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Accueil du site > Actualités > Société > Que signifient les idéologies dites « extrêmes » (selon) en notre temps ? (...)

Que signifient les idéologies dites « extrêmes » (selon) en notre temps ? Bilan

Même quand on n'est pas d'accord avec les idéologies dites (selon) "extrêmes" en notre temps - celles, en vrac, de Renaud Camus, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Dieudonné M'Bala M'Bala, Michel Onfray, Natacha Polony, Alain Soral, Eric Zemmour, etc. - ... même quand on n'est pas d'accord avec ces idéologies, disions-nous, ces idéologies signifient quelque chose, quant au Devenir contemporain. Tendons l'oreille.

 

 

Renaud Camus et « le Grand Remplacement »

 

L'idée, au fond, est très simple : devant la reconnaissance progressive des minorités, et même leur reconnaissance active (en certains sommets, désireux d'en profiter économiquement transnational, comme à certaines bases, désireuses de militer socialement transfrontière) ... il appert que spontanément, le « monde blanc » disparaît, et est remplacé par « d'autres mondes » qui ne ressortent pas de son Histoire. Ce remplacement est dit « grand », parce qu'à l'échelle inter-continentale euro-américaine. Et c'est donc un « remplacement », parce que la conséquence en serait la disparition de l'Histoire blanche. D'aucuns disaient crûment, dès les années '80 : « Tu verras, dans vingt ans, on sera tous des Arabes. » Pour Renaud Camus, le phénomène est historique, sans être politiquement comploté.

Le fait est que l'élite mondialisée, même si elle collabore avec des « élites de couleur » diversement (notamment, quand elles ressortent des BRICS « pour les besoins de la cause économique ») ... le fait est que l'élite mondialisée est essentiellement blanche, voire WASP. C'est-à-dire que les populations blanches (avec en sus la montée des extrêmes-droites en Autriche - et pas qu'en Autriche, - sans parler des frontières internationales relativement clauses : la France ne respecte toujours pas la convention de Genève) ... les populations blanches, détentrices historiques de la puissance internationale, ne sont pas exactement à plaindre sur ce plan, et se défendent.

Certes, et comme l'estime Christophe Guilluy manifestement, la fréquentation de milieux multi-ethniques est socialement liée aux classes populaires. Les classes bourgeoises, elles, ne sont pas ou peu exposées (en dehors des politiques de quotas, qui les fait introniser « les couleurs » dans la visibilité médiatique). Quant aux classes intermédiaires - pour ce qu'il en reste - elles tendent à imiter les classes bourgeoises. A partir de là, donc, l'idée simple du « Grand Remplacement » n'est pas persuasive de la même façon selon les milieux, c'est l'évidence.

Mais enfin, que signifie-t-elle, cette idée d'un « Grand Remplacement » ? ... L'idée d'un « Grand Remplacement » historique, manifeste essentiellement les défiances, les prudences, voire les craintes, devant « la Mondialisation ». Elle manifeste un besoin d'enracinement, pas nécessairement d'entre-soi xénophobe, mais certainement de gestion à rythme humain, des mouvements de populations sur la Terre. Car « la Mondialisation » est elle-aussi un grand mot, qui ne se vérifie concrètement que via la géostratégie militaro-indutrielle et la technologie (éminemment « de source blanche »), et pas partout non plus. C'est-à-dire que « la Mondialisation » a sa géographie, aussi, largement dépendante des bourses et autres réseaux télécommunicationnels. Quand elle est militaro-industrielle, elle provoque évidemment les migrations nécessitant des réfugiers, sans parler des réfugiers climatiques. Finalement, donc, l'idée d'un « Grand Remplacement » historique, témoigne d'un effroi devant les conséquences des exactions contemporaines pour la puissance planétaire.

 

Elisabeth Badinter et « le féminisme anti-hijab, et a fortiori anti-burqa »

« Le féminisme », disent régulièrement les féministes, « ça n'existe pas ». Mais « ce qui existe, ce sont les féminismes ». Aussi bien, Elisabeth Badinter représenterait-elle un féminisme spécifique, parfois taxé de bourgeoisisme voire d'aristocratisme. En tout cas, il s'agit certainement d'un féminisme d'héritage républicain français : la nuance est importante, car c'est ainsi que « d'autres féminismes » condamnent Elisabeth Badinter comme réactionnaire.

Ce qui est extraordinairement paradoxal, puisqu'Elisabeth Badinter lutte elle aussi pour la libération de la femme, en l'occurrence du voile (court, le hijab ; long, la burqa). Aussi y a-t-il « un féminisme islamisant », laissant la parole à des femmes témoignant sans doute possible, être à l'aise avec leur port du voile. Nous voici dans un vieux débat français, qui débuta fin des années '80, avec la question du port du voile à l'école. Il y a des habitus français ici gênés, par l'introduction d'un vêtement essentiellement moyen-oriental. Or, pourquoi les femmes moyen-orientale portèrent-elles le voile, pour commencer ? ... C'est, entre autres, une affaire de prostitution, qui n'a rien à voir avec le Coran, mais des traditions postérieures.

Bref, que signifie « ce féminisme anti-hijab, et a fortiori anti-burqa » ? ... Certainement pas qu'Elisabeth Badinter serait « islamophobe », d'autant plus que la notion d'islamophobie laisse à désirer. Par contre, il signifie tout bêtement que la France ne s'est toujours pas dépêtrée de la question du port du voile, depuis les années '80. Et surtout que cette même France, éprouve des difficultés à se reconnaître dans son héritage républicain, d'une part (lui préférant parfois un devenir multi-ethnique, comme autour de Renaud Camus), héritage qu'elle ne sait plus bien défendre. D'autre part, cela signifie plus généralement que cet héritage-même, est ambigu : quid de la liberté ? Comment la comprendre ? Jusqu'à quel point ? Et pourquoi ? ... Car, de toute évidence, l'influence islamique n'était pas prégnante, dans les années où les Français adoptèrent leur devise Liberté, Egalité, Fraternité (tout comme l'influence inclusive n'était pas prégnante). Enfin, quelle est la nature du « vivre-ensemble » ? Un multi-ethnisme potentiellement communautariste et confustionniste (comme le communautarisme est une réalité déjà), ou un culturalisme potentiellement nationaliste et raciste (comme le racisme est aussi une réalité) ? ... A vrai dire, les discours ambiants passent de Charybde en Scylla. Mais c'est drôle alors, comme les uns et les autres exagèrent toujours.

