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Accueil du site > Actualités > Technologies > L’inéquivalence d’Einstein

L’inéquivalence d’Einstein

On démontre expérimentalement que le principe d'équivalence d'Einstein est faux, car il s'oppose aux mouvements spatiaux réels. C'est pourtant le pilier de la relativité générale ... et de la gravitation newtonienne.

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Je travaillais sur des équations nécessaires au calcul de trajectoires spatiales, à vrai dire optimales, lorsque soudain, je me suis frappé le front. Mon simulateur refusait obstinément de me donner certaines trajectoires particulières. Après re-vérification de mes calculs, et consultation d'un des plus éminents spécialistes mondiaux[1], il fallut bien se rendre à l'évidence : mes calculs étaient corrects, ces trajectoires ne sont pas possibles dans la réalité.

Oui mais voilà, si elles ne peuvent pas exister, alors le principe d'équivalence, qui est le postulat d'Einstein à la base de la relativité générale, n'est rien moins que faux. Est-ce possible ? Je me propose de vous expliquer tout cela ici. Heureusement il n'est nul besoin d'équation pour comprendre ce qui se passe, surtout si vous avez vu le film « Gravity ».

 Ce que montre l'expérience

Imaginez un satellite autour de la Terre, sur une orbite parfaitement circulaire, avec une vitesse de rotation constante $v_0$, dictée par les lois de la gravitation[2]. Est-il possible, par la poussée d'un moteur, de communiquer au satellite une vitesse différente de $v_0$, tout en restant sur la même trajectoire circulaire ?

La réponse est non[1]. L'orbiteur prendra forcément une trajectoire conique (ellipse, parabole, …) différente du cercle, quelle que soient l'intensité et la direction de la poussée du moteur, comme le montre la figure suivante :

La trajectoire verte est la trajectoire circulaire du satellite, sa trajectoire naturelle. La trajectoire rouge est celle qu'on obtient si on accélère, tandis que la bleue est parcourue s'il y a décélération.

 

Par conséquent il est impossible par la poussée mécanique de "faire croire" à l'orbiteur que la planète autour de laquelle il gravite s'est alourdie. Ce serait en effet la seule possibilité pour aller plus vite sur la même orbite (voir équation[2]). La poussée mécanique ne peut donc en aucun cas simuler la force de gravitation. Répétons le : aucune poussée mécanique ne peut être équivalente à la force de gravitation.

Cet énoncé, expérimentalement incontestable, est pourtant le parfait opposé du principe d'équivalence d'Einstein.

 Défaut du principe d'équivalence d'Einstein

Einstein nous demande d'imaginer un observateur dans une capsule spatiale, sans hublot, loin de tout autre corps. Si la capsule est animée d'une accélération exactement égale à l'accélération naturelle de la gravitation, disons de la Terre (9.81m/s2), il ne pourra déterminer s'il est réellement en mouvement ou s'il est simplement posé à la surface de la planète. Dans les deux cas, selon Einstein, s'il lâche une balle, celle-ci tombera vers le sol de la même manière. Voyez la figure ci-dessous, et pour plus de détails Wikipedia : L'ascenseur d'Einstein.

L'ascenseur de gauche est tracté par un câble, ce qui lui impose une accélération vers le haut (flèche noire). A l'intérieur de l'ascenseur, un observateur lachant une balle, la verra tomber avec la même accélération, mais de sens opposé (flèche verte). L'ascenseur de droite est posé sur la Terre. Si l'observateur lache aussi une balle, il observera le même mouvement que dans l'ascenseur de gauche.

Il imagine donc qu'il y a équivalence entre toutes les accélérations (c'est à dire les forces), celle due à la gravitation, comme toutes les autres, mécaniques par exemple. C'est le principe d'équivalence.

Il y a cependant un défaut dans cette expérience de pensée. En effet, que se passerait-il si les balles pouvaient chuter sur une longue distance, au lieu d'une simple hauteur d'homme ? Si la balle, vis à vis de la Terre, se comportait comme la Lune, qui est finalement une balle comme une autre, elle décrirait, tout comme elle, une conique dont la Terre occuperait un foyer. Cependant, vu la différence de vitesse, et de distance, la conique de la Lune est une ellipse, tandis que celle de la balle serait une parabole.

