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abelard

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Tableau de bord

  • Premier article le 29/09/2012
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Derniers commentaires



  • abelard 26 mai 2009 00:31

    L’orthographe est l’intelligence des imbéciles dis tu ?

    Tu as mille fois raison mon gros lapinou, je constate d’ailleurs qu’il y a beaucoup moins de fautes dans ton dernier post que dans le précédent.
    Deviendrais tu de plus en plus crétin ?
    L’impression se confirme à la lecture de ton poulet...

    Je mens en disant que la droite d’aujourd’hui se vautre dans l’atlantisme de la même façon que celle d’hier se complaisait dans la collaboration ?
    Il ne suffit pas de l’éructer, il faut le prouver...

    Moi je le prouve :
    Ne vois tu pas les gaullistes se bousculer dans le sarkozysme la bouche ouverte en réclamant prébendes, fromages et fonctions ?
    Comme ils ont gobé le coup d’Etat de la ratification du traité de Lisbonne malgré le référendum, comme ils ont applaudi de leurs mains baguées d’or le retour de la France dans l’OTAN...
    Et ils osent encore se dire Gaullistes, ces larbins de la bannière étoilée ?

    Quant à ceux qui se sont vautrés dans la collaboration... On ne sait lequel choisir : Pétain peut-être ?
    A vrai dire, et pour lui rendre hommage, un seul d’entre eux, je dis bien un seul, ne s’est pas déshonoré : le colonel de la Rocque, chef des croix de feu, mort des suites de sa déportation.
    Mais un seul homme fidèle à ses convictions ne sauve pas la droite française.

    Je comprends ta colère, mon bichounet, mais il ne fallait pas choisir de défendre la famille politique la plus prompte à la corruption.
    Eh oui, la droite française n’a jamais pu résister à l’appel du billet de dix mark, comme aujjourd’hui elle rampe sur le ventre pour un billet de dix dollars...



  • abelard 25 mai 2009 22:20

    Cher Nico,

    Comment répondre à ton message en quelques mots ?
    J’en suis incapable. Tu me pardonneras donc de passer sur quelques unes de tes questions.
    D’autant que ton post me fait réfléchir... Comme tu le vois, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.
    Je serai en effet bien en peine de te citer un cinéaste français aussi baroque que Fellini ou méditatif que Tarkovski.
    Mais je crois que tu te trompes en disant que : « Les films français tiennent généralement par la qualité et le côté très écrit de leurs scénarios ».
    Pour moi, c’est l’inverse qui est vrai.
    Je pense que la valeur esthétique d’une image ne vaut que si elle est au service d’un scénario. C’est à dire si la forme est en corrélation avec le fond. Si le fond manque, on se retrouve chez Peter Greenaway ; un truc insupportable.
    L’inverse n’est pas vraie. Un fond travaillé et une forme balbutiante donnent un film comme « Festen » par exemple...
    Il y a eu en France de très grands réalisateurs filmant avec génie : Renoir, Carné, Cocteau, Gance, Feyder, Clément etc... Même certains délires de Franju.
    Sans la nouvelle vague, nous aurions peut-être pu avoir des cinéastes à la Fellini. Mais Truffaut et sa clique l’ont interdit.
    -Ils ont condamné le cinéma « de studio » comme ringard et dépassé. Fellini ne tournait qu’en studio.
    -Ils ont éliminé le scénario et les scénaristes (cf le « meurtre » de Jean Aurenche par Truffaut). Or ce cinéma que tu sembles aimer nécessite un véritable travail de scénario. Pas question d’engager des sommes rondelettes sur la bonne mine d’un ex-critique des cahiers disant qu’il écrira son film avec sa caméra (l’un des dogmes de la nouvelle vague, la fameuse caméra stylo).
    Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si tu cites Resnais et Clouzot. Resnais a toujours travaillé avec de grands scénaristes dont il reconnait le travail (il ne signe jamais « un film »de, mais « réalisé par »). Quant à Clouzot, il était lui même un très bon scénariste et un dialoguiste d’exception.

    Le malheur des films français en général vient de là. Ils n’ont pas de scénario.
    S’ils te semblent très écrits, c’est parce qu’ils sont mal dialogués et que leurs réalisateurs trouvent très malin de dissimuler le néant de leurs propos derrière de grandes phrases creuses (citer Blaise Cendrars par exemple pour Desplechin où répéter en boucle « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde en tous sens... » par exemple pour Truffaut).

    Personne n’a jamais trouvé de raison valable pour se farcir un Rohmer, surtout après leurs dates de péremption, quelques mois après leur sortie. En revanche, pour une soirée à rire entre amis, après « Dumb et Dumber » je te conseille « Le genou de Claire » hilarité garantie.