 

Alain Finkielkraut et « le sionisme atlantiste »

De même qu'Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut est taxé d'« islamophobe ». On attend toujours les procès judiciaires qui entérineront ces allégations de racisme : ces personnalités sont assez exposées médiatiquement pour qu'on puisse les prendre à faux. Et pourtant. Ni l'une ni l'autre n'ont commis les « dérapages » d'un Le Pen père, largement assumé dans la démarche, et justement condamné pour cela. D'ailleurs, le Front National lui-même n'est pas réputé pour apprécier les juifs : on voit mal comment un Alain Finkielkraut ressortirait « de l'extrême-droite », lui qui est déjà accusé de « sionisme atlantiste » souvent.

Le problème, c'est qu'il suffit d'écouter ses émissions de l'Esprit de l'escalier sur RCJ, pour l'entendre critiquer I'Etat d'Israël de nombreuses fois, sans parler des politiques euro-américaines. Et, quoiqu'il soit - tout comme Elisabeth Badinter - un républicain français convaincu (qui à ce titre, soutient plusieurs démarches jugées « monstrueusement mainstream » par les gauchistes et les complotistes tendanciels), Alain Finkielkraut s'inscrit simplement dans un culturalisme que ne renierait pas un Salvador, à chanter Douce France. Si cela peut sembler rétro, ça ne saurait être « d'extrême-droite » : comment un ressortissant de la communauté juive s'allierait-il avec l'extrême-droite française, tout en étant jugé « monstrueusement mainstream » ? ... Sa consécration académicienne, quand même controversée (précisément à cause des contradictions dites), en est une autre démonstration ; restons logiques.

En somme, que signifie « ce sionisme atlantiste » ? ... Il signifie moins pour Alain Finkilekraut lui-même - en fait défenseur réaliste-politique de la France, de son héritage et de ses alliances - que pour l'ensemble de ses opposants : le « sionisme atlantiste » imputé à Alain Finkielkraut, signifie essentiellement que l'époque dans laquelle nous vivons ne sait plus lire ni écouter, ou plutôt qu'elle s'y refuse, au nom de ses goûts et dégoûts idéo-affectifs. C'est-à-dire exactement ce que condamne Alain Finkielkraut, lucide sur ce point : que les réflexes d'interprétation priment sur les constatations. Et, pire, que les constats eux-mêmes ne sont plus capables d'influencer les réflexes d'interprétation : la grille d'analyse prime sur l'objet analysé, de telle sorte, en fait, qu'au nom même de « l'analyse », il se passe tout sauf des analyses véritables. C'est-à-dire qu'on est en droit de réprouver les déterminations d'Alain Finkielkraut, encore le faudrait-il avec la même honnêteté intellectuelle : il n'y a pas « une seule et unique » honnêteté intellectuelle, celle qui vous donne raison ! Mais il y a des honnêtetés intellectuelles, fatalement dépendantes de vos dispositions. Celles d'Alain Finkielkraut s'inscrivent dans la défense d'un héritage culturel.

A noter que le culturalisme, déjà évoqué pour Elisabeth Badinter, est une théorie anthropologique scientifique. Une recherche sur un moteur connu, vous démontre le sérieux de cette théorie. Néanmoins, Wikipédia vous apprend que : « En France récemment, le concept de “culturalisme” est souvent utilisé dans le débat public pour qualifier négativement des travaux ou des prises de position donnant une part trop importante aux explications culturelles de comportements conditionnés socialement. » Autant dire que le culturalisme, par commodité intellectuelle (réflexes idéo-affectifs), a subi une pénible, inutile et sotte reducto ad hitlerum. C'est ainsi que « l'extrême-droitisation » est un processus, non pas vécu par les personnes concernées, mais strictement appliqué par les personnes en face, par réflexe idéo-affectif sans réflexion. Hélas, avoir des réflexes ne signifie pas avoir de la réflexion, même si les mots se ressemblent, surtout quand les réflexes sont « intellectuels » : on ne peut pas tout idéologiser, ce n'est pas vrai.

 

Dieudonné M'Bala M'Bala et « l'antisionisme dérisoire »

Ce coquin manquant d'autodérision, quoique dans des dérisions par ailleurs totales, n'a pas compris la notion de hors scène. C'est-à-dire qu'il provoqua l'Etat comme s'il était en scène ; inversement, en scène, manquant d'autodérision, il se prit au sérieux. S'il mérita ses sanctions, c'est surtout pour avoir transgressé cette notion de hors scène à perdre son autodérision. Par ailleurs, d'autres humoristes avant lui furent truculents sur les religions (Desproges en tête, évidemment). C'est-à-dire que « monsieur Dieudonné M'Bala M'Bala » n'est pas le problème, mais que tout fut idéologisé autour de lui, pour commencer à cause de lui.

En fait, il eut (selon) le courage, l'audace, l'outrecuidance ou la folie, de « taquiner » le complexe de culpabilité occidental, autour de l'holocauste juif - et pas que juif - par les nazis. Dieudonné M'Bala M'Bala remarquait, au fond, le manque d'équité occidentale, devant la question de ses violences pour le pouvoir planétaire, entre autres parce que la traite négrière (pourtant rendue possible par des Noirs africains même) a fait sur son temps long, plus de morts que l'holocauste. Tout cela est vrai.

