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Accueil du site > Tribune Libre > L’événement du 2 août 1914, dont les médias français se gardent bien (...)

L’événement du 2 août 1914, dont les médias français se gardent bien de parler

Il est bien connu, surtout des lecteurs d’Agora Vox, le média citoyen, que les médias classiques sont aux ordres. Aux ordres, c’est-à-dire qu’ils ne véhiculent qu’une information conforme à ce qu’il est convenu de dire, une information conforme à la pensée dominante qui, elle, est exclusive. Une information choisie en fonction de critères divers dont la géopolitique et l’intérêt marchand ne sont en aucun cas étrangers. C’est ainsi que l’on manipule les masses, et c’est pourquoi, ici un marchand d’armes, là un empire de la construction d’ouvrages, pour ne parler que de notre pays, la France, se sont empressés dans les années quatre-vingt d’acheter ce que l’État avait décidé de privatiser afin de pouvoir transmettre "la bonne parole".

Ainsi, nous vivons une époque dans laquelle tout se passe comme si ce dont on ne parle pas n’existait pas. Et pourtant...

Et pourtant, mis à part les lecteurs d’Agora Vox, qui saura que le 2 août 1914 débutait un événement de portée mondiale à Paris, la Ville lumière ?

Un de mes amis, Pierre Dieumegard, a rédigé un article que j’estime nécessaire de porter à la connaissance des lecteurs du média citoyen. C’est ainsi qu’avec son autorisation je vous le soumets tel quel.

Août 1914 à Paris : le congrès qui n'a jamais eu lieu.

Le début du XXe siècle était une période optimiste, avec le développement de l'électricité, du téléphone, du commerce international, et du progrès en général.

Ce n'était pas encore l'époque du tourisme de masse, ni des séjours Erasmus dans des pays étrangers, mais les gens voyageaient en Europe, que ce soit pour le plaisir, pour des motifs professionnels, ou bien pour des motifs politiques et sociaux. Les congrès Solvay réunissaient les plus grands spécialistes en physique et en chimie depuis 1911. Le premier congrès international syndicaliste avait eu lieu à Londres à l'automne 1913. Le dixième congrès socialiste international devait s'ouvrir à Vienne (Autriche) le 23 août 1914.

La France aussi avait sa part de congrès internationaux. Depuis 1905, les congrès internationaux d'Espéranto réunissaient chaque année plusieurs centaines de participants désireux de faire avancer la cause d'une meilleure compréhension internationale au moyen d'une langue neutre et fraternelle, l'espéranto. En 1913, le congrès de Berne (Suisse) avait réuni 1200 participants, ce qui était dans la moyenne haute des années précédentes. Pour 1914, le Congrès Universel (Universala Kongreso) devait avoir lieu à Paris du 2 au 10 août, et plus de 3700 personnes venant d'une cinquantaine de pays s'y étaient inscrites, soit trois fois plus qu'à Berne !

Ce devait être grandiose. Le lieu du congrès était le Gaumont-Palace, le plus grand cinéma du monde. Paul Painlevé, futur ministre de l'Instruction publique et Président du Conseil pendant la Grande Guerre, devait faire un discours inaugural.

Fin juillet, Ludwik Zamenhof, l'initiateur de l'espéranto, était parti en train de Varsovie, où il habitait et exerçait la profession de médecin spécialisé en ophtalmologie. Fin juillet aussi, les grandes puissances européennes décrètent la mobilisation générale, puis la guerre le premier août.

Le train de Zamenhof et sa famille a été bloqué à Cologne, en Allemagne, puisque le passage de la frontière avec la France était interdit pour cause de guerre. Ils n'ont pas pu revenir à Varsovie, faisant partie de l'empire russe, puisque la Russie était aussi en guerre contre l'Allemagne. Il leur a fallu plusieurs semaines pour réussir à revenir chez eux en passant par la Suède.

Pendant ce temps, à Paris, la séance inaugurale du dimanche 2 août a été de pure forme, pour les 900 congressistes présents. Après quelques allocutions consacrées à l'actualité internationale, elle ferme ses portes deux heures plus tard, chacun essayant de rentrer chez soi. Les congrès internationaux d'espéranto ne reprendront que vers 1920.

Cent ans après, en 2014, la paix est elle plus solide qu'en 1914 ?

N.B. : Ce soir, le 2 août 2014, se termine le Congrès Mondial d'Espéranto à Buenos-Aires, en Argentine. L'an prochain, le centième Congrès Mondial d'Espéranto se tiendra en France, à Lille, du 25 juillet au 1er août 2015. (Lille Grand Palais)

N.B. : http://www.lve-esperanto.org/lille2015/fr/congres/index.htm


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91 réactions à cet article    


  • skirlet 4 août 2014 21:40

    Oui, la presse ne se montre pas vraiment indépendante... C’est clair avec l’espéranto, et c’est encore plus flagrant avec la situation en Ukraine.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 août 2014 02:23

      En même temps je ne vois pas le scandale à mettre en fin de colonne un événement à la portée aussi limitée qu’un congrès d’espérantistes quand le continent commence à s’étriper joyeusement.


      D’ailleurs, les congressistes de l’époque aussi savaient que ce qui commençait à se tramer était plus important que leur colloque.

      • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 5 août 2014 08:19

        Je n’ai jamais vraiment réussi à me situer par rapport à l’esperanto, à jamais, semble-t-il, confronté à l’éternelle dualité des engagements corps et âme, et je crois par contre qu’il y a en effet toujours eu 2 façons de considérer le mouvement espérantiste.
        Un non-évènement, comme l’indique fort constructivement l’ours Marvin,ci-dessus fidèle à son personnage, ou une expression d’espoir universaliste comme ses pratiquants vous le présenteront.
        Chacun choisit apparemment.

