On peut aussi considérer la position de l’église relativement au suicide : selon votre chapelle, le droit de se donner la mort n’est pas reconnu à l’individu. C’est considéré comme un crime contre dieu, seul détenteur du pouvoir de faire naître et de faire mourir. C’est bien pratique, car n’importe qui pourrait aller tuer le locataire du châtiau et se donner la mort ensuite.
Les religieux prétendent donc, sans la moindre preuve, qu’il y a une vie après la mort, et même un jugement dernier. Au cas où des kamikazes auraient l’idée saugrenue d’aller se rebeller.
En tant qu’avocat, je pense que vous savez que, dans le cas d’un suicide, la non-assistance à personne en danger n’existe pas. Le juriste considère donc que le suicide est un acte de volonté personnelle, qui n’engage aucunement la responsabilité collective, ou en tout cas, d’autrui.
D’ailleurs, dans certaines religions, le suicide, quand il s’agit de détruire des ennemis, non seulement n’est pas un tabou, mais est glorifié. Parlez donc pour le christianisme, pas pour les autres mouvements religieux. Tout est relatif et ne vous permet pas de tirer des généralités.
En conclusion, oui, vous êtes un religieux, et de la pire espèce : un religieux intolérant, un psychorigide.
Une telle violence dans votre propos m’a fait peur et je me suis demandé si, sans le vouloir, je n’étais pas aussi tombé dans l’invective et la haine de mon contradicteur dans mon propre article sur le sujet. Heureusement, il n’en est rien.
Dans votre article, il n’est nullement besoin de lire tout un paragraphe pour tomber dans l’injure : la violence du titre suffit.
Mais, comme vous ne voyez la poutre que dans les yeux des autres, il est parfaitement normal que vous vous donniez vous-même l’absolution.
Pour les propos de Mme Royal, je suis en possession des chiffres : chez Acadomia (puisqu’elle à cité cet organisme) les "enseignants" sont à 80% des étudiants, à 15% des demandeurs d’emploi, à 5% des enseignants, dont 2% en activité.