Avant d’écrire aussi long pour ne rapporter que les conneries colportées maintenant depuis 2 ou 3 semaines par tous les médias "indignés", commencez par lire les attendus du jugement.
Peut-être comprendrez-vous alors que le mari a été jugé également "de mauvaise foi" et à un même degré que son épouse. Mais j’ai des doutes très sérieux, bien que cela relève du programme de la première année de fac de droit.
Ce fait méritait d’autant plus d’être souligné que ce jugement emporte des conséquences de droit bien spécifiques. La juge a donc rendu un jugement exemplaire, mais la foule continue à réclamer sa tête. La foule, il n’y a rien de plus con : elle est capable de lyncher un magistrat. D’ailleurs, que dire de plus lorsqu’elle veut faire de cette décision de justice un problème religieux, intéressant plus particulièrement l’islam, thème très porteur à notre époque.
Je pense que vous avez laissé de côté un élément essentiel de cette histoire : le contournement de la loi de 2004.
En effet, si on lit (et si on applique) cette loi au pied de la lettre, elle ne concerne que les "signes" portés sur lui par l’enfant, et non ceux qui figurent sur son cartable ou sur ses cahiers et qu’il sera très difficile d’interdire.
Article L141-5-1 (Code de l’Education.)
Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le portde signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
Le règlement intérieur rappelle que la mise en oeuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève.
Il est donc probable qu’il faille légiférer à nouveau ou attendre les premières décisions de justice.
Je note toutefois que plusieurs confessions se livrent à ce nouveau sport, une nouvelle opportunité étant fournie par les fabricants de cartables.