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Derniers commentaires

  • Par logan (---.---.---.166) 27 avril 01:52

    A propos de la dette.

    Il faut différencier, le remboursement de la dette, et les déficits.

    Actuellement c’est l’Agence France Trésor qui s’occupe de réemprunter pour rembourser les emprunts qui arrivent à échéance.

    L’arnaque du discours de Langlet et de l’auteur de cet article c’est d’essayer de faire qu’il n’y a pas d’autre alternative pour financer l’état que l’emprunt sur les marchés financiers.

    En réalité, l’état possède 3 outils majeures pour s’autofinancer.

    1) l’impôt ( évidemment )
    2) l’épargne ( à condition de pouvoir la collecter ( il faudrait donc nationaliser les banques )
    3) la création monétaire. ( à condition de permettre à l’état de pouvoir réemprunter directement à la banque centrale )

    La cohérence de Mélenchon c’est de vouloir rétablir ces 3 modes de financement et ainsi se libérer de la dépendance aux marchés financiers privés.

    L’enjeu de la création monétaire est double, car non seulement cela permet de s’autofinancer à moindre frais, mais cela permet aussi de faire concurrence aux taux demandés par les créanciers privés. C’est d’ailleurs ce mécanisme que les USA et le RU utilisent régulièrement depuis 2008 pour réguler les taux d’intérets de leur dette.

    Mais une autre façon de contrôler les taux d’intérêts, ( et aussi par la même occasion de réduire la dette ou son impact sur les budgets publics ), c’est tout simplement de ne pas en rembourser une partie.

    L’arnaque qui consiste à faire croire que les investisseurs vont cesser de prêter à un état si celui-ci organise un défaut de sa propre dette a été infirmé systématiquement.
    Pour la simple et bonne raison qu’une fois le défaut mis en oeuvre, les finances sont donc à nouveau saines, il n’y a plus aucune raison d’avoir peur pour investir.

  • Par logan (---.---.---.166) 25 avril 17:29

    Il n’y a pas de chaine, rien qui ne puisse en tout cas voler en éclat dès lors que l’on dispose de la puissance publique et de la légitimité de la volonté du peuple.
    Ce qui nous met dans l’impuissance, c’est bien que des tas de gens continuent de voter pour l’UMP et le PS, aidés pour cela par le FN qui leur sert de diable de confort et d’impasse politique pour une partie des contestaires.

  • Par logan (---.---.---.166) 25 avril 13:22

    L’UPR ne défend-il pas la dévaluation de notre monnaie en expliquant qu’ainsi les entreprises françaises pourront exporter en donnant des exemples de pays qui avaient pu ainsi, selon lui, retrouver de la croissance ?

    Le programme de l’UPR ne se retreint donc pas à vouloir récupérer de la souveraineté, cette mesure faire partie d’un programme économique.
    Et elle s’inscrit bel et bien dans la vision nationaliste et libérale de l’économie selon laquelle notre future prospérité proviendra de la concurrence avec les autres pays ( ici d’un dumping monétaire ).

    Donc il ne s’agit pas que d’une transition, c’est bien un modèle de société qui est défendu par Asselineau, basée sur une vision de droite niant la lutte des classes et conceptualisant une lutte des nations.

    C’est cette différence qui est cruciale, parce que du coup, dans notre vision des choses, de la lutte des classes, et de la nécessaire solidarité à la place de la concurrence entre les pays, ou encore l’intégration démocratique plutôt que l’intergouvernemental qui est par essence oligarchique pour discuter des règles internationales, et bien la sortie de l’UE et de l’euro ne sont pas nécessaires, et au contraire elles nous feraient reculer de plusieurs décennies.

    Par exemple, la monnaie unique, tout comme le parlement européen, sont des éléments que l’on pourrait utiliser pour organiser la solidarité et la démocratie que nous voulons mettre en place.
    Quand aux autres mesures de notre programme ( je parle du front de gauche ) elles ne nécessitent aucunement des mesures aussi extrêmes. En tout cas, on essaiera des voies plus modérées avant d’envisager la sortie de l’UE.

    D’où la supercherie du ni droite ni gauche. L’UPR fait partie de la droite républicaine. Parce que nous avons en commun notre républicanisme nous pouvons être d’accord sur un bon nombre de mesures progressistes et démocratiques. Mais fondamentalement, il y a bien une vision droitière ( nationaliste ) et une vision de gauche ( internationaliste ) qui s’opposent.

    Ce n’est pas une histoire d’origine de l’UE qui est à l’origine de nos différents.

  • Par logan (---.---.---.166) 25 avril 07:31

    « La source de cette divergence se situe sans doute dans l’analyse historique des origines mêmes de la construction européenne. »

    Non, peu importe les origines d’une chose, ce qui compte c’est ce qu’on en fait au temps présent et dans le futur.

    En réalité, la source de cette divergence se trouve dans le fait qu’Asselineau est nationaliste et qu’il croit que chaque pays a un intérêt différent, alors que la gauche est internationaliste et comprend que le conflit d’intérêts n’est pas entre peuples, mais entre classes sociales, et que la solution se trouve dans la solidarité entre les peuples là où Asselineau croit que la solution se trouve dans la concurrence entre les pays.

    De plus Asselineau est aveuglé par son propre statut social, en tant que Technocrate il ne comprend pas que c’est d’abandonner les grandes questions politiques ( finance / échanges entre les pays / partages des ressources / écologie etc ... ) à des technocrates, à des ministres et à des diplomates qui permet justement la constitution d’une oligarchie et l’impuissance des peuples. Asselineau nous propose de refaire les mêmes erreurs que nos ancêtre après la seconde guerre mondiale et qui ont conduit à la situation actuelle. Ce n’est pas un simple retour en arrière qu’il faut, il faut s’organiser autrement.

  • Par logan (---.---.---.166) 25 avril 07:17

    La politique internationale est principalement l’affaire d’un rapport de force politique, elle ne découle pas de règles procédurales. Vous imaginez si la moitié de l’UE veut mener des politiques progressistes, comment les autres pays pourront-ils justifier d’user de règles procédurales pour y faire obstruction face à leurs propres peuples ? Allons ... Les règles des traités ne valent rien, ce sont des traités juste, c’est la volonté des pays qui compte, et les traités sont changés ensuite en conséquence. Asselineau vous enfume avec sa vision extrêmement légaliste des choses. Il parle de souveraineté mais ne comprends pas que cette souveraineté nous place au dessus des traités européens peu importe ce qu’il y a écrit dedans ou dans notre constitution et que nous pouvons agir comme bon nous semble pourvu qu’on en prouve la légitimité ( référendum par exemple ).

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