Tout cela est vrai, mais ignore la singularité de la mise d'un abattage industriel, bureaucratique et managérial, d'êtres humains (juifs - et pas que juifs). C'est-à-dire que l'industrialisme scientifique de nos mondes blancs, est parvenu à mettre en oeuvre la « solution finale », en vertu même de méthodes toujours employées par les Etats et les Firmes. C'est que ce sont les méthodes industrialistes scientifiques qui font, entre autres, de la croissance économique. Donc, même si ces méthodes ne servent plus directement à l'abattage d'humains (les questions autour des taux de suicide et du burn out, donne à voir une corrélation vers un abattage indirect, au nom du profit ... ), ces méthodes servent toujours au traitement administratif, étatico-entrepreneurial, des humains. Bref, Dieudonné M'Bala M'Bala, sans surprise, joua avec un baril de poudre.

Or, que signifie « cet antisionisme dérisoire » ? ... Il signifie qu'on ne joue pas avec un baril de poudre et, plus encore, qu'en face l'Occident n'a absolument pas réglé son complexe de culpabilité. Cela, pour deux raisons : la première, parce qu'il se délire massivement complice, ce qui est fallacieux quoique vrai aux niveaux politiques et économiques ; la seconde, parce qu'il continue d'exploiter lesdites mêmes méthodes dans ses traitements administratifs, étatico-entrepreneuriaux.

Reste enfin que les luttes idéologiques pour la dominance - et, à tout le moins, la sauvegarde - d'une religion, sont belles et bien d'actualité, entre évangélisme étasunien, néo-sionisme et islamisme. Notez donc bien que le sionisme comme tel, n'y est pour rien : sionisme n'est pas néo-sionisme. En tout cas, qu'on le veuille ou non, ce sont des Histoires « archaïques », millénaires, qui courent à travers l'humanité au moins depuis l'Hégire voilà 1200 ans ! Le pouvoir, apparemment, n'est pas qu'économique, et la laïcité est une exception française défendable sous les auspices d'Elisabeth Badinter ou Alain Finkielkraut - par exemple.

 

 

Michel Onfray et le « libertarisme réactionnaire »

Réactionnaire, le libertarisme de Michel Onfray l'est devenu, sous le même coup d'un processus d'« extrême-droitisation » qu'il ne doit pas à lui-même - comme on a compris, - mais aux réflexes idéo-affectifs largement et ridiculement médiatisés. Encore une fois, l'honnêteté intellectuelle manque profondément, que Michel Onfray n'a de cesse d'escompter nerveusement dans les médias qu'il conspue et auxquels il s'oppose avec sa chaîne en ligne, quoiqu'il n'hésite pas à se laisser inviter.

C'est-à-dire que, quoique la valeur intellectuelle de Michel Onfray laisse véritablement à désirer (1, 2, 3, etc.), son honnêteté, elle, est manifeste. Il s'échine à la répéter toujours et partout. Et l'on est en droit de lui laisser ceci, que d'avoir « extrême-droitisé » un libertaire tel que lui, est une opération redoutablement imbécile. Du moins, aussi imbécile que sa valeur intellectuelle ... Reste que Michel Onfray, politiquement - à défaut de valoir philosophiquement - s'attache à défendre des causes qu'il n'est pas nul de rappeler, au contraire : politiquement, Michel Onfray a cet probité de rappeler - par exemple, et comme nous développions dans cet article, au prétexte de Renaud Camus - que la démarche internationale de l'Occident n'est pas sans rapport avec les retours de bâton terroristes qu'elle subit. Ce qui n'est pas excuser le terrorisme, mais faire réfléchir sur ladite démarche internationale. Malheureusement, dans l'émoi des attentats, les réflexes idéo-affectifs firent leur oeuvre.

Que signifie « ce libertarisme réactionnaire », alors ? ... Il signifie tout simplement, à la suite de ce que nous disions plus haut sur Alain Finkielkraut, qu'on ne veut plus lire ni écouter, volontiers sujet·te à ses motions idéo-affectives. Mais au-delà, surtout, peut-être, que tout le monde n'est pas compétent ni légitime, pour se mêler du débat - serait-il démocratique - parce qu'on dénie sans vergogne les compétences et les légitimités. La défiance, la prudence, voire la crainte populaires ont leurs raisons, bien intuitives, que parfois la raison ignore ...

En fait, l'ironie du sort, c'est que l'anticomplotisme mainstream tant conspué par Michel Onfray, pas toujours à tort ... cet anticomplotisme, Michel Onfray devrait plutôt le défendre, car il subit lui-même le complotisme, en tant que les complotistes sont volontiers anti-intellectuels. Aussi Michel Onfray, au nom de sa volonté de Rendre la raison populaire, se tire-t-il lui-même une balle dans le pied : intellectuel, il favorise l'anti-intellectualisme ; parfois compétent et légitime (surtout politiquement), il favorise l'attaque des compétences et des légitimités. Bref : Michel Onfray est l'archétype de la naïveté par-devers toute intelligence et, finalement, c'est une victime objective de la situation - là où d'autres, même victimes, savent se positionner clairement.

 

Natacha Polony et « Big Brother »

Elle n'est pas la seule, Natacha Polony, a se méfier des big data que nous sommes pourtant tous plus ou moins portés à cultiver, serait-ce par notre usage des nouvelles technologies. De plus, elle a certes subi diverses déconvenues légitimant - au moins à son analyse - son analyse elle-même. Néanmoins, Natacha Polony retrouva une situation non négligeable : c'est que, comme ses comparses, elle est lue, écoutée, et qu'elle vend. L'argent n'a pas d'odeur. A partir de là évidemment, la notion de « Big Brother » semble éminemment contestable, et mieux audible celle de « little brother » par Raphaël Enthoven ... et pourtant, le big data existent.

Plus encore, existent les opposants au souverainisme de Natacha Polony qui, proche d'une éducation défendue par Alain Finkielkraut - et par Michel Onfray, en tant qu'il faut rendre la raison populaire ... -, se voit aussi bêtement que les autres « extrême-droitisés », à subir une bête reductio ad hitlerum ou loi de Godwin automatique. Evidemment, c'est totalement dommage pour la citoyenneté éclairée, qui permettrait de contrer les effets délétères du capitalisme, eux-mêmes causes de l'ignorance crasse régnante, par laquelle on conspue par réflexe idéo-affectif toutes les personnes citées dans cet article. Répétons que cela n'empêche pas de les critiquer, si seulement l'argumentation n'est pas de seule indignation. Friedriche Nietzsche disait : « Nul ne ment plus qu'un homme indigné. »

Alors, que signifie les émois autour de « ce Big Brother » ? ... Ils signifient tout simplement que le capitalisme, et spécialement le chaos management, (1, 2, 3, etc.) font leur oeuvre de sape réflexive, au détriment même de la productivité - c'est vous dire la débilité ... Or, cette oeuvre de sape, comme on le voit actuellement avec le zadisme, n'est pas seulement réflexive, mais territoriale. Et c'est logique alors, que le souverainisme traverse l'ensemble de ces mouvements, de l'altermondialisme au nationalisme, en passant par le patriotisme : tout ceci n'est absolument pas négatif, mais simplement cohérent dans la démarche - quand même il y a des dérives (qu'est-ce qui n'a pas de dérives ?). L'affairisme ne nous aidera pas plus.

 

Alain Soral et la « judéophobie »

C'est Alain Soral, islamo-gauchiste patenté, qui invente la notion de judéophobie : « Je ne suis pas antisémite, je suis judéophobe. » Cela ne veut rien dire qu'un pléonasme, or la langue française ne supporte pas les synonymes exacts. Naturellement, Alain Soral aussi, pour les commodités, a été « extrême-droitisé » : c'est le plus simple, comme on a compris.

Et qu'il se revendique de Karl Marx textuellement, n'a semble-t-il pas alerté - par exemple - l'article cité à l'instant. Marx écrivait dans la Question juive : « Le judaïsme atteint son apogée avec la perfection de la société bourgeoise ; mais la société bourgeoise n’atteint sa perfection que dans le monde chrétien. Ce n’est que sous le règne du christianisme, qui extériorise tous les rapports nationaux, naturels, moraux et théoriques de l’homme, que la société bourgeoise pouvait se séparer complètement de la voie de l’État, déchirer tous les liens génériques de l’homme et mettre à leur place l’égoïsme, le besoin égoïste, décomposer le monde des hommes en un monde d’individus atomistiques, hostiles les uns aux autres. Le christianisme est issu du judaïsme , et il a fini par se ramener au judaïsme. » Autre temps, autres moeurs.

Que signifie le succès « cette judéophobie » ? ... Elle signifie, précisément, autre temps autres moeurs. A savoir que la gauche contemporaine, sans surprise, n'est plus la gauche du XIXème siècle, puisqu'elle s'est largement métamorphosée (« sociale-démocratisée, libéralisée ») horrifée par l'Histoire du XXème siècle (les goulags, auxquels elle mit longtemps à croire couramment).

D'ailleurs, l'article cité initialement sur Soral lui-même, n'en revient toujours pas : il extrême-droitise Alain Soral de ce que Soral provoqua, trolla, à se revendiquer du nazisme, mais cette phrase : « Je ne suis pas d’extrême droite, dit-il, je suis national-socialiste. » a pourtant son fond de vérité : le national-socialisme est socialiste socioéconomiquement, et socialiste au sens planificateur. Aussi ce socialisme, aussi nationaliste soit-il, a un caractère gauchiste. (Les fascismes « de droite » ressortant plus de l'Italie mussolinienne et de l'Espagne franquiste.)

Notre époque a changé en quelques années : dès les années '80 notoirement, elle a donc « extrême-droitisée » tout ce qui ne lui convenait pas. Et pourtant, François Mitterand avait commencé chez les fascistes (on a tous droit à une seconde chance, néanmoins c'est parlant) ... Bref : Alain Soral ressort pourtant d'une « bonne » « vieille » gauche, refoulée par l'époque récente - l'époque truculemment décrite par Philippe Muray (même le quotidien de l'article dit, ne l'extrême-droitise pas : c'est vous dire).

En somme ? ... Nous avons l'esprit idéologiquement vrillé. Ce qui ne signifie pas que « le centre » et « la droite » de nos jours, soient bien meilleurs que « la gauche ». La polarisation se fait plus entre « urbanités » et « les vastes restes » désormais : finance et système D : en fait, cette polarisation contre-signe la partition fallacieuse gauche-centre-droite, à laquelle plus personne ne veut plus bien croire, surtout depuis le référendum sur la Constitution européenne français en 2005, sans parler de la taxation de l'argent public en 2008 pour perpétuer le même système fallacieux.

 

Eric Zemmour et « le populisme »

Eric Zemmour : voilà quelqu'un qui a fait un diagnostic de la vrille idéologique des esprits, justement en question ci-dessus. Encore une fois, nous ne disons pas que son analyse est la seule. Elle a pourtant le mérite d'être une analyse, réalisée par une personne compétente dans son domaine, subissant l'anti-intellectualisme régnant - comme si penser était un outrage aux bonnes moeurs, désormais, et qu'il fallait d'abord et avant tout s'indigner, et surtout s'indigner de ce dont le bon coeur s'indigne ... Philippe Muray disait que nous vivions à Cordicopolis, « la cité du coeur » ... or l'on voit où cette cité conduit, entre la France et les USA par exemple. Incuries magnifiques, free hugs « au plus haut des cieux », « love parade » et « gay pride » admirables.

Encore une fois, et comme avec Finkielkraut, on ne sait pas comme un ressortissant juif a pu être assimilé à l'extrême-droite française. Cela fait beaucoup trop de monde à l'extrême-droite, et bien trop contradictoirement. (L'extrême-gauche - qui, si vous avez suivi sur Soral, est vrillée comme les autres - pour ce qu'il en reste, n'est supportée que de ce qu'elle aussi, participe du coeur, mais on veut tancer les coeurs hargneux, n'est-ce pas, or défendre des causes socioéconomiques semble devenu « hargneux par définition », sous le coup de l'affairisme ambiant. Nous avons connu mieux, et nous attendons avec impatience « l'extrême-droitisation » définitive de l'extrême-gauche, actuellement en cours - véridique : la seule radicalité possible, désormais, c'est celle de se vouloir radicalement entrepreneur). Bon.