  • abelard 25 mai 2009 21:38

    @Jakmachin

    Fais un peu attention à ton orthographe, mon lapinou, même en te pardonnant tes fautes de frappe il n’en demeure pas moins que tu as une orthographe à chier.
    Pour un droitier nationaliste, ne pas savoir manier sa langue natale, ça fait tâche. Prends exemple sur ton maître Le Pen et révise tes imparfaits du subjonctif...

    Je devrais te citer un cinéaste de la vraie droite ? Pas celle qui mondialise ?

    Mon pauvre biquounet, mais dans quel monde vis tu ? Quel âge as tu ?
    Est-ce de ma faute à moi si comme à son habitude la plus grande partie de ta famille politique est allée à la soupe et mignardise aujourd’hui le postérieur américain comme elle suçotait gentiment le fondement allemand hier ?
    Même si tu me demandais de te citer un homme politique de droite qui ne mondialise pas, j’en serais incapable. De Villiers ? Peut-être en oubliant que c’est à lui qu’on doit la privatisation de TF1 transformée en télé pisse série américaine, d’origines ou copiées.
    Il n’en reste pas moins que Von Trier est un réac, que tu le reconnaisse ou non ne change rien.

    Puisque tu en parles, permets moi de me pencher sur le cas d’Autant-Lara.
    C’est vrai que sénile avant l’heure, il a fini dans les bras de Le Pen. Plus par aigreur, sans doute, que par conviction. Comme tu le dis, il avait subi les foudres de Truffaut, le grand imprécateur.
    Pourtant Truffaut et Autant-Lara partageaient le même genre d’idéologie. Analysons, si tu le veux bien, le fond de la « Traversée de Paris ».
    Gabin y campe un peintre (un intellectuel artiste) croisant par hasard Bourvil, un prolo prêt à trafiquer pour survivre à la guerre.
    Je te passe leurs tribulations que tu connais sans doute aussi bien que moi. Je m’arrêterais juste quelques instants sur la fameuse scène du bar où Gabin comprend que le patron « protège » une juive et en profite pour la mettre en esclavage. Scène qui se conclut sur le célèbre « Salaud de pauvre ».
    C’est la fin du film qui est intéressante. Gabin et Bourvil sont arrêtés et embarqués par les allemands.
    Tandis que Bourvil est désigné comme otage et emmené en camion, Gabin se voit sauvé par un nazi amateur d’art qui connait son oeuvre et le libère.
    Le film se termine après la guerre, dans une gare ou monsieur Gabin, vêtu en grand bourgeois croise Bourvil qui a survécu et est devenu porteur...
    Quel sens donner à ça ?
    Eh bien tout simplement le sens du monde pour Autant-Lara.
    Quand on est prolo, on le reste. Chercher à sortir de sa condition, comme le fait Bourvil, ne mène qu’aux pires ennuis. De fait il manque d’un cheveu de se faire fusillier. Mais qu’on lui donne un boulot à sa mesure (ici porteur de bagages) et le prolo est heureux et reconnaissant.
    Il existe par contre une espèce d’hommes élus. Les gens raffinés, les intellectuels, les artistes, qui eux sont toujours au dessus de la mêlée, parce qu’ils se reconnaissent entre eux, se soutiennent et se respectent quelques soient leurs idées politiques ou leurs origines. La scène où Gabin rencontre l’officier nazi est un chef d’oeuvre du genre qui répond à la scène de la « grande illusion » entre Fresnay et Von Stroheim où ces deux officiers discutent de la fin de l’aristocratie.

    Comme tu le vois, Autant-Lara n’hésitait pas non plus à brouiller les cartes nationales. Pour lui il existait une élite supra nationale destinée à s’erichir et à commander. Elite dont il faisait partie, évidemment (en tant qu’artiste).
    Et le reste du monde, le bas peuple représenté par Bourvil n’était là que pour obéir. C’est d’ailleurs ce qui rend les prolos heureux.

    Cette façon de penser élitiste et arrogante est exactement celle que développait Truffaut. Ils ne se sont opposés que pour des raisons de pouvoir, pas d’idées...



  • abelard 25 mai 2009 20:14

    Et si on profitait de cet article pour débattre vraiment de cinéma ?
    Il y a tellement de choses à dire, sérieusement cette fois...

    Tout d’abord, il n’est pas vrai de dire que le cinéma français est financé par nos impôts. Par la redevance oui en ce qui concerne le soutien (en pré-achat) à la production des films. Mais c’est une toute petite part.
    L’argent redistribué par le CNC provient d’une taxe sur le prix des billets vendus. Ce sont donc les spectateurs qui financent le cinéma français, même les inconditionnels du cinéma américain.
    Ce mode de redistribution peut être jugé injuste, agacer, scandaliser même (en ce qui me concerne), mais on ne saurait lui dénier une véritable efficacité. Il suffit de discuter avec des cinéastes étrangers pour se rendre compte de la chance que nous avons : la France a pu préserver son cinéma national à la différence de la plupart des pays écrasés par la machine américaine.

