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Abstention 2007

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  • Abstention 2007 29 août 2007 19:50

    Rocard n’est qu’un figurant de plus dans la Sarkoshow.

    Lire ces deux articles :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=228

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=230

    Sarkozy, Bush, médias, lobbying... et ce qu’on nous prépare (1) et (2)

    Voici la fin du deuxième :

    (...)

    4. Conclusion

    Nicolas Sarkozy nous prépare une nouvelle offensive antisociale dans tous les domaines, pour peu qu’on le laisse faire : Europe, social, travail, fonction publique, fiscal, éducation, répression... Le tout avec beaucoup de « cautions » bien-pensantes, sans rencontrer de réelle résistance au sein de la « gauche » ni des directions syndicales. La tant claironnée « ouverture » sarkoziste vient d’ailleurs de « s’enrichir » encore de la participation de Michel Rocard. Ce dernier, qui fut déjà un as de la politique antisociale étant premier ministre, a accepté de siéger dans une « commission de réflexion » créée par le Ministère de l’Education.

    Il y a au fond une grande cohérence entre la dégringolade du mouvement ouvrier et populaire après la signature du Programme Commun, la montée en force des réseaux du capitalisme de choc, l’escalade de régressions sociales depuis deux décennies, le renforcement du système impérialiste, la préparation de l’Europe militaire, la chute du niveau de vie de la population, le surendettement et la ruine programmée des « petits épargnants », le renforcement du dispositif de répression des « petits citoyens »... C’est à cet ensemble que les classes populaires devront à présent faire face. Sans pouvoir compter sur une série de partis, groupes, centrales syndicales, organisations... à qui elles faisaient traditionnellement confiance. Car qui, pendant la campagne électorale, a dénoncé le danger imminent de l’Europe militaire et de la démolition sociale accélérée sous la coupe de cette « Europe » ? Qui a tenté d’organiser, dès le 6 mai et avant le passage en force législatif de juillet, une réponse aux projets annoncés par Sarkozy ? Les exemples ne sont pas si faciles à trouver.

    Le 23 août, Le Point rapportait ce saisissant échange :

    « Nicolas Sarkozy : Il est élégant, ton costume.

    Philippe Douste-Blazy : Prada.

    Nicolas Sarkozy : Beau tissu, belle coupe. »

    (fin de citation)

    Dans le même numéro du Point, au pied d’une photo accompagnant un article intitulé : « Dubaï entre deux peurs », on nous rappelle que « Les Indiens et les Pakistanais forment les deux premières communautés de Dubaï et travaillent douze heures par jour sur les chantiers ». Décidément, en matière de peur, on est servis ! Mais il y a vraiment deux mondes sur cette planète : celui des exploiteurs et celui des exploités.

    [fin de l’article]



  • Abstention 2007 23 août 2007 14:14

    Cet article fait vraiment dans le plus pur style « défense de la maison » et dans la pensée unique modéro-agoravoxiste. Un média « conventionnel » hésiterait à s’exprimer de la sorte.

    Que signifie « marcher », et par rapport à quels objectifs ? La modération d’Agoravox a été instrumentalisée par deux ou trois courants politiques, et même à cette fin ça n’a pas marché.

    Lire, entre autres :

    http://axelkarakartal.blog.20minutes.fr/archive/2007/08/04/les-nouveaux-m%C3%A9dias-n-existent-pas.html

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26454

    et, pour en rester à un seul auteur censuré mais il y en a plein, ces trois articles refusés cette année et dont les titres mêmes indiquent clairement le caractère politique de la censure pratiquée ici :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=79

    François Bayrou, candidat entre deux eaux et à coloration variable

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=87

    Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (1)

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

    Sarkozy, Strauss-Kahn, Bush, transversalité et targaires de la politique

    L’allusion aux « targaires » commence comme suit. Evidemment, ça peut ne pