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Comment ridiculiser un adversaire politique en 6 manipulations insidieuses : étude du cas « Dupont-Aignan vs Bourdin & Co »

Souvent, la désinformation médiatique est aisément repérable. Parfois, elle est plus sournoise. Sa subtilité la rend d'autant plus efficace. C'est précisément ce que nous allons étudier aujourd'hui avec un cas concret. La matière est politique, fortement polémique. Mais il faut faire ici, autant que possible, abstraction de ses préférences personnelles ; car c'est la forme qui nous intéresse. Il s'agit de rendre visible une entreprise de désinformation invisible, afin d'être en mesure de la repérer en d'autres occasions, sur d'autres sujets, avec d'autres acteurs.

Mercredi 3 octobre, Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. Une séquence a fait beaucoup parler et a permis aux médias militants (car ils le sont clairement) de ridiculiser (ou de tenter de ridiculiser) le président de Debout la France.

Deux poids, deux mesures

L'échange porte sur l'apprentissage de l'arabe à l'école primaire, que le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer veut encourager. Bourdin est à fond derrière cette mesure, et demande à son invité s'il est aussi enthousiaste que lui. Dupont-Aignan répond que non, car il estime que, dans une France minée par le communautarisme, menacée par l'islamisation, et au bord de l'implosion, il ne faut pas enfermer les populations immigrées dans leurs origines, ce à quoi l'apprentissage de l'arabe concourerait pour les populations issues du Maghreb ; au contraire, il faut tout faire pour les franciser au maximum, en "mettant le paquet" sur l'apprentissage du français. Discours assimilationniste classique.

Pourtant, en dépit de leur relative banalité, les propos de Nicolas Dupont-Aignan (qu'on peut certes discuter) irritent Jean-Jacques Bourdin. Fort remonté, et même passablement énervé, le journaliste s'empoigne avec son invité :

- Nicolas Dupont-Aignan : Je dis que ce n'est pas parce qu'on est issu de pays du Maghreb, qu'on habite en France, qu'on doit apprendre au primaire l'arabe.

- Jean-Jacques Bourdin : On peut être né à Bergerac, être Français de souche depuis dix générations et apprendre l'arabe !

- N. D.-A. : Ce n'est pas du tout de cela dont vous parliez. Mais ça, bien sûr, je ne l'ai jamais nié, et vous le savez très bien, au collège...

- J.-J. B. : J'espère...

- N. D.-A. : Je parle du primaire.

- J.-J. B. : C'est une langue à apprendre l'arabe, franchement ? Il faut encourager l'apprentissage de l'arabe ?

- N. D.-A. : Pas spécialement...

- J.-J. B. : Comme les autres langues ? De la même manière ?

- N. D.-A. : Non. Quand un pays a un problème d'intégration, quand un pays a des générations qui parlent arabe à la maison, et qui parlent mal le français, je dis que la priorité dans les quartiers, c'est d'apprendre le français. Je dis que c'est mentir aux jeunes... [Bourdin l'interrompt]

- J.-J. B. : Ni l'anglais, ni l'allemand... ?

- N. D.-A. : D'abord le français, oui. [NDA reprend là où il a été interrompu] ... que de les enfermer dans leur culture d'origine. Et je vais vous dire que c'est une insulte à ces jeunes, car ces jeunes se sentent français et n'ont pas envie d'être enfermés dans leur culture d'origine.

- J.-J. B. : Mais il n'y a pas que des fils d'immigrés maghrébins qui veulent apprendre l'arabe ! (...)

- N. D.-A. : Il est scandaleux d'enfermer les jeunes dans les quartiers dans une culture d'origine, c'est nier leur volonté d'être français. Être français, c'est s'assimiler, c'est parler français.

- J.-J. B. : Mais il n'y a pas que des jeunes des quartiers qui apprendraient l'arabe, pardon ! C'est une langue universelle ! C'est une grande langue, une grande culture ! Mais vous osez le dire ? Est-ce que vous dites que c'est une grande langue, une grande culture ?

- N. D.-A. : Mais je n'ai pas à subir vos oukases, cher Jean-Jacques Bourdin !

Le journaliste se serait-il emporté de la sorte face à d'autres invités, d'une autre couleur politique, tenant le même type de discours ? Il est permis d'en douter.

Ce discours est en effet très exactement celui que tenait Charles Aznavour, auquel la France a rendu hommage très officiellement le 5 octobre aux Invalides. Renoncer à son "arménité", s'imprégner de la langue française, voilà comment il devint pleinement français. En dehors d'une animatrice de France Bleu, qui s'est réjouie sur Facebook de la mort du "raciste" Aznavour, personne, dans nos médias, n'a trouvé rien à redire aux propos du chanteur.

Les propos de NDA correspondent aussi au discours officiel des Républicains, qui n'a pas davantage provoqué le moindre scandale. Commentant la proposition de Jean-Michel Blanquer, la porte-parole des Républicains, Laurence Sailliet, a ainsi déclaré sur RFI :

« C'est s'adapter au problème plus que le résoudre. Comment peut-on imaginer aujourd'hui que tous les efforts ne doivent pas être mis dans l'apprentissage de la langue française, alors que l'on connaît toutes les difficultés des enfants (...) qui parfois sont issus de familles où on ne parle pas le français ? Et que leur propose-t-on ? D'apprendre l'arabe pour limiter le recrutement des jeunes dans les mosquées ? On marche sur la tête ! »

Deux poids, deux mesures, donc.

Omission du contexte (I) : le rapport de l'Institut Montaigne

Mais surtout, l'air de rien, le journaliste désinforme son public, en faisant mine d'oublier le contexte dans lequel s'inscrit la volonté gouvernementale de valoriser la langue arabe.

Comme le rappelle Le Point, la polémique sur l'apprentissage de l'arabe à l'école "est née dans la foulée de la publication lundi [10 septembre 2018] d'un rapport de l'Institut Montaigne proposant de « relancer l'apprentissage de la langue arabe » pour lutter contre l'islamisme". Rédigé par Hakim El Karoui, ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin à Matignon et ex-banquier d’affaires chez Rothschild, qui, nous dit-on, a l'oreille d'Emmanuel Macron, il préconise de renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école publique avec cet argument : « Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux. Il a été multiplié par dix dans les mosquées, il faut savoir ce qu'on veut. » Selon ce rapport, intitulé «  La Fabrique de l’islamisme  », le renforcement de l’apprentissage de l’arabe à l’école permettrait de contrer l’influence des religieux et de lutter contre le risque de prosélytisme islamiste :

"Relancer l’apprentissage de la langue arabe est majeur tant les cours d’arabe sont devenus pour les islamistes le meilleur moyen d’attirer des jeunes dans leurs mosquées et écoles." (p. 587) 

Autrement dit, c'est uniquement parce que de jeunes musulmans vont apprendre en masse l'arabe dans des mosquées, où un risque de radicalisation existe (les salafistes – branche rigoriste de l'islam – « gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté », dit le rapport), que l'on préconise aujourd'hui d'enseigner davantage l'arabe à l'école, afin d'essayer de sortir des mosquées salafisées ces jeunes musulmans de plus en plus portés à l'étude de la langue du Coran. C'est ce qu'a pertinemment relevé l'essayiste Odon Lafontaine, le 30 septembre 2018, sur Radio Courtoisie :

Jean-Michel Blanquer a d'ailleurs clairement dit qu'il souhaitait que «  la France reprenne le contrôle des personnes qui enseignent ces langues  » et voir «  plus d'enseignants agréés par l'Éducation nationale ».

En passant sous silence ce contexte, en laissant penser que la problématique autour de l'enseignement de l'arabe en France, en 2018, est strictement la même que pour l'enseignement de l'anglais, du chinois ou de l'allemand, Bourdin désinforme.

Omission du contexte (II) : le rapport de l'ISESCO

Si l'on voulait pousser encore plus loin la contextualisation, on pourrait aussi rappeler que l'enseignement de l'arabe dans les écoles publiques françaises fait partie des préconisations de l'Organisation islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO), issue de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), qui regroupe les 57 pays musulmans.

Dans un texte intitulé "Stratégie de l'Action Islamique Culturelle à l'extérieur du Monde islamique" (téléchargeable sur le site de l'ISESCO), adopté par la neuvième Conférence islamique au Sommet tenue à Doha, au Qatar, en 2000, on regrette que "les programmes pédagogiques européens ne font aucunement place à l’enseignement des langues nationales des enfants musulmans", et l'on prône, à l'inverse, que "les langues maternelles trouvent leur place dans l’enseignement car elles aident l’enfant à développer sa personnalité, à être conscient de ses origines et à préserver son identité et même à lui épargner l’échec scolaire" (p. 19). On pourrait naïvement estimer que la "langue maternelle" ou "nationale" d'un musulman né en France est le français ; mais ce n'est manifestement pas la conception que s'en fait l'ISESCO, qui nous dit ici que les langues "maternelles" et "nationales" des musulmans ne sont pas enseignées dans les pays européens. Il est donc implicitement fait référence ici à une autre nation, plus fondamentale.

Quelques lignes plus loin :

"Il conviendrait de réformer l’enseignement de l’arabe, langue du Qoran et véhicule de la pensée, en l’adaptant aux nécessités de l’heure et aux exigences de la modernité, de manière à ce qu’il réponde aux attentes d’un milieu non arabophone et d’envisager même la généralisation de cet enseignement en considérant la langue arabe comme outil de consolidation de l’identité civilisationnelle." (p. 20)

La dimension identitaire et civilisationnelle de l'apprentissage de l'arabe est, on le voit, d'emblée mise en avant. La langue arabe est censée permettre la consolidation de la civilisation islamique, au sein même des États européens.

Autre passage significatif sur les objectifs de l'éducation des enfants musulmans dans les pays non-musulmans :

"Contribuer à garantir aux enfants des musulmans vivant en dehors du Monde islamique, une éducation équilibrée à la fois spirituelle et cognitive afin de les protéger de l’invasion culturelle et de l’aliénation intellectuelle exercée par l’hégémonie de certains systèmes éducatifs." (p. 29)

L'enseignement de la langue arabe a pour objectif explicite d'empêcher l'acculturation, autrement dit l'assimilation des musulmans dans les différents pays où ils vivent (l'assimilation étant qualifiée d'« invasion culturelle » et d'« aliénation intellectuelle »), et de participer à leur unification à travers le monde entier :

"L’usage de l’arabe est indispensable comme base de consolidation et de renforcement de l’identité car c’est la langue arabe qui la “possède effectivement”, parce qu’elle est la langue du Qoran, ce qui fait d’elle un élément capital de l’identité culturelle de la communauté islamique à l’étranger -notamment en Europe-. La personnalité de cette communauté ne saurait se séparer de la langue qui exprime sa valeur et qui est le contenant de ses ambitions, de ses espérances et de ses soucis. C’est pourquoi l’étude de l’arabe et sa parfaite maîtrise comme moyen pratique et créateur constitue un des objectifs principaux que la stratégie doit réaliser dans tous les domaines où se manifeste la culture islamique. (...)

Dans ce contexte, nous affirmons que la langue arabe joue un rôle fondamental dans l’unification des Musulmans immigrés de toutes les nationalités et de toutes les cultures, comme elle l’a fait dans le passé. (...) L’arabe contribua à l’unification du monde islamique car la compréhension du Qoran, de la Sunna et la mise en pratique de leurs sages directives ne saurait être opérationnelle en dehors d’une connaissance parfaite de l’arabe." (p. 40-41)

Plus loin dans le rapport, on met de nouveau en garde contre l'assimilation à la culture des pays d'accueil occidentaux :

"Les Occidentaux croyaient eux-mêmes durant longtemps que l’école était le cadre adéquat de l’assimilation des enfants d’immigrés, de leur absorption, socialement et culturellement. Ils s’attachèrent à la scolarisation dans leurs établissements de tous les enfants nés chez les immigrés. Ils tablaient sur l’efficacité de leur système éducatif pour les former et les gagner en les fascinant par le modèle de culture et de valeurs occidentales. 

Le bilan de la scolarisation des enfants des communautés musulmanes dans les écoles occidentales ne répond ni aux attentes des occidentaux qui aspiraient à l’effacement de la personnalité de ces enfants et à l’aliénation de leur identité pour les intégrer négativement dans le modèle occidental, ni aux attentes des parents qui aspiraient à tirer profit de l’accès de leurs enfants des troisième et quatrième générations aux écoles locales pour occuper des postes honorables et améliorer leur situation.

Certains problèmes dont souffrent les enfants d’immigrés musulmans dans les pays occidentaux sont en bonne partie dus aux programmes scolaires qui sont destinés aux musulmans et aux occidentaux de manière égale et qui ont essentiellement un caractère laïque. En effet, il est difficile pour un enfant qui a reçu une éducation occidentale laïque de s’en départir, tant il en a été imprégné. De fait, ces enfants et jeunes musulmans se voient inculquer les valeurs occidentales et ancrer le modèle de pensée et les coutumes locales et ne reçoivent aucun enseignement de la langue maternelle. Les expériences réalisées dans ce sens sont très limitées dans le temps et l’espace." (p. 76-77)

On note encore l'usage du terme "aliénation" pour désigner le processus d'assimilation.

Plus avant, l'enseignement de la langue arabe est une nouvelle fois présentée comme le vecteur essentiel permettant de consolider l'identité islamique chez les musulmans vivant en Europe et de leur éviter "l'aliénation" à la culture européenne :

"La langue arabe est une prolongation de l’entité de la Oumah et le moyen d’expression de sa culture, de sa civilisation et de la place qu’elle occupe dans le monde. Elle est la vraie détentrice de l’identité culturelle des musulmans. Par acquis de conscience, les communautés islamiques en Europe, soucieuses d’agir pour sauver leur enfants de la dérive, de l’aliénation, de l’échec et de la délinquance, des associations, des dirigeants locaux, convaincus les uns et les autres que l’enseignement de la langue du Qoran et l’instruction islamique sont une obligation religieuse et civilisationnelle, décidèrent d’organiser un enseignement parascolaire pour dispenser des cours d’arabe et d’instruction islamique. Cet enseignement est considéré comme un moyen de fortifier et de protéger l’identité culturelle et le particularisme islamique, de maintenir et de consolider les liens de la jeunesse avec les valeurs humaines mises en exergue par l’Islam. (...)

Selon les statistiques, le nombre d’enfants musulmans ayant atteint l’âge de la scolarisation en Europe occidentale est évalué à sept millions, nés en Europe-même et ont le sentiment d’être des nationaux du pays natal. On ne peut ni ne doit ignorer cette génération de Musulmans pour qu’elle demeure arrimée à sa culture et à son identité premières. Faire approcher de cette génération la culture islamique et la langue arabe est une action qui ne peut se réaliser en dehors d’une stratégie éducative qui s’appuie sur la rationalisation, la coordination et la volonté de servir l’Islam en premier lieu." (p. 79-80)

Voici d'ailleurs l'un des projets "à court terme" confiés aux "institutions islamiques existant en dehors du Monde islamique" en matière d'éducation et d'enseignement :

"Préparation d’un plan rigoureux visant le soutien d’intellectuels et d’éducateurs objectifs pour convaincre les autorités éducatives occidentales à suivre l’exemple de la Belgique, de l’Autriche, de la Hollande, de l’Espagne, de la région de l’Alzace (sic) en France et de certains cantons en Allemagne, et permettre d’intégrer des cours d’éducation islamique dans les programmes officiels de l’école occidentale. Ceci en plus de la revendication d’insérer la langue arabe parmi les langues vivantes optionnelles dans les écoles officielles." (p. 101)

Cette contextualisation plus approfondie permet de se rendre compte que, si l'enseignement de l'arabe dans les écoles publiques françaises est prôné par l'Institut Montaigne pour contenir le développement de l'islamisme, ce même enseignement est envisagé par l'ISESCO et l'OCI comme un moyen essentiel de renforcer l'identité islamique des musulmans vivant en Europe et d'empêcher leur assimilation à la culture européenne, perçue comme une aliénation.

Cette étrange convergence avait été relevée par Odon Lafontaine et le militant associatif Alain Wagner le 2 septembre 2018 sur Radio Courtoisie :

Nous n'irons pas, faute de preuve, jusqu'à accuser les promoteurs de l'enseignement de l'arabe en France d'être "des agents de l'OCI", comme le fait Alain Wagner (mais aussi Les 4 Vérites ou Riposte Laïque). Wagner accuse en particulier l'ancienne ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui, en mai 2016, au micro de Jean-Jacques Bourdin, avait déclaré qu'elle souhaitait permettre l'enseignement de l'arabe (comme des autres langues) dès le CP, en ayant recours, si besoin, à des intervenants étrangers.

Ce type d'enseignement est d'ailleurs aujourd'hui proposé en option dans certaines écoles primaires, comme l'essayiste Éric Guéguen en a donné un exemple dans un post critique publié le 6 octobre sur Facebook :

Pour revenir à notre propos central, ce que prônent l'ISESCO et l'OCI (l'enseignement de la langue arabe pour empêcher l'assimilation), c'est donc très précisément ce que dénonce Nicolas Dupont-Aignan. Les analyses des uns et des autres convergent parfaitement. Seuls leurs jugements (positif ou négatif) divergent. Mais, faute d'avoir fait les références adéquates (par ignorance ?), le discours du politicien, face à Bourdin, semble dénué de tout fondement. Et le journaliste peut alors jouer la carte de l'indignation facile.

Deux poids, deux mesures (bis repetita)

Si Bourdin fait du spectacle à peu de frais en montant sur ses grands chevaux face à Dupont-Aignan, remarquons que Nikos Aliagas écoute tranquillement sur Europe 1 l'ancien ministre de l'Éducation nationale Luc Ferry tenir des propos très ressemblants :

"Je pense que c'est une fausse bonne idée. L'Éducation nationale a très peu de contrôle sur le recrutement. Qui va enseigner ? Est-ce que ce sera une islamisation de l'Education nationale ? Est-ce que c'est une bonne idée pour lutter contre l'islamisation de la France ? Je ne sais pas..."

Si Luc Ferry ne choque pas en parlant comme NDA, c'est qu'il est assimilé aux partis de gouvernement classiques, ayant été le ministre de Jean-Pierre Raffarin. Si NDA choque en parlant comme Luc Ferry, c'est qu'il représente un parti d'opposition et qu'il s'est allié à Marine Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle. C'est le messager, non le message, qui est ici jugé.

Le piège : faire soi-même le raccourci que l'on souhaite entendre

Malin comme un singe, Jean-Jacques Bourdin sent qu'il n'est pas loin de piéger son invité, avec une déclaration qui va faire le buzz. Mais comme l'invité ne prononce pas les mots qu'il attend, il va les prononcer lui-même : "Quand on apprend l'arabe, on devient islamiste et terroriste ?", lui lance-t-il benoîtement. Le piège est tendu et Dupont-Aignan, peut-être consentant, tombe les deux pieds dedans : "C'est le danger", lui répond-il, avant de confirmer : "Je le pense.

Bourdin a alors l'œil qui brille, jette un regard satisfait vers la caméra, il esquisse un sourire, se mordille les lèvres ; il jubile. Il sait qu'il tient sa phrase choc, qui pourra être reprise en boucle dans toutes les rédactions. Mission accomplie.

Manipulation émotionnelle par l'image

Voici d'ailleurs l'arrêt sur image qu'a "innocemment" choisi RMC sur Twitter pour illustrer l'entrevue, montrant un Bourdin épouvanté par les propos odieux de son invité :

Journaliste à la télé, c'est tout un métier...

Raccourcis, sélection orientée de tweets... La panoplie du parfait manipulateur

Le signal lancé, les médias moutonniers s'en donnent alors à cœur joie, dans un art consommé du raccourci, avec, en sus, un appel au peuple unanime qui, sur Twitter, se moquerait des propos de NDA. Façon habile de manipuler l'opinion, en lui faisant précisément croire qu'elle est unanime. Les indécis se rangeront, sous la pression, du côté de la foule en délire (du côté de l'image fausse qu'en donnent les médias faussement objectifs, mais véritablement partisans).

France TV Info titre ainsi : "Nicolas Dupont-Aignan estime qu'apprendre l'arabe à l'école mène au terrorisme (et suscite les moqueries sur Twitter)".

Est-ce bien ce que l'homme politique a dit ? Est-il à ce point stupide pour penser que l'apprentissage d'une langue mène, selon un strict déterminisme, vers l'intégrisme et le terrorisme ? NDA, en réalité, a évoqué un contexte d'enfermement communautaire dans lequel cet enseignement pouvait, selon lui, favoriser un glissement vers l'islamisme ; il a parlé d'un risque. Jamais il n'a prétendu que l'apprentissage de l'arabe menait mécaniquement au terrorisme, comme le titre l'indique. A ce propos, Debout la France a publié un droit de réponse le 8 octobre sur Twitter :

Extrait de l'article de France TV Info, qui commence donc par une tromperie :

"Sa réponse n'est pas passée inaperçue. Sur Twitter, les internautes s'en sont donné à cœur joie, en plaquant l'analogie de Nicolas Dupont-Aignan aux autres langues étrangères enseignées à l'école :"

Même type de papier chez Ouest-France, qui insiste sur le côté gâteux de NDA, qui répéterait sans arrêt les mêmes idioties :

"C’est une de ses marottes et Nicolas Dupont-Aignan ne rate pas une occasion de revenir sur le sujet dès qu’il peut. (...)

Une remarque qui a semblé choquer le journaliste mais aussi les internautes, qui ont parodié les propos de Nicolas Dupont-Aignan sur Twitter."

On remarque que ce sont, peu ou prou, les mêmes tweets qui ont servi à France TV Info et Ouest-France. La probabilité était pourtant faible, au milieu d'un torrent de tweets ironiques et moqueurs (dixit nos journalistes), de tomber sur les mêmes...

On note, là encore, le raccourci saisissant du titre de l'article : "Dupont-Aignan considère qu’apprendre l’arabe mène à l’islamisme et au terrorisme".

Certains twittos, que nos médias objectifs ont "omis" de citer, ont bien remarqué la manipulation :

20 Minutes, qui n'a peur de rien, dénonce pour sa part les "raccourcis" du politicien : "Nicolas Dupont-Aignan voit un lien entre l'enseignement de l'arabe et le développement du terrorisme". C'est pourtant 20 Minutes qui se livre ici à un raccourci.

Un raccourci qui se justifie par une mauvaise retranscription (volontaire ?) des propos de l'homme politique :

"« J’estime que le danger aujourd’hui, c’est l’islamisation de la France. C’est ce qui s’est passé en Algérie. » « Quand on apprend l’arabe on devient islamiste et donc terroriste ? », le relance alors l’interviewer. « Je le pense », puis « c’est le danger », a confirmé Nicolas Dupont-Aignan."

En fait, NDA répond à la question de Bourdin en disant d'abord "c'est le danger", puis "je le pense", avant de redire "c'est le danger". La journaliste de 20 Minutes inverse l'ordre des mots, et cela change tout. Car, dans sa retranscription fautive, on a l'impression que NDA approuve Bourdin, comme s'il disait : "Je pense que, quand on apprend l'arabe, on devient islamiste et donc terroriste." Alors que son "je le pense" se réfère à ce qu'il vient tout juste de dire, à savoir qu'il y a un "danger" (c'est-à-dire un risque, dans un certain contexte qu'il a rappelé, non une nécessité, déconnectée de tout contexte).

