Sur la these générale de l’article (accroissement des défaillances, risques de pertes, etc...) oui. Sur le billion non malheureusement.
Le graphique parle bien de billions au sens américain du terme.
Par ailleurs, il me semblait que le Quebec utilisait, lui aussi, comme la majorité des pays du monde, l’échelle longue, dans laquelle le billion est le carré d’un million, soit 1000 milliard ?
A noter que la Grande Bretagne et l’Irlande ne sont passsés à la notion billion des US que lors de la seconde moitié du siècle dernier. Avant 1950, un billion anglais valait un billion francais ... mais la mondialisation aidant, c’est le format US qui a gagné dans les pays anglo-saxons.
140% de leur revenus, ca donne 11 000 milliards d’endettement privé. Ca ne règle pas la question des 350% de dettes par rapport au PIB.
C’est meme inférieur à ce que j’ai retenu (puisque j’avais compté 15 000 milliards).
Donc si nous avons effectivement 350% d’endettement, il doit y avoir 22 700 milliards de dettes quelque part. Peut etre existe-t-elle ? Mais qui a fait cette dette, dans ce cas ?
Citez moi une banque qui fasse du crédit revolving en direct ? Moi, je n’en connais pas, mais je reconnais que je n’ai matériellement pas le temps d’éplucher toutes les offres de toutes les banques et sous banques (le CA n’a pas les memes produits selon la région, par exemple, ce qui complique d’autant le suivi des produits existants).
Donc je suis preneur. Un nom ! une marque ! Merci d’avance.
Et plus, une banque qui accorde un crédit révolving et qui ne vérifie pas les données bancaires de son client (alors qu’elle dispose des outils pour le faire). Contactez l’Afub, dites leur, ca va leur plaire.
« une simple verification permet de savoir que l’emprunteur est deja endetté »
Ah. Voyons voir, vous êtes un organisme de crédit, vous n’avez pas le droit de demander les relevés de banque, et votre client dit ne pas être endetté. Comment faites vous pour vérifier s’il est endetté ?
Vous êtes une banque, vous avez le droit de vérifier. Et, tiens, comme par hasard, on vous demande vos relevés de compte (si ce n’est pas votre banque), et même on vous rappelle parce que le virement vers la banque truc signifie soit un crédit soit un autre compte, et dans ce cas il faut donner aussi les justificatifs de ce compte...
« defaut de conseil, des abus de position dominates, des manoeuvres dollosives »
Je me demande si vous savez de quoi vous parlez....
Si vous suivez l’Afub, vous verriez qu’il y a des condamnations pour défaut de conseils. Il y en a en matière de crédit et en matière d’investissements (lorsque le conseiller a mal expliqué le risque de perte). Vous y trouverez aussi des annulations de créances des banques, des suspensions de créances (gel sans cout pour le client le temps de se refaire une santé), bref des tas de choses qui, selon vous, n’existe pas !
L’abus de position dominante n’a rien à voir avec le crédit. C’est une délit de concurrence qui nécessite la dominance de l’accusé. Vous connaissez une banque qui soit dominante, ce qui signifie qu’elle occupe plus de 50% du marché bancaire ?
Manoeuvres dolosives... Est-ce que vous savez ce que c’est, déjà ?
On est plus dans le civil, mais dans le pénal. C’est donc le Parquet qui poursuit le créancier supposé fautif (ce qui nécessite des éléments), ou le JI saisie directement par la partie civile, qui s’expose si elle ne dispose pas d’éléments probants.
Le dol est définie par le fait de délibérer tromper le cocontractant. Il faut que la manoeuvre établissant le dol (le mensonge) ait été décisif pour que le dol soit constitué. Une manoeuvre est dolosive si elle est trompeuse et nécessaire pour obtenir le consentement.
Une omission, par exemple, ne saura constituer une manoeuvre dolosive, sauf si l’omission est volontaire et nécessaire à l’accord du cocontractant, alors qu’elle sera toujours un défaut de conseil, tout aussi protecteur pour le client et bien plus facile à prouver.
En matière de crédit, on doit vous fournir PAR ECRIT les règles de fonctionnement du crédit, un plan de remboursement montrant les mensualités et le coût total. Et cet écrit fait foi. Difficile de mentir lorsque c’est le contrat lui même qui doit mentir, puisque le client va le lire ce contrat.
La dernière condamnation pour dol d’une banque concerne le garant d’un prêt. La banque ne lui avait pas transmis tous les éléments concernant le prêt garanti, ce qui a vicié l’accord de cautionnement puisque le garant n’aura pas accepté si la banque n’avait pas délibérément cacher des faits.
Alors ma vision des choses est certainement idyllique. Mais ceux que j’ai aidé dans la résolution de leurs problèmes ne se plaignent pas de mes efforts. Mais vous pouvez continuer à m’insulter, j’ai l’habitude.
