(note pb d’accent, alors je n’en mets pas, desole)
Les films ne sont pas la source la plus fiable de l’histoire. On trouve des films parlant de l’Italie ... au 16eme siecle. Alors que les Etats italiens ne formaient pas un pays. Certains etaient independants (Genes, Venise, les etats pontificaux par exemple), d’autres dependaient des Hasburg (Autriche). Le Royaume de Naples est independant, puis (attention, la , c’est plus flou pour moi) conquit par les autrichiens, cedes aux espagnols, puis liberes lors des guerres d’independances.
C’est plus facile pour le spectateur d’entendre Italie, comme si c’etait un pays unifie, que de parler de la Lombardie, du Piemont, du royaume de Naples, ... L’Italie, c’est identifie dans l’esprit des spectateurs. C’est l’Italie telle qu’on la connait. Les subtilites des relations entre Genes, le Duche de Milan, Rome, Naples et la Sicile .... sauf en cas de necessite pour le scenario, comme dans le Guepard (on traite un peu de l’unification italienne, puisque le film se situe dans cette periode charniere debutant en 1860, mais on n’insiste pas trop non plus).
Dans certains films, on parle des Lombards ... comme si on parlait des auvergnats, avec un sens « region », alors que c’est un Etat. Idem pour les marchands venitiens. La republique de Venise, et ses 4 siecles d’existence, quel film en parle ?
Non, les films ne sont pas des sources de donnees historiques.
Par ailleurs, oui, les sardes sont italiens. Ce sont eux qui ont proclame le Royaume d’Italie, en 1861. J’irai meme, en etant parfaitement de mauvaise foi, jusqu’a dire qu’en realite, les italiens sont sardes, puisque ce sont les sardes qui ont unifie l’Italie, et même qu’ils sont savoyards, puisque c’est la Maison de Savoie qui a cree l’Italie :)
Mais avant, rien. Allez, je vous concede un premier royaume d’Italie que Napoleon Bonaparte avait cree via sa campagne d’Italie. Mais bon, c’est une toute petite partie du Royaume d’Italie que Victor-Emmanuel fondera 56 ans plus tard, et qui lui d’etendra sur toute la peninsule.
Pfiou, quelle replongee dans l’Histoire du Duche ...... Ca fait bien longtemps que je n’avais pas remis le nez dedans :)
L’Italie n’était pas encore l’Italie en 1859. En 59, on était en pleine guerre d’indépendance des états italiens, suite à la provocation des autrichiens par les piémontais. Napoléon III, qui avait promis assistante aux piémontais, en cas d’attaque autrichienne, est intervenue. Les Piémontais ont pû ainsi reprendre la Lombardie à l’Autriche.
C’est en février 61 que Victor Emmanuel de Savoie, roi de Sardaigne, réunit les états italiens reconnaissant son autorité, afin d’unifier ces états en un seul royaume. Il prend le titre de Roi d’Italie en Mars 1861.
L’Italie est née un an après le traité de Turin « donnant » la Savoie à la France.
"Je réagis juste aux propos d’eulis qui loue les services publiques
Suisse. Vu
la fiscalité Suisse, pour moi c’est tout à fait normal."
J’ajouterai quelque chose.
Comme je l’ai déjà dit, l’impot, en Suisse, est le mode de financement principal de l’Etat. Dans les choses amusantes, la masse salariale des services fiscaux est 20 fois plus faibles qu’en France ... pour un pays ayant une population de 1/9 de la France, un PIB de 1/5 de la France.
"Néanmoins cela ne veut pas dire que le taux d’imposition en Suisse est
plus
important qu’en France.«
Petite comparaison. Prenons un citoyen de base, célibataire, et gagnant 12000 euros net par an, soit 16000 euros brut, soit 23000 CHF. Paye-t-il des impôts sur le revenu en France ? Non. En Suisse ? Oui. Un pouillème, mais oui.
Seconde comparaison. Couple, un enfant de 5 ans. Paye-t-il des impôts en France ? Oui. Environ 1500 euros. En Suisse ? Oui, quelque soit le canton. Le niveau dépendra du canton.
Sur Genève, 50k brut, ca donne 73k CHF. Après, c’est un peu technique (ca dépend de la répartition des revenus). Dans le cas le plus favorable, ca donne 2900 CHF (2000 euros) pour le canton, 1000 CHF (690 euros) pour la commune, puis l’impôt fédéral. Ca fait 1200 euros de plus qu’en France ... pour le même revenu, et hors imposition fédéral, impot sur la fortune (dû dès l’équivalent de 10k euros de possession).
Je ne compte pas la nounou, qui permettra environ 300 CHF de réduction d’impot en Suisse, contre plus de 1000 euros de crédit d’impot en France. Ni l’impot anticipé de 35% sur tous les revenus de capitaux.
A part deux ou trois cantons, comme Obwalrd, ou Zug, qui ont des mécanismes d’imposition très léger, la plupart des cantons ont une imposition plus lourde qu’en France.
Attention Imposition, pas pression fiscale !!! En Suisse, les cotisations de base sont faibles ... mais la Lamal (sécu) qui est privée n’est pas inclue dans la pression fiscale suisse. Et la retraite comme le chomage ne sont pas au niveau de la France (d’ailleurs, les frontaliers préfèrent en général toucher leur chomage en France). Et la TVA plafonne à 7.6%. Elle rapporte la moitié de l’IRPP seul.
Votre comparaison Pays A et Pays B est intéressant.
Sauf que dans le cas présent, le Pays A (France) génère 5x plus de richesse que le pays B, mais seulement 1.5 fois plus d’imposition. Mécaniquement, cela signifie que le pays B a un taux d’imposition moyen plus élevé.
Une autre comparaison : en Suisse près de 80% des foyers sont soumis à l’IRPP. En France, on est à combien de foyers payant l’impôt sur le revenu ?
Donc je persiste : en Suisse l’imposition est élevée. Mais le reste des prélèvements fiscaux est faible. La Suisse a fait le choix de se financer essentiellement par l’impot qui est progressif selon le revenu sauf dans les cantons d’Uri et d’Obwald.
La France a fait le choix de se financer essentiellement sur des taxes et cotisations fonctionnant sur le principe des flat tax : des taxations proportionnelles, avec éventuellement des tranches (cas des cotisations).
»les institutions financières et
autres multinationales s’installent en Suisse ce n’est pas seulement
pour la
douceur de ses chocolats"
Non effectivement.
Les avantages de la Suisse : un cadre juridique clair et stable, une fiscalité simple et lisible, une imposition des sociétés raisonnables (entre 20 et 35% selon le canton), une imposition des salaires élevée (taux définis sur le Brut) mais des cotisations faibles (le net, brut et cout total sont très proches), et bien sur la fiabilité des banques tant sur les services, les rendements réguliers, que sur le secret bancaire.