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abelard

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Tableau de bord

  • Premier article le 29/09/2012
  • Modérateur depuis le 16/04/2013
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Derniers commentaires



  • abelard 19 août 2009 00:46

    En ce qui concerne le fameux volontariat, voilà ce qui risque de se produire très vite...

    Et vive le 15 aout au BHV



  • abelard 18 août 2009 22:22

    Mon Loulou,
    Vous exposez des poncifs de la droite moyenageuse, mais vous le faites avec pondération, ce qui vous honore.
    J’utiliserai donc, pour vous contredire, le ton que l’on emploie pour parler à un être humain, ce qui me changera sur ce site.
    Tout d’abord vous ne cessez d’écrire qu’à votre sens le travail du dimanche doit être payé double, ce que la sarkoloi n’assure absolument pas. En conséquence je suis ravi de vous accueillir parmi les opposants à ce texte idiot. (pour mémoire, nous devons cette poussée acnéiquo-législative au fait que Madame Clinton de passage à Paris se soit étonnée de la fermeture dominicale de la boutique Hermès... C’est dire le scandale et la bassesse prosternatoire de l’élu de tous les Français).

    Nous pouvons en effet, comme vous le faites, argumenter ad libitum semper sur les avantages et inconvénients d’un tel retour en arrière.
    Mais, comme l’arbre qui cache la forêt, se fixer sur un tel détail implique de ne pas voir ce qui justifie la politique d’ensemble de la sarkozie agissante. Comme le soulignent quelques agoranautes plus futés que les autres, la cible n’est rien de moins que de détruire les avancées historiques du conseil national de la résistance. Le problème est de savoir pourquoi.

    Que la droite soit dépourvue de coeur importe peu, voire pas du tout. En effet, le coeur, la générosité, la grandeur d’âme, appartiennent à la vie privée et les salauds sont aussi bien répartis à droite qu’à gauche. Les Besson, Kouchner et autres boursouflures indignes sont là pour nous rappeler qu’on peut être une crapule sans avoir biberonné au RPR.
    Le problème n’est donc pas le coeur, mais l’efficacité.
    Or qu’est ce que l’efficacité ?
    Une société efficace est un régime politique stable qui garantit à l’ensemble de ses citoyens la possibilité d’une « bonne vie ». (Pour la définition d’une bonne vie, voir les philosophes antiques).
    C’est la raison pour laquelle la droite ne sera jamais efficace et qu’elle est condamnée à une succession d’échecs plus ou moins dramatiques.
    En effet, la droite ne vise qu’à une seule chose : la perpétuation de la domination d’une infime minorité sur la société toute entière. En renonçant ainsi à l’efficacité elle jette les citoyens les uns contre les autres en générant un chaos que seule une justice aux ordres appuyée sur un appareil de surveillance et de police démesuré peut étouffer un certain temps.
    Ce n’est pas de coeur dont manque la droite, mais d’intelligence.
    Pour asseoir sa domination au cours des âges, la droite a toujours su trouver des théories justifiant l’état de fait : de l’essence divine à la sainte propriété privée il n’y a pas solution de continuité.
    Cette vision des chose est d’ailleurs une vision raciste : le pauvre n’est pauvre que parce qu’il est génétiquement déficient et incapable. Aux US aujourd’hui le riche est toujours considéré comme étant l’élu de dieu... D’où d’ailleurs l’appétit des gens de droite pour tout ce qui touche à la génétique ; du darwinisme social au brevetage du vivant en passant par la recherche du chromosome de l’alccolique ou de l’homosexuel. De ces théories fumeuses tous les scientifiques rigolent aujourd’hui, ce qui n’empêche pas le président de la France de se déclarer convaincu qu’il existe un chromosome du pédophile et une faiblesse génétique du suicidé.
    Comprenons les imbéciles, l’enjeu est important : il s’agit non seulement de justifier une domination présente, mais de la projeter dans l’avenir. En témoignent la propulsion pathétique d’un Jean Sarkozy ou l’avalanche de « fils et filles de » dans l’industrie, les médias ou la finance. Le bon peuple est prié de croire que comme pour les chiens : « Bon sang ne saurait mentir ».
    (le plus amusant dans l’histoire est que comme pour les chiens de race une endogamie trop restreinte finit par la débilité, la seule classe réellement tarée génétiquement est celle des monarques européens ravagée par l’hémophilie)

    Le sentiment de supérorité, l’hybris des grecs, allié au pouvoir politique et à la technologie débouche invariablement sur des crises dramatiques, qu’elles soient politiques, économiques ou sociales. C’est ce que nous vivons actuellement.

