suisse etc...

      En Europe c’est un peu différent car le mandat de la BCE est de réguler l’inflation. Donc la BCE n’injecte pas des liquidités directement dans les institutions de crédits, mais fait tourner la planche à billet de façon détournée en achetant des obligations souveraines à tour de bras. Plus aucune banque ne veut d’obligation grecque, italienne, espagnole, portugaise, irlandaise et française (de moins en moins sûres), donc la BCE a été pratiquement la seule à en acheter depuis 2009 ! Avec quel argent croyez-vous que la BCE achète pour des milliards d’obligations qui ne seront pas remboursées ? Réponse : création monétaire. 

       Dernier point concernant le mensonge de l’auteur concernant les « emprunts d’Etat » d’avant 1973 : il s’agissait de Grands Emprunts directement contractés auprès des citoyens et non pas sur les marchés obligataires. C’était une mesure exceptionnelle qui n’a été utilisée que 5 fois depuis la création de la Banque de France. 

    • kev46 kev46 4 novembre 2011 09:51

      Vous dites que l’argent qui est prété à l’état n’est pas issue de la création monétaire mais de l’épargne des gens via les fonds de pensions et assurances vie (les 2/3 étant étrangers) est vrai.

      Mais cela fait autant d’épargne en moins à préter au reste de l’économie (PME, ménages) que les banques vont compenser par la création monétaire. C’est logique. La masse monétaire augmente bien de 10% par an dans les zones euro et dollar. Je n’invente rien.

      Les établissement financiers pourrait très bien inverser cela. L’épargne pour les PME/ménage et la création monétaire pour ce qui ne peut donc être couvert par cette épargne (donc prêt aux état mais également au restes des PME/ménages ...).

      Prêter aux états par la création monétaire peut donc ne pas être plus inflationniste qu’à l’heure actuelle.

      Dans ce cas là, on peut donc demander à la banque centrale de prêter directement aux états sans intérêts (au lieu de passer par une banque commerciale). N’ayant plus à rembourser de nouveaux intérêts, il y aura même donc moins d’argent à créer (donc potentiellement moins d’inflation). Pour éviter tout abus, il faut que la banque centrale reste indépendante et s’interdisent de prêter aux états plus de 3% du PIB par an, sans jamais dépasser une dette de 60% (on peut même lui interdire de monétiser les frais de fonctionnement, seulement les investissements). Les règles de maastricht peuvent donc même être respectées.

      En ce qui concerne la norvège -> Rente pétrolière, la suisse -> entrèes de capitaux étrangers opaque en masse (même s’ils ne payent que peu d’impôt, ca en fait beaucoup à la fin).

      Pour ce qui est de la sortie de l’euro. Pourquoi ne pas garder l’euro comme monnaie commune interbancaire. Cela protège les monnaies nationales au sein de la zone euro des spéculation avec des taux de changes négociées. L’euro garderait de plus tout son intérêt à l’internationale.

      Pour ce qui est de la dette libéllée en euro c’est faux. La BCE ne gère aucune liquidité. Ce sont les banques centrales nationales. Tous l’argent prêté à la France doit au préalable attérir sur les comptes d’un primary dealer (banques francaises tel BNP ou filiale de banques étrangères en france tel HSBC France) possèdant un compte à la banque de France qui va ensuite prêter cet argent au trèsor public. La dette de la France est donc JURIDIQUEMENT libéllé dans la devise de la banque de france actuellement « euro banque de france » si l’on peut dire. Un retour au franc entrainerait donc une conversion de cette dette légalement en franc.

      Voila pourquoi je ne suis pas d’accord avec votre article. J’attends vos réactions.


      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 10:33

        Je vous cite : « Prêter aux états par la création monétaire peut donc ne pas être plus inflationniste qu’à l’heure actuelle. »
        Manifestement, vous n’y connaissez pas grand chose en théorie monétaire.

        En lieu et place de continuer à emprunter et à pousser au chaos vu que cela devient de moins en moins remboursable, pourquoi ne pas exiger plutôt le retour à l’équilibre ?


      • borowic 4 novembre 2011 11:03

        Toute ponction sur l’epargne globale entraine necessairement des phenomenes d’arbitrage, vous avez raison mais pas necessairement de la creation monetaire puisque cette epargne ponctionnee par l’ Etat provient in fine apres avoir transite par de nombreux agents du revenu supplementaire injecte dans l economie par le deficit. 

        La creation monetaire est toujours inflationniste TOUJOURS mais l inflation n est pas necessairement cachee dans le panier de la menagere. Il existe dautres formes d inflation comme les bulles financieres et immobilieres par exemple.

        Pour sorti de l’euro je preconise dans un premier temps de conserver l euro en parallele avec les monnaies nationales pendant une periode donnee.


        Sur le dernier point je regrette de vous dire que vous avez tort. Le dette en euro est et restera une dette en euro. Cette question ne fait meme pas l objet de discussion je vous le garantie. Bien sur un etat peut par la force passer outre comme l URSS mais bon nous ne sommes pas sur ce schema.

         


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 11:20

        Et bien dit dont, pour un prof de maths, vous ne comprenez vraiment rien. N’est ce pas vous l’aveugle ?

        Ce que je propose, c’est simplement un TRANSFERT de la création monétaire des ménages/PME vers les états et par conséquent de l’épargne uniquement vers les ménages/PME.

        Il n’y a donc pas plus de création monétaire qu’actuellement, simplement une ré-allocation de chaque source de financement. Et dans ce cas, la banque centrale INDÉPENDANTE peut directement prêter aux états avec des limites.

