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  • xa 14 mai 2009 10:22

    "Vous osez affirmez qu’une entreprise va licencier quelqu’un parce qu’il n’a pas assez de valeur professionnelle : CA, JE NE PEUX PAS L’ACCEPTER SELON VOS CRITERES DE VAMPIRE.« 

    Allez y, insultez moi, ca ne me touche pas.

    Je n’ai jamais dit qu’un salarié allait être renvoyé parce qu’il n’a pas assez de valeur. J’ai dit : »En cas de licenciement, il devra suivre une formation pour apprendre à utiliser les tours numériques, ou à faire autre chose s’il en a envie.

    Est-il un crétin pour autant ? Non. N’était-il pas assez bon pour son ancienne boite ? Bien sur que si puisqu’il maitrisait parfaitement l’outil de cette entreprise...« 

    Il a donc toute la valeur nécessaire pour son ancienne boite. Ce qui n’empeche pas un accident de vie de cette société et son renvoi éventuel. Et suite à ce renvoi, aura-t-il la valeur nécessaire pour trouver un nouvel emploi ? Un employeur utilisant des tours numériques l’embauchera-t-il alors qu’il pourra trouver directement un tourneur qulifié en numérique ?

    Donc il devra se former. Et cela contredit votre premier propos. On peut etre parfaitement compétent pour un poste donné et devoir suivre une formation en cas de changement d’emploi.

     »Vous osez affirmer qu’un tourneur actuel ne connait pas les tours numériques dont l’apprentissage est fait dans les lycées PUBLICS depuis 1986, pourquoi pas.« 

    <mode ironique>
    J’ignorais qu’il n’y avait des tourneurs que depuis 1986. Je croyais bêtement qu’il y avait aussi des tourneurs qui avait commencé leur carrière dans les années 70. On a du me mentir.

    Je croyais aussi qu’il y avait des tourneurs qui étaient devenu tourneur par formation interne à l’entreprise. un mensonge aussi.

    Tiens, il faudrait que j’en parle à mes amis de la chambre des carburiers, ils ont pleins de faux tourneurs dans leurs entreprises.
    </mode ironique>

    Revenez sur Terre.

    Les lycées n’ont pas tous été équipés en 86. Pour la Haute Savoie, en 95, l’équipement n’était toujours pas là. Donc la formation aux tours numériques depuis 86, en Haute Savoie, se faisait ..... dans des livres. C’est très efficace. Autant que d’apprendre à jouer au foot en lisant les règles !

    Par ailleurs, je n’ai nullement parlé de tous les tourneurs. Il existe, heureusement, des tourneurs pleinement qulifiés, soit parce qu’ils ont étudié et pratiqué en lycée, soit (plus courant) parce que leur ancienne boite les a formé à cela.

    Je vous ai donné un cas particulier. Un contre exemple a votre »Lorsque vous parlez de « formation » ou « remise à niveau », vous prouvez que le salarié viré n’était pas bon".



  • xa 13 mai 2009 17:59

    ronchonnaire

    "Etant moi-même entrepreneur, j’ai du mal à voir l’intérêt qu’aurait une entreprise à proposer des reclassements coûte que coûte, même au Malawi à un euro par jour "

    Aucun intérêt pour l’entreprise de proposer coute que coute. Si un groupe veut proposer un reclassement, il peut toujours le faire, par définition. Là, il s’agit bien d’une obligation prévue, initialement, pour éviter le licenciement économique sur un site, lorsqu’un autre site recrute parallélement. Ca part d’un bon sentiment, et comme toujours .... il y a des effets de bords qui engendrent des décisions ........... dont la portée n’est pas toujours bien identifiée.

    En faisant de petites recherche, le plus ancien jugement que j’ai trouvé concerne un salarié contre son entreprise. En appel, l’entreprise est condamnée à des dommages pour ne pas avoir recherché un reclassement dans une filiale à l’étranger, alors même que le groupe se développait fortement en Europe. Ca date des années 90 donc ca concerne les 12 uniquement. La société est allée en cassation, et s’est fait rejetée.

    Mais je n’ai pas insisté plus que cela pour voir d’où venait cette jurisprudence.

    @plancherDesVaches

    Pour vous, une remise à niveau signifie qu’on était mauvais avant ? Qu’on doive le former signifie qu’il était ignare avant ?

    Prenons un cas simple. Un tourneur dans une PME bien implantée, qui travaille pour l’horlogerie. Il est pleinement qualifié pour son poste, mais ne connait rien aux tours numériques, qui ne sont pas utilisés par sa société.

