Matthew 10-34 :"Think not that I am come to send peace on earth : I came not to send peace, but a sword."
Déjà c’est pas très sympa pour tous les ceusses qui ne parlent pas l’anglais. Je signale donc qu’il existe de très bonnes bibles en français, pas prétentieuses pour un sou.
Matthieu, 10-34 : "N’allez pas croire que je suis venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère, et la bru à sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa famille."
Evidemment, si on donne un sens littéral à ce verset, on ressemble plus à un néo-con qu’à un catholique.
"Car la troisième spécificité de ce mouvement est qu’il a eu lieu lors d’une période de croissance économique (les trente glorieuses) sans chômage"
Je n’ai pas lu la suite : la révolte étudiante est venue du simple fait que toute une catégorie d’étudiants (les "lettres") se retrouvaient au chômage après le bac ou la fac (voir la réforme Christian Fouchet.)
Votre analyse est donc totalement fausse, d’autant plus que dès janvier 1968, des grèves dures se déroulaient dans les usines : le monde ouvrier était aussi concerné (voir la grève de l’usine Saviem à Caen et les incidents du 28 janvier.) Il ne s’agissait nullement d’un "mouvement intellectuel", désolé pour vous.
Du coup votre "analyse bobo-gaucho" de mai 68 ne tient plus la route et se perd dans le flot ininterrompu des analyses tronquées et idées reçues. Quant aux "trente glorieuses", je suis sans doute un original qui, en raison de mon âge, ai dû passer au travers sans jamais les voir ! Où voyez-vous cet "âge d’or" quand on sait que les accords de Grenelle ont débouché sur une augmentation de 35% du SMIC et d’une autre, assez substantielle, sur les tous les salaires ? Le monde capitaliste a tremblé en 68. Aujourd’hui, il montre fièrement la dépouille de "la bête" et son héritage au badaud peuple incapable de réagir, trompé par les partis politiques. Et vous ajoutez une couche à toutes les pseudo-analyses qui se stratifient depuis 40 ans.
comment fait-on pour réussir à placer dans un immeuble un engin volant de 150 tonnes à 650 km/h au milieu des tourbillons de ville en sortant en prime d’un long virage alors qu’un pilote professionnel serait incapable de le faire ?
Si même un pilote professionnel ne peut loger un avion de cette taille dans une tour, à mon avis, un amateur aura encore moins de chance de réaliser cet exploit. Alors, qui ?
Il faut donc admettre l’existence d’une piste inexplorée jusqu’ici : les extra-terrestres.
"On va effectivement cotiser 41 ans puis 42. Je dirai malheureusement. Si nos parents avaient élevés plus de gosses on ne serait pas autant dans la merde. Mais maintenant c’est fait. C’est un simple problème de nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités."
Je crois que vous faites une grossière erreur d’interprétation sur la pyramide des âges. La tranche d’âge qui arrive aujourd’hui à la retraite (mettons 60 ans) est celle qui est née en 1950, celle du "papy boom". Cette génération est effectivement "nombreuse", mais ceci répondait à une politique nataliste du gouvernement de l’époque.
Vous regrettez que cette génération n’ait pas fait plus d’enfants. En faisant partie, j’ai eu 3 enfants et je ne regrette pas de ne pas avoir procréer davantage car il est plus que probable que j’aurais encore un ou plusieurs de ces enfants à la maison, à ma charge, par manque de travail.
Il y a en France 7 millions de chômeurs, précaires, mis sur la touche à 50 ans ou ne trouvant rien avant 25 ans, classés "inaptes au travail" ! (je ne parle pas des handicapés.)
Il s’agit bien d’un problème de nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités et il serait stupide de le nier, mais réduire le problème à une affaire de démographie me paraît très contestable : il s’agit davantage d’un problème d’actifs par rapport au nombre de retraités, c’est à dire d’un problème d’emploi. Si nous avions une situation de plein emploi, le problème ne se poserait pas. Donc, la responsabilité de la dette actuelle ou future est surtout un problème lié à la capitalisation des outils et des revenus du travail, donc aux dé-localisations, à la mondialisation.
On rejette souvent la responsabilité sur la génération du "papy boom". C’est oublier que ceux-ci ne sont plus employés depuis longtemps pour certains et que beaucoup ne toucheront jamais une retraite suffisante pour vivre décemment. Ceux qui ont pris leur retraite il y a 10-15 ans sont de loin les mieux lotis ! Et ces gens-là sont nés avant ou pendant la 2nde Guerre Mondiale, avant le "papy boom" (ils ont 65 ans ou plus.) Eux ont bénéficié du nombre élevé des cotisants de ma génération. Mais la génération née immédiatement après la guerre (qui arrive à 60 ans en 2005-2010) n’est pas tirée d’affaire, il s’en faut de beaucoup.
Voilà, je voulais juste attirer votre attention sur ce fait.
"Cela reste vrai, quoi qu’en pensent pleureurs et pleureuses de notre pays d’assistés."
Pays d’assistés ? Mais, tout a un coût dans une société capitaliste, et on voit mal comment on pourrait supprimer toute aide aux démunis sans risquer des grèves, des révoltes.
Ce que vous appelez "assistanat", on devrait l’appeler "financement de la paix sociale". Une dépense incontournable, mais qu’on va recalculer au plus juste quand l’ANPE et les ASSEDIC seront aux mains du patronat.
Pour les retraites à la SNCF ou ailleurs, le sujet a été traité ici en son temps. Ne vous y trompez pas : en désignant des "nantis" à la vindicte populaire, le gouvernement vous mène en bateau. Bientôt, vous cotiserez 41 ans, puis 42, etc... Et vous regretterez peut-être de ne pas avoir été solidaire des "nantis", encore que, vu vos propos, j’ai quand même un doute : vous êtes bien endoctriné.