Savoir 6X7=42 et ne pas parvenir à résoudre " 6 palaces à 7€ chacune" n’apporterait rien... la multiplication avant d’avoir une technique a un sens.
Ouah ! Quelle découverte ! Vous devriez franchement écrire un ouvrage sur le sujet ! Je vous rassure : il y a 40 ans aussi, on faisait d’abord découvrir le sens des opérations bien avant d’apprendre de quelconque tables. Vous prenez franchement les anciens "instits" pour des cons ?
Mais est-il si difficile de comprendre le sens de la multiplication qu’on doive y passer 4 années scolaires ?
Vous tombez franchement dans la caricature et la mauvaise foi : qui vous a dit que les tables de multiplication devaient être apprises avant l’étude même de l’opération ? Où ai-je jamais affirmé une telle ânnerie ?
Par ailleurs donner un sens 6X7=42 c’est anticipé sur le sens de la division 6X ?=42...........
Oui. Et ... ? Il n’empêche que si l’enfant ne sait pas quel nombre il doit écrire à la place du point d’interrogation, il ne saura pas résoudre l’énigme 6 X ? =42. Votre enseignement repose sur l’ENIGMATIQUE. Pas étonnant que, dans certaines classes, les élèves s’ennuient au point de semer la panique.
Je vais cesser cet échange, car à l’évidence, vous cherchez à peu près tous les arguments possibles pour ne rien faire faire à vos élèves. Je sais, ce n’est pas agréable à entendre, mais vous êtes bien dans la logique de la fabrique de crétins à grande échelle, ce que l’école est devenue depuis maintenant une grosse décennie : 5 à10% d’enfants qui sont catalogués "dyslexiques" alors qu’on ne leur donne aucun goût ni méthode pour la lecture ; des handicapés du calcul parce qu’on leur a fait "découvrir" toutes les possibilités pour obtenir 36 à partir d’un multiple quelconque, démarche accessible à un grand ado, pas à un enfant qui aime plutôt résoudre des situations très concrètes !
Voilà en gros ce que privilégier l’acquisition des compétences sur celle des savoirs a donné ces dernières années : il n’y a pas à privilégier les unes au détriment des autres ; simple parti-pris de pédagogiste.
Bon courage avec la division au CE1, la règle de trois au CM2 (si vous voulez des fiches de préparation sur la proportionnalité (CM1-CM2), je suis à votre service.) Car si vous voulez poursuivre votre logique, on peut aussi, dès le CE, poser la situation suivante :
un bonbon coût 5 centimes. Combien côuteront 2 bonbons, 4, 5, 7, etc... Mais on peut poser aussi la question : combien de bonbons pourrai-je acheter avec 45 centimes ? 60 centimes ? et dresser un tableau de proportionnalité. Et là, on aborde du même coup la multiplication et la division, ce qui répond à votre éligmatique 6 X ? = 42.
Seulement, voilà : quand je vois une prof écrire :"Lorsqu’ils vont être confrontés à la division au CE1, ils vont f... le bazar" je comprends mieux qu’on cherche plutôt à n’enseigner que ce qui permettra de maintenir le calme dans une classe plutôt que de se poser la question : "comment vais-je faire passer telle notion sans ennuyer les enfants." Ce n’est pas la même démarche, j’en conviens.
On a tellement de mal à former les enfants à l’apprentissage des langues étrangères qu’on en vient à ... essayer de les éviter en les remplaçant par l’Espéranto. Pourquoi pas le Volapük ?
J’ai appris toutes mes tables par coeur, et je ne m’en sors pas plus mal. Je ne suis pas traumatisé, j’ai eu mon Bac C avec mention Bien, et je n’ai trouvé que des avantages à connaitre mes formules par coeur.
Certes, mais pour être capable de mémoriser une formule "par coeur" comme vous le dites, il faut nécessairemet la comprendre.
Si ce n’est pas le cas, la mémorisation sera bien plus difficile et incertaine, et il est même possible que la "bonne formule" ne soit jamais appliquée dans un problème où elle devrait l’être.
En revanche, il n’y a pas à "comprendre" pourquoi 6 fois 7 font 42. C’est comme ça et il faut le savoir le plus tôt possible pour libérer le plus de temps possible pour le raisonnement.
"Heureusement qu’il y a encore un grand nombre d’enseignants soucieux d’une certaine exigence et capables de transmettre les valeurs de l’effort. Ces enseignants sont bien souvent appréciés des élèves dès lors que le respect mutuel est de mise avec un principe que je peux résumer ainsi :" ferme mais souple et en tout cas juste"
Voilà au moins un point (s’il n’en existe qu’un) sur lequel nous seront incontestablement d’accord.
Contrairement à ce que croient beaucoup de profs / instits, les élèves apprécient ceux qui leur "font faire des choses." Et des choses variées et même difficiles.
Bref, quand les enfants ne s’ennuient pas, il n’y a pas de discipline à faire, et ils vous en savent gré, car le chahut, c’est toujours l’insécurité pour les plus "sages". Et le rythme et l’ambiance de travail s’améliorent rapidement.
Tout le monde, au cours de sa scolarité, a eu des profs qui se faisaient chahuter et d’autres pas. Sans doute y a-t-il également un charisme propre à ces derniers, mais je n’en suis même pas certain : quand un maître est exigeant avec ses élèves, il doit l’être tout autant envers lui-même. Le "secret" est peut-être tout simplement là. Il n’y a donc pas de secret.
Pensez-vous vraiment que la situation que nous connaissons actuellement ne s’est jamais produite auparavant dans l’histoire ?
« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »
Oui, nos chers petits sont devenus des tyrans, pour leur parents et pour leurs "maîtres". Ne leur donne-t-on pas ce qu’ils veulent à la maison, juste pour avoir la paix ? C’est certainement une capitulation des parents mais aussi des enseignants qui ne leur demandent plus aucun effort. On se contente d’un enseignement "a minima", sans aucune ambition.