Sur la base de cette déclaration trafiquée, 20 Minutes, comme France TV Info, comme Ouest-France, va faire la pêche aux tweets moqueurs et tombe encore étrangement à peu près sur les mêmes (comme le monde est petit...) :

"Evidemment, après cette déclaration, le député de l’Essonne a été raillé sur Twitter. Notamment en comparant l’apprentissage de l’arabe à celui d’autres langues… Et donc des possibles « radicalisations » qui en découlent."

On notera l'usage du terme "évidemment", très usité lorsqu'il s'agit d'emporter l'adhésion de son public, de lui forcer la main, l'air de rien (nul ne se rebellant contre l'évidence).

On appréciera au passage la manipulation par l'image, avec cette photo illustrant l'article de 20 Minutes, avec un NDA qui a l'air d'un gros benêt ânonnant ses âneries :

C'est un vieux classique de la manipulation politique que d'agrémenter d'une photo peu valorisante un article sur une personnalité que l'on n'apprécie pas, voire que l'on combat.

Récapitulons :

Nous avons eu affaire, à travers ces exemples de traitement médiatique, à pas moins de six types de manipulation combinés :

1/ Manipulation par l'image (NDA terrifiant ou ridicule).

2/ Manipulation par le raccourci. C'est l'équivalent du sophisme de l'épouvantail, qui consiste à présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, de façon à ce qu'elle soit facilement réfutable.

3/ Manipulation par une discrète faute de retranscription, qui change le sens du propos, et peut permettre d'opérer un raccourci utile pour ridiculiser l'adversaire.

4/ Manipulation par l'appel à l'opinion publique faussement unanime (en sélectionnant quelques tweets disant tous la même chose, et en omettant de citer ceux qui disent autre chose, ce qui crée un faux sentiment d'unanimité auquel on est amené à céder).

5/ Manipulation par omission du contexte, de telle sorte que la position de l'adversaire apparaît incompréhensible et même parfaitement absurde.

6/ Manipulation par l'indignation sélective ("deux poids, deux mesures"), qui laisse penser qu'une déclaration est choquante en soi, alors qu'elle n'est choquante que parce qu'elle émane d'un adversaire politique (dite par un ami, elle ne déclenche aucun remous).

Ces différentes manipulations provoquent des réactions automatiques, pré-réflexives, sur lesquelles il est d'autant plus difficile de revenir qu'on n'en a aucune conscience.

Fausse neutralité, vraie militance

On serait tenté de penser que les journalistes qui ont écrit ces articles sont des adversaires politiques de Nicolas Dupont-Aignan. Ceci expliquerait cela. Malheureusement, on ne peut pas le vérifier pour France TV Info et Ouest-France, dont les articles sont anonymes ; ils sont simplement l'œuvre (honteuse ?) de la rédaction.

Mais, pour 20 Minutes, nous avons un nom ; il s'agit de Rachel Garrat-Valcarcel. Que peut-on apprendre de cette journaliste par une rapide recherche ?

A 29 ans, elle est trésorière adjointe de l’Association des journalistes LGBT, dont l'objectif est de "lutter contre l’homophobie dans l’espace médiatique", "sensibiliser la presse au traitement des questions LGBTI et former les jeunes journalistes à ces questions". Elle est elle-même transsexuelle. Lorsqu'elle était un homme, elle s'appelait Pierre. Un reportage lui avait été consacré lorsqu'il avait 21 ans et qu'il était blogueur ; on y apprenait qu'il militait pour le Parti socialiste.

Le 10 octobre 2017, Info Bordeaux, un blog orienté à l'extrême droite, avait dénoncé le "dérapage" de cette journaliste qui travaillait alors à Sud-Ouest  :

"Rachel Garrat-Valcarcel est journaliste au Sud-Ouest. Celle qui se définit comme une « Gender traitor » possède un traitement très partial de l’actualité. Dernier exemple en date avec l’annonce du président de Sens Commun qui « tend la main » à Marion Maréchal-Le Pen. La journaliste a commenté sur son compte twitter « Il lui tend le bras, non ? », amalgamant ainsi avec un symbole nazi.

Le conseiller municipal Front national de Libourne, Gonzague Malherbe, a tenu à réagir « Rachel Garrat Valcarcel nous montre par ce tweet que la neutralité politique n’est sa première préoccupation. Ceci explique en grande partie pourquoi les articles du Sud-Ouest sont très souvent à charge contre le Front national ».

Il est vrai que sur les réseaux sociaux, Rachel Garrat-Valcarcel ne fait pas mystère de ses opinions politiques favorables à la gauche. Son soutien à la cause homosexuelle et son opposition à la Manif pour tous est également manifeste."

Le 5 octobre 2018, elle réagit sur Twitter aux propos de l'historien des idées Mark Lilla, qui vient de publier La Gauche identitaire, l'Amérique en miettes, ouvrage dans lequel il affirme et déplore que la gauche américaine ait abandonné la notion de bien commun, pour ne plus parler qu'aux minorités. Extrait de son intervention sur France Inter :

"Pendant les années 60, le parti démocrate était le parti des classes populaires, des ouvriers, et les Républicains un parti pour les riches. (...) [Aujourd'hui] 20 % des adultes aux États-Unis sont des évangélistes, moins de 1% sont des transgenres : le parti démocrate a beaucoup à dire à propos des droits des transgenres mais rien à dire à la population blanche évangélistes et traditionnelle. (...) Quand [Hillary Clinton] a fait ses discours politiques, elle commençait avec bienvenue aux féministes, aux afroaméricains, mais elle a oublié la population blanche religieuse et les classes populaires blanches, et chez eux, il y a eu un sentiment de marginalisation ; elle a fait une politique de segmentation de l'électorat." 

Rachel Garrat-Valcarcel affiche franchement son opposition à cette prise de position :

Par ce détour, fort éclairant, on comprend mieux son opposition farouche à la posture assimilationniste de Dupont-Aignan, qui demande à des minorités de se plier aux us et coutumes de la majorité.

D'où tu parles ?

Cette journaliste est fondamentalement, on le voit, une militante, ce qui est certes son droit ; mais il serait plus honnête que le lecteur de 20 Minutes en soit averti. Car, à ma connaissance, 20 Minutes n'est pas censé être un média partisan ; il a plutôt l'image d'un média neutre. Avec de plus amples informations sur nos journalistes, nous serions plus à même d'apprécier la soupe qu'ils nous servent. Au moins des médias comme Le Monde diplomatique, Charlie Hebdo, TV Libertés ou Valeurs actuelles ont le bon goût de nous dire d'où ils parlent, quelles sont les idéologies qui structurent leurs visions du monde. La fausse neutralité est bien ce qu'il y a de pire.

Bourdin, à ce titre, a eu le mérite de nous dire pour qui il avait eu l'occasion de voter dans sa vie...

"J'ai voté Chirac, j'ai voté Bayrou, et j'ai voté Hollande."

... et pour qui il n'aurait pas voté au second tour de l'élection présidentielle de 2017 :

"Je n'aurais pas voté pour Marine Le Pen."

On comprend mieux, à cette aune, ses emportements contre Dupont-Aignan.

Une attitude encore plus satisfaisante que la partialité affichée (qui n'est qu'un moindre mal) serait l'honnêteté, consistant à ne donner son éventuel point de vue qu'après avoir scrupuleusement restitué les positions des uns et des autres, de manière équilibrée, afin de laisser son lecteur le plus libre possible de se forger son propre avis. Mais c'est évidemment un simple rêve que je formule ici à haute voix. Jamais un journaliste encarté ne se comportera ainsi (sauf un sur mille peut-être). La tentation d'orienter la pensée de son lecteur ou de son auditeur est si forte...

On a tous tellement envie d'amener les autres à penser comme nous. Et, les laisser libres de leur jugement, c'est prendre le risque de les voir partir dans la "mauvaise" direction. D'où cette manipulation insidieuse, si fréquente dans nos médias, et qui n'a peut-être même pas conscience d'elle-même... tant elle est naturelle.


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101 réactions à cet article    


  • cétacose2 8 octobre 08:37

    Parler l’arabe déforme les traits et l’esprit.......