        Mais cette guerre ne fut pas il faut le reconnaître le coïtus interruptus exclusif de ces pauvres congressistes, et je suppose qu’on a pas parlé non plus de l’annulation de la représentation de l’Ami Fritz (et pour cause !) prévue le 3 août à la Comédie Française, des cérémonies commémoratives de l’Abolition des droits féodaux du 4/08/1789, annulées elles-aussi bien-entendu, comme du rassemblement du comité des actionnaires plaignants de Suez, rentrés chez eux bredouille au soir du 5 août, ou bien des Rencontres Musicales Traditionnelles d’Europe Centrale prévues le 6 et reportées sine dié...
        Pas assez empressée, notre presse, ou seulement trop pressée ?


      • Odal GOLD Odal GOLD 5 août 2014 17:06

         
        @ Emmanuel Aguéra 
         
        Citation de Zamenhof, inventeur de l’espéranto (qui est une langue agglutinante, contrairement aux langues indo-européenne) :  

         

         « Les hommes sont égaux : ce sont des créatures de la même espèce. Ils ont tous un cœur, un cerveau, des organes générateurs, un idéal et des besoins ; seules la langue et la nationalité les différencient… Si je n’étais pas un Juif du ghetto, l’idée d’unir l’humanité ou bien ne m’aurait pas effleuré l’esprit, ou bien ne m’aurait pas obsédé si  obstinément pendant toute ma vie. Personne ne peut ressentir la nécessité d’une langue humainement neutre et anationale aussi fort qu’un Juif qui a des compagnons de souffrance sur toute la terre avec lesquels il ne peut se comprendre. Ma judéité a été la cause principale pour laquelle, dès la plus tendre enfance, je me suis voué à une idée et à un rêve essentiel, au rêve d’unir l’humanité. » »

         



      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 23:37

        @ Odal Gold,


        Merci de votre commentaire et d’avoir cité la Lettre à Michaux de 1905.

        Cordialement.

        Thierry Saladin

      • L'enfoiré L’enfoiré 6 août 2014 18:51
        Thierry, 
        Connaissez-vous la proportion des juifs en Israël qui parlent l’esperanto ?
        J’y ai été et l’hébreu était la langue utilisée un peu partout jusque dans les hôtels internationaux. L’anglais n’était même pas utilisé pour traduire ce qui se disait dans certains cas.
        L’hébreu est pour eux la langue intra-nationale. 

      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 12:27

        @ l’Ours Marvin, 


        Merci pour votre commentaire.

        Certes, il n’y a pas de scandale à « mettre en fin de colonne un événement à la portée aussi limitée qu’un congrès d’espérantistes quand le continent commence à s’étriper joyeusement ».
        Admettons. 

        Mais alors pourquoi en 1998, aucun média audiovisuel, je dis bien : « aucun », ainsi qu’aucun média classique, hormis l’Internet qui à l’époque ne disposait pas encore des médias citoyens comme maintenant, n’a parlé du Congrès Mondial d’espéranto à Montpellier où plus de trois mille personnes venues de 125 nations étaient présentes ?
        Parce que la France avait gagné la Coupe du monde un mois plus tôt ?

        Pourquoi, l’année suivante, ledit Congrès ayant lieu à Berlin avec sensiblement les mêmes effectifs n’eut lui aussi aucun relais, même de la chaine Arte, — franco-allemande, je vous le rappelle — qui en 1998 et en 1999 « oublia » d’en faire mention ?
        Bizarre pour une chaine qui se prétend culturelle. Vous ne trouvez pas ?

        Peut-être qu’elle était sous l’influence de quelque BHL qui un peu plus tard ne rata pas l’occasion de dire une connerie de plus, lors de la dernière émission Bouillon de culture, en affirmant que « l’espéranto, c’est le degré zéro de la culture ».

        Rien que pour ça, les détracteurs de ce va-t-enguerre immonde devraient se poser la question : « mais si BHL parle aussi mal de l’espéranto, peut-être que je devrai revoir mon appréciation sur cette langue, et m’informer ? Parce que la vraie question pour moi, c’est : puis-je être du même avis que cet infâme bonhomme ? ».

        C’est une P... de bonne question !

        Bien cordialement.

        Thierry Saladin

        • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 août 2014 12:59

          Parce que la France avait gagné la Coupe du monde un mois plus tôt ?


          Probablement pas. Mais bon l’ été, les journaux parlent surtout du temps qu’il fait, du temps qu’il a fait et du temps qu’il pourrait faire.

          Et puis il faut regarder les choses en face. Une langue internationale, cela n’intéresse personne ou presque. Et la presse faisant son beurre avec la pub et les abonnements va plus parler de ce qui peut intéresser les gens.

          Aussi, soyons honnêtes. 3000 personnes venues à Montpellier en plein été, c’est pas une nouvelle.

          Ces langues qui se veulent universelles sont toutes des échecs car elles ont les mêmes défauts : une absence de base populaire et historique, et une fausse universalité : l’ espéranto est basé sur les langues latines, ignorant les langues africaines et les structures des langues asiatiques.

          Tant que les bâtisseurs de langues feront cette erreur, autant se mettre au Klingon !

        • slave1802 slave1802 5 août 2014 16:28

          3000 personnes venant de 25 pays ça fait à peine 24 pèlerins par nation. Même le dernier championnat du monde de crachat de noyau de cerise à fait mieux !