        Et n’avez vous pas compris que ce sont les intérêts inexistants qui pousse à la création monétaire constante qui elle même doit être justifié par toujours plus de croissance. En supprimant les intérêts sur une grande partie des prêts (les bons aux trésors), il y a donc moins d’argent à créer. Ai je faux ?

        Où est le problème ? Expliquer moi votre théorie monétaire, faites moi changer d’avis, je ne cherche qu’à comprendre ! Et ne me dites pas ’C’est pas aussi simple’ !

        Bien sûr, ce serait tellement plus simle de retourner à l’équilibre. Mais l’argent nouvellement créer chaque année (c’est obligatoire pour injecter les liquidités nécessaires au système pour rembourser les intérêts), et bien je préfère qu’il le soit par l’état pour investir dans des infrastructure publics (TGV, autoroutes, écoles, hôpital ...) plutôt que par des multinationales.

        D’ailleurs l’état (via RFF) à laisser à VINCI la construction de la nouvelle ligne de TGV à bordeaux car il n’avait pas les moyens. Mais Vinci non plus, c’est VINCI qui a emprunter pour la créer et qui va donc faire des bénéfices avec les droits de sillons sur cette nouvelles lignes. Pourquoi RFF n’aurait pas pu faire cela ?


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 11:32

        La création monétaire est toujours inflationniste. OUI c’est logique. Mais avez vous conscience qu’il n’y pas création monétaire uniquement quand l’état emprunte à la banque centrale. Tous les jours il y a création monétaire (supérieure à la destruction monétaire) par les banques commerciales.

        L’inflation de 4-5% est elle atroce ? Le serait elle si elle permet d’avoir une bonne protection sociale et de bon services publics (à moins que vous gagniez suffisamment bien votre vie pour accepter de vous faire ponctionner par le système actuel de plus en plus privatisé ?)

        Ne me dîtes pas que j’ai tort, mais dîtes moi en quoi notre dette est libellé ? En euro-allemand ?
        La BCE ne gère aucune liquidité. Et chaque banque centrale à encore son propre bilan.

        Et expliquer moi alors le rôle des primary dealer (intermédiaires entre l’agence franque trésor et le marché obligataire, qui facturent à l’état leur service) qui sont des banques enregistrée à la banque de france.


      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 11:46

        Non, la création monétaire n’est pas toujours inflationniste ; Tout dépend de la contrepartie que vous proposez. Prenez par exemple le cas de la Suisse (détenant beaucoup de devises étrangères) ou la Chine (exportant beaucoup), leur contrepartie or est complétée par un excédent de devises étrangères absorbées par leurs économie et que les banques centrales étrangères doivent récupérer moyennant une contrepartie (=compensation). A cause de ces devises excédentaires, ces 2 pays peuvent varier la masse de devises étrangères en contrepartie. Donc, leurs banques centrales ont une large marge de manœuvre pour réguler leur monnaie.

        Pour reste, j’ai plutôt l’impression que vous vous adonnez au sport consistant à compiler des arguments indépendamment de leur cohérence...


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 12:04

        Oui effectivement vous avez raison pour la chine et la suisse mais peu d’états sont capable d’avoir de réelle contre-partie malheureusement.

        pour le reste, arguments indépendants de leur cohérence ? N’esquivez pas aussi facilement.

        On parle de dette libellée en euro. J’apporte des précisions MOI. Apportez vos contres arguments ! à moins que vous ne sachiez pas quoi répondre et que vous venez juste de découvrir l’existance de ce fonctionnement des primary dealer et de la différence juridique des euro-france et euro-allemand ?

        Tapez sur google « primary dealer agence france tresor » vous verrez que je n’invente rien. A quoi servent il ?

        Et puis pour ce qui est de l’inflation, je n’ai pas l’impression que vous ayez compris que ma solution ne représente pas plus de croissance monétaire qu’actuellement donc pas plus d’inflation. Donc on se fiche de la contre-partie, vu qu’on est incapable d’en avoir, nous.


      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 12:39

        @ kev46
        Comprendre le principe de base de la création monétaire, c’est bien. Mais une fois que vous aurez creusé la question de savoir : "pourquoi il y a une différence (en pouvoir d’achat) entre une dette libellée de 500$, 500€, 500£ ou 500¥ ?" vous verrez certainement les choses autrement ; croyez moi. Et pour cela, ce ne sera pas les cours de Youtube qu’il faudra suivre.

        Effectivement votre argumentation va dans tous les sens car vous abordez successivement : l’inflation de la création monétaire / destruction monétaire / protection sociale / euro-allemand / liquidité de la BCE /
        primary dealer. Et quand je vois ce genre de bluff intellectuel, je n’ai pas trop envie de répondre. Car, j’accorde beaucoup de temps à partager au quotidien la modeste information à ma disposition avec les personnes de bonne volonté et non prétentieuses.


      • AntoineR 4 novembre 2011 14:39

        Je ne comprends pas trop votre façon d’aborder le problème. Vous polémiquez sur des détails, vous refaites un peu l’histoire mais vous oubliez au final le principal :

         - des organismes privés (les banques) ont la possibilité d’obtenir de l’argent créé ex-nihilo quasiment gratuitement pour le prêter.
         - Les états (c’est à dire le peuple) n’ont pas ce droit.

        Tout ça pour quoi ? Pour nous préserver de l’inflation !
        Qui a dit que les banques étaient plus raisonnables que les politiques ? Les banques ont-elles un devoir vis-à-vis de la société ou du peuple ? Je ne crois pas.