    • Alren Alren 8 octobre 17:27

      @cétacose2


      Le rapport entre une langue et une mentalité est très difficile à établir.

      Je pense qu’à travers la langue c’est une certaine tradition de la mentalité d’un peuple qui est transmis.

      En France, le français transmet le culte de la liberté individuelle et de l’égalité citoyenne, ainsi que, en conséquence, de la laïcité, trois trésors qui n’existent pas dans la langue arabe, imprégnée totalement de religiosité et donc d’interdits et d’intolérance.

      Les heures d’enseignement du français diminuent dans le cursus scolaire au moment où l’on se désole du faible niveau en orthographe et en expression des étudiants !

      Il faudrait plutôt, en primaire, ne pas brouiller le cerveau juvénile des élèves avec deux langues, mais pour les aider à se former développer plutôt des activités -officiellement obligatoires- mais passant souvent à la trappe, les travaux manuels, le sport, le travail manuel et les arts graphiques, la musique par la pratique d’un instrument type flûte à bec sans oublier le chant.

    • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 8 octobre 08:46
      OSEF de NDA... Ce type se prétend gaulliste, quelle arnaque !

      Il ne place pas l’indépendance de la France comme priorité n°1, dogme absolu du gaullisme.

      Aux dernières présidentielles, ce gus militait contre les radars automatiques ! Aux présidentielles ! Il se croyait aux législatives ou quoi ! Quel mongol !

      Et puis il vient de la FAF donc rien à en tirer, un vrai parasite de la politique.

      • Tythan 8 octobre 16:54

        @dr.jambon-beurre

        Votre invective n’a pas de sens : tout le combat politique de Nicolas Dupont-Aignan est, depuis ses origines, marqué par la volonté de défendre l’indépendance nationale.

        L’histoire de la FAF est une calomnie aussi ridicule qu’imbécile selon laquelle il serait en fait manipulé par les Américains (pour quoi au juste d’ailleurs ?). Elle n’a ni queue ni tête.


      • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 9 octobre 09:04

        @Tythan


        Je ne relate que des faits vérifiable.

      • Tythan 9 octobre 10:04

        @dr.jambon-beurre

        Puisque vous prétendez ne relater que des faits vérifiables, reprenons votre commentaire initial pour voir si vous dites vrai (spoiler : évidemment non).« Ce type se prétend gaulliste, quelle arnaque »

        Nicolas Dupont-Aignan se réclame du gaullisme, mais rien ne vous permet de lui dénier cette qualité.

        « Il ne place pas l’indépendance de la France comme priorité n°1, dogme absolu du gaullisme »

        C’est absolument n’importe quoi. Le gaullisme est tout sauf un dogme, votre propos n’a aucun sens. 
        Ensuite, je trouve votre propos ridicule : Si, en politique, il faut faire des choix, en revanche un homme politique n’est pas forcément l’homme d’un seul sujet. Ce n’est pas parce que Nicolas Dupont-Aignan défend l’indépendance nationale qu’il renonce aux idées de progrès économique et social, pour prendre un exemple.

        Après, sur le fond, on voit mal quel élément viendrait à votre secours pour prétendre que Nicolas Dupont-Aignan ne défendrait pas l’indépendance de notre pays. Tout son combat politique est marqué par le souverainisme et la défense de l’indépendance de la France face à ceux qui souhaitent la mettre sous tutelle européenne.

        « Aux dernières présidentielles, ce gus militait contre les radars automatiques »

        Et alors ? Il n’y a pas de petits sujets en politique. Comme des millions de Français, je suis scandalisé par l’affaire des radars automatiques, placés en fonction de leur rentabilité et non pas, comme cela devrait être le cas, en fonction de leur perspective de rentabilité. C’est pour un pur scandale qui dévoie la noble cause de la sécurité routière. 

        « Aux présidentielles ! Il se croyait aux législatives ou quoi ! »


        Euh, comment vous dire... L’implantation des radars est du ressort des services préfectoraux, donc vous êtes complètement à côté de la plaque : c’est bien en dernier ressort l’exécutif et non le législatif qui décide de leur implantation.

        Plus largement, on peut le déplorer, mais le fait est que beaucoup de personnes se positionnent sur des enjeux électoraux majeurs sur des sujets annexes. C’est comme ça, et si vous n’êtes pas content, et bien militez pour le suffrage censitaire ou je ne sais quoi, mais assez de cette démagogie anti-populaire.

        « Quel mongol »

        Alors j’ai vérifié, et non, Nicolas Dupont-Aignan n’a pas la nationalité mongole. 

        « Et puis il vient de la FAF »

        Pathétique. La calomnie de la FAF est une vieille lune complotiste sans queue ni tête. Selon cette théorie absurde, l’association « French American Foundation » sélectionnerait des agents étrangers pour inféoder la France aux intérêts américains. Nicolas Dupont-Aignan a simplement participé, il y a plus de quinze ans, à un cycle de conférence de 2 ou 3 jours à l’occasion de laquelle il s’est vu décerner le titre de« young leaders », qui à la base se veut honorifique. 

        Rien dans cette théorie n’est cohérent : pourquoi les services américains seraient-ils suffisamment cons pour diffuser publiquement le nom de leurs prétendus agents ? Comment ces services font-ils pour corrompre un aussi nombre de personnes (les participants sont chaque année une quinzaine) en si peu de temps ? Quels services aurait rendus Nicolas Dupont-Aignan (opposant aux guerres en Irak et en Lybie, l’un des rares opposants à la réintégration du commandement militaire intégré dans l’Otan, opposant au Tafta, etc.) ? Par tout bout qu’on la prend, c’est pathétique.

        Je suis désolé mais pour moi, le mec qui prête attention à cette théorie n’est rien d’autre qu’un benêt.

        « rien à en tirer, un vrai parasite de la politique »

        Non mais c’est sûr, on voit là un jugement mûrement réfléchi et d’une grande objectivité.


      • Laurent 47 9 octobre 19:03
        @dr.jambon-beurre
        Je trouve qu’il est beaucoup plus honorable de se comporter comme Nicolas Dupont-Aignan, que de s’aplatir comme une crêpe devant Washington, comme le fait Emmanuel Macron !
        Tous ceux qui militent pour une véritable indépendance de notre pays ont droit à mon respect, et en premier lieu François Asselineau, dont le défaut majeur est d’être trop intelligent pour être compris de la majorité des français !
        Tant qu’on sera au sein de cette Union Européenne de merde, soumise à l’O.T.A.N. par les Etats-Unis, l’Europe ne pourra pas se relever !
        La Russie, la Libye, l’Irak, la Syrie, l’Iran, sont-ils des pays qui nous ont attaqués, ou qui nous mettent en danger  ? Non, bien sûr !
        Alors, pourquoi aller les emmerder en dépensant notre pognon, et risquer la vie de nos militaires, si ce n’est pour faire plaisir à notre maître de Washington ?
        Comment peut-on être crétins à ce point-là ?

      • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 10 octobre 04:15

        @Tythan

        @Laurent 47

        Rappel : Les 3 principaux dogmes du gaullisme.

        1. Le gaullisme se base sur les faits et est pragmatique : ce qui donnerait, l’euro est une catastrophe pour notre économie et il faut revenir au franc d’urgence. You-hou NDA, où te caches tu ??? Pourquoi ne prends tu pas position clairement là dessus.
        2. Le gaullisme place l’indépendance de la France comme élément central et majeur de la politique : donc Frexit immédiat et tout le bordel qui va avec... NDA où est tu ??? Tu finasses pour des postes d’élus, tu sais que si tu abordes ce sujet tu vas te faire blackbouler des médias.
        3. Le gaullisme intègre à toute politique d’envergure de l’ambition, la fameuse grandeur de la France patati bla bla bla. Où sont les projets ambitieux de NDA pour recouvrer notre prestige du passé. Ah oui, certainement ces histoires de radar, vous êtes pathétiques. Un président ne s’occupe pas de ça, il est le garant de l’essentiel selon les dires du vieux lui même.