          Peut-être que tout simplement le communiqué de presse annonçant l’événement a été rédigé en espéranto... smiley


        • Krokodilo Krokodilo 6 août 2014 18:03

          Selon ces critères, la coupe du monde de foot est donc le sommet de la civilisation ! Permettez que des naïfs aient encore foi en autre chose.


        • HELIOS HELIOS 5 août 2014 13:05

          La langue est la voie (comme celle du chemin de fer) qui véhicule la culture.


          L’espéranto n’étant en aucun cas une langue fondée sur une culture, ne pourra jamais véhiculer une culture, tout au plus des bribes de cultures tout comme sa structure est composée de bribes de langues existantes.

          On ne peut donc pas s’étonner que ce projet, généreux et intelligent au demeurant, mais parfaitement stérile, ne « prennent » pas comme une mayonnaise trop chaude.

          La presse ne s’en intéresse pas, ceci est quasiment normal.

          cela n’empêche pas de réaliser que la presse n’est pas libre... pas besoin de cet exemple pour le savoir et le prouver !

          • joelim joelim 5 août 2014 13:59

            L’espéranto n’étant en aucun cas une langue fondée sur une culture, ne pourra jamais véhiculer une culture, tout au plus des bribes de cultures tout comme sa structure est composée de bribes de langues existantes.


            Plutôt d’accord. Ça me fait penser à l’utopie de l’« homme nouveau » de la période Staline. Sans les côtés totalitaires naturellement, juste l’aspect « intellectuellement fabriqué par une petite intelligensia ».

          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 14:29

            Bonjour Hélios,

             

            Merci pour votre commentaire.

            Vous dites :

             »La langue est la voie (comme celle du chemin de fer) qui véhicule la culture." 

            C’est exact. 

             

             »L’espéranto n’étant en aucun cas une langue fondée sur une culture, ne pourra jamais véhiculer une culture, tout au plus des bribes de cultures tout comme sa structure est composée de bribes de langues existantes.« 

             

            Tout d’abord, Hélios, pardonnez-moi, mais des mots comme « toujours » et « jamais » sont à employer avec d’infinies précautions.

            Ensuite, qu’appelez-vous des bribes de cultures, s’il vous plaît, des bribes de langues ?

             »On ne peut donc pas s’étonner que ce projet, généreux et intelligent au demeurant, mais parfaitement stérile, ne « prennent » pas comme une mayonnaise trop chaude." (sic)

             « généreux et intelligent  » D’accord.

            Parfaitement stérile ? Comme à Ours Marvin, quelles sont vos sources pour affirmer ça ?

              »cela n’empêche pas de réaliser que la presse n’est pas libre... pas besoin de cet exemple pour le savoir et le prouver !"

            Vous êtes donc d’accord avec moi, la presse n’est pas libre. Alors, puisqu’elle n’est pas libre et qu’elle nous cache des choses, pourquoi cache-t-elle aussi tout ce qui a trait à l’espéranto ?

            Voilà la question qu’il faut se poser..

             

            Cordialement.

             

            Thierry Saladin


          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 14:49

            @ Joelim,


            Merci pour votre commentaire.
            Vous dites à la suite du commentaire de Helios :
            « Plutôt d’accord. Ça me fait penser à l’utopie de l’« homme nouveau » de la période Staline. Sans les côtés totalitaires naturellement, juste l’aspect « intellectuellement fabriqué par une petite intelligensia ». » (sic)
            Merci d’avoir reconnu que « les côtés totalitaires staliniens » étaient étrangers au mouvement espérantiste.
            Jusque-là, nous sommes d’accord.
            Mais où est l’utopie dans l’espéranto ?

            Dans quel sens employez-vous le mot intelligentsia ?

            D’autre part, vous semblez être d’accord avec Hélios qui affirme :«  L’espéranto n’étant en aucun cas une langue fondée sur une culture, ne pourra jamais véhiculer une culture, tout au plus des bribes de cultures tout comme sa structure est composée de bribes de langues existantes.

            Merci de m’éclairer, vous aussi, sur ces points.

            Cordialement.

            Thierry Saladin

          • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 13:25

            Bonjour Thierry,

             A ce sujet, j’ai eu un billet qui disait « Antinomie ou antidote ? »
             Belle tentative que celle de Zamenhof, mais cela sentait un peu cousu du fil blanc. 
             L’esperanto est une langue fabriquée au travers de plusieurs langues existantes.
             Les règles sont bonnes, mais la langue, ou plutôt son vocabulaire, n’en est pas plus facile à apprendre.
             Quels sont les racines des mots qui « acclimatées » avec des suffixes ou préfixes permettront de créer de nouveaux mots ?
             Vous avez des pièces de Lego, mais il y faut toujours quelqu’un qui les rassemblent pour en faire quelque chose et ce quelque chose ne sera pas le même pour quelqu’un d’autre. 

            • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 13:33

              Re-bonjour Ours Marvin,


              « Une langue internationale, cela n’intéresse personne, ou presque » dites-vous.
              Ah bon ?
              Et en cette époque de mondialisation que proposez-vous donc pour les échanges internationaux ?
              L’américain ? 

              « Aussi, soyons honnêtes. 3000 personnes venues à Montpellier en plein été, c’est pas une nouvelle. »
              3000 personnes issues de plus de 120 pays parlant sans interprètes ni traducteurs, ce n’est pas une nouvelle, dites-vous ? Comme vous y allez...

              « Ces langues qui se veulent universelles sont toutes des échecs car elles ont les mêmes défauts : une absence de base populaire et historique, et une fausse universalité : l’ espéranto est basé sur les langues latines, ignorant les langues africaines et les structures des langues asiatiques. »
              Vous êtes sûr de ce que vous avancez ici, en ce qui concerne l’espéranto ?