        Cette loi ne nous a jamais préservé de l’inflation. L’inflation forte s’est arrêté avec le plein-emploi (qui est aussi créateur d’une forte inflation). Cette inflation n’était pas forcément mauvaise puisqu’elle était dû à la hausse des salaires.

        Actuellement nous sommes dans une situation débile :
         - Inflation réelle et masquée
         - Pas de hausse des salaires
         - Le premier poste des impôts est une rente pour les banques.

        Et vous voulez arrêter la polémique en nous faisant croire que c’est la faute de Mitterand ?
        Mitterrand à aussi fait un mandat en : Allemagne, Italie, Grêce, Japon, USA, Espagne ..... quasiment tous les pays occidentaux en sont au même point.... il n’y a pas comme un malaise là.

        Je sais, vous allez tirer votre dernière balle : traitez moi de complotiste.

        Mais je dirai quand même ceci :

        La dette est un impôt à l’envers : c’est une redistribution de l’argent de la masse vers les 1% les plus riches.

        Ne pouvant pas s’attaquer directement à la redistribution, l’oligarchie a trouver un moyen détourné. En France, on parle de 1973, ailleurs, ça a d’autres noms mais c’est arrivé à la même époque et ça n’a jamais eu aucun bénéfice pour la population


      • Voxien2011 4 novembre 2011 14:47

        Pourquoi éviter les hausses de salaire ?

        C’est pour plus verser aux actionnaires


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 14:52

        Je ne suis pas du tout prétentieux puisque je suis là pour débattre et apprendre. Ma bonne volonté s’arrête quand on ne veut pas comprendre mon raisonnement de transfert du mode de financement pour les obligations d’états qui ne provoque pas d’accroissement monétaire. Passons.

        Après si je parle de tous ce que j’ai parlé :
        Création monétaire c’est le sujet ?
        destruction monétaire -> Ok inutile
        démantelement Protection sociale -> conséquence de la situation actuelle, n’est ce pas important de le préciser ?
        euro-allemand/liquidité de la BCE/primary dealer -> Et bien l’article parle de la dette libellée en euro et les conséquences de la sortie de l’euro, je vous apporte donc « ma modeste information à ma disposition » pour que vous puissiez comprendre pourquoi notre dette n’est pas tout à fait libellée en euro comme vous l’entendiez au final.

        Si j’utilise des termes dont vous n’aviez pas connaissances (primary dealer), ce n’est pas une raison pour me traiter de bluffer intellectuel. Je vous apporte des faits. Apportez moi vos contre arguments pour me prouvez que vous avez tort. Et s’il n’y pas débat sur cela, c’est peut être que d’abord on laisse pas vraiment parler les gens désireux de sortir de l’euro sur les plateaux (hormis le pen qui utilise trop de raccourci et dont je ne soutiens pas et NDA qui n’a peut être pas vraiment réfléchi à la question ou qui ne s’en est pas rendu compte) et qu’au contraire çà arrange bien de laisser les autres faire peur au francais. Ne pensez vous pas que les états que les état ont pas assuré leurs arrières en cas de fin inéluctable de l’euro ? surtout les allemands toujours très ordonné pour tout ?

        Pour ce qui est de la valorisation d’une monnaie. Oui c’est quelque chose de compliqué qui se détermine par le marché. Aussi bien à l’intérieur de la zone (la consommation) qu’à l’exterieur (balance commerciale). La BCE ne couvrant sa monnaie centrale (qui ne représente déja qu’une partie de la masse monétaire) que part une fraction d’or et de devises, qui joue bien évidemment sur sa crédibilité. Mais la plus grande part de sa crédibilité est dû à la valeur de sa production de biens et services, autrement son activité économique. Aujourd’hui, si l’euro vaut aussi chère, n’est ce pas en partie à cause de la forte demande en obligation (notamment publics) qui appelle ainsi les euros partis à l’étranger à cause du déficit commerciale à revenir en europe ?. Ces dettes étant très rentables, il y a donc une forte demande en euro pour pouvoir en acheter et en toucher les intérêts.
        Sur ce sujet là, je vous le concède, je ne m’y suis jamais vraiment intéresse. Peut être pourriez vous m’éclairer sur mes incompréhension et ses conséquences si nous revenions sur la loi de 73 (sans pour autant plus accroître la masse monétaire actuel, encore une fois).


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 15:03

        Les « primary dealer » sont les banques mandatées par l’agence France Trèsor (le trèsor public si tu prèferes) pour emettre la dette public sur le marché primaire (au moment de l’emission) dans chaque pays (dans certains il peut il y en avoir plusieurs en concurrence). Le marché secondaire n’étant qu’une simple revente par les détenteurs eux mêmes.

        Pour acheter une Obligation Francaise sur le marché primaire (au moment de l’emission par l’état lui même donc), tu dois donc l’acheter à un de ces primary dealer (tel BNP) autorisé à l’emettre en france via les systèmes informatique boursiers. Tu leur verse l’argent qui se retrouve donc dans une banque de la zone « banque de france » avant d’être prêté à l’état qui a donc emprunté en « euro-banque de france ».


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 novembre 2011 01:09

        @ Ke46


        Merci de remettre les pendules à l’heure. Pour la loi Pompidou, c’est le même principe que la FRB américaine, donc une arnaque gigantesque pour donner sa livre de chair à Shylock sur tout ce qui bouge. Il faudrait arrêter. En France, mais surtout aux USA. 