Eric Zemmour, donc, serait populiste, et c'est bien pour cela que ses ouvrages se vendent autant, c'est bien connu. Tout ce qui se vend est tellement populiste : la publicité est populiste, par exemple. Si, si. Et c'est d'ailleurs parce qu'il est populiste, que Zemmour doit s'expliquer dans des conférences, et que par ailleurs les réflexes idéo-affectifs en face ne peuvent rien faire d'autre qu'ânonner qu'il est populiste. Pardi.

Que signifie « ce populisme » ? ... Il signifie simplement « l'extrême-droitisation » des populations. « Par définition », et de manière générale, « le·a populo » et « le·a prolo » sont ceux·lles qui n'ont « décidément » « rien compris » « au (beau) monde » qui, lui, « beau monde », détient la vérité sur ce qui est « extrême-droitisable » ou pas. « C'est évident. » Comme il est évident que l'ost-racisme auquel s'adonne.ce « beau monde », est « la bonté-même ».

Normal, il brille comme de l'or, et les populations « d'extrême-droite » - qu'elles soient en fait historicistes, féministes, républicanistes, intellectualistes, ironistes, libertaristes, souverainistes, marxistes ou populistes - sont « évidemment nauséabondes ».

Un petit bisou ?

Mal' - LibertéPhilo

 


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38 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 27 avril 11:00

    Salut, de mon point de vue une idéologie est tout sauf un fait...elle est issue de l’imaginaire du seul programme qui reste encore en marche dans nos pauvres cerveaux, la pensée analytique

    en gros j’ai une vie de merde , en souffrance, faites de peurs dont je ne sais rien et auxquelles je ne comprends rien , de frustrations, de mécontentent , d’apitoiement sur moi même , d non sens, de refus de la mort donc du fait d’être vivant etc etc ad libitum

    et et là nous commettons tous la faute absolue, « je » vais essayer de fuir cela ..dans un imaginaire, genre je suis malheureux est mon fait , mon idéal sera donc le bonheur, et oui la pensée analytique est stupide..très stupide or comme elle est notre seule capacité encore en fonction, les autres ne marchent plus......il , le bonheur, suivez un peu, ne sera bien sur jamais là, la vie ne marche pas comme cela du tout..j’appelle cela un idéal, une idéologie...c’est la tentative impossible de fuir ce que je suis , ce qu’est ma vie..car et bien c’est moi, je suis la souffrance, je suis le malheur etc etc

    je ne peux me fuir moi même autrement que par le suicide et toute forme d’idéologie est en fait un suicide lent, nous retrouvons dans la guerre exactement les mêmes racines d’ailleurs ..

    quelque soit la forme et les mots qui viennent ensuite n’ont aucune importance, tout se passe à la racine ou nous créons nous même note propre malheur et un non sens absolue ..

    vivre était le miracle nous avons perdu ce miracle et transforme nos non vies en un drame atroce fait de petits moment de ciels bleu quand j’arrive à oublier, à m’oublier ,peu importe comment ,mais a peine là le ciel bleu fait aussitôt place au ciel menaçant....le pire revient de suite..

    c’est comme un balancement maudit ceci est notre création pas celle de L’univers

    l’humain actuel est un échec total..note disparition prochaine est elle déjà dans le programme ?

    si nous ne changeons radicalement pas oui...

    bien sur nous savons tous que le changement ne sera que un effet secondaire de la compréhension de notre malheur avant tout..sujet d’une vie..

    etc


    • Mal' Mal’ 29 avril 11:50

      @Hecetuye howahkan. Si pour vous la pensée analytique est consécutive à l’idéologie, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. A moins que vous n’enjoigniez à une sorte de bouddhisme, mais non seulement ça n’est plus de mon ressort ni celui de l’article, mais en plus on pourrait très bien vous dire que vous prônez l’idéologie de la (pseudo-)non-idéologie. Tout cela est compliqué, et nous ne réglerons pas cette question ici.


    • Clark Kent Clark Kent 27 avril 11:06

      « Que signifie « ce populisme » ? ... »


      Les deux points communs de ces opinions (qui ne sont pas des idéologies, mais des « façons de voir les choses »), c’est que :

      - les analyses de leurs auteurs ne sont pas pratiquées à la lumière du concept de lutte des classes

      - tous les arguments et tous les raisonnements seraient bons pour justifier les idées fixes qui les hantent

      • Mal' Mal’ 29 avril 12:01

        @Clark Kent. Il n’y a pas que le paradigme de la lutte des classes, et vous prenez le populisme pour le tout de l’article alors que ce n’est pas cela.


      • A force de se tirer une balle dans le pied, le temps venu, ces personnes n’auront plus la force de donner le coup de pied salutaire dans la balle.


        • Mal' Mal’ 29 avril 11:59

          @Mélusine ou la Robe de Saphir. Je n’ai parlé que d’Onfray, à ce sujet.


        • JL JL 27 avril 13:15

          ’’« Le féminisme », disent régulièrement les féministes, « ça n’existe pas ». Mais « ce qui existe, ce sont les féminismes »’’
           
           ? Je dirais : le ou les féminismes, ça n’existe pas ; ce qui existe, ce sont les féministes. Il y a même des hommes, qui sont féministes.
           
           
           Judéophobe, un pléonasme ? Je ne connais aucun mot qui soit un pléonasme à lui tout seul.