              J’aimerais connaître vos sources.

              Cordialement.

              Thierry Saladin


              • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 13:46

                « Et en cette époque de mondialisation que proposez-vous donc pour les échanges internationaux ? »

                Si vous voulez vous faire comprendre dans n’importe quel pays du monde, qu’allez-vous parler ?
                Le français, l’esperanto ?
                Non, les base de l’esperanto ne sont pas latines. Désolé, pas uniquement.
                Ce sont les radicaux dont il faut identifier l’origine.
                Si vous n’aimez pas l’anglais ou l’américain, étudiez le mandarin.
                C’est fou comme c’est prometteur aujourd’hui.
                 

              • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 14:00

                Tiens, comment se fait-il ?

                Krokodillo n’est pas encore là ?
                Il doit être en vacances en esperanto-land.
                 

              • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 août 2014 14:46
                Et en cette époque de mondialisation que proposez-vous donc pour les échanges internationaux ? L’américain ? 

                Si vous sortiez de votre coquille, vous sauriez que l’anglais est d’ors et déjà la langue internationale. La puissance économique des USA a permis à cette langue d’être obligatoire pour toute relation internationale.

                Je ne leur en ferai jamais ce reproche. Le Français a eu le même statut et cela serait sans doute encore le cas si la France n’avait pas perdu son premier empire colonial qui a servi de base à la puissance anglaise puis américaine.

                Vous êtes sûr de ce que vous avancez ici, en ce qui concerne l’espéranto ?

                Zamenhof n’a jamais caché que sa grammaire et son vocabulaire avaient pour origine les langues latines, avec des apports de grec ancien et de langues slaves.




              • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 16:25

                @ Ours Marvin,


                Vous dites :
                 « l’anglais est d’ors et déjà la langue internationale. La puissance économique des USA a permis à cette langue d’être obligatoire pour toute relation internationale. » (sic)

                Effectivement, on ne peut nier que le globish, — euh, pardon, l’anglais — règne en maître sur la planète Terre. Vous voyez, je sors de temps en temps de ma coquille. Soyez donc rassuré sur ce point.
                « La puissance économique des USA a permis à cette langue... » dites-vous.
                Êtes-vous sûr que le verbe « permettre » convient ici ?

                Parce que dans ce cas, pourquoi le clintonien David Rothkopf a-t-il écrit :

                 « Il y va de l’intérêt économique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais  ; que s’il s’oriente vers des normes communes, en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que si ces différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent »

                David Rothkopf. (In Praise of Cultural Imperialism ?, cité par le Monde diplomatique, août 1998).

                N’est-ce pas ?

                Parce que si c’était aussi simple, (la seule puissance économique comme vous semblez le dire), et vous n’êtes pas le premier, pourquoi donc des responsables de ce pays s’en inquiétaient ?


                Et je vous fais grâce d’autres citations étasuniennes qui montrent bien qu’il s’agit d’un plan, d’une volonté d’imposer sa langue. 

                Toutes ces citations sont datées des années 1990, précisément quand le bloc soviétique s’est effondré. Un plan caché, secret, organisé et entrepris dès les années trente par Washington, au même titre que l’Union Européenne qui elle aussi est un projet washingtonien, ce qu’explique et démontre très bien l’UPR, mais bizarrement en ce qui concerne l’intérêt de l’espéranto comme langue internationale, ce parti reste en retrait. Mais restons optimistes. 

                Ledit plan ayant pour but de permettre à ce pays que d’aucuns appellent avec raison »l’empire« de dominer le monde. Or, la langue, c’est une arme. Imposer sa langue, c’est jouer la musique sur laquelle danseront les autres comme des marionnettes.

                Pardonnez-moi, mais il faut aussi mettre des mots sur les choses. Je sais aussi que ce que j’écris bouscule quelque peu tant la propagande officielle va dans votre sens. Mais rien n’est innocent.

                Vous dites aussi : »Je ne leur en ferai jamais ce reproche [aux États-Unis]"

                Vous avez raison, si on devait leur dire une chose, c’est bravo, vous aviez bien goupillé votre truc, dans le secret, sous la table, des décennies durant et maintenant cela paraît naturel à quasiment tout le monde. Heureusement pas tout à fait à tout le monde...

                Maintenant si vous voulez bien, notre discussion, c’est sur l’intérêt de l’espéranto comme langue internationale.

                Pour ce que vous dites sur Zamenhof, je vous répondrai un peu plus tard, je ne vais pas me disperser. Et puis, je n’ai pas encore vu votre vidéo.

                Vous aussi, du reste n’avez pas encore répondu à ma troisième question.


                Cordialement.


                Thierry Saladin






              • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 août 2014 20:41
                « La puissance économique des USA a permis à cette langue... » dites-vous.
                Êtes-vous sûr que le verbe « permettre » convient ici ?


                Je pense, oui. Après tout, la domination de l’anglais fait suite à la prise de contrôle par l’économie anglo-saxonne sur la planète, et non l’inverse. Question de logique aussi. Si la Chine dominait économiquement le monde, je la vois mal essayer imposer l’ Hindi.

                De plus, n’oublions pas que l’empire britannique a couvert une zone énorme de la planète. Et dans les pays ou des dizaines de langues locales se battaient pour s’imposer aux autres, le recours à l’anglais a permis de communiquer plus facilement sans mettre un groupe ethnique en position dominate par rapport aux autres.

                Pas étonnant donc que de Terre-Neuve à Auckland, l’anglais soit présent.



