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  • xa 19 mai 2009 11:00

    Je voudrais juste corriger deux petites choses ...

    « - 14 000 : C’est le revenu officiel en euro d’un ministre type (mais jusqu’à 20 000 € pour André Santini au nom du cumul des mandats) »

    Erroné. Les autres postes d’André Santini impliquent une limite de cumul d’indemnités (inférieure à 8000 euros). Le cumul est réel pour les fonctions, pas pour les revenus. En tant que député, par contre, il pouvait cumuler les revenus à concurrence de cette limite de cumul d’indemnités (donc gagner 2000 euros de plus qu’un député non cumulard).

    « - 21 000 : Montant en euros des frais professionnels que peut demander un ministre, bien supérieur à son traitement donc. »

    Autre anomalie, ou alors il va falloir donner une source.Depuis la loi de 2002, qui a supprimé les fonds secrets, les ministres et secrétaires d’Etat n’ont plus d’enveloppe de frais professionnels.

    Avant 2002, les ministres touchaient une indemnité de frais de 8000 euros environ, pour leur frais de représentation (tenue vestimentaire donc), les déplacements et les réceptions étant pris en charge par le ministère.

    Depuis 2002, tous les frais sont pris en charge directement par le ministère, via ses moyens de paiement. Pour ête plus clair, depuis 2002, au lieu d’avoir une enveloppe d’argent pour effectuer ses dépenses de représentation, il paye directement avec la carte du ministère. René Dosière évalue ces frais entre 15 et 20k par ministre, sans préciser les ministres les plus ni les moins dépensiers.

    Il y a deux corollaires à cette modification :
    1) le ministre ne touche plus l’argent correspondant, qu’il ne peut donc garder sur son compte. Par contre rien n’impose la restitution des biens ainsi acquis (il y a donc un avantage en nature certain).
    2) il n’y a plus de limites à ces frais, puisqu’ils sont payés directement par le ministère. Ce qui explique le passage d’une enveloppe de 8000 euros en 2002, à près de 20000 en moyenne en 2007.



  • xa 18 mai 2009 18:16

    Les taux directeurs ont une influence directe sur le loyer de l’argent pour les entreprises, donc sur leurs frais financiers, donc sur les bénéfices. Cela a donc un impact direct sur la valeur de l’action d’une société (augmentation des bénéfices => hausse du titre normalement).

    Dans le même temps, la hausse des taux directeurs, qui jouent entre les banques, n’a pas d’incidence profonde sur l’économie en général lorsque le mouvement de ce taux directeur est restreint (parce qu’il y a un temps de répercution, et parce que les banques font tampon en restaurant leur marge avant d’éventuellement en faire profiter les clients via la concurrence).

    Mais vous oubliez de dire que la victoire en coupe du monde d’une équipe de foot dope les cours de bourse pendant 15 jours, que le faible niveau des médailles aux JO semblent peser sur le moral des investisseurs, que la météo influence, elle aussi, les marchés pour des raisons cohérentes (influence sur l’activité touristique par exemple) mais aussi moins cohérentes (lorsqu’il pleut beaucoup, les marchés sont baissiers, c’est amusant non ?).

    La Bourse donne une évalutation d’un état anticipé, qu’il soit réel ou non. Et cette anticipation est directement influencée par le moral des investisseurs.

    Comme indicateur économique, la bourse est aussi précise qu’un pronostic du PMU.



  • xa 18 mai 2009 17:31

    Pierre a pourtant raison. Le CAC40 est un indicateur reflétant l’évolution moyenne de la Bourse, mais en aucun cas la situation économique d’un pays.

    Au passage, il ne représente pas les 40 plus grosses entreprises françaises, mais les 40 sociétés du premier marché ayant le plus de volume d’échanges quotidiens et représentatives de l’ensemble des activités économiques.

    Pour mémoire, Arcelor-Mittal n’est pas une société française, ni par son siège social (la société est de droit luxembourgeois), ni par son capital (qui est majoritairement indien), ni par son activité (moins de 8% de son activité est lié à la France).

    La Bourse est un marché, comme celui de la place du village. S’il y a beaucoup d’acheteur de tomates, les prix montent. S’il y a trop de tomates par rapport aux acheteurs, les prix baissent. Que le prix de la tomate double signifie-t-il que l’économie se porte bien, ou signifie-t-il que les tomates sont très demandées ?

    Prendre le CAC comme indicateur de l’économie, c’est prendre le prix du litre d’essence comme indicateur des prix, c’est prendre le cas particulier comme une généralité, c’est très ..... politicien comme démarche.



  • xa 18 mai 2009 17:03

    actions = haut de bilan  ??????

    Où avez vous trouvé un bilan qui donne en tête la valeur en bourse de la société ?

    (Note : ne pas confondre le capital d’une société avec sa capitalisation boursière)



  • xa 18 mai 2009 12:01

    @l’auteur

    Tout d’abord, je suis globalement d’accord avec les risques que vous soulevez sur ce statut, en ce qui concerne la concurrence entre un artisan hors miro entreprise et un artisan en autoentrepreneur. Au détail près que cette situation correspond à peu près à la concurrence entre un micro artisan n’ayant pas le statut d’auto entrepreneur, et un artisan hors micro entreprise. Donc ce problème existe depuis que le statut de micro-entrepreneur existe.