        Ma proposition, parce que je suis vieux et plein de mansuétude, ce serait de rembourser les dettes publiques au prorata des actifs des contribuables et de ne plus faire de déficits. Il n’y a aucune raison valable pour qu’un État n’équilibre pas son budget.... sauf faire gagner un intérêt aux copains qui ont du fric.


        On devrait accepter cette proposition. La prochaine pourrait être faite par un homme sans faiblesse qui dira simplement « moratoire », ce qui sans indexation veut dire confiscation ...


         Et ça pourrait être encore bien pire....


      • Defrance Defrance 5 novembre 2011 15:30

          En imaginant que l’EURO se casse la figure APRES que la France en soit sorti, la dette sera alors AUTOMATIQUEMENT dévalorisée ? 


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 09:55

        Ah j’ai également oublié de préciser que ma solution s’affranchit ainsi des agences de notations et tous créanciers étrangers. Nos services publics pourraient donc continuer à fonctionner sans les privatiser tous comme notre protection sociale !

        L’on pourrait également créer un nouveau livret A, destinés aux bons du trèsor qui rémunèrerait tous les citoyens nationaux (les riches ne pourrait pas prêter plus d’une certaine somme, ce qui impliquerait une meilleur répartition des intérêts sur la classe moyenne).


        • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 10:37

          et encore, et encore, continuer à s’endetter auprès de caisses de pension et ménages sachant que l’état ne pourra jamais leur rembourser ; vous pensez vraiment que c’est raisonnable ???


        • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 10:29

          Ha voila, au moins un borgne dans ce pays d’aveugle !
          Vous nous changez des autres néo-financiers en herbe formés à l’école Youtube par les cours improvisés de Chouard, Grignon, Jorion, Zeitgeist,... sans aucune référence en théorie monétaire élémentaire.  Et merci aussi de nous avoir dispensé de l’éternel rappel sur le système de réserve fractionnaire. Cependant, il vous manque de faire référence au processus de VALORISATION Monétaire car une dette de 500$, 500€, 500£ ou 500¥ est totalement différente en terme de pouvoir d’achat.
          Maintenant, il faut comprendre qu’avant la loi 1973, il était plus contraignant pour l’état d’emprunter directement à la Banque de France car cela créait automatiquement la dévalorisation de la monnaie et donc entrainait l’inflation. Pour quelle raison ? C’est parce que les économiques occidentales s’étaient affranchies de la contrepartie or. Avec une contrepartie or, l’état pouvait effectivement emprunter directement à la banque centrale de France à la limite de la contrepartie détenue. Cela veut dire que l’argent émis sans contrepartie correspondait à la production de richesse du pays.

          Vu que ce n’était plus possible d’emprunter sans conséquence sur la valeur de la monnaie, pour contourner cela, il avait été décidé de valoriser la monnaie par l’économie ; donc, il revenait au marché, par l’intermédiaire des banques privées, de prêter l’argent à l’état moyennant un intérêt. Certain ont de la peine à comprendre ce processus et ils ne vont d’ailleurs pas tarder à réagir.

          Pour le cas de USA, c’est différent car, ils ont réussi à imposer la valeur de leur $ par leur puissance.
          Pour le Japon, ils ont presque 200% du PIB car leur dette est principalement détenue par leurs ménages.
          Pour la Suisse, ils n’ont pas de réels déficits vu que 30% des fonds off-shore sont dans leur pays et leur banque centrale possèdent beaucoup de réserves.

          Enfin, il vous manquerait aussi de comprendre que la proposition de Marine le Pen et tous les autres souverainistes est absurde. Car aucun ne propose une rigueur amenant au retour à l’équilibre. Leur malhonnête populiste fait croire aux populations crédules qu’il faudrait encore et encore continuer à s’endetter à un taux préférentiel. Le jour où on décide d’un retour à la l’équilibre, les gouvernements seront contraints de supprimer les niches fiscales.


          • borowic 4 novembre 2011 10:46

            Merci pour votre compliment enfin si je puis dire puisque vous me traitez tout de meme de borgne.....
            Concernant les propositions de Marine Le Pen elle a le droit de se tromper, ses adversaires politiques se sont trompes aussi sur d’autres sujets mais eux c’est plus grave puisque c’est une fois parvenus au pouvoir . Le populisme de Marine Le Pen est sincere celui de Melanchon non, je refute d’ailleurs la connotation pejorative derriere ce mot.
            Tout a fait d’accord avec vous sur le dernier point : Il faut traiter la quesition des deficits au moins autant par le cote des recettes que celui des depenses.


          • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 12:09

            Le problème avec ce populisme, c’est que cela risque d’être pire et de tout précipiter dans la chaos simplement par avidité du pouvoir. Et quoi qu’il se passera, Marine le Pen ne pourra pas assumer les conséquences en les remboursant (ni aucun autre politique d’ailleurs). Ce qui ne me plait pas dans le populisme, c’est de flotter opportunément dans l’air du temps en proposant toujours des solutions toutes simples dans une problématique aussi complexe ; et quand je dis « complexe » certains comprennent que je veux noyer le poisson ou les enfumer car pour eux tout est simple à comprendre pour tout le monde depuis l’avènement Youtube.

            D’ailleurs, Marine souhaite une dévalorisation ; certes, cela devrait pouvoir favoriser l’exportation de certains produits, mais elle omet toujours de faire mention du coût d’importation (matières premières, pétrole, café, banane,...) qui réduira le pouvoir d’achat en sus de l’inflation. De surcroit, avec une monnaie nationale, cela créera encore un facteur de risque de change considérable pour les PME et créerait encore une opportunité de spéculation sur la devise nationale.