    Quel rapport avec le travail du dimanche ?
    Eh bien le simple constat que cette nouvelle sarkoloi s’inscrit tout à fait dans cette démarche absurde car le paradoxe est patent.
    Les progrès de la technologie induisent une augmentation de la productivité. Pour produire le même objet l’industrie a besoin de moins en moins de bras. A population active égale cela signifie logiquement qu’il faut baisser le temps de travail si l’on veut conserver le même nombre d’emplois. C’est d’ailleurs la dynamique de l’histoire.
    C’est un argument économique, pas une raison de coeur.
    L’idiot inutile sarkozyste, celui là même qui croit au chromosome de la pédophilie, inverse la proposition : travailler plus pour gagner plus (et donc consommer plus et donc créer plus d’emplois et donc produire plus et donc etc...). Ce qui est d’une insondable bêtise car cela suppose.
    - Que les ressources naturelles soient inépuisables et restent gratuites.
    - Que l’appétit de consommation suive exactement la courbe de l’augmentation du revenu.

    Ce qui est faux.
    Une étude canadienne comparait récemment l’augmentation du revenu au sentiment de « bien être ». Le constat est que les deux courbes décrochent au niveau de la moitié des ressources de l’américain moyen. C’est à dire qu’une augmentaion du revenu à partir de ce seuil ne déclenche plus d’amélioration significative de la vie. La consommation reste à peu près stable... Ce qui se conçoit fort bien quand on possède un minimum de bon sens. Si j’ai besoin d’une baguette de pain par jour, ce n’est pas parce que je gagnerai deux fois plus que j’achèterai deux baguettes.
    D’autre part, la ruée vers le toujours plus sarkozien, cette fuite en avant dans le non sens est strictement ce que l’on appelle une pyramide de Ponzi, ou une cavalerie pour rester français. Une escroquerie à grande échelle extrèmement fragile puisqu’il suffit qu’un élément cède pour que tout s’écroule. Madoff est en prison à cause de cela, mais Nicolas Sarkozy est au Cap Nègre, allez comprendre...
    Il suffit de regarder avec un peu de lucidité le résultat des années sarko pour voir l’échec de cette nouvelle tentative dogmatique.
    Malgré la baisse de la population active due au départ à la retraite des baby boomers, le chômage a augmenté en France bien avant les effets de la crise financière, le revenu disponible des ménages s’est tassé, les inégalités ont augmenté, la violence sociale s’est accrue, la confiance dans l’avenir s’érode etc...

    Il ne nous reste plus qu’à écrire la « chronique d’un drame annoncé »...



  • abelard 10 août 2009 12:16

    J’ai fait le même genre d’expérience que monsieur Roungalashinga, je peux en témoigner.

    J’avais un groupe d’amis brillants, révoltés, jeunes, forts. Nous nous réunissions autour de bouteilles d’eau gazeuse et nous refaisions le monde à notre façon en riant.
    Moi je n’ai jamais voulu toucher à l’eau gazeuse, ma maman ne voulait pas et j’ai toujours voulu controler mes rots avec lucidité.
    J’ai bien fait de m’abstenir.
    Aujourd’hui mes amis ne sont plus du tout ce qu’ils étaient alors. Ces jeunes loups sont devenus de braves pépères avachis. L’un a perdu tous ses cheveux, un autre ne sait plus quoi faire de son ventre et tous sont devenus incapables de parler d’autre chose que de CAC 40 et de vacances à Palavas... Sans compter la vue qui baisse, les douleurs dorsales et l’érection vacillante.
    Mon regard sur l’eau gazeuse et ses effets catastrophiques a donc bien changé, c’est vrai que vu son mode de production industriel on ne sait plus trop quel gaz est contenu dans ces damnées bouteilles, peut-être du zyklon B ?
    Il est en tout cas urgentissime d’interdire la vente de ce poison car cette expérience vécue par moi même prouve bien une chose : ceux qui (comme moi) n’ont jamais approché une bouteille d’eau gazeuse vivent jusqu’à leur mort une jeunesse éternelle.