          • Clark Kent Clark Kent 27 avril 14:19

            @JL


            si, si :  le mot « aujourd’hui », qui est une concaténation de « au jour d’hui » où « hui » est un mot d’ancien français issu du latin hodie, lui-même contraction de hoc die, « ce jour ». Ce pauvre mot, « hui », n’est pas passé dans la langue moderne parce qu’il était un hiatus monosyllabe à consonance sourde (contrairement à hier). Le pléonasme l’a sauvé de l’oubli définitif.

          • Clark Kent Clark Kent 27 avril 14:20

            @Clark Kent

            y’en a même qui font un pléonasme redondant en disant ; « au jour d’aujourd’hui » !

          • JL JL 27 avril 16:32

            @Clark Kent
             
             ’’pléonasme redondant’’
             
            Tant qu’à faire !
             
             Ceci dit, quid, de judéophobie ? ça redonde où ?


          • Clark Kent Clark Kent 27 avril 17:41

            @JL

            il faudrait demander à l’auteur qui emploe le mot « pléonsme à propos de la phrase de Soral : « Je ne suis pas antisémite, je suis judéophobe. » 
            On peut penser que l’auteur considère comme synonymes les termes »antisémite« et »judéophobe« (ce qu’il sous-entend, d’ailleurs) et considère que l’emploi des deux termes dans une même phrase serait un pléonasme come le serait »je suis misogyne et anti féministe« , sauf que dans le cas précis, la phrase serait : »je ne suis pas misogyne, je suis antiféministe". Ce qui représenterait simplement, si l’on considère les deux termes comme équivalents, une contradiction et non pas une redondance, une répétition ou un pléonasme.

          • JL JL 27 avril 18:26

            @Clark Kent
             
             j’ai été abusé par le mauvais emploi du mot pléonasme", ce que vous soulignez fort bien.
             
             Soutenir que la judéophobie et l’antisémitisme sont une seule et même chose, c’est nier une nuance pourtant réelle et donc faire un amalgame.


          • Mal' Mal’ 28 avril 22:58

            @JL et @Clark Kent. Je vous remercie pour vos remarques, manifestement renversantes.


          • JL JL 29 avril 09:23

            @Mal’
             
            Bien des gens font une différence entre judéophobie et antisémitisme ; vous n’avez pas le pouvoir d’en faire des synonymes. Pour moi, l’antisémitisme est un racisme ; la judéophobie est une phobie. Nuance, donc. 
             
             Les mots ont un sens qui ne vous appartient pas en exclusivité, monsieur Humpty Dumpty.
             
             
             
             
             


          • Mal' Mal’ 29 avril 10:40

            @JL. Votre souci est admirable, mais le suffixe phobie désigne aujourd’hui indistinctement - je ne dis pas que j’agrée - la peur, l’hostilité, la haine. Vous croyez d’ailleurs bon de me reprendre sur une problématique que j’ai déjà abordée plutôt dans votre sens, en m’alléguant une volonté d’exclusivité que je n’ai pas. Vous surinterprétez sans savoir. Au reste, le distinguo antislamisme et islmaophobie n’existe pas. Ce n’est pas nous qui réglerons cette question en commentaires AgoraVox. Pour commencer, si vous cessiez d’être anti-Mal’ ou Mal’ophobe (selon) vous m’ôteriez une épine du pied. En tout cas, belle référence à Lewis Caroll, et je veux bien être qui vous dîtes si ça vous fait plaisir, monsieur le chat du Cheshire.


          • JL JL 29 avril 11:56

            @Mal’
             
            outre la nuance entre phobie et racisme, je souligne que dans antisémite, il y a sémite ; dans judéophobie, il y a Juif.
             
            Or les Juifs sont loin d’être les seuls Sémites ; votre premier amalgame est là.
             
             


          • Mal' Mal’ 29 avril 11:59

            @JL. Bon sang, que vous me prenez pour un con.


          • Quand l’adolescence s’éternise, à force de jouir du présent, elle sombre rapidement dans la sénescence. Le sot de la carpe a frayé avec dit : aime, négligeant de tailler le présent dans la pierre du futur. Carpe diem (quam minimum credula postero) est une locution latine extraite d’un poème d’Horace que l’on traduit en français par : « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain ».


            • Mal' Mal’ 29 avril 11:58

              @Mélusine ou la Robe de Saphir. L’adolescence est une idée surfaite, mais c’est un autre débat.


            • Jean Roque Jean Roque 27 avril 15:35

               
              Un peu de populisme anti-gogochon collabo ... smiley
               
               
              CONCOURS FONCTION « PUBLIQUE »  : ENCORE UN PRIVILÈGE COLONIAL
               
              Après les classes de 12 spéciales colonies payées par con tribuable, SciencePopo concours colonial, 48 milliards de plus pour les colonies « chances pour Rothschild » (plan Borloo, pas pour les villages bretons...), les indigènes souchiens passeront encore après les colons


              • Xenozoid Xenozoid 27 avril 15:39

                Dans une atmosphère d’hystérie et de paranoïa collective, les récits des autorités ou/et autorisés n’ont pas besoin d’avoir de sens ou de résister à n’importe quel examen approfondi. Leur but premier n’est pas de tromper, mais plutôt de délimiter un territoire idéologique acceptable, d’expression et d’émotion auquel les gens « normaux » doivent se conformer. Au-delà des limites, se trouvent les ténèbres extérieures de « l’anomalie » et de « l’extrémisme », dont aucune personne « normale » ne veut. Pour éviter d’être jeté dans cette obscurité extérieure, les gens se conformeront aux absurdités les plus absurdes et paranoïaques que vous pouvez imaginer.

                Les classes dirigeantes capitalistes mondiales le savent, et c’est pourquoi elles s’en moquent si vous réfutez leurs récits sur Twitter ou sur un site web « déshonorant » qu’ils ont rendu pratiquement invisible de toute façon. Ils ne discutent pas des faits ou de la vérité ... ils marquent les limites de ce territoire « normal » et attirent des gens effrayés.


                • Mal' Mal’ 29 avril 11:58

                  @Xenozoid. Habile.