« je maintiens que les banques se font du fric sur le dos des sur-endettés »
Je n’ai jamais dit que les banques perdaient nécessairement de l’argent. J’ai dit que la commission propose l’annulation d’une partie de la dette, et propose toujours un taux au pire égal au taux initial, mais que la durée variant, le total versé peut se montrer, in fine, supérieur au plan initial.
Vous, vous dites que le taux de ce plan est supérieur, ce qui mécaniquement créerait une mensualité supérieure au prêt initial, que le débiteur ne peut rambourser d’où sa présence en commission de surendettement.
« les creanciers, de leur cotés indiquent les sommes qu’ils reclament, »
Ils n’indiquent pas. Ils prouvent.
Il ne s’agit pas de dire « il me doit tant ». Il s’agit de prouver avec des contrats et des relevés de paiement, la dette initiale, l’amortissement effectué, les sommes non payées (ie : les intérêts non versés sur les prêts), les dépenses éventuelles de procédure (commandement de payer, frais d’huissier, de poursuites, ...) et le cas échéant les jugements obtenus, lesquels peuvent justifier d’une dette plus élevée (ex : vous êtes condamné au TI à rembourser une créance + 10% de pénalité, comme c’est un jugement, c’est l’intégralité qui est pris en dette).
Ensuite, le débiteur apporte les éléments qu’il peut, le plus possible, et s’il s’est fait aidé, tout cela bien organisé pour montrer qu’il veut s’en sortir et trouver une solution (on a beau dire, l’emballage fait beaucoup).
La commission étudie cela en vérifiant les éléments apportés par les deux parties. Elle retient la dette initiale moins les amortissements. Elle met de côté les frais de procédure, et étudie à part le cas des intérêts composés (la créance générée par les intérêts non payés par le débiteur). Elle identifie les capacités du débiteur, et propose un plan de sortie.
Et très très souvent, elle propose l’annulation des « dettes » accessoires comme les intérêts composés des crédits revolving, ou les frais d’huissiers répétés, etc... Elle le fait SI le débiteur est de bonne foi (d’où l’importance de l’emballage), c’est à dire qu’il vient avec un dossier bien monté dans lequel il prouve qu’il a fait ce qu’il a pû, le mieux possible, en tentant de trouver des solutions au plus tôt, et pas en attendant d’avoir 18 huissiers devant sa porte.
Maintenant, si vous avez vécu cette situation, dites nous si vous aviez joué la politique de l’autruche (« attendons, attendons, devant le juge on expliquera qu’on peut pas payer ») ou si vous aviez justement tenté de négocier au plus tôt une sortie de crise (« Monsieur le banquier, je ne peux plus payer 300 euros par mois, mon salaire ne le permet pas, mais si on baisse la mensualité à 180, je pense pouvoir tenir, et je vous le prouve ainsi ..... »).
Maintenant, je ne nie pas que tous les dossiers se passent bien. Mais je n’ai eu que 2 cas infructueux, et dans les 2 cas, la mauvaise foi était caractérisée (le premier, l’achat d’une télé 37" pour la coupe d’Europe de foot, alors même que les huissiers étaient à la porte, le second, un abonnement téléphonique couteux, sur 24 mois pour le fiston qui entre au collège, alors même que le budget est plus que dans le rouge).
Après vérification, il s’agit bien de billions ($BB) = 1 000 000 000 $.
On retrouve sur mortgagenewsdaily l’info suivante : "According to an article written last week by Eric Uhlfelder, Credit Suisse maintains that about $1 trillion in Alt-A and option payment mortgages
are scheduled to have rate resets in the next 30 months. These resets,
the bank says, could cause as much future damage as the subprime crisis
has already inflicted."
Ce
qui confirme que le graphique parle bien en billions, et pas en
trillions ni en billion billion (aux us un billion billion c’est un
milliard de milliard).
Maintenant si quelqu’un trouve ce rapport sur Internet, merci de poster le lien.
En complément, en Février dernier, Credit Suisse Research a publié un rapport, dont est être extrait le graphique (si j’en crois calculatedrisk). Il précise qu’actuellement, le volume de Reset concerne 1 milliards de dollars par mois, et que cela devrait monter à 14 milliards pour le pic, en Septembre 2011.
"Credit Suisse (CS) estimates (click here to see the chart) that the resets will begin to accelerate next spring,
rising from about $4 billion resetting in March 2010 to a peak of $14
billion in September 2011. "
Aux détails de chiffre près, l’article explique très bien un fait précis : le reset est le moment clé des défaillances. Credit Suisse estime donc que les défaillances, qui se produisent sur un volume d’emprunt d’1 milliard par mois actuellement, se produiront sur un volume de 14 milliards au plus en 2011.
Selon le graphique, en tout jusqu’en 2014, cela represente presque 2000 milliard de dollars, soit en gros le PIB de la France. Avec des défaillances, disons, de 35% (hypothese purement pifometrique) ca donnerait l’équivalent du plan Paulson qui disparatrait du jour au lendemain.