            Marine commencera à devenir intéressante quand elle comprendra enfin qu’on ne peut pas continuer à vivre à crédit. Car, pour 300 milliards dépensés par l’état, il y en a 100 milliards qui sont empruntés... Personne ne trouve ces déficits anormaux et met tout sur le compte des banques.


          • Indyes Indyes 4 novembre 2011 12:59

            Je veut bien croire vos explications techniques M. Cuxac, mais regardez où ce système nous à mené aujourd’hui.

            Au passage, vous balayez d’un revers de main les idées Zeitgeist, branche du Venus Project donc l’idée d’une Économie Basée sur les Ressources. Pouvez vous approfondir sur ce point de manière argumentée ? Je me suis penché sur les idées de Fresco et je suis à la recherche de retours.. votre avis m’interresse.


          • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 13:49

            @ Indyes
            Avec Zeitgeist, nous sommes dans une logique/utopie plus globale que ce thème abordé. Un grand défaut récurrent dans leur critique est de ne pas connaitre suffisamment (je me répète) le principe de VALORISATION monétaire. Car toutes ces critiques reposant sur le mécanisme de la CRÉATION monétaire tritureront dans tous les sens les dysfonctionnement du système à toutes les sauces. Mais aucun ne s’aventurera à expliquer la différence fondamentale entre 500$, 500€, 500£ ou 500¥. Sans avoir des connaissances approfondies, vous penseriez vraiment que l’on peut faire toute une théorie sur le système monétaire sans aborder sa valeur relative ??
            Zeitgeist devrait intégrer que nous ne sommes pas dans un système idéal en vase clos. Notre argent sert de moyen d’échange pour l’économie et pour l’extérieur aussi avec qui nous sommes en concurrence. Et l’opportunisme est une donnée conséquente dans la nature humaine.
            A partir de là, je dirais que les éléments importants sont la maitrise de déficit de la balance commerciale et du déficit budgétaire ; leur combinaison fatidique asphyxient actuellement les économies occidentales. Mais le gros problème reste le système d’exigence des intérêts de la société qui impose une croissance continuelle indépendamment de nos besoins ou notre croissance démographique.

            (En espérant n’avoir pas été trop concis, je vous prierais de patienter car j’aurais bientôt un article qui sort sur ce thème en résumé de mon livre en préparation)


          • foufouille foufouille 4 novembre 2011 11:53

            le bankster recoit 1000 000
            il prete 10 000 000
            le temps qu’on lui rembourse, cet argent circule
            de plus les interets fictifs sont conserves


            • yoananda 4 novembre 2011 12:11

              Ce n’est pas aussi simple ...
              emprunter ou créer de la monnaie, ca revient presque au même au final ... la question est comment répartir les gains et l’effort.
              L’inflation ce n’est pas si terrible : ca répartit l’effort sur tout le monde (mais les pauvres en souffrent plus).
              De toute manière l’inflation existe aujourd’hui ... l’inflation soit disant « jugulée » par la loi Rotschild est un mythe. Les prix des appart ont doublé en 10 ans ...
              ca n’est simplement pas pris en compte dans le calcul de l’inflation, qui est bidonné (car les intérêts en dépendent) de toute manière dans une vaste mesure.
              Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre.

              Pourquoi les déficits et la dette explosent depuis 1980 ?
              en réalité, c’est a cause du pic pétrolier, qui a débuté, ho comme c’est étrange, en 1979 ... (pic pétrolier onshore conventionnel, je précise : pétrole pas cher) et qui s’accélère (pic pétrolier offshore conventionnel) depuis, ho comme c’est étrange, 2005 ... et juste après, on a un crise financière sortie de nulle part ...

              Donc la question est surtout :
              comment on répartit l’effort, comment on récompense le mérite, comment on gère le risque.

              Il faut revenir aux bases de l’économie.
              En fait, reprendre le droit de frapper monnaie, c’est reprendre le pouvoir. C’est la l’objectif de Marine ...
              Les marchés, c’est bien en théorie pour fixer le juste prix. On sait maintenant que ce système, non seulement a des limites intrinsèques (cf les conditions pour qu’un marché soit efficiant : information transparente, etc...) mais en plus, il y a des « tricheurs » qui faussent le jeu (cf Blythe Master & co).

              Donc la question est : a qui est le pouvoir de l’argent, et a qui on donne cet argent, et pourquoi ... ?

              on le donne aux marchands d’armes, d’OGM, de pétro-médicament et de prison privées et aux lobbys nucléaires parce que ca rapporte et ca fait plaisir aux retraités, aux traders, et aux fils a papa qui ont placés leur argent en bon aux trésors ? on récompense la stupidité ou bien on fait de la création monétaire ex-nihilo inflationiste pour construire des écoles, des hopitaux, financer la recherche et trouver des solutions d’urgence au pic pétrolier (isoler les maison par exemple sortir du nucléaire) ?

              voila la vraie question de savoir si on doit reprendre le controle de la création monétaire ou non.

              Evidement, on peut utiliser ce pouvoir faire des guerres avec aussi ... les marchés, c’est la guerre économique garantie. Avec la démocratie on a une chance d’en faire quelque chose d’autre !!!