                Toutes ces citations sont datées des années 1990, précisément quand le bloc soviétique s’est effondré. Un plan caché, secret, organisé et entrepris dès les années trente par Washington, au même titre que l’Union Européenne qui elle aussi est un projet washingtonien, ce qu’explique et démontre très bien l’UPR, mais bizarrement en ce qui concerne l’intérêt de l’espéranto comme langue internationale, ce parti reste en retrait. Mais restons optimistes. 


                La bonne histoire. Parce que vous croyez que les russes faisaient autrement ? Dans les années 30, en Pologne, les langues étrangères les plus enseignées étaient l’allemand et l’anglais. Après 45, les écoles ont eu pour consigne d’imposer le choix du russe en langue vivante. Inutile de dire qu’il valait mieux suivre la consigne. A la chute du régime communiste, la pratique du russe a chuté de façon drastique.



                Ledit plan ayant pour but de permettre à ce pays que d’aucuns appellent avec raison »l’empire« de dominer le monde. Or, la langue, c’est une arme. Imposer sa langue, c’est jouer la musique sur laquelle danseront les autres comme des marionnettes.


                N’importe quoi. La langue n’est qu’un véhicule. Ce n’est pas le véhicule le problème, mais le conducteur.




                Vous avez raison, si on devait leur dire une chose, c’est bravo, vous aviez bien goupillé votre truc, dans le secret, sous la table, des décennies durant et maintenant cela paraît naturel à quasiment tout le monde. Heureusement pas tout à fait à tout le monde...


                La encore, ce n’est pas le seule volonté des USA qui a fait de ce pays une des plus grandes puissances planétaires actuelles. Les américains ont aussi profité du déclin et de la sclérose des autres blocs.


                Si, par exemple, les films américains ont ayant de succès, c’est aussi à cause du système français qui réduit la diversité et la qualité des oeuvres produites.


                Sérieux, regardez n’importe quel cinéma : en terme de film français, vous avez

                - des comédies pas drôles

                - des films choraux sur des trentenaires tourneboulés par l’amour/la jalousie/la trahison amoureuse

                - des films d’auteurs têêêêêlement géniaux et profond que personne ne les comprends ( ni ne va les voir d’ailleurs...)


                Le tout formaté pour pouvoir passer trois ans après sur TF 1 et ne pas effaroucher la ménagère de moins que 40 ans. Donc peu de sexe, de la violence pas grave (genre ouille-bobo) et du romantisme si cul-cul que Harlequin à coté, c’est 50 shades of Grey.


                Je ne suis pas désolé de dire que même les films indépendants US sont de bien meilleure qualité que les bouses hexagonales avec Genest ou Mathy.



                Maintenant si vous voulez bien, notre discussion, c’est sur l’intérêt de l’espéranto comme langue internationale.


                L’espéranto n’a aucun intérêt. 

                L’évolution sociale et économique a toujours apporté au monde une langue commune à défaut d’être unique.


                Toutes ces langues ont eu en commun d’être vivantes et naturelles, pas artificielles et sans histoire derrière comme l’espéranto ou tout autre Volapuk qui a tenté d’ émerger.






              • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 6 août 2014 13:22

                @ Ours Marvin,


                Pour résumer votre propos, je vous cite :
                « L’espéranto n’a aucun intérêt. »
                Alors, que faites-vous sur cette page à dire tout le mal que vous pensez de cette langue que vous ignorez, bien sûr, et à dire entre autres tout le bien du cinéma américain actuel par rapport au cinéma français (je vous plains), et le reste à l’avenant ?
                Vous n’avez rien d’autre à faire de votre journée ?
                Oui, c’est clair pour tout le monde, l’espéranto n’a aucun intérêt pour vous. On a bien compris, ne vous répétez pas.

                Cordialement.

                Thierry Saladin


              • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 14:13

                Je n’avais pas encore lu votre A propos

                Je comprends tout.Vous dites « adopter une langue neutre : l’espéranto »

                Rien n’est neutre en ce bas monde, cher Monsieur.
                Comme je l’ai écrit, j’ai appris les bases de l’esperanto.
                Ai-je pu l’utiliser ?
                Là, c’est autre chose.
                Comme je l’ai écrit, il y a longtemps, « Les langues un sacré jeu de langue ».


                • Krokodilo Krokodilo 5 août 2014 16:07

                  A noter que Le Parisien, donc un journal national (les régionaux signalent depuis longtemps les activités des clubs locaux) a parlé du congrès de Buenos Aires.
                  Inversement, le Nouvel obs est capable de consacrer trois pages à une langue construite pour le cinéma, klingon ou autre, donc sans locuteurs hormis parfois quelques « geeks » et sans but plus large, tout en boycottant la moindre info sur l’espéranto ! Un peu de snobisme mêlé à pas mal de préjugés. Le Nouvel obs parlera-t-il du congrès de l’été prochain, à Lille ou restera-t-il dans son obscurantisme atlantiste ? Mystère.
                  Je ne réponds pas sur le plan technique à l’Enfoiré et Mmarvinbear, qui sont sur AVox depuis longtemps et connaissent tous deux nos arguments


                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 16:36

                    Bonjour Krokodilo,

                     Vous n’avez pas eu la gâchette rapide, cette fois smiley
                     Oui, nous avons souvent débattu du problème « langues ».
                      Je m’attendais à ce que l’auteur de cet article revienne sur ce dont nous avons parlé à l’époque. Il s’est caché. Un prof d’esperanto qui se cache, quand on lui parle de ce qu’il enseigne, n’est-ce pas amusant ?
                      Comme je disais rien n’est neutre.
                      Une langue vient toujours comme une arme contre une autre.
                      Je vais bientôt avoir un billet sur le français que votre François 1er a imposé chez lui et qui a été européanisé jusqu’en Russie.
                      Catherine II étant le point culminant de l’utilisation du français en Europe.
                      Mais l’anglais a gagné la bataille qu’on le veuille ou non.
                      Internet et son utilisation n’en est qu’une preuve flagrante.
                      Pour ce qui du mandarin, la barrière entre occident et extrême-orient empêche encore l’invasion.
                      Chez nous, les Flamands ont peur de la tache d’encre francophone.
                      Vous voyez comme la neutralité a bon dos. smiley
                      

                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 16:38

                    J’ai oublié de dire. En Belgique, et plus précisément à Bruxelles, il n’y a pas cet antagonisme Angleterre-France. Amérique-France.