  • abelard 4 août 2009 18:07

    Bravo Morice pour cette belle série d’articles.

    Documentés, bien écrits, passionnants, ils ont de plus l’avantage de faire courir en tous sens les cloportes de tous poils. (Avez vous déjà vu un cloporte poilu ? abject !).

    Pour compléter vos informations je vous recommande l’écoute de la série d’émissions « Les années jungle » entre 16h et 17h sur France Culture. Michel Le Bris et Patrice Blanc Francard racontent l’amérique des années 1920 et montrent que ce qui s’est produit dans l’allemagne des années 30 a été initié aux USA 10 ans avant.

    Attention à vous, gentils cloportes poilus, vous risquez de finir comme Henri Ford terrassés par votre propre connerie.



  • abelard 3 juin 2009 14:02

    Cet article réussit le tour de force d’être à la fois consternant et intéressant.

    Consternant pour des raisons multiples :
    Les raisonnements exposés ici présupposent que l’économie est une science dure, ce qu’elle n’est justement pas. Elle est tout juste, comme l’histoire ou la sociologie, une tentative de collecter des faits avérés servant à éclairer tel ou tel aspect de l’histoire de l’humanité. Rien de plus. C’est la raison pour laquelle elle ne peut être prédictive.
    Un raisonnement scientifique à vocation prédictif est un aller retour entre les faits et la théorie. Il fonctionne de la façon suivante : Faits, Théorie, Vérification par les faits validant ou invalidant la théorie. Pour l’économie le raisonnement ne peut fonctionner que par : Faits, Théorie. Il n’y a pas de vérification car les expériences ne sont pas reproductibles.
    Conclusion, les fameuses prédictions des économistes sont tout à fait comparables à celles des astrologues, la crise actuelle nous le démontre de façon éclatante.

    Consternant toujours car les idées « philosophiques » développées dans cet article sont à peu près celles du XVIIème siècle. Ce n’est d’ailleurs certes pas un hasard si Descartes y est cité. Comment peut-on au XXIème siècle continuer à opposer « rationalité » à « esprits animaux » ? Faisant abstraction de toutes les avancées scientifiques des biologistes, physiciens, neurologues, cogniticiens, anthropologues etc... ?
    Quelle est donc la nature de cette rationalité ?
    En économie elle ne signifie qu’une chose : obéissance à ses intérêts financiers à court terme. L’homme ne serait donc « rationnel » que si et seulement si il ne raisonne qu’avec son porte feuille ? Totalement stupide !

    De même, laisser entendre que les « affects » viennent polluer la prise de décision rationnelle est une ânerie. Il se trouve que c’est juste l’inverse qui se produit : sans « affect émotionnel » l’être humain se trouve incapable de prendre la moindre décision (cf « le cerveau des émotions » A. Damasio)
    Que vous le vouliez ou non, l’être humain est un animal complexe qui échappe à la logique monomaniaque et pathologique dans laquelle les économistes voudraient le voir enfermé.

    Je vous passe toutes les autres niaiseries contenues implicitement dans ce fatras de stupidités en soulignant tout de même celle là : pour qu’il y ait césure ontologique entre l’homme et l’animal, il faudrait que l’homme ait été créé ! (Ce que croyait Descartes, mais difficile à défendre depuis Darwin)

    Intéressant donc, quand même, sur un seul point, cet article. Il démontre encore une fois dans quelle fange intellectuelle se débattent les augures-économistes. Prêts à dire n’importe quoi pour ne pas perdre le pouvoir qu’ils se sont octroyé pour le plus grand bénéfice de l’oligarchie.

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