              • Voxien2011 4 novembre 2011 14:21

                Bonjour

                Yoananda

                Il me semble que vous avez énuméré des arguments très importants, que je considère fort. Il ressort, tout de même presque naturellement, de votre plaidoyer, un sentiment que la monnaie et sa croissance sont un levier sure et certains (j’insiste sur le sure et certains) sur lequel sont basés tous les pouvoirs : pouvoir de création et d’innovation, pouvoir de stabilisation ou de génération d’équilibres, …etc. ; en résumer on lui attribut la capacité (puissance) de canalisation, de manipulation et d’orientation des énergies humaine (l’esclavage éternel pour les peuples comme fatalité ? ). Bref, j’ai l’impression qu’on se base sur la monnaie et sa croissance pour orienter les peuples et leur destin.

                La monnaie : l’instrument d’aliénation suprême ! Celui qui le contrôle, contrôle le destin des peuples.

                Une chose que je considère comme postulat : plus le contrôle et la gestion de la monnaie se complexifie et s’éloigne du peuple, plus il est esclave et aliéné et plus son propre destin lui échappe.


              • bigglop bigglop 4 novembre 2011 19:40

                Bonjour à tous,
                Voxien2011, relire la citation de Mayer Amschel Rothschild :
                « Donnez moi le contrôle de la monnaie, et je me passerai de ceux qui font les lois »

                http://penserrendlibre.wordpress.com/2010/02/03/citation-mayer-amschel-rothschild/


              • yoananda 4 novembre 2011 22:58

                et bien ce n’est pas pour rien qu’il y a MONOPOLE (hors cela devrait être interdit dans un monde libéral) de la création monétaire !!!


              • PhilVite PhilVite 4 novembre 2011 12:25

                Merci à vous, l’auteur, pour votre éclairage sur ce sujet qui me turlupine depuis pas mal de temps. Les avis sur ce thème sont tellement divers et variés qu’il est très difficile de se faire sa propre opinion.
                D’autant plus que le problème avec les discussions d’économistes, ou de ceux qui se prétendent savants en économie, c’est qu’elles finissent toujours par prendre un tour théorico-abscons qui en éloigne définitivement ceux qui cherchent seulement à comprendre les quelques principes incontournables de base. Comme si le but de ces spécialistes, ou soi-disant spécialistes, était de se gargariser d’un faux savoir jalousement préservé entre soi afin de garder un pouvoir - largement imaginaire, mais tant pis, c’est mieux que rien - sur la foule des ignorants.
                Les ignorants en question, souvent contribuables, peuvent cependant, du fond de leur bêtise crasse, constater que la quasi totalité de leur impôt sur le revenu couvre à peine la charge de la dette. Ils peuvent donc légitimement considérer cette ponction comme aberrante, et vicieux pour ne pas dire vicié, le système qui la permet. Ils peuvent donc également, si les spécialistes le permettent, émettre l’avis, qu’en l’occurrence, ils sont bien - et définitivement - les pigeons de la farce.


                • Voxien2011 4 novembre 2011 14:32

                  PhilVite

                  Je pense qu’il faut retenir ceci :
                  La monnaie : l’instrument d’aliénation suprême ! Celui qui le contrôle, contrôle le destin des peuples.

                  Il est très important pour limiter toute sorte de dégâts et pour que le peuple puissent avoir le contrôle sur leur destin de soumettre la monnaie, sa création, sa gestion au contrôle démocratique.

                  L’état aussi à l’état actuel est incapable d’être un garant pour l’avenir du peuple, donc la condition sine qua non reste la démocratisation réelle de toutes des institutions. Bien évidemment, il faudra en inventer et réinventer certaines et en éliminer d’autres.


                • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 12:42

                  Tout cela n’est qu’escroquerie intellectuelle et désinformation.

                  Parler de la loi de 1973 en prenant bien soin d’ « oublier » de mentionner l’indexation, supprimée 10 ans plus tard est déjà assez malhonnête en soi. Si il est indiscutable que dans un système où l’État se prête à lui-même l’inflation est supérieure à ce qu’elle est dans le système actuel, ceux qui en pâtissent le plus sont les gros détenteurs de capitaux. L’indexation protégeait sans aucun souci les smicards et les classes moyennes, tandis qu’elle attaquait le pouvoir d’achat des minorités fortunées. Autrement dit, un tel système était favorable au plus grand nombre.

                  Or, qu’avons-nous aujourd’hui ? Une économie réelle (celle où des gens travaillent réellement pour produire des biens ou services réels) en manque de masse monétaire, ce qui provoque un chômage injustifiable et intolérable. En contrepartie nos chers capitalistes sont à l’abri de ce fléau redoutable qu’est l’inflation et peuvent spéculer tranquilles (au lieu par exemple d’investir dans l’économie réelle du pays). Et une dette publique qui à force d’intérêts est devenue odieuse.

                  Ça c’était pour le point 1. Le point 2 est carrément mensonger : en gros vous êtes en train d’essayer de nous dire que ce ne sont pas les méchantes banques qui prêtent à l’État, mais de gentils ménages épargnants, autant dire que vous nous appelez à croire au Père Noël. Ce n’est pas ainsi que ça marche et vous le savez très bien. Ce que vous appelez « épargnants » ce sont en réalité des fonds de pension anglo-saxons, de très gros spéculateurs indépendants (genre Soros), des États tiers (genre Japon, Chine, Arabie Saoudite), des hedge funds ou même des entreprises (genre compagnies d’assurance). Rien que du très catholique. Ce qui rend notre État vulnérable aux pressions extérieures et aux manipulations de toute sorte, tout en grevant le poids de la dette du poids des intérêts. Pourvu que l’un de ces créanciers n’aille pas se plaindre auprès d’une agence de notation genre Fitch ou S&P qui nous ferait perdre notre triple A, évènement dont les conséquences nous sont maintenant bien connues. N’est-ce pas, monsieur l’expert ?