        Je n’aborde pas la diplomatie car le pauvre NDA n’est en pas encore à ce niveau, laissons le s’occuper de ses radars.

        Bref le jour où NDA prendra son courage à 2 mains et nous prouvera qu’il en a dans le pantalon peut-être qu’en définitive on pourrait le classer comme gaulliste.

        Le seul qui s’en rapproche un peu est gros bourgeois Asselineau. Mais il a le charisme d’une serpillère et ses soutiens intellectuels sont aux abonnés absents.

        Bref le gaullisme est mort en même temps que son créateur et toute personne s’en réclamant de nos jours est un imposteur qui se rêve en statue de Gaulle, le cas d’Asselineau, ou en arriviste prêt à tout pour obtenir son poste d’élu, le cas de NDA.

        Ah oui et pour finir, le gaullisme ne fait jamais alliance avec l’extrême droite (même pour payer les frais de campagnes parce que le fils spirituel de de Gaulle n’a même pas fait 5%) qui dans notre pays représente les collabos, entre autres, et est le parti des perdants. C’est de Gaulle lui même qui a créé ce parti, j’ai oublié son nom originel, pour rassembler et surtout surveiller les perdants kollabos de la 2è GM et les perdants de l’Algérie.

        Mais pour savoir ceci, il faut sortir des sentiers battus prônés par la TV et leurs crieurs publics que sont NDA et tous les autres trisos médiatisés qui se font passer pour des patriotes/nationalistes.

        Avec des gens qui prennent NDA pour un gaulliste, on est pas près de dégager ces bouffons prétentieux, menteurs et vénaux qui nous servent d’élus de la Nation. Pauvre France.

      • Tythan 10 octobre 10:51

        @dr.jambon-beurre

        Je ne sais pas quoi vous répondre, puisque votre post transpire l’amertume, l’aigreur et le ressentiment. Vous êtes l’exemple type du Français râleur, contempteur de tous ses contemporains qui critique tout et tout le monde bien caché derrière son écran d’ordinateur.

        Avant toute chose, il faut que vous compreniez que ce n’est pas parce qu’un homme politique ne défend pas vos opinions qu’il ne serait pas gaulliste. Je vous rappelle juste encore une fois que Charles de Gaulle a pris le pouvoir en 1958 et n’a pas mené la sortie de la France de la CEE tout juste entrée en vigueur : donc poser l’équivalence Gaullisme-Frexit, je suis désolé, mais ce n’est pas sérieux.


        Sur la prétendue étanchéité entre le gaullisme et l’extrême droite, je rappelle que l’entourage de Charles de Gaulle, lui-même issu du Maurrassisme (« Maurras est devenu fou à force d’avoir eu raison ») en 1940 est majoritairement issu de l’extrême-droite des années 30 (soit nettement plus extrémiste que tout ce qu’on peut trouver dans le champ politique en France aujourd’hui), la France Libre étant d’ailleurs caricaturée en un ramassis de cagoulards.

        Pour le reste, je vous souhaite de recouvrer un peu plus d’optimisme.

      • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 10 octobre 21:33

        @Tythan


        Bla, bla, bla... Vous les Français vous êtes des cons car jamais d’accord avec les autres bla, bla, bla... Typique de l’anglo-saxon ou du français colonisé. Attaquez moi donc sur les arguments et pas sur la couleur de ma chemise que vous ne voyez pas pas.

        Je ne peux rien pour vous, lisez de Gaulle avant d’écrire sur le sujet. Pour la CEE il n’avait pas la majorité à l’assemblée et il a du composer avec les centristes européistes de l’époque tel Schumann et co. De Gaulle était royaliste, le peuple ne l’était plus, son pragmatisme l’a mené à défendre la république et il s’est taillé une constitution de monarque sur mesure. Le président de la Vè est hyper puissant et dispose de beaucoup de pouvoirs, bien plus que la plupart des autres présidents d’autres pays. Le FN n’est pas royaliste donc le FN n’est pas Maurrassien, ce sont 2 idéologies différentes. Le Nationalisme intégral de Maurras n’est défendu par aucun parti d’envergure, pourquoi alors un soi-disant gaulliste irait s’allier avec un parti n’ayant aucun atomes crochus avec son idéologie principale et ses idéologies sous-jacentes, ça n’a pas de sens. NDA est un escroc intellectuel, comme tous ces chiens que la TV nous présente comme des sauveurs ou des opposants, Mélenchon, Macron, Marine et sa smala... Tous des escrocs intellectuels et peut-être même au sens premier du terme. Et il y en a encore pour les défendre.

        Vous ne me verrez jamais parler d’un sujet que je ne maîtrise pas alors vos supputations sur ma pseudo situation psychologique...

      • Tythan 11 octobre 14:08

        @dr.jambon-beurre

        Votre message est particulièrement confus et je ne sais pas trop comment vous répondre. Vous voulez que je vous attaque sur des arguments... Très bien, mais avancez-en !

        Charles de Gaulle n’était pas, contrairement à ce que vous dites, royaliste.

        Pour le reste, vous qualifier Nicolas Dupont-Aignan « d’escroc intellectuel », sans ne serait-ce même que d’essayer de justifier votre insulte...


      • leypanou 8 octobre 08:56
        Apprendre l’arabe aux jeunes enfants ou non, porter le burkini, manger hallal, agressions d’homos, mort d’un chanteur célèbre, etc, etc : tout çà fait partie des « bons » sujets dont on est gavé sur les msm.

        JJ Bourdin et NDA ont été égaux à eux-mêmes : rien de nouveau sous le soleil.

        Apprendre une langue à un jeune âge ? Si c’est l’arabe, c’est la langue des islamistes, mais si c’est l’anglais, ce n’est pas la langue de ses maîtres. Comme cr.tinitude, on ne peut pas faire mieux.

        1mn27 de culture pour ceux qui ne savent pas.

        • gaijin gaijin 8 octobre 09:01

          l’intégralité de ce que l’on appelle communication est de la manipulation ......a commencer par l’emploi du mot communication .....


          • Zolko Zolko 8 octobre 10:25
            Mouais ... en même temps, le sujet était piégé depuis le début. NDA a mal joué sur ce coup là : vu qu’on peut apprendre le Chinois et le Russe à l’école, le Portugais et l’Italien, pourquoi n’apprendrait-on pas l’Arabe ?
             
            Mais ça ne marchera pas, personne ne voudra envoyer son enfant dans une telle classe, car personne qui revendiquerait l’Arabe comme langue vivante ne trouvera du boulot en France. Qui voudrait embaucher un Abdoul qui revendiquerait Arabe en 1ère langue ? (à part le kebab du coin)

            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 9 octobre 15:15

              @Zolko

              « …le sujet était piégé depuis le début. »

               

              C’est bourrin qui l’a rendu délibérément piégeux

               

              « NDA a mal joué sur ce coup là… »

               

              Lamentablement mal. Il savait, il le dit, que le débat serait piégeux, il s’y était même préparer, c’est lui qui le dit : « Vous êtes fort, mais aussi » (09’06’’)

               

              Quand bourrin triple (08’49’’) la question qui tue : - A-t-il dit, Jean-Michel Blanquer, qu’il allait rendre cet apprentissage obligatoire ? Est-ce qu’il l’a dit ? Il a dit ça ?

               

              NDA devait souligner l’ambiguïté des propos du ministre, comme il fera un peu plus tard, dans un contexte défavorable.

               

              - J’ai repris les propos du ministre, ils sont, à l’écoute attenjtive, très ambigus.

               

              -Comment ça très ambigus ?

               

              Par exemple, il a déclaré, ici même, en face de vous : «  Il faut donner du prestige à ces langues (russe, chinois, arabe). Et c’est particulièrement vrai pour l’arabe qui est une  très grande langue littéraire qui doit être apprise pas seulement par des personnes d’origines maghrébines et d’origines  de pays arabes. » (Pour mémoire, c’est le ministre de l’Education nationale qui cause dans le poste).

