Le ratio tier one a toujours été un ratio mettant en rapport les capitaux propres et les engagemens, et non les dettes, avec pondération des engagements en fonction des risques associés.
La dette d’une banque vis à vis de son client intervient dans ce calcul, puisque la banque a un risque de retrait de cet argent. De même l’actif constitué par une créance auprès d’un emprunt (par exemple Paul qui a acheté son appartement à crédit), est un engagement puisqu’il y a risque de ne pas récupérer cet argent.
Ainsi, il est considéré, peut être à tord, qu’un engagement envers l’Etat (ie : de l’argent prêté à l’Etat) a un niveau de risque faible. Dans le calcul du ratio tier one, on retiendra cet engagement pour 10% de sa valeur nominale.
A contrario un prêt aux particuliers ou aux entreprises dépendra des conditions locales : dans un pays avec un fort niveau d’endettement, le risque de défaillance progresse, donc on retient une valeur plus importante pour les engagements que dans un pays avec un niveau d’endettement moyen.
Le calcul que vous nous donnez est plus proche d’un gross gearing, ce qui n’a pas le moindre intérêt dans le cas d’une banque. En schématisant, vous calculez le rapport entre votre dette immobilière, et le contenu de votre compte au 1er janvier, et vous concluez "mon emprunt immobilier de 300k vaut 50 fois ce que j’ai sur mon compte en banque, je suis en faillite".
La faillite, c’est l’impossibilité de faire face à ses engagements. On peut être en faillite avec très peu de dettes si on est dans l’incapacité de faire face à ses échéances, et ne pas êter en faillite avec beaucoup de dettes, c’est la capacité à faire face à ses obligations qui définit l’état de faillite ou non.
Pour reprendre l’analogie, si vous avez 20k de dettes, 5k sur votre compte, mais une échéance de 10k de remboursement qui arrive. Personne n’accepte de vous prêter les 5k qui vous manque, vous ne les avez pas. Avec un gross gearing (dettes / fonds, votre rapport µ ) de 6 (très en dessous des 35 de la GLE), comme vous ne pouvez payer votre échéance, vous êtes en cessation de paiement, en faillite.
C’est comme ca que des sociétés avec peu de dettes, mais peu de liquidités, font faillite.
Rechercher des clients prend du temps ... Vous réfléchissez sur le mode Indépendant pur uniquement.
Pour un travail obligatoire, il faut chercher des clients, c’est le boulot d’un indépendant. Est-ce que ca coute de l’argent ? Pas nécessairement. Ca coute avant tout du temps. Mais votre recherche peut se limiter à quelques coups de fils (gratuit avec votre ligne adsl) et quelques mails (idem).
Pour un indépendant pur, c’est plus compliqué, certes, mais si vous êtes un peu connu, ou que vous avez des amis bien placé qui savent que vous avez du temps et la volonté de faire ....... Le réseau ne coute rien (sauf un repas entre potes de temps en temps).
Je peux vous donner les coordonnées de personnes qui travaillent dans une SSII à 80% (développement, Itil, préproduction), qui sont indépendant par ailleurs (formation), et qui n’ont pas besoin de chercher de clients. Ils sont en train de migrer, d’ailleurs, vers une répartition 50 / 50 de leurs activités, avec accord de leur employeur.
Vous n’avez pas le temps en SSII (je suppose que vous travaillez dans une SSII), mais cela ne signifie pas que tous n’ont pas le temps. Tous ne sont pas développeurs ou CdP sur un projet charette parce que sous chiffré. Certains sont administrateurs, travaillent le WE donc 3j au lieu de 5, ont des réductions de temps effectif en raison d’un déplacement loin de leur domicile, etc...
Prenons un exmple. Un informaticien, salarié d’une SSII, décide de se lancer, en parallèle, dans la conception d’applications web. Il décide pour cela d’utiliser son ordinateur personnel, et des logiciels gratuits.
1) Indépendant classique (EURL ou EI).
Pas de TVA déductible, il n’a pas de frais (il utilise un matériel acquis avant la création de "sa boite" qu’il apporte en capital à celle-ci). Par contre, il facture la TVA (19,6% de son tarif) qu’il rembourse à l’Etat. Ses charges (EURL) seront calculée sur la base de son CA (30% en gros payable par trimestre d’avance sur la base du CA de l’année précédente et rectifié en Janvier). Il a des frais de comptabilité, de rappots annuels et de dépots des comptes au greffe du TC.
Il veut arreter (plus le temps). Pendant 1 an, il continue de verser l’Urssaf, jusqu’à ce qu’on lui rembourse le "trop versé".
2) auto entrepreneur.
Il facture 20% moins cher que dans le statut précédent. Donc il fait le même CA. Il n’a toujours pas de frais puisqu’il utilise un matériel acquis avant la création de "sa boite". Il verse 23,5% de son CA a l’Etat. Ce qui reste est du "net d’impot".
Il veut arreter (plus le temps), il déclare 0 en CA, ne paye plus rien, et déclare ne plus être auto-entrepreneur.
Non sérieusement, ce n’est pas un statut adapté à toute activité (inutile d’envisager de faire Plombier en auto entrepreneur, ce serait du suicide), mais pour certains types d’activité nécessitant peu d’investissement, c’est une solution à regarder.
"Oui en gros l’ancien principe de la micro entreprise."
Non, vous n’avez pas compris.
La micro entreprise est un régime fiscal, ca n’a rien à voir avec le statut social.
Auto-entrepreneur, c’est un nouveau statut social. Il vient en complément de ce qui existait, en apportant son lot d’avantage et d’inconvénients. Il a la particularité, contrairement à l’EI, l’EURL ou aux professions libérales en général, d’être contraint à respecter le statut fiscal de micro entreprise.