                • Jean Roque Jean Roque 27 avril 15:42

                  Gland remplacement en chiffres :
                   
                   
                  75% DES NAISSANCES DU PARISTAN TESTÉES DREPANOPCYTOSE (origine africaine donc)
                   

                  267000 TITRES DE SÉJOURS EN 2017
                  +
                  2750000 NAISSANCES DE PARENTS ÉTRANGERS (en progression constante)
                  >
                  530000 NAISSANCES DE PARENTS « FRANÇAIS » (y compris naturalisés)
                   
                  (800000 naissances / an)
                   
                  => BOOBALAND EST DEVENU AFRICAIN, ROTHSCHILD SABRE LE CHAMPAGNE
                   
                   

                  2100 : 25% DE BLANCS EN UE DE L’OUEST (prévision OMI)
                   


                  https://francais.rt.com/france/49961-remise-cause-droit-sol-referendum-wauquiez-immigration
                  http://www.atlantico.fr/decryptage/naissances-voila-nouveau-visage-france-que-dessinent-chiffres-insee-laurent-chalard-xavier-saincol-2835552.html


                  • Jean Roque Jean Roque 27 avril 17:53

                    Sinon l’article est très simplet (de goche), qq idées pour relever le niveau très gogochon :
                     
                    « Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin de leur pays des devoirs qu’ils dédaignent accomplir chez eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins »  Rousseau, Emile
                     
                    « Toute idée de grandeur, d’intelligence, de dévouement au service de la Cité est remplacée par l’horizon du mélange général, de la diversité heureuse, du métissage universel.
                    L’anti-racisme ainsi compris va être la pointe émergée d’un phénomène de mentalité beaucoup plus diffus, beaucoup plus large, où toute une série de valeurs libérales acquièrent une identité de gôôôche [...] Il fait être ouvert sur tous les plans [...] Le repoussoir par excellence, c’est la fermeture, aussi bien économique, que politique où migratoire.
                    La greffe s’effectue sur fond d’internationalisme [p... NPA], lequel se recycle à merveille dans la cause européenne, puis dans le cosmopolitisme multiculturel [BHL-Bergé], en pleine affinité avec le climat de globalisation économique en train de s’installer. Le libertarisme [libéral-libertaire] fournit le moyen d’entrer dans le libéralisme en gardant sa bonne conscience [Kohn le tripoté de l’UE anti-raciste]. » 

                    Marcel Gauchet, passé du coté obscur de la force, décrit gogochon
                     

                    Ernesto Laclau (socialiste vrai, a inspiré les crétins de Podemos...)
                     
                    « Sans une certaine dose de populisme l démocratie est aujourd’hui inconcevable »
                     
                    Le pouvoir repose non sur la domination mais sur la normalisation (bien pensance gbobo), façonnage par le discours (et non l’économisme)
                     
                    L’universel est un « signifiant vide » (une branlette de gogochon), tension hégélienne entre particularité (individu) et équivalence (communauté) => social historique Castoriadis. La lutte politique se fait sur ces signifiants vide.
                     
                    Eloge de la violence (Sorel) la politique ne peut effacer les antagonismes. Pas de dépassement dialectique, Carl Schmitt et ses afficionados de goche, Mouffe, Laclau.
                     
                    hégémonie Gramsci, quand une particularité devient valeur orientant la politique (68)
                     
                    La caste, la casta, poderes facticos, les putes de l’oligarchie mondialiste.
                     
                    La lutte citoyenne (citoyen est devenu adjectif ... musulman citoyen, pédéraste citoyen...), ethos branlettos, pour effacer le politique synonyme de populisme et de rêveur etc... maintenir le statu quo contre les passéistes, les rouges-bruns etc.
                     


                    • Mal' Mal’ 28 avril 19:03

                      @Jean Roque. Vous n’avez rien compris au sens de l’article.


                    • Maitre Ratatouille Ratatouille 27 avril 17:54

                      ça risque de faire mal

                      Le Gulf Stream se dérègle à toute vitesse. C’est une très mauvaise nouvelle.

                      On s’en doutait depuis plusieurs années mais aujourd’hui les scientifiques sont formels et c’est une première. Deux études viennent en effet d’être publiées simultanément dans la revue Nature. Elles constatent un dérèglement alarmant de la circulation des courants océaniques dans l’Atlantique, ceux qui contribuent à la régulation du climat mondial. Si nous avons un climat tempéré en Europe occidentale c’est grâce au Gulf Stream. Si sa circulation ralentit ou s’interrompt, les scientifiques n’osent en imaginer les conséquences. C’est pourtant ce qui est en train de se passer.

                      http://www.up-magazine.info/index.php/planete/climat/7684-le-gulf-stream-se-deregle-a-toute-vitesse-c-est-une-tres-mauvaise-nouvelle


                      • DEMAX DEMAX 27 avril 19:52

                        Frontistes, patriotes, souverainistes, identitaires, recommandez ce blog à vos amis(ies) > http://wolf.over-blog.com


                        • Jean Roque Jean Roque 27 avril 20:32

                           
                          Site de dessins pas bobo à mettre dans ses courriels ... au boulot si vous voulez arrêtez de financer le béton de la surponte coloniale avec vos impôts...
                           
                          2 autres dessins
                          http://www.the-savoisien.com/blog/public/img9/France.jpg
                          https://gollnisch.com/wp-content/uploads/2011/03/immigration-konk-2.jpg


                        • Mal' Mal’ 27 avril 21:55

                          Je souris, quand je lis dans les commentaires qui précèdent que - en dehors des HS et digressions qui ne le concerne pas substantiellement - personne ne manifeste clairement compris le sens de l’article. Mais j’ai peut-être été fort maladroit, auquel cas je m’en excuse d’avance, évidemment.


                          • Clouz0 Clouz0 27 avril 23:12

                            @Mal’


                            Peut être pourriez-vous commencer par m’expliquer le titre car pour moi c’est absolument incompréhensible.
                            Que signifient les idéologies dites « extrêmes » (selon) en notre temps ? Bilan
                            Que vient faire ce (selon) ???
                            Pourquoi cette formule étrange et pas très belle de « en notre temps » ?
                            Bilan ? 