    En cas de licenciement, il devra suivre une formation pour apprendre à utiliser les tours numériques, ou à faire autre chose s’il en a envie.

    Est-il un crétin pour autant ? Non. N’était-il pas assez bon pour son ancienne boite ? Bien sur que si puisqu’il maitrisait parfaitement l’outil de cette entreprise...



  • xa 13 mai 2009 17:38

    « non la loi n’oblige pas à faire de bétise seulement elle est imprécise ainsi que la jurisprudence »

    La loi oblige bien une proposition de reclassement, oui ou non ? Meme si économiquement, ce reclassement n’est pas faisable au même condition, oui ou non ?

    D’où la bétise imposée par la loi.

    Si cette entreprise ne peut réellement pas reclasser ses employés, elle est de fait obligée de leur proposer un emploi valable juridiquement, mais ridicule moralement.

    Vous aurez évidement des cas d’ets qui « trichent » et font des licenciements économiques opportunistes, en jouant sur ces postes ridicules pour respecter la loi. Mais même pour une entreprise parfaitement de bonne foi, cette obligation existe, et oblige, même si on ne veut pas insulter un salarié, a lui faire une telle proposition.

    Quant à imposer une rémunération similaire à la rémunération française en cas de reclassement ... je vois mal comment un juge ou une loi pourrait le faire ... puisque le contrat de travail après reclassement ne sera pas en droit français. A moins d’imposer un reclassement en France ou en proche zone européenne ... ce qui aurait d’autre effet non moins violent.

    Reste à savoir si dans ce cas précis, on est dans une situation de bonne foi, avec des licenciements économiques vraiment liés à des difficultés économiques, ou à un coup opportuniste (ce qui change le côté choquant ou non de la proposition : dans le premier cas, c’est un pur respect d’une obligation légale, dans le second, c’est directement le licenciement pour « motif économique » qui devient scandaleux)



  • xa 13 mai 2009 14:13

    "alors je pense que lorsqu’on est un chef d’entreprise responsable et soucieux du climat social dans son entreprise en période de crise on ne fait pas une telle bêtise même si la loi oblige à faire des propositions à l’étranger« 

    Il y une contradiction, dans votre phrase. Si la loi oblige à faire une bétise, on ne peut pas dire qu’un employeur responsable ne la ferait pas. C’est une obligation de proposer un poste, donc il propose. Mais comme il ne veut / peut pas conserver ces salariés, il le fait délibérément à des conditions qui ne sauraient être acceptées.

    Sans cette proposition, le licenciement est requalifié en sans cause réelle et sérieuse, avec les coûts induits.

    Avec une proposition »maintien de salaire« , ce n’est plus une optique licenciement, c’est une optique »je veux vous garder, mais j’aurai besoin de vous là bas« , ce qui ne semble pas correspondre à la volonté de l’employeur.

    En l’occurence, et c’est peut etre ce que vous vouliez dire, l’employeur sérieux aurait pris ces salariés en réunion pour leur expliquer »je vais vous licencier pour motif économique, mais comme la loi m’impose de vous proposer un poste dans une de nos filiales, et que nous ne pouvons maintenir vos avantages, je vous préviens que cette proposition sera ridicule. Je ne peux pas vous garder, mais la loi m’ordonne de vous proposer cette alternative. Ne le prenez pas mal, ce n’est pas pour me moquer de vous, juste que je n’ai pas le choix« .

     »je ne connais pas tous les aspects de cette affaire mais je suis certaine qu’il y avait d’autres solutions moins choquantes comme par exemple maintenir le salaire , prendre en charge tous les frais etc....« 

    Voir plus haut. Le maintien de salaire avec cette délocalisation du poste n’a pas le sens »licenciement économique« mais le sens »je délocalise l’activité et vous je veux vous garder donc". Ca ne me semble pas rentrer dans le cadre de cette histoire.



  • xa 12 mai 2009 11:49

    @nightflight

    Désolé, j’ai été un peu court hier. La citation concerne les Option ARM uniquement, les plus problématiques et dont le potentiel de défaillance est intrinsèquement le plus élevé, dont le Reset va croitre de 1 milliard à 14 milliards par mois.

    Voir le second graph de CalculatedRisk non repris dans l’article présent.

    http://www.calculatedriskblog.com/2009/05/loan-reset-recast-schedule.html

    ou encore sur businessweek

    http://www.businessweek.com/lifestyle/content/apr2009/bw20090416_103126.htm

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