Si les balles lachées par les observateurs, dans les ascenseurs d'Einstein, pouvaient tomber sur de grandes distances, on constaterait que leurs mouvements sont différents, même s'ils semblent identiques au début. L'ascenseur tracté mécaniquement imposerait une trajectoire rectiligne à la balle. En revanche, la balle de l'ascenseur posé sur la planète, si la terre lui était transparente, suivrait une conique dont le centre de la Terre est le foyer (sur l'image, une parabole). Comme la Lune, dont la conique est une ellipse.

Voilà ce qui doit se passer si tous les corps, la balle comme la Lune, se comportent de la même façon, indépendamment de leurs masses, dans le champ de gravitation de la Terre. C'est à dire s'ils respectent le principe d'équivalence ... de Galilée. Et celui là, on sait qu'il est exact, comme l'a montré l'astronaute David Scott, sur la Lune. Si "tourner autour de la Terre" c'est "parcourir une conique dont la Terre est un foyer", alors, ce n'est pas la Lune qui tombe vers la Terre comme la pomme, Monsieur Newton, c'est la pomme qui tourne autour de la Terre, comme la Lune. Je démontrerai cela plus en détail dans ce blog, et uniquement grâce à la cinématique.

L'astronaute pourra donc savoir s'il est dans un champ de pesanteur, à condition de pouvoir mesurer la trajectoire de la balle avec une très grande précision. En effet, la parabole de chute tend à être une droite localement, lorsque la distance au foyer est grande (6371 km pour la Terre). S'il parvient à réaliser cette mesure, il constatera bien une différence de nature entre la force gravitationnelle et la force mécanique. Avis aux expérimentateurs. C'est cette différence de nature qui rend impossible d'accélérer un satellite, sur son orbite circulaire, par la poussée mécanique d'un moteur.

Epilogue

Ceux qui prétendront désormais que le postulat d'équivalence d'Einstein est correct n'auront qu'une seule solution pour le prouver : montrer qu'on peut accélérer un orbiteur, tout en gardant sa trajectoire sur la même orbite circulaire. Le reste ne sera que vaines paroles.

Le principe d'équivalence est donc faux. Par conséquent la Relativité Générale ne peut pas être une solution satisfaisante pour expliquer la gravitation. Cela ouvre une brèche théorique inattendue dans la physique. Une brèche de taille, car la loi de la gravitation de Newton est la solution de la relativité générale pour des vitesses faibles (au regard de la vitesse de la lumière, ce qui est le cas pour la majorité des phénomènes astronomiques). Ces deux théories partagent donc le même postulat d'équivalence ... qui est faux. Par conséquent la gravitation newtonienne ne peut pas être, elle non plus, une solution satisfaisante pour expliquer la gravitation.

C'est toute notre conception de la gravitation qu'il faut revoir.

Et j'ai quelque chose de nouveau à proposer dans ce domaine. Rassurez-vous, ce n'est que de la géométrie. De la cinématique, pour être exact. Pas de postulat, ni d'hypothèse, ni de théorie nouvelle, pas de "si", pas de conditionnel, pas de mécanique quantique, même pas de matière noire, ni même de boson, rien de tout ça, mais de la simple géométrie. J'ai en effet constaté un fait géométrique, étonnant de simplicité, mais lourd de conséquences. Je vais l'exposer dans mon blog.

HClAtom


[1] Emmanuel Trélat, Professeur à l'Institut Universitaire de France, auteur notamment de Mécanique céleste et contrôle de systèmes spatiaux, le 04/03/2014 :

Cher Monsieur,
A propos de votre question : "Quelle poussée (en intensité et direction) doit-on appliquer à l'orbiteur pour qu'il reste sur cette même orbite circulaire, mais avec une vitesse supérieure (ou inférieure) à sqrt (GM/R0) ?"
je ne suis pas tout à fait sûr de la comprendre, car en 2D il n'y a qu'une seule orbite circulaire qui passe par un point donné (et même en 3D elles ont toutes la même vitesse \sqrtmu_0/r). La poussée à appliquer pour rester sur cette orbite circulaire est bien sûr la poussée nulle.