              - Vous n’êtes pas honnête, Nicolas Dupont-Aignan. Vous savez comme nous tous, que le ministre a catégoriquement démenti.

              - Après le tollé que cela à provoquer, vous vous seriez plutôt attendu à une confirmation ?* Jean-Jacques Bourdin

              C`était plié en deux coups les gros.

               

              * C’est un procédé que j’utiliserais systématiquement si j’étais confronté à des interviewers hostiles : répliquer par une « contre-question » mettant leur stupidité en évidence


            • Tythan 9 octobre 15:43

              @Cateaufoncel3

              Chacun est libre de son interprétation. Evidemment que nous aurions tous réagi différemment et sans doute telle ou telle réplique de Nicolas Dupont-Aignan n’était-elle pas la plus percutante.

              Maintenant, dans l’ensemble, il a plutôt bien répondu et s’est à mon sens bien défendu. Vous savez très bien qu’il est plus facile pour le commentateur de salon de prérorer plutôt que celui qui était dans l’interview.

              Il est possible aussi que Nicolas Dupont-Aignan ait cherché ce buzz et se contrefoutait de passer pour un raciste aux yeux de Bourdin & Co, ce que tout homme honnête intellectuellement sait qu’il n’est pas.

              Il y a clairement un côté chez NDA : « vous voulez que je dise ça et bien j’en ai rien à foutre : je m’affirme contre vents et marée et vous pourrez dire ce que vous voudrez, cela ne m’atteint pas ». NDA est quand même très fort à ce jeu là.


            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 9 octobre 18:08

              @Tythan

              J’avoue, d’abord, que je n’ai vu que de courts extraits de l’interview de NDA, ce qui m’a coûté parce que cela fait des années que je ne regarde plus Bourdin pour ne pas me gâcher mon café du matin – un Blue Mountain de la Jamaïque à 150 euros le kilo, ce qui met l’espresso à 1.30 euro, le seul luxe authentique qui soit à la portée de gens modestes, et qui est rédhibitoirement incompatible avec du Bourdin.

               Je n’avais pas non plus lu l’article, à part le chapeau, puis les réactions, en diagonale, jusqu’à celle de Zolko, je ne connais que trop bien le fonctionnement de la pompe à merde médiatique, La lecture de l’article m’a montré que c’était encore pire que ce que j’avais déjà compris. J’avais loupé le coup de l’arabe conduisant au terrorisme. Comment peut-on tomber dans un piège aussi grossier ? C’était à lui de répondre que d’apprendre l’italien conduit à devenir pizzaiolo.

              C’est le procédé que j’appelle abonder dans le sens du con

              « Il est possible aussi que Nicolas Dupont-Aignan ait cherché ce buzz et se contrefoutait de passer pour un raciste aux yeux de Bourdin & Co »

              Ce n’est pas le problème. Le problème, c’est ça : « les médias moutonniers s’en donnent alors à cœur joie, dans un art consommé du raccourci, avec, en sus, un appel au peuple unanime qui, sur Twitter, se moquerait des propos de NDA. »

              « Il y a clairement un côté chez NDA : « vous voulez que je dise ça et bien j’en ai rien à foutre : je m’affirme contre vents et marée et vous pourrez dire ce que vous voudrez, cela ne m’atteint pas « 

              On ne peut pas jouer à ça, ça peut avoir un impact très négatif sur une partie, au moins, de l’opinion publique. L’exemple extrême de ce danger, c’est l’affaire du « détail » de JMLP. Ce qu’il dit n’avait, en soi, rien de scandaleux, si on n’extrapole pas implicitement « Détail = négligeable ».

               Petite leçon illustrée par deux exemples, pour terminer :

               Je ne sais comment  NDA réagirait à une histoire de femmes attrapées par la foufoune, mais certainement pas avec la désinvolte élégance du Donald : « Propos de vestiaires ! ».Je me dis, parfois, qu’il y a du génie de la communication chez cet homme-là. Trois jours après le démarrage des polémiques soulevées par le livre Fire and Fury, il envoyait tout ça dans les oubliettes, en trois mots toujours, « pays de merde »

              Pour paraphraser Brassens parlant de Céline, je dirai « Je n’admire pas forcément des gens admirables, mais pour moi, Trump est certainement l’un des plus grands politiques de tous les temps. »

              « NDA est quand même très fort à ce jeu là. »

              Mais il n’est gagnant en rien. En tant qu’observateur neutre, mais je comprends qu’en tant que supporter, cela vous procure un plaisir certain, et d’autant que j’ai éprouvé une sympathie toute particulière à l’égard du coureur cylcise suise Tony Rominger, à cause de sa façon de traiter les journalistes par-dessus la jambe


            • Laurent 47 9 octobre 19:09

              @Zolko

              De toute façon, aucun des français d’origine arabe ne parle arabe !
              L’arabe n’est parlé que par les pays du Golfe ou l’Egypte, ailleurs, ce ne sont que des dialectes, et les jeunes maghrébins qui voudraient apprendre l’arabe littéraire auraient quelques problèmes

            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 9 octobre 19:27
              @Tythan

              P.S. - Trump a déjà publié un best-seller L’Art du deal, peut espérer qu0il en fasse de même, à la fin de sa carrière, avec L’Art d’écraser les cafards

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 octobre 09:22

              Bon, NDA a peut-être loupé 5 mn d’une question merdique depuis le début (mais chez les amis de la Droite la plus bête du monde, ça fait 10 jours qu’on adoore les débats merdiques, et les doigts dans le c.. , cela dit en passant).

              Que dire alors de Marine Le Pen, qui a planté son débat de 2 heures face à Macron, marquant devant la France entière qu’elle ne souhaitait pas vraiment avoir le pouvoir ?


            • Tythan 10 octobre 10:59

              @Cateaufoncel3

              Je n’ai pas tout compris à vos références (Tony Rominger ?), et encore une fois libre à vous d’avoir votre appréciation sur NDA et sa prestation chez Bourdin.

              Ce que je vous dis simplement, c’est qu’il est manifeste pour tout honnête homme que lorsque NDA a dit « C’est le danger », il ne répondait pas à la simple question « Apprendre l’arabe, c’est risquer de devenir un terroriste » mais faisait référence à l’ensemble du phénomène d’assignation identitaire qu’il avait pris soin d’exposer dans les grandes lignes et dont il avait exposé que l’apprentissage de l’arabe à l’école participait. Voilà, c’est tout.

              Après, moi aussi je pense que je n’aurais pas dit cela en pensant aux répercussions médiatiques que cette saillie lui a d’ailleurs valu. D’un autre côté, je pense que NDA a très probablement délibérément voulu choquer la doxa, et donc il n’a rien à foutre de l’indignation ou des moqueries des bienpensants. Peut-être même les recherchait-il.

            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 10 octobre 19:17

              @Tythan
              $

              Tony Rominger, comme Dupont-Aignan, se foutait des journalistes - notamment Gérard Holtz, mais je ne sais pas si la précision sert à quelque chose - et c’est ce qui a fait de moi, un inconditionnel.

              Pour le reste, ce que vous dites de NDA ne me touche pas, je n’ai rien contre lui. Je voterais pour lui sans me boucher le nez s’il était au deuxième tour contre Macron, mais la seule chose que je retiens de sa prestation, c’est ça, en pensant à tous ceux qui croient et qui croiront encore ça

              Dupont-Aignan considère qu’apprendre l’arabe mène au terrorisme

              C’est aussi ici 


            • Tythan 11 octobre 14:02

              @Cateaufoncel3

              Malheureusement, on ne peut pas prendre au sérieux l’article que vous mettez en lien, écrit par un ancien cadre de Debout la France, exclu pour des faits peu glorieux et qui déverse son aigreur à l’encontre de Nicolas Dupont-Aignan (qui pourtant n’a probablement même pas été mis au courant de la procédure). Que Nicolas Dupont-Aignan défende n’importe quelle position et Nicolas Kirkitadze pondra un article sur Agoravox pour expliquer combien cette position est stupide.