                    L’anglais est souvent mélangé avec le français et le néerlandais, sans même que l’on s’en rende compte.
                    Cela fait partie de la belgitude.

                  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 17:07

                    Bonjour L’enfoiré,


                    Non, je ne me cache pas. J’étais sur une réponse destinée à Ours Marvin.
                    Merci de vos commentaires.
                    J’ai pris la peine de lire votre prose indiquée par les liens, en diagonale, car c’est un peu long, et puis, excusez-moi, mais ça part un peu dans tous les sens.

                    Mais au fait où voulez-vous en venir en débattant avec Krokodilo ou avec moi ? 
                    Si c’est pour écrire :
                    « Mais l’anglais a gagné la bataille qu’on le veuille ou non. », vous vous répétez.

                    Il est vrai qu’ il y a des gens comme nous, qui pensent que la bataille n’est absolument pas perdue. Nous refusons ce diktat, tout simplement. Cette pensée unique comme quoi, ce serait l’américain : comme ça, par un processus naturel, une sorte de consensus mou qui aurait amené l’humanité à adopter cette langue.
                    Mais au fait, si c’était tellement évident, pourquoi ne soumet-on pas cette question par référendum aux peuples ?
                    Je l’ai dit à Ours Marvin, tout se fait en sous-main.
                    Je vous réponds par courtoisie, mais aussi pour faire avancer le débat auprès des lecteurs qui n’en ont encore jamais entendu parler. Moi aussi, je connais bien votre position.
                    Votre question, c’était :
                    « Quels sont les racines des mots qui « acclimatées » avec des suffixes ou préfixes permettront de créer de nouveaux mots ?
                     Vous avez des pièces de Lego, mais il y faut toujours quelqu’un qui les rassemblent pour en faire quelque chose et ce quelque chose ne sera pas le même pour quelqu’un d’autre. » (sic)
                    La langue étant parlée dans le monde, elle est donc vivante, et les mots entrent dans la langue, certains sont en concurrence, gagnent ou perdent la bataille. C’est ainsi dans toute langue, seul l’usage prévaut.

                    Et si on revenait au sujet de l’article, en 1914, l’espéranto était vraiment à la mode. mais voilà, l’Europe a voulu se suicider deux fois, et maintenant elle s’est pris dans un piège, celui de l’Union Européenne dont elle a intérêt à sortir, et ce le plus vite possible
                    Plus de 3700 personnes à Paris en août 1914 pendant une semaine, cela aurait fait du bruit. Tout semble à refaire, mais la langue, malgré les opposants de tout poil, avance, s’enrichit, produit une littérature niée mais bien réelle.

                    C’est ainsi, n’en déplaise aux opposants à l’espéranto.

                    Cordialement.

                    Thierry Saladin

                  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 17:25

                    @ L’enfoiré,


                    Vous auriez aussi pu ajouter qu’à Bruxelles des annonces dans les rues sont faites uniquement en anglais notamment dans le quartier de la Commission européenne. Vous savez, ladite commission qui promeut la diversité des langues au sein de l’Union européenne...
                    Quand on ne veut pas voir...

                    Je vous propose d’arrêter là, car cela pourrait ressembler à un dialogue de sourds. Vous êtes d’accord ?

                    Cordialement, merci et sans rancune.

                    Thierry Saladin

                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 17:44

                    Thierry,

                     « uniquement en anglais notamment dans le quartier de la Commission européenne.  »
                    Là, il faudra me donner des noms de rues, j’irai voir sur place.
                    Savez-vous comment nos noms de rue sont remplacés ?
                    Par des personnages de BD (un exemple)
                    Vous ne vous rendez pas compte (et cela le 1er article que je citais, vous l’aurait dit) qu’avec l’esperanto vous allez à l’encontre de la diversité.
                    Voyez comme je vois ce qu’il faut voir.
                    Aucune rancune entre nous. Ce ne sont pas des critiques mais des constatations de visu.
                    Vous êtes bien venu à Bruxelles, si vous le désirez.
                    Vous y trouverez tous les genres de quartiers sur une surface bien plus petite que Paris.
                     

                  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 18:13

                    @ L’enfoiré,


                    En sortant de la Gare Centrale de Bruxelles, et en se dirigeant vers la Rue de la Loi, on laisse sur sa droite un parc et si on continue tout droit on arrive au quartier de la Commission européenne, et du Parlement. Eh bien, plus on s’en approche et plus on voit de banderoles, affiches et annonces uniquement en anglais. C’était le cas en mars dernier. Tout autour d’un des Palais de la Commission au métro Schuman il y a tout une série (plus de cent) de panneaux exclusivement en anglais. C’est destiné au touriste.
                    Et ça vaut le détour.
                    Et je ne parle pas de l’intérieur des palais européens...
                    Bonne visite.

                    Cordialement.