 

[2] Pour ceux qui veulent la formule : $v_0 = \sqrtGM/R$, où G est la constante universelle de la gravitation, M est la masse du corps central, par exemple la Terre, et R est le rayon de la trajectoire circulaire. Si R doit rester constant, mais que $v_0$ doit augmenter, il faut que M augmente, puisque G est une constante universelle.

 


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107 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 26 avril 2014 10:28

    Ouais....et un satellite autour de la terre a vitesse constante finira par retomber sur terre...Impossible de le maintenir (a vitesse constante sur la même trajectoire (because l’attraction terrestre)....Donc dans l’univers (que nous ne connaissons pas) il se passe des choses qui nous dépassent pour l’instant étant incapable que nous sommes (même les experts) d’entrevoir la réalité !


    • claude-michel claude-michel 26 avril 2014 11:32

      Déjà deux réponses d’experts..youpi... !


    • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 13:32

      Non. S’il tombe c’est à cause de l’atmosphère qui est certes ténue sur une orbite basse, mais qui existe, et freine lentement le satellite. S’il n’y a pas d’atmosphère, le satellite tourne indéfiniment. C’est par exemple ce qui arrive sur une orbite géostationnaire, à 35 000 km d’altitude, ou l’atmosphère terrestre n’est plus une gêne.


    • claude-michel claude-michel 26 avril 2014 13:42

      Par HClAtom ....La gravitation est le phénomène d’interaction physique qui cause l’attraction réciproque des corps massifs entre eux, sous l’effet de leur masse. Il s’observe en raison de l’attraction terrestre qui nous retient au sol, qui se nomme la gravité et qui est responsable de plusieurs manifestations naturelles : les marées, l’orbite des planètes autour du Soleil, la sphéricité de la plupart des corps célestes en sont quelques exemples. D’une manière plus générale, la structure à grande échelle de l’univers est déterminée par la gravitation.

      Plusieurs théories ont tenté de rendre compte de la gravitation. Aujourd’hui, la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, proposée en 1915, est celle qui décrit toutes les observations faites en astronomie ainsi qu’en cosmologie. La loi de la gravitation de Newton, élaborée à la fin du xviie siècle, demeure cependant une excellente approximation dans la plupart des cas (vitesses faibles par rapport à celle de la lumière), et on l’utilise donc encore aujourd’hui pour sa simplicité.

      Aux échelles microscopiques, la gravitation est la plus faible des quatre interactions fondamentales de la physique ; elle devient dominante au fur et à mesure que les échelles de grandeur augmentent. Avec la force électromagnétique, elle est la seule à agir au-delà de la dimension du noyau atomique. De plus, comme elle est toujours attractive elle domine sur les forces électromagnétiques qui tendent à se compenser, étant tantôt attractives, tantôt répulsives...Wikipedia


    • daqwqmp+coneu4 26 avril 2014 11:49

      Je ne suis pas sûr de bien avoir tout saisi, mais vous précisez bien une hypothèse à ce postulat « loin de tout autre corps ».

      Est-ce que la trajectoire serait parabolique s’il est elle suffisamment loin de tout corps ?


      • daqwqmp+coneu4 26 avril 2014 11:49

        (elle : la capsule spatiale)


      • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 13:28

        Non, seule la matière, i.e. la présence de masse, courbe les trajectoires. Loin de tout corps, s’il était possible de le réaliser dans notre univers, la trajectoire serait une droite dans la direction de poussée du moteur


      • daqwqmp+coneu4 26 avril 2014 14:05

        Auquel cas, si les balles chutent sur une longue distance, tant qu’il n’y a pas de corps à proximité, la trajectoire ne devient pas parabolique, et donc ce défaut du principe d’Einstein n’en est pas un.

        Pouvez-vous éventuellement expliciter une formulation du principe d’équivalence qui permette de mieux comprendre la contradiction expérimentale apparente ?

        (En me basant sur la définiton de Wikipédia, je n’arrive pas à faire un lien évident…)


      • Alpaco 26 avril 2014 12:21

        "C’est cette différence de nature qui rend impossible d’accélérer un satellite, sur son orbite circulaire, par la poussée mécanique d’un moteur."
        Si la poussée mécanique ne se limite pas seulement à accélérer la vitesse de rotation mais aussi à corriger le changement de trajectoire induit, cela doit être possible, non ?


        • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 13:20

          Non, ce n’est pas possible d’accélérer un satellite sur son orbite circulaire. C’est pour cela qu’il est si difficile de réaliser des rendez-vous spatiaux. Si on le pouvait, il suffirait de hisser la navette sur l’orbite de l’ISS, sans contrainte de rendez-vous, puis il n’y aurait qu’à accélérer la navette pour qu’elle rejoigne la station.
          Cela rendrait un fier service aux agences spatiales, mais c’est impossible.


          • doctorix doctorix 27 avril 2014 16:16

            Mais chaque orbite circulaire correspond à une certaine vitesse orbitale.

            Il est évident que si on accélère, on quitte une certaine orbite circulaire (si on avait réussi à y placer un objet).
            Une autre vitesse, plus élevée ou plus basse , avec des corrections de trajectoire, doit permettre d’obtenir une autre orbite circulaire avec une vitesse différente, et je ne vois pas le problème .
            Je crois me rappeler que l’orbite ne dépend pas de la gravité, mais seulement de la distance du satellite au centre de l’astre et de sa vitesse.
            Ce qui fait qu’on ne peut pas déduire la gravité de la lune de l’observation de la vitesse et de l’altitude d’un objet mis en orbite lunaire, mais seulement du point de Lagrange, celui où, dans le trajet terre-lune, les gravités s’équilibrent.
            Et d’ailleurs certains affirment que ce point de Lagrange est beaucoup plus éloigné de la lune que c’est admis, ce qui impliquerait une masse lunaire bien plus élevée, et une gravité bien plus forte, de l’ordre de 2/3 de g terrestre (ce qui d’ailleurs rendrait ridicules les films ramenés de la lune, et ce qui aurait accessoirement permis à la lune de conserver une atmosphère). Si c’est le cas, l’épopée lunaire s’effondre...
            Voilà de quoi alimenter une saine polémique, non ? g/6 ou 2g/3, c’est la question.

          • doctorix doctorix 27 avril 2014 16:38

            « Non, ce n’est pas possible d’accélérer un satellite sur son orbite circulaire. C’est pour cela qu’il est si difficile de réaliser des rendez-vous spatiaux. Si on le pouvait, il suffirait de hisser la navette sur l’orbite de l’ISS, sans contrainte de rendez-vous, puis il n’y aurait qu’à accélérer la navette pour qu’elle rejoigne la station. »

            Dites-vous.
            Je suis bien d’accord avec vous. Et c’est d’ailleurs pourquoi je garde quelques doutes sur la la réalité de la conquête lunaire. En plus de la difficulté que vous soulignez, s’agissant d’un petit bouchon de champagne lancé à distance en périphérie lunaire et contenant les deux astronautes, il faut obtenir une orbite exactement égale à celle du module de retour, altitude, vitesse, mais surtout le rejoindre pile-poil au même moment en un même point.
            Trajectoire strictement identique non seulement en altitude et en vitesse, mais aussi il ne faut pas se tromper de méridien : supposons qu’on parte du pole nord, on va bien sûr aller au pôle sud ; mais passera-t-on par Paris, par New-York ou même simplement par Strasbourg ? Tout dépend de la trajectoire de départ, peu modifiable en route. Parce que même dans ce dernier cas (Strasbourg au lieu de Paris), le rendez-vous est raté. Pas de rencontre car méridiens différents, et même aux deux pôles les trajectoires se croisent et ne sont pas alignées. Une seconde de retard au départ est de plus irrémédiable.
            Si on a en tête la modestie des ordinateurs de 1969, et le peu de réserve de carburant des deux engins censés se rencontrer, alors on peut avoir des doutes légitimes.
            Surtout six fois de suite.
            On est sans doute allés sur la lune. Mais à mon avis surement pas avec les moyens décrits. Lesquels a-t-on utilisés ? Je ne sais pas. Mais pas ceux-là. C’est en tout cas ma conviction.