                          • Mal' Mal’ 28 avril 19:06

                            @Clouz0. C’est une tournure orale que selon. Selon les points de vue, quoi. Comment diriez-vous autrement en notre temps ? A notre époque ? Par les temps qui courent  ? ... Ecoutez, vous savez, il n’y a pas de français pur.


                          • arthes arthes 28 avril 07:27

                            Ah tiens, je viens juste de remarquer l écriture inclusive employée dans le cv de l auteur.

                            C est pour conserver l anonymat quant à son identité sexo ?

                            Ou pas encore fait son choix sur cette identité : Suis je fille ou garçon ? Ou neutre ????

                            Ou par conformisme avant gardiste, en tant que bon élève bien appliqué. ?

                            Sinon, (@l auteur) moi non plus j ai pas bien compris le titre.

                            Pas plus que le pourquoi de toutes ces personnalités médiatiques que vous citez (trop) longuement , quel lien , quel rapport avec un sujet par ailleurs formulé un peu maniere hermétique.

                            Et qu’ en pensez vous , vous personnellement, avec vos propres idées ?

                            • Mal' Mal’ 28 avril 19:08

                              @arthes. C’est une tournure orale que selon. Selon les points de vue, quoi. Le reste n’est hermétique que de ne pas vouloir les manier. Quant à l’écriture inclusive, non, c’est juste que j’aime bien, que je préfère à la parenthèse, et que je pose que l’entendement n’a pas de sexe, quoiqu’il puisse se laisser influencer. J’aime bien, oui.


                            • Jonas 28 avril 11:33

                              « Mais enfin, que signifie-t-elle, cette idée d’un « Grand Remplacement » ? »

                              c’est un programme politique élaboré dans le cadre du programme EURABIA dans les années 1970.
                              Les travailleurs étrangers qui auparavant après avoir terminé un contrat de travail retournaient chez eux, bénéficient de la loi du « regroupement familial », appelée encore « migration de peuplement », décrétée par Giscard D’Estaing le 29 avril 1976.
                              Les immigrés ne viennent à partir de cette date, plus juste pour travailler, mais pour s’installer avec leurs familles, amenant leur identité, leur bagage culturel, et bien entendu un déséquilibre démographique.

                              Face à la baisse de natalité des familles françaises de souche, la politique migratoire de l’Union Européenne vise à « faire en sorte que l’Europe reste une destination attrayante pour les migrants dans un contexte de déclin démographique, notamment en révisant le régime de la carte bleue, en redéfinissant les priorités des politiques d’intégration et en améliorant l’efficacité de la politique migratoire des pays d’origine, par exemple en facilitant les envois de fonds des travailleurs émigrés. »
                              Programme politique d’immigration de l’Union Europénne

                              L’UE travaille en étroite collaboration avec l’ONU pour mener à bien sur une très grande échelle, le remplacement de la population européenne face au déclin démographique, par ce qu’ils nomment une « migration de remplacement » .

                              Si vous regardez Paris et les villes de Province françaises dans les années 1920, il n’y a pas d’Africains, ni Arabes, ni Noirs, ni Asiatiques, que des gens de culture chrétienne et de race blanche. L’immigration de masse est relativement récente, et date de la deuxième partie du XXème siècle (notamment avec la loi du regroupement familial des années 1970).
                              Saint-Denis (film vidéo du centre-ville) n’est qu’un exemple parmi les innombrables communes de la banlieue parisienne où la population française de souche a été totalement remplacée par une population d’origine extra-européenne (berbères, arabes, africains sub-sahariens, asiatiques, indiens, etc...) en moins de 30 ans. Dans les rues de la ville, on n’entend presque plus personne parler français.
                              Ceci impliquant un bouleversement du paysage culturel, cultuel et ethnique.
                              Les prénoms donnés ne sont plus Christophe, Matthieu, Sylvaine et Estelle, mais Rachid, Mohamed, Youssouf, Fatoumata et Kakambwa.
                              Les nouveaux arrivants n’ont plus comme héritage Aristote, le Christ, Jeanne D’Arc, Descartes, Pascal ou Chateaubriand, mais le Coran, le Ramadan, le Zouk, le Wolof et l’arabe. (une trentaine de boucheries islamiques pour 90 000 habitants, pas une seule boucherie traditionnelle !!!), 7 ou 8 écoles coraniques enseignant l’Islam radical aux jeunes musulmans, et la grande mosquée financée par l’Arabie Saoudite flanquée de son minaret (islam radical wahhabite), inaugurée par le bon maire communiste.
                              http://islamineurope.unblog.fr/2013/09/23/video-conference-du-cheikh-saoudien-abderrahmane-al-barak-au-centre-deducation-du-palmier-cep-de-saint-denis-les-chretiens-seront-avilis-et-humilies-le-jour-de-la-resurrection/
                              http://islamineurope.unblog.fr/2012/08/01/conference-du-cheikh-ghassen-khalil-mohamed-musallam-au-centre-tawhid-bastion-de-lislam-radical-a-saint-denis-les-colons-sionistes-violent-colonisent-et-occupent-les-terres-de-nos-freres-en-pa/

                              A Pantin, la dernière boucherie traditionnelle a fermé en 2011, il n’y a plus que des boucheries islamiques.


                              • Mal' Mal’ 28 avril 19:10

                                @Jonas/ Bref, tout le monde n’est pas exposé de la même façon à la persuasivité de l’idée. D’aucuns y sont même préposés.


                              • Les phobies ou « tocs’ sont des formes d’égré »gores" qui envahissent les cerveaux incapables de fermer les vannes face ondes négatives qui se propagent partout : à travers les médias, les discours politiques. Certains parlent aussi : d’éons. La seule manière de résister est de fermer les écluses et se concentrer sur sa propre lumière : les néons.

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