    On a pas vu, jusqu’à présent, d’effet notoirement défavorable aux artisans ou aux salariés. Plutôt des débuts d’activités nouvelles, donc de la création « d’emplois » (guillemets, puisque ce ne sont pas réellement des emplois, le micro entrepreneur étant un TNS).

    Par contre, le risque bien réel de dépassement du CA autorisé et la requalification de la société pouvant de facto entrainer une faillite est lui bien réel, et nombre de micro entrepreneur l’ont découvert à leur dépend le jour où ils ont passé la barre fatidique.

    Par ailleurs, juste pour corriger votre lien, auto-entrepreneur.fr n’est pas le site officiel !
    Le site officiel est lautoentrepreneur.fr, dont vous verrez la mention Urssaf tous droits réservés en bas de chaque page.

    @Rage
    « Quelle différence entre l’artisan en solo et l’auto-entrepreneur ? L’un paie 45% de charges, l’autre 2 fois moins. »

    Idem. Vous comparez l’autoentrepreneur, en micro entreprise, un l’artisan hors micro entreprise. Le meme artisan solo, avec un CA limité, pourra choisir le régime de la micro entreprise, et de fait avoir des charges limitées à :
    - 14 % pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement.
    - 24,6 % pour les entreprises exerçant une autre activité.

    D’ailleurs, on peut se demander l’intérêt de conserver ce statut de micro entreprise parallèlement au statut d’autoentrepreneur. (je ne me suis pas suffisement penché sur la question pour trouver des avantages au statut micro EI par rapport au statut auto entrepreneur).

    "Je suis dirigeant d’une agence immobilière et je paie au SMIC + commissions : pourquoi m’emmerder à payer mes gars s’ils peuvent eux-mêmes assumer cette activité sous ce statut ?"

    Euh ... peut etre parce que ce statut ne convient pas vraiment. Un agent co ne maitrise pas vraiment le CA qu’il va générer, donc il lui est difficile de rester sous les 30k de commissions par an ... En salarié, l’agent immobilier sera au smic en avance de commission + commissions (ce qui signifie qu’il doit, avant de toucher réellement une commission, rembourser ses salaires précédents).

    Prenons un agent co/immo ayant un rendement correct. Il réalisera 130 à 160k de CA pour son agence par an.

    Avec un tel CA, meme le salarié, dont le commissionnement est très inférieur à l’agent co, dépassera les 30k en propre. Du coup, l’agent co ne peut être auto-entrepreneur .... sauf é vouloir faire cela à mi-temps, ou en complément d’une activité principale. Par ailleurs, l’agent co non rattaché à une agence devra posséder sa carte pro et souscrire à sa propre garantie (ce qui n’est pas déductible dans ce statut, ce qui le disqualifie pour cette activité).

    Mais votre remarque générale reste ... pour des métiers dont le CA est plus maitrisable.

    @bruxmann

    « Vivre avec 30 000 € HT de CA ce n’est PAS possible. Parce qu’une fois vos charges payées il ne vous reste plus assez pour vivre. »

    Pour peu que le métier engage eu de frais, cela laisse 2000 euros apres charges et impots, ce n’est pas suffisant pour vous, j’en conviens, mais ne dites pas qu’on ne peut pas vivre avec ca, sinon plus de 60% des francais n’ont pas de quoi vivre.

    Il n’existe pas de tels métiers ? Bien sur que si. Il suffit de réfléchir à tous les métiers dont le salaire brut est inférieur à 30k et qui ne nécessite pas ou peu d’investissement. Développeur Web, par exemple. 2000 euros de frais de matériels, d’électricité et de connexion par an suffisent. Et encore, il n’est pas vraiment nécessaire de changer de desktop ou de laptop tous les ans, non ?

    Un exemple plus simple : femme de ménage. En salaire réel, elle « facturera » 10 euros nets, 11 euros CP inclus, soit 18 euros CC. En auto entrepreneur, pour les memes 11 euros (puisque pas de CP du coup), elle facturera 14 euros seleument ... soit 30% d’économie pour l’employeur. Ou alors elle facturera toujours les 18 euros, mais elle en gagnera du cout 15 de l’heure.

    Si vous pense : on ne peut pas créer une activité importante avec ce statut (surtout dans votre domaine), je suis d’accord. Ce statut permet de tester une activité indépendante pour les métiers à forte valeur ajoutée, ou de contourner des charges pour des métiers plus manuels (l’exemple de l’artisan de l’auteur est à ce titre judicieux). Et dans ce cadre, il met effectivement en concurrence des salariés classiques avec des autoentrepreneurs.

    @goc

    Le problème est connu. Et les micro entrepreneurs classiques étaient déjà sous cette guillotine du dépasement de CA. La seule solution, pour ces personnes, c’est le suivi minutieux de leur facturation, afin de limiter réellement le CA. Et jouer avec les dates de facturation.

    Ca demande du temps et de la rigueur. Et la le risque, à mon sens, c’est qu’à vendre ce statut pour sa simplicité extrême, on ne permette pas aux AE de prendre en compte cette nécessité comme le faisaient les micro entrepreneurs (et pourtant bcp se sont fait avoir en ME aussi). Or ce risque est bien réel, et le franchissement de la barre fatitiduqe peut s’avérer ruineux pour celui qui ne s’est pas préparé (d’autant qu’il est de fait responsable sur ses biens propres).

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