          • SamAgora95 SamAgora95 26 avril 2014 13:30

            La gravité est bien équivalente à l’accélération, dans le sens où leurs effets sont équivalents. Etre soumis à la gravité ou à une accélération c’est la même chose.


            L’accélération produit par un moteur est uniforme, alors que celle produite par la gravité d’un corps dépend de sa composition et de la répartition géographique de sa masse.
            Un objet évoluant autour de ce corps sera alors soumis à des accélération différentes selon sa localisation.

            Je ne vois donc pas où est la contradiction ! puisqu’il est parfaitement possible de simuler la gravité produite par une sphère, à condition de reproduire exactement les différences d’accélération en fonction de la position de l’objet autour de la sphère virtuelle.

            • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 28 avril 2014 18:57

              Et « moi » qui « croyais » que plus les objets se rapprochaient, plus leur accélération augmentait...

              L’accélération de la pesanteur serait donc la même en altitude qu’au sol, la même au pôle qu’à l’équateur ?

              ...


            • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 14:09

              Voici un article qui explique qu’il est impossible d’accélérer un satellite sur une orbite circulaire : Modifier la vitesse d’un satellite permet de manœuvrer en orbite.

              C’est d’ailleurs ce que m’a confirmé le Professeur Trélat (voir la note 1 de mon article sur HClAtom).


              • Robert Biloute Robert Biloute 26 avril 2014 14:30

                « Le principe d’équivalence d’Einstein affirme que le principe d’équivalence faible est valide et que, localement, les effets d’un champ gravitationnel sur une expérience n’utilisant pas la gravitation sont identiques aux effets d’une accélération du référentiel de l’observateur. »

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d%27%C3%A9quivalence

                Votre expérience est intéressante, mais elle n’est pas locale et elle utilise la gravitation, elle ne contredit donc pas le principe d’équivalence d’Einstein, qui est plus restrictif que ce que vous semblez croire.


                • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 15:39

                  Je ne suis pas de votre avis.
                  Localement, au point d’impact du moteur sur le satellite, au micromètre et à la microseconde près, la poussée provoquera une trajectoire en ligne droite. Dans ce même micromètre, dans cette même microseconde, la gravitation provoquera une trajectoire conique. Aussi locale et infime soit l’échelle de mesure, une droite ne sera jamais une conique.
                  Le principe d’équivalence postule pourtant l’inverse.


                • Robert Biloute Robert Biloute 26 avril 2014 15:54

                  Si vous considérez une trajectoire différentiable, qu’elle soit conique ou toute autre, « localement » en physique correspond à une approximation linéaire locale dans un élément infinitésimal.

                  Par définition, localement votre trajectoire équivaut donc à une droite.

                  On retrouve je pense cette idée dans le formalisme de la RG : l’espace temps est dit *localement* équivalent à un espace temps plat.

                  Ma remarque sur la portée uniquement locale du principe d’équivalence d’Einstein rejoint celle de SamAgora95 : votre expérience repose sur une trajectoire orbitale, à des échelles de longueurs où évidemment aucune approximation « plate » n’est possible.


                • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 16:55

                  Non. Comme je vous le disais, si on n’observe qu’à l’échelle du micromètre, et pas sur toute la trajectoire, le problème reste le même.

                  Oui, effectivement, le calcul intégral/différentiel est une décomposition des courbes en segments de droite. Il permet le calcul approché, mais jamais exact de la longueur de la courbe, par exemple. L’erreur faite par le calcul peut être acceptable pour un être humain, il n’en reste pas moins que la réalité c’est une courbe, pas une succession de droites.


                • Robert Biloute Robert Biloute 26 avril 2014 17:18

                  « la réalité c’est une courbe, pas une succession de droites. »

                  Je suis assez d’accord avec ça, encore que je n’en sais rien, là vous me parlez plus de métaphysique que de physique. La physique c’est la modélisation, c’est « tout se passe comme si », et c’est le mieux qu’on puisse faire.

                  Mais je pense que vous ne comprenez pas la portée de mon argument : je ne dis pas « la nature est comme ça et pas comme vous dites », je dis « vous ne contredisez pas le principe d’équivalence avec votre expérience, car cette dernière est effectuée dans des conditions où Einstein lui même reconnaitrait que le principe d’équivalence ne s’applique pas ». C’est d’ailleurs pour ça qu’on prend soin de restreindre la validité de ce principe : il n’est valable que localement, or votre expérience n’est pas locale si l’on considère le champ de gravitation divergeant généré par la terre.