                  Le point 3, au sujet de la « discipline budgétaire », équivaut à poser comme un axiome que les hommes d’État ne sont que des imbéciles incompétents auxquels il convient d’imposer bon gré mal gré de la « discipline budgétaire ». Du grand n’importe quoi que seul un imbécile total pourrait gober, ou peut-être un enfant de 3 ans. Ce que j’ai dit plus haut en réponse à vos points 1 et 2 démontre largement à qui une loi de ce type profite en vérité : à tous ceux qui ont énormément de capital. En réalité, imposer une quelconque « discipline budgétaire » à l’État, c’est le priver de marge de manœuvre. C’est comme si sur une automobile on bloquait l’accélérateur. Et pour effectuer un dépassement ou monter une cote on fait comment, Einstein ?

                  Le point 4 n’est que verbiage technocratique rempli de jargon pour faire genre « je maîtrise trop », apparemment destiné à fustiger la gauche, mais qui n’explique rien en substance. Pour faire simple, l’économie occidentale était un peu en crise à ce moment-là pour des tas de raisons (fin du dollar-or, deux chocs pétroliers, récession américaine, etc), et Reagan avec sa copine Thatcher n’ont rien trouvé de mieux que de faire sauter toutes les barrières à la spéculation planétaire et d’inonder le monde entier de dollars de papier. C’est à cette époque-là que le néo-libéralisme ou l’ultra-libéralisme s’est vraiment déchaîné.

                  Si l’auteur dit vrai quelque part ce n’est que lorsque il avertit que restaurer l’ancien système monétaire pré-1973 ne résoudra pas nos problèmes. Le fond de l’article est donc juste : Mme Le Pen et ses autres collègues NDA ou Mélenchon sont des une bille en économie et ne font qu’ânonner à qui mieux mieux des slogans électoralistes qui ne seraient de toute façon pas tenus si ils étaient élus (ce qui ne se produira de toute façon pas).

                  Pour avoir vraiment un résultat tangible, il faut être beaucoup plus réaliste et radical. Suit ci-après un programme simple en six points qui, au moins, fonctionnerait.

                  1. Sortie unilatérale et rapide de l’UE et donc de la zone euro. Cela aura probablement pour effet - comme le dit l’auteur, rendons-lui justice sur ce point - de désintégrer les dites institutions et entraînera automatiquement une revalorisation (certainement négative) des actifs et passifs libellés en euros.

                  2. Moratoire temporaire sur les intérêts de la dette. Les conséquences, là encore, seront violentes et risquent de ne pas plaire à tout le monde.

                  3. Mise en place immédiate de barrières tarifaires et douanières élevées (cela s’appelle le protectionnisme), et de contrôles à l’entrée et la sortie des capitaux. Il est possible que pour éviter l’effondrement et les paniques bancaires, les sorties dussent être bloquées pour un temps (ce qui équivaut à une presque nationalisation sans en être une).

                  4. Nationalisation immédiate des institutions de la monnaie et des grandes banques du pays (probablement de toute façon déficitaires). Il convient également de procéder à la nationalisation des bourses (hé oui, beaucoup ne le savent pas, mais la bourse de Paris appartient à une entreprise américaine, si je ne me trompe, le NYSE). Et, création d’une banque nationale de crédit et d’investissement. Des réformes financières et fiscales sont à prévoir, mais cela peut être fait dans un deuxième temps.

                  5. Mise en place d’accords d’échange bilatéraux avec les grands partenaires habituels de la France, et tous les pays francophones (ce qui aura le mérite de redonner un peu de contenu à Organisation Internationale, moribonde, de la Francophonie).

                  6. Nationalisation des grandes entreprises stratégiques d’État (par exemple, à 51%) comme Areva, SNCF, Orange, la Poste, etc. Également, réinvestissement des campagnes, qu’il convient de repeupler en ignorant les quotas et en arrêtant d’acheter des tomates en Espagne. En même temps, lancement d’un vaste programme d’industrialisation, de construction ou de rénovation d’infrastructures ainsi que de réarmement. Il va de soi qu’avec un tel programme, les mécontents seront nombreux ; avoir quelques canons supplémentaires de son côté calmera leurs ardeurs.

                  L’effet serait très rapide et très tangible, mais pour proposer un tel programme, il faut avoir des couilles. C’est, à notre époque de femmelettes et de gays, une denrée devenue introuvable.


                  • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 13:05

                    Si je suis bien vos points :

                    1/ indexation de quoi sur quoi ? C’est sympa de citer des mots intellectuels, mais il faudrait commencer par comprendre leur sens surtout si ensuite on a la prétention de proposer une solution...

                    2/ Avant d’attaquer les banques, il faudrait se demander qui a obligé les états à rompre la rigueur budgétaire et à aller emprunter plus que les recettes.

                    3/ Si vous ne comprenez pas la pertinence de la discipline budgétaire, cela ne me donne plus envie de suivre la suite...


                  • PhilVite PhilVite 4 novembre 2011 14:09

                    @Bovinus
                    Il me semble déceler dans votre programme quelques accents Asselinesques. Me trompé-je ?


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 14:19

                    @ Pascal CUXAC

                    1. Oui vous avez raison j’ai oublié de mettre un lien sur l’indexation (ou en jargon techofinancier, l’échelle mobile des salaires). En voici trois :
                    - http://www.centpapiers.com/lechelle-mobile-des-salaires-en-france-une-revendication-oubliee-mais-necessaire/2977
                    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Indexation_%28finance%29
                    - http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_mobile_des_salaires

                    2. La conjoncture, peut-être ? Ou une mauvaise gestion stratégique ? À moins que ce ne soient les charlatans-économistes qui se sont introduits à la cour du monarque et qui lui aient vendu une politique médiocre ? On peut même imaginer un effet de mimétisme européiste : si tout le monde fait de la sorte, alors nous devons faire comme tout le monde. Ou bien tout cela à la fois.

                    3. Si vous ne comprenez pas la pertinence de disposer dans votre auto d’un accélérateur qui ait de la course lorsque vous appuyez dessus, cela ne donne guère envie de dialoguer. Comme je l’explique à la fin de mon post (et comme le dit l’auteur de l’article), une mesure isolée ne fonctionne pas ou s’avère au mieux contre-productive. Le mouvement vers l’ultra-libéralisme était amorcé, avec la perméabilisation des frontières, et la volonté de construire une « certaine » Europe (qui n’était pas celle dont rêvait de Gaulle), la loi de 1973 n’avait plus lieu d’être. L’abolir maintenant n’aurait pas plus d’effet que n’en aurait eu sa mise en œuvre seule à l’époque. On ne réoriente pas tout un système économique avec une seule mesure.


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 14:44

                    @ PhilVite

                    Je m’intéresse en effet à ce que dit M. Asselineau, et il me semble qu’il ne dit que des choses très raisonnables. Néanmoins, il n’a pas le monopole du bon sens. Ce que j’expose plus haut, je l’ai improvisé moi-même au fur et à mesure que j’écrivais. Par exemple, le point 5, c’est à peu près ce que fait la Russie. Comme elle ne fait partie ni de l’OMC, ni de l’UE, elle fait du commerce avec l’Europe de façon bilatérale et y arrive très bien. Parallèlement, elle se construit ses propres espaces (union douanière Russie-Bélarus-Kazakhstan, Union Eurasienne). Pour le point 2, pareil, les Russes avaient déclaré un moratoire sur les intérêts en 1998, lorsque la crise asiatique a fracassé leur économie. Cela dit, ils ont remboursé toutes leurs dettes 3 ou 4 ans plus tard. Le point 3 et le point 6 sont complémentaires (il me semble que Montebourg avait parlé de protectionnisme lors des primaires, mais sans mentionner ce qui va avec - ce que je dis dans le point 6). C’est ce que toute politique raisonnable devrait viser, les États-Unis se sont industrialisés et sont devenus tout seuls plus puissants que tout l’Empire Britannique réuni en menant une telle politique entre 1860 et 1890 (avant d’élire à la présidence le pro-britannique Teddy Roosevelt qui a peu à peu commencé à faire là-bas ce que Giscard a fait chez nous en 1973).

                    L’économie, c’est très simple et ce n’est que du bon sens. On en apprend bien davantage en économie en étudiant l’histoire que l’économie. Les économistes sont quasiment tous des charlatans (les économistes honnêtes comme Allais ou Bernard Maris vous diront la même chose). En conclusion : si il y a trop de termes technoïdes incompréhensibles et si ce n’est pas clair immédiatement, c’est que c’est de l’enfumage.


                  • minidou 4 novembre 2011 14:48

                    Merci Bovinus, d’avoir montré l’aspect totalement mensonger de certains arguments de l’auteur (pas tous mais assez pour biaiser l’honnêteté du raisonnement), je tiens à souligner de plus le caractère anti-démocratique de cet article : il faut soustraire le budget de l’Etat au contrôle démocratique, au profit des « marchés », exactement ce que l’on cherche à imposer à la Grèce.
                    Or si les peuples envoient parfois des personnalités fantasques ou incompétentes au pouvoir, les « marchés », loin d’être « purs et parfaits », sont eux, responsables de la crise systémique que nous vivons. Or entre deux maux, je ^préfère la démocratie.


                  • Manu Manu 4 novembre 2011 15:00

                    @ Bovinus
                    J’aurais presque « plussé », mais patatras !

                    Que vient faire le réarmement dans tout ça ?

                    N’est-il pas plus urgent d’investir dans : l’éducation, la santé, les transports, les énergies renouvelable, le logement, la lutte contre la pollution, la culture ?


                  • Voxien2011 4 novembre 2011 15:04

                    Pascal,

                    C’est simple, sous la double influence des riches nationaux et des riches internationaux l’état s’est endetté et s’est appauvrit.

                    Auprès des riches internationaux, les états se sont endettés avec des taux usuriers, et les riches nationaux ont tellement corrompu nos aristocrates qu’ils ont offert plein de niches et de cadeaux fiscaux.

                    En fait, les riches nationaux et internationaux connaissent bien leurs propres intérêts, c’est pour cela qu’il y a convergence de leurs actions (concertées) qui ont toujours pour objectifs de rendre les peuples esclave.


                  • PhilVite PhilVite 4 novembre 2011 15:22

                    @Bovinus
                    J’avoue que l’équation « économiste = charlatant », vu où nous en sommes aujourd’hui, sonne assez bien à mes oreilles !
                    (Vu aussi que certains sont vraisemblablement moins charlatans que d’autres, si j’avais trouvé sur mon clavier le signe « à peu près équivalent à », je l’aurais de préférence utilisé.  smiley )

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