                    Thierry Saladin

                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 18:20
                    « Il est vrai qu’ il y a des gens comme nous, qui pensent que la bataille n’est absolument pas perdue. »
                    Si vous avez lu mon à propos, vous avez pu constater ce que fut mon activité pendant 40 ans : l’informatique.
                    Petite anecdote : j’ai eu beaucoup de Français qui ont travaillé avec moi. Un jour, l’un d’entre eux m’avait demandé 
                    - Veux-tu me donner une « banale ».
                    - Une banane ?
                    - Oui, une banale.
                    - C’est pas la saison, mais je vais voir.
                    - Tu piges pas. Je te demande une bande vide pour sauver les données.
                    - Ah, une scratch. Ok. pas de problème.
                    J’avais seulement oublié que d’après un ordre gouvernemental, tous mots de l’informatique devait être traduit.
                    Savez-vous que quand il s’agit d’acheter un logiciel, la version française est oubliée parce qu’elle n’est pas comprise ?
                    Attention, en Allemagne, ce n’est pas différent. Tout est aussi traduit, mais pas de manière autoritaire.
                    Il n’y a pas de diktat, il y a des habitudes. Si vous connaissez la proportion de site Internet en anglais, vous avez une petite idée de ce qu’est le rouleau compresseur. Je sais qu’il y a des différence entre l’anglais et l’américain, mais l’un et l’autre se comprennent. 

                    « Mais au fait, si c’était tellement évident, pourquoi ne soumet-on pas cette question par référendum aux peuples ? »
                    Quel peuple ? La France ?

                    « C’est ainsi dans toute langue, seul l’usage prévaut. »
                    Tout à fait.

                    « Et si on revenait au sujet de l’article, en 1914 »
                    Je viens d’en parler dans l’autre commentaire.

                    « la langue, malgré les opposants de tout poil, avance, s’enrichit, produit une littérature niée mais bien réelle. »
                    Là, c’est peut-être le péché mignon de l’esperanto. 

                    « C’est ainsi, n’en déplaise aux opposants à l’espéranto. »
                    Je ne suis nullement opposé à n’importe quelle langue si elle permet de communiquer.
                    Je suis trilingue avec des connaissances dans d’autres langues.
                    J’aime les langues. Elles donnent accès à la connaissance universelle dans le monde.
                    Le militantisme est bien présent. La neutralité n’existe pas.

                  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 5 août 2014 20:22

                    @ L’enfoiré,


                    « Il n’y a pas de diktat. » 
                    Si, il y en a un, mais je parlais de celui des États-Unis qui imposent leur langue pour leur seul profit. Après, les habitudes des gens, c’est autre chose. Chacun fait comme il veut, ou comme il peut.
                    Quels peuples (avec un « s », SVP !) ?, Tous les peuples de l’Union Européenne puisqu’elle prétend être très attachée à la diversité linguitique. Mon œil !

                    « la langue, malgré les opposants de tout poil, avance, s’enrichit, produit une littérature niée mais bien réelle. »
                    Là, c’est peut-être le péché mignon de l’esperanto." 

                    Pourquoi péché mignon, L’enfoiré ? Le gouvernement français vient une nouvelle fois de refuser le caractère optionnel pour l’espéranto au baccalauréat au motif qu’il n’y a pas de culture... C’est faux, scientifiquement faux, mais cette contre-vérité est objectée. Que faire ? comme si 1+2 = 4 ?

                    Les faits, L’enfoiré, rien que les faits. 
                    Vous n’êtes pas opposé à n’importe quelle langue si elle permet de communiquer. Je vous assure, c’est le cas de l’espéranto.
                    Mais il vous faudra un jour le vérifier par vous-même.
                    L’été prochain à Lille ? Ou à Bruxelles si je relève votre invitation...
                    La vraie raison, c’est qu’au fond vous n’en avez pas besoin puisque vous êtes trilingue.
                    Mais songez aux gens qui doivent se farcir dix ans d’anglais pour ensuite ne pas se trouver en situation d’égalité face aux anglophones de naissance, alors que l’espéranto est dix fois plus facile que l’anglais. C’est prouvé, et ça se prouve quand vous voulez pendant un cours.

                    La neutralité : quand je parle d’une langue neutre, l’espéranto, c’est de la neutralité par rapport à des valeurs véhiculées par le tout-anglais qui, lui, véhicule de la mauvaise culture anglo-américaine.
                    C’est pour cela que je vous rejoins aussi quand vous dites que la neutralité n’existe pas. Pour l’espéranto, ce qui est véhiculé, c’est une certaine conception de la relation entre les hommes, l’idée que nous devons être sur un pied d’égalité dans l’échange.
                    Homo sapiens ne semble pas encore être assez mûr (évolué ?) pour comprendre ça.

                    Cordialement.

                    Thierry Saladin

                  • L'enfoiré L’enfoiré 6 août 2014 11:57

                    Mon cher Thierry, 

                    Je réponds toujours aux questions, une par une, alors allons-y.
                    États-Unis qui imposent leur langue pour leur seul profit
                    >>> Absolument. Les USA ont joué la fine bouche pendant les deux dernières guerres. Ils sont arrivés comme les Cavaliers d’Offenbach, mais ce sont eux qui ont donné l’idée à Sardoux de chanter « Si les ricains n’étaient pas là ». Ils étaient là lors de notre fête nationale avec leur produits et leur Coca Cola qui peut être dédicacé à votre prénom. Puis il y a Internet, qui a mis le grappin sur les idées. Google, Facebook, Wikipedia et tous les autres. Je connais tout cela depuis tellement longtemps. De plus j’ai travaillé avec eux pendant 30 ans. Donc... Des articles sur les Américains, j’en ai écrit quelques uns pour essayer de les définir. 