                  Par ex pour un objet assez étendu, la force de gravitation n’aura pas la même direction aux différents points composant cet objet. Vous aurez des effets de marées, qui ne seront évidemment pas reproduits avec une accélération.

                  Par contre, pour un un objet assez petit ça marche, évidemment vu que le test devient local au sens des sciences physique, et en rapport avec les échelles caractéristiques du problème.

                  Votre raisonnement c’est un peu équivalent à : « je prends la lune, je vois qu’il y a des forces de marée du à la gravitation terrestre, or ces forces de marées sont impossibles à reproduire avec une seule accélération, donc le principe d’équivalence est faux. »
                  Sauf que non : le principe d’équivalence d’einstein n’a jamais eu la prétention de s’appliquer dans ce cas là.


                • Julien Julien 27 avril 2014 13:51

                  @HCIAtom

                  En lisant l’article, j’ai tout de suite pensé à cette distinction local/non-local, et je suis content que Robert Biloute ait pu vous l’expliquer clairement.

                  Vous dites :

                  Oui, effectivement, le calcul intégral/différentiel est une décomposition des courbes en segments de droite. Il permet le calcul approché, mais jamais exact de la longueur de la courbe, par exemple. L’erreur faite par le calcul peut être acceptable pour un être humain, il n’en reste pas moins que la réalité c’est une courbe, pas une succession de droites.

                  Si je comprends bien ce que vous dites, vous faites fausse route : les longueurs qu’on calcule par intégration sont évidemment exactes, tout simplement par les segments de droite en question sont infinitésimaux, i.e. aussi petits qu’on veut, ils n’ont pas une longueur finie.

                  Il faut revoir les séries de Taylor et bien comprendre tout cela.

                  C’est exactement comme quant on calcule la longueur sous une courbe : \int y(x)dx n’est pas approchée, mais exacte, car dx est un infinitesimal.

                  J’ai lu votre article de blog sur les lois de Kepler. Il y a du potentiel, mais si je peux me permettre, lisez encore sur la relativité avant de dire avoir trouvé telle ou telle erreur.

                  Pour information, JL Synge, dans l’introduction de son livre de relativité générale, dit clairement qu’il ne comprend pas le principe d’équivalence. Cela peut vous donner une piste de lecture (très) sérieuse.

                  http://en.wikipedia.org/wiki/John_Lighton_Synge


                • HClAtom HClAtom 28 avril 2014 13:32

                  @Julien
                  Vous l’avez dit vous même, il faut utiliser les séries de Taylor. En pratique, sur un ordinateur par exemple, il vous faudrait donc un nombre de calcul infini pour connaître la longueur exacte de la courbe. C’est ce que dit Taylor. Cela est irréalisable en pratique. On utilise donc des séries de Taylor, pas trop longues, mais donnant un résultat avec une erreur acceptable. C’est tout le problème de la précision sur les ordinateurs de calcul.


                • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 28 avril 2014 19:04

                  N’est-il pas toujours amusant de constater comment le pédant projette sur l’autre ses propres croyances limitantes et donc erronées ?

                  Qui donc est arrivé avec un principe d’équivalence limité tout en prétendant en faire une loi de relativité générale  ?


                • Julien Julien 28 avril 2014 20:47

                  @HClAtom

                  > il faut utiliser les séries de Taylor

                  Oui quand on essaie d’approximer la variation d’une fonction lorsque la ou les variables indépendantes varient d’une quantité finie.

                  De manière générale, quand on calcule une intégrale (par exemple la longueur d’une courbe), on fait varier les grandeurs indépendantes d’une quantité infinitesimale, pas finie, donc on peut se limiter au premier ordre des séries de Taylor, et les intégrales qu’on calcule sont exactes.

                  Où voyez-vous une approximation là-dedans ?