              Le mec raconte absolument n’importe quoi.

            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 11 octobre 14:53
              @Tythan

              « Malheureusement, on ne peut pas prendre au sérieux l’article que vous mettez en lien... »

              Vous sans doute, moi non plus, mais on ne compte pour rien, vous et moi. Ce qui compte, ce sont les gens qui vont prendre au sérieux, ou qui ont déjà pris au sérieux, les élucubrations du compatriote de Staline. Elles ont déjà figuré dans des médias autrement plus influents qu’AgoraVox.

            • Tythan 11 octobre 15:10

              @Cateaufoncel3

              Mais vous savez, et ce type d’ailleurs en est l’exemple, Nicolas Dupont-Aignan ne cherche pas à séduire ceux qui lui sont déjà opposés.


              Et puis restons réaliste : la défiance de la société française vis-à-vis du communautarisme arabo-musulman est telle qu’à mon humble avis, parmi ceux qui comprennent à travers les propos de Nicolas Dupont-Aignan, ceux qui s’en félicitent sont plus nombreux que ceux qui s’en scandalisent, qui d’ailleurs étaient de toute façon irrémédiablement hostile à Nicolas Dupont-Aignan.

            • L'Astronome L’Astronome 8 octobre 10:50
               
              « C’est une grande langue, une grande culture !  »
               
              Il aurait été intéressant de connaître la réponse de JJB si NDA avait posé la question : « Quel auteur arabe avez-vous lu ? Quel philosophe arabe avez-vous lu ? »
               

              • zzz'z zzz’z 8 octobre 13:20

                @L’Astronome

                Après, il y a l’oreillette…

              • Tythan 8 octobre 16:52

                @L’Astronome

                Cette question là, vous pouvez la poser à la quasi-totalité des invités de Jean-Jacques Bourdin, et à de notables exceptions près (Laurent Wauquiez par ex est arabophone), la réponse sera 0.

                Après, c’est aussi pour une raison simple : les auteurs et philosophes arabes sont finalement peu connus et peu nombreux, et ceux qui le sont (Averroès) écrivaient il y a des siècles si bien qu’ils sont très éloignés de nous.


              • Zolko Zolko 9 octobre 15:16
                @Tythan : « ceux qui le sont (Averroès) écrivaient il y a des siècles si bien qu’ils sont très éloignés de nous. »
                 
                mauvaise excuse : Sun Tzu, Confisius, Aristote, Sénèque, Platon, Jesus ... vivaient il y a des millénaires et leurs écrits sont toujours d’actualité.

              • L'Astronome L’Astronome 10 octobre 09:00

                 @Tythan

                 
                Il faut bien distinguer arabe et mahométan. L’hégire a agi comme un éteingoir sur la civilisation arabe.
                 

              • NEMO Bécassine 8 octobre 11:02

                « A la fin de la campagne, on nous appelait “les merdias”. On nous traitait de “gauchiasses”de “journalopes”. » Matthieu Goar, reporter au service politique du « Monde »


                Bourdin ne se plaint pas, lui ! 
                Il faut croire que la presse-titution procure des compensations.

                • Dom66 Dom66 8 octobre 11:41

                  Et bien moi je trouve pas mal cet article. ET puis BFM c’est quoi ?? Sioniste TV/oui/non ?


                  Voyons sérieux, en France la première mission des écoles est….


                  Apprendre le Français………...NON ?


                  • bonnes idées 8 octobre 11:44

                    Puisque chacun est dans son rôle alors il n’y a rien à analyser, dupont-aignant avec un nom à se poudrer la face et jean-jacques la bourde. Hein ! La politique est une pièce de théâtre et tous les soirs elle fait salle comble...


                    • Ruut Ruut 8 octobre 12:22
                      S’en prendre au Français c’est tenter de détruire le ciment qui unit tous les Français, sa langue unique, le Français.
                      Car la France c’est juste une communauté de personnes réunis autour des valeurs imprégnées dans la Langue Française qui sont la Solidarité, l’égalité et la Liberté.

                      Le Français ça unis, et ce, partout, a travers le monde.


                      • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 12:37

                        Je croyais que le Jupitérien serait a la mode ....


                        • jakem jakem 8 octobre 12:57
                          Comme souvent NDA s’est fait pièger. Je pense qu’il n’y-a personne dans son entourage pour l’entraîner ou simplement parler avec lui des différentes stratégies à utiliser pour ne pas se faire avoir. 
                          C’est pareil pour MLP ; quand je l’entends blablater, répondre à une accusation, je suis content de ne pas être RN car ce serait désespérant.

                          Ces deux-là, et aussi d’autres, se laissent mener au licol par ce Bourdain au lieu d’imposer une règle simple : « tu m’as invité, donc c’est pour que je cause. Je réponds à tes questions une après l’autre. Si tu m’interromps plus d’une fois, tu feras tes questions et réponses tout seul, je ne resterai pas pour te servir la soupe. Et tu pourras toujours te brosser pour me faire revenir dans ton cirque. Y en-a d’autres bien plus intelligents et honnêtes que toi » Et ils devraient alors partir, tête haute, sans aucune gêne.

                           __________________________________________________

                          Pour l’arabe à l’école primaire il-y-a plusieurs réponses :

                          - il s’agirait d’enseigner l’arabe littéraire que la plupart des arabophones ne lisent ni ne parlent. Donc avec qui les enfants communiqueraient-ils ??? Et avant cette question, celle-ci : des gosses entre 6 et 10 ans sont-ils mûrs pour apprendre la littérature de pays étrangers ??? Ils ne sont même pas capables de comprendre l’inversion du pronom dans : « ... et il l’alla chercher... ».

                          - il est plus logique et cohérent et compréhensible et utile d’apprendre la langue d’un pays proche de la France ; on peut penser raisonnablement qu’on s’en servira.

                          - on n’enseignera pas la langue d’une culture totalitaire dont de nombreux représentants veulent détruire la nôtre. Il faut avoir le courage de le dire.

                          - qui enseignerait cette langue ? des gens auxquels on ne pourrait pas a priori faire confiance.

                          - nous sommes en France et les enfants vont à l’école pour apprendre essentiellement et principalement le français.

                          • Tythan 8 octobre 16:49

                            @jakem

                            Je trouve que Nicolas Dupont-Aignan s’en est plutôt bien sorti. Après, il n’est pas responsable des interprétations absolument délirantes sorties par les journalistes de RMC ou d’ailleurs.

                            Bourdin était clairement en mode ultra-agressif. Faut aussi un peu le comprendre : il est sans cesse soupçonné d’alimenter le populisme et d’avoir un discours favorable à l’extrême droite. Du coup, il est obligé de donner des gages. Notre chance, c’est que sa tentative soit si grossière qu’elle ne trompe que les convaincus, ceux qui avaient décidés ab initio que Nicolas Dupont-Aignan est un crétin de fasciste ou je ne sais quoi.


                          • Kapimo Kapimo 8 octobre 12:59
                            Le projet d’enseignement de l’arabe à l’école pose des dilemnes relatifs à l’identité française et à l’identité des immigrés. Pour certains, il peut laisser penser qu’on abandonne l’identité, donc la nation, française. Cela n’aurait rien de surprenant venant de « l’insiitut Montaigne » nommé par personne et qui ressemble beaucoup à un faux-nez franc-maçon.
                            Néanmoins, les apparences sont sauves.

                            Ce n’est pas le cas avec Macron, qui prend sans gants des mesures antifrançaises sans se soucier des apparences, sachant que les médias sont là pour semer la confusion.
                            Sa dernière mesure, pure trahison :


                            • zzz'z zzz’z 8 octobre 13:16

                              Bourdin me fait penser à ce grand mec mignon de la cour de récré dont il fallait être le pote si on voulait « tirer ses miettes » .


                              • rogal 8 octobre 13:31

                                L’important est ailleurs : c’est la maîtrise du franglais qui nous prépare tous à être de bons citoyens de l’Empire.

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Taïké Eilée

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