                    « Tous les peuples de l’Union Européenne puisqu’elle prétend être très attachée à la diversité linguitique »
                    >>>C’est ce qu’ils font. Vous n’avez pas visité leurs bâtiments avec des traducteurs en toutes les langues qui se trouvent derrière des cabines. Mais pas d’espéranto, je vous l’accorde. 

                    «  Pourquoi péché mignon »
                    >>> Une langue doit rester vivante, évoluer avec le temps et les patois. L’esperanto n’aime pas l’évolution. C’est écrit dans Wikipedia à son sujet. Si ce n’est pas le cas, donnez des exemples de modifications essentielles en fonction de l’air du temps. J’en parlais dans mon article sur l’antidote ; 

                    « Que faire ? comme si 1+2 = 4 ? »
                    Rien n’est numérique dans un langage, Thierry. Bien au contraire. C’est très humain, une langue et dépendant d’un endroit. Aucune rigueur infinie dans une langue. Elle résiste pendant un temps et se voit obligée de modifier son orthographe. Je vous ai donné des exemples de belgicismes. Vous allez au Québec, même chose. L’avenir du français, c’est en Afrique que cela se passera ou non. C’est peut-être cela le péché mignon de l’espéranto : la rigueur.

                    « Je vous assure, c’est le cas de l’espéranto. »
                    En France, oui. A Lille, comme vous dites. Puisque c’est un mouvement de résistance contre l’anglais. Mais essayez de parler sur la Grand Place de Bruxelles,.... Le vérifier ? Mais j’ai essayé plusieurs fois. Le chinois, le mandarin, oui, là parler cette langue, m’aurait beaucoup aidé.

                    « Mais songez aux gens qui doivent se farcir dix ans d’anglais pour ensuite ne pas se trouver en situation d’égalité face aux anglophones de naissance, alors que l’espéranto est dix fois plus facile que l’anglais. C’est prouvé. 
                    Absolument. La grammaire est ultra-simple. Bien plus que l’anglais. J’ai parlé de la structure avec affixes avec le cœur du mot pour première pièce du Légo. 
                    Qui vous donnera ce cœur sinon la mémoire du vocabulaire initial. Les suffixes et préfixes eux, oui, cela marche. L’espranto est basé sur une gymnastique de l’esprit bien rodée.

                     »Pour l’espéranto, ce qui est véhiculé, c’est une certaine conception de la relation entre les hommes, l’idée que nous devons être sur un pied d’égalité dans l’échange."

                    C’est, en effet, l’idée de Zamenhof de réunir les peuples par la langue. Mais il y a quelques hic, dans l’histoire.

                  • L'enfoiré L’enfoiré 6 août 2014 12:03

                    En fait, l’idée d’esparanto de construire des mots existe dans beaucoup de langues germaniques comme l’allemand ou le néerlandais.

                    Les mots les plus longs en sont une preuve.

                  • Krokodilo Krokodilo 6 août 2014 18:14

                    Bonjour l’Enfoiré, je suis d’accord avec une partie de votre message : « Une langue vient toujours comme une arme contre une autre. » Nous sommes en permanence effectivement dans ce qu’on appelle parfois « la guerre des langues », comme d’ailleurs Mamrvinbear le détaille dans un des messages expliquant que l’anglais a suivi la puissance commerciale et militaire des USA : bref, l’impérialisme, quelle que soit sa forme, impose sa lingua franca, peut-être demain le chinois comme tout le monde le sait maintenant - si le régime communiste à parti unique n’implose pas avant.
                    Mais l’espéranto est justement la tentative la plus aboutie de proposer au monde une autre politique que la guerre des langues, ou un camp a d’immense avantages tandis que l’autre y consacre des années d’apprentissage pour arriver à un niveau médiocre de communcation, et être toujours en situation d’infériorité face à des natifs.


                  • non667 5 août 2014 16:20

                    esperanto,droit de l’homme ,universalisme ,antimilitarisme ,anarchisme = utopie =père noël
                    le concret c’est le N.O.M. avec ses bombes sur gaza ! smiley smiley smiley


                    • non667 5 août 2014 16:20

                      esperanto,droit de l’homme ,universalisme ,antimilitarisme ,anarchisme = utopie =père noël
                      le concret c’est le N.O.M. avec ses bombes sur gaza ! smiley smiley smiley


                      • L'enfoiré L’enfoiré 5 août 2014 16:47

                        Un bon coup de loque à reloqueter et tout cela est mis aux oubliettes, non 667

                        Si cela ne suffit pas, on pendra un pistolet et on mangera un américain.
                        C’est délicieux
                         smiley

                      • eugène wermelinger eugène wermelinger 5 août 2014 16:56

                        Voulez-vous savoir ce que je dis de l’espéranto ?
                        Alors un petit clic ici :
                        http://regionauxois-morvan.blog4ever.com/du-patois-morvandiau-en-passant-par-le-francais-a-l-esperanto

                        Dankon al s’ano Saladin.


                        • brieli67 5 août 2014 17:14

                          bô bô bôboooooo story telling
                           
                          reprise
                          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/guerre-14-18-on-peut-encore-en-125651

                          pour une fois pas la pub pijeot signée EN

                          avant la chutt du Mur, notre labo de recherches correspondait en latin physiologie végétale pharmacologie

                          trop facile trop superficiel votre jargon un air de radio-amateur
                          un déficit flagrant d’âmes, a:culturelle.

                          le how do you doux
                          le wie gehts des vernis pseudo-scientifiques

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