    Mais vouloir que ce système se perpétue n’implique pas l’absence de critiques. Avec le même argent on pourrait faire beaucoup mieux.

    Comment ?

    En changeant tout d’abord les règles du CNC.
    Il faut savoir que ce « bidule » est sous la coupe des mêmes gens poursuivant le même objectif depuis des lustres : la préservation d’un seul genre de cinéma, celui qui a été consacré une fois pour toute par les bandes mou des cahiers du cinéma, la « nouvelle vague » qui depuis cinquante ans n’en finit plus de crever.
    Ils ont réussi au delà de tout espoir, ne finançant au bout du compte que les films des copains et des fils et filles de copains. Ils ont réussi même à faire exister un nouveau genre : le film français.
    Comment reconnaitre le genre film français ?
    Facile : le sujet doit être « Jai trente ans, dois je me marier ? », « J’ai trente ans et habite le 6ème, dois je dire zut à papa ou maman ? »
    Plus le film est mal écrit et prétentiard, plus il est acclamé par les copains du CNC.

    Il y aurait une chose très simple à faire pour éviter ce copinage qui finira par mettre par terre ce système bénéfique : recruter de vrais lecteurs (de ceux qui savent lire un scénario et qui ont la culture nécessaire pour en juger l’intérêt) et rendre les scénarios anonymes afin que l’on décide du financement d’un projet et non pas d’un « copain ».

    L’intérêt d’un tel nouveau système est de permettre la diversification du cinéma français, de le sortir du ghetto cucul dans lequel il s’est fourvoyé sous la pression des critiques férus de la « Nouvelle vague ».
    On a parlé ici de la force du cinéma italien de la grande époque... Mais c’est justement parce que le cinéma italien de la grande époque était multiple, divers, varié qu’ill avait cette puissance.
    Pensez donc on pouvait passer du drame avec Rosselini, Visconti et De Sica à la comédie énergique à la Risi, Monicelli ou Scola. Du cinéma poétique et politique avec Pasolini au cinéma visionnaire de Fellini. De l’horreur avec Argento et Bava au western avec Leone. Du Péplum aux films engagés de Rosi ou Cavani... Et j’en oublie tellement, sans compter que tous ces réalisateurs ne se laissaient pas facilement enfermer dans un genre. De Sica a réalisé des comédies, Risi des drames, Fellini des comédies, Monicelli des films politiques etc...
    Aujourd’hui le cinéma français, même s’il a au moins le mérite d’exister ne produit que des films d’un seul genre : des films français.

    En ce qui concerne, pour finir, le cinéma nordique, prendre Bergman pour exemple du cinéaste ennuyeux est vraiment injuste.
    D’abord parce que ce brave Ingmar a réalisé des comédies (eh oui) très réussies. Ensuite parce que la plupart de ses films ne sont pas chiants du tout...
    Mais c’est vrai que le « Septième sceau » est un contre exemple. Malgré quelques scènes de comédie très percutantes c’est un film raté, long et ennuyeux, symbolique et bavard...

    Alors oui, finalement, je préfère certains Max Pécas (où il y a toujours des jolies filles) à ce Septième sceau qui pète plus haut que son cul.



  • abelard 25 mai 2009 18:22

    @ Jakback,

    Tu as raison, mon lapinou, et je fais amende honorable. Il n’existe en effet aucun cinéaste de droite. Truffaut, Chabrol, Rohmer, Von Trier et consorts en sont que gauchistes et compagnie. D’ailleurs le fait même de faire des films vous classe à gauche directement. Il n’y a que des intellectuels crétins (au moins Bac +10 comme tu le dis) pour penser l’inverse.
    Quels imbéciles ces intellos !!!
    Des gens qui se servent de leurs cerveaux ! Scandaleux ! Au lieu de sainement et pieusement travailler plus pour gagner plus.
    En prison avec Coupat !

    Il y a des métiers qui décident de votre orientation politique et humaine.
    Cinéastes ?
    A gauche.
    Ecrivain ?
    A gauche, comme Céline, Rebattet, Léon Daudet, Bernanos et Marc Lévy...

    Tout ce qui pense est à gauche, tout ce qui travaille avec ses biceps (le vrai sain bon peuple pieux décervelé) à droite.

    Ah que la vie est simple quand on est un Jakback sans cerveau importun...

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