                • Julien Julien 28 avril 2014 20:55

                  Evidemment, quand on calcule une intégrale sur un ordinateur, on utilise des méthodes qui sont approchées, ce qui revient effectivement à tronquer des séries de Taylor (« truncation error »). Mais ce n’est pas le problème ici : jusqu’à maintenant dans ce fil, on parlait de la relativité générale en tant que théorie, pas de la façon de calculer des choses sur un ordinateur.


                • Doume65 26 avril 2014 16:50

                  @HClAtom

                  Si vous êtes sur de vous, c’est dans Science ou Nature qu’il faut faire paraitre votre article. Mais je pense que vous voulez plutôt tester votre théorie avant de la proposer à des revues sérieuses.


                  • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 17:25

                    Ah bon, parce que vous trouvez ces revues sérieuses ? smiley

                    Elles font plutôt la part belle à la matière noire, l’énergie sombre, le neutrino, le boson, la théorie des cordes, et toutes ces choses indétectables directement, non vérifiables empiriquement. La physique que ces revues défend n’est plus que spéculative. Vous remarquerez d’ailleurs que tous les articles de physique théorique, depuis plusieurs années, ne s’écrivent qu’au conditionnel. Si la matière noire était composée de wimps, alors il y aurait moyen de ... mettre l’univers en bouteille.

                    Sur mon blog HClAtom je pratique l’ancienne physique, celle qui n’admet que le mesurable directement, et le vérifiable expérimentalement. Je ne propose aucune théorie, ne pose aucune hypothèse ni aucun postulat, je ne fais que de la géométrie. Et mes articles sont rédigés au présent de l’indicatif, pas au conditionnel.


                  • Doume65 26 avril 2014 19:45

                    « Ah bon, parce que vous trouvez ces revues sérieuses »

                    A comité de lecture en tous cas. C’est un bon début vers le sérieux.

                    J’aime bien Agoravox, m’enfin, le comité de lecture...


                  • Julien Julien 28 avril 2014 21:00

                    Sur mon blog HClAtom je pratique l’ancienne physique, celle qui n’admet que le mesurable directement, et le vérifiable expérimentalement. Je ne propose aucune théorie, ne pose aucune hypothèse ni aucun postulat, je ne fais que de la géométrie. Et mes articles sont rédigés au présent de l’indicatif, pas au conditionnel.

                    Je pense que vous sous-estimez grandement la science moderne.
                    Avez-vous déjà réfléchi à ce qu’est une mesure ?
                    Savez-vous que le propre de l’article d’Einstein de 1905 sur la RR est précisément de faire la part belle à la mesure ?
                    Connaissez-vous la méthode opérationnelle de Bridgman ?

                    Je suis pour ma part convaincu d’une chose : personne ne révolutionnera la physique sans une connaissance détaillée de la théorie des champs enseignée dans la science moderne : électromagnétisme, relativité restreinte et générale. Il ne s’agit en aucun cas de se limiter à la mécanique classique ou la géométrie : c’est l’échec assuré. Mais ce n’est qu’un avis.


                  • Doume65 26 avril 2014 16:57

                    « ces trajectoires ne sont pas possibles dans la réalité. »

                    Bof, vous savez, depuis que le NIST a admis que le WT7 est tombé avec la même accélération qu’en chute libre, et qu’en même temps il prétend que cela s’est fait sans l’utilisation d’explosifs, on peut tout admettre.
                    Ou plutôt, on a appris à s’accommoder de « trajectoires impossibles dans la réalité ».


                    • popov 26 avril 2014 17:21

                      @HClAtom

                      Êtes-vous certain d’avoir bien compris le principe d’équivalence ?

                      Dans l’expérience de l’ascenseur, tout le monde sait qu’il est TOUJOURS possible de savoir si la force qui tire la balle vers le bas est due à la gravité ou à l’accélération de l’ascenseur : il suffit de lâcher deux balles de la même hauteur, mais séparées d’une certaine distance. Si la force est due à une accélération de l’ascenseur, les trajectoires des deux balles seront parallèles ; si, par contre, cette force est due à la gravité, les balles convergeront vers le centre de masse du corps qui produit le champ.

                      La relativité générale et le principe d’équivalence tiennent compte correctement de cette petite différence.


                      • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 17:32

                        Oui, j’en suis certain.
                        Pour Einstein, localement, l’accélération gravitationnelle est assimilable à une droite, et ainsi il peut appliquer la relativité restreinte à cette échelle. Au contraire, je démontre (et démontrerai plus en détail à l’avenir) sur mon blog HClAtom que, quelle que soit l’échelle local qu’on choisisse, la gravitation provoque la rotation, pas la droite.


                      • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 28 avril 2014 19:12

                        N’y aurait-il donc qu’un seul corps pour « produire » un champ au centre de masse... gravé dans son « marbre » ?

                        Les balles et l’ascenseur seraient-ils donc dépourvus de masse et donc de capacité à « produire » aussi du « champ », à participer ainsi au centre de masse du Tout ?


                      • popov 26 avril 2014 17:44

                        J’attends cette démonstration avec impatience.

                        Dans la mécanique de Newton, la solution des équations à deux corps est toujours une conique en effet, mais la droite fait partie de cette famille de courbes. Tout dépend des conditions initiales. Si au départ on n’a pas de vitesse tangentielle, les deux corps tombent l’un sur l’autre en ligne droite.


                        • HClAtom HClAtom 26 avril 2014 17:58

                          Alors ne ratez pas mon article d’aujourd’hui sur HClatom


                        • popov 27 avril 2014 08:54

                          @HClAtom

                          Bon, vos équations (1) sont en fait des équations paramétriques d’une famille de coniques. Comme la solution des équations de Newton pour un système de deux corps massifs soumis uniquement à leur gravité mutuelle est une famille de coniques, il n’est pas étonnant que vos équations paramétriques conduisent au même résultat. Si les masses n’apparaissent pas dans vos expressions, c’est parce qu’elles n’apparaissent pas non plus dans la solution des équations de Newton. Autrement dit, vos équations paramétriques découlent des équations de Newton, et pas l’inverse.

                          Maintenant, quand vous avez un système de trois corps, vous faites quoi avec vos équations paramétriques ? Dans ce cas, les trajectoires ne sont plus des coniques. En fait on ne peut même plus obtenir une solution analytique ; il faut recourir à une méthode de perturbation à partir des équations de Newton. C’est quoi l’équivalent d’une méthode de perturbation dans le cadre de vos équations paramétriques ?


                        • HClAtom HClAtom 27 avril 2014 09:54

                          Alors suivez mon blog HClAtom,car je vais bientôt l’expliquer, et même traiter le problème à N corps. Mais auparavant il me faut développer un peu de cinématique pour appuyer ma démonstration.
                          PS : ce n’est pas ma formule, je n’existerais pas, elle serait vérifiée par tous les astres de la même manière


                        • popov 27 avril 2014 15:21

                          @HClAtom

                          Mais auparavant il me faut développer un peu de cinématique pour appuyer ma démonstration.

                          Une cinématique à N corps pour résoudre un problème de dynamique à N corps ??? Bon courage. Il me semble que c’est ce que vous auriez du essayer de faire avant de vous précipiter sur la conclusion que suggère le titre de l’article.

                          Mais je reste curieux de voir comment vous allez vous y prendre.


                        • HClAtom HClAtom 28 avril 2014 13:39

                          @popov
                          D’un bout que je le prenne, ou de l’autre, ce que je démontre sur mon blog HClAtom, remet en cause pas mal de choses. Je vais heurter les idées trop préconçues, et dogmatiques.
                          C’est pourquoi j’ai bien pris soin de ne proposer aucun postulat, aucune hypothèse, aucune théorie, mais juste de la cinématique, c’est à dire de la géométrie. On ne pourra en aucun cas me critiquer pour une hypothèse hasardeuse.


                        • MuslimADieu MuslimADieu 28 avril 2014 18:35

                          @Popov

                          je suis scié par le coup des équations paramétriques avec des coniques.
                          C’est pas facile les expériences de pensée et je crains que l’auteur n’ait pris au second degré ce que Einstein n’envisageait qu’au premier degré.
                          Faire croire à une baballe que la terre est devenue plus grosse nécessite de lui appliquer une force mensongère pendant plus qu’un endroit et un instant. Et en jouant avec la direction du mensonge, on peut même faire croire à la baballe que la terre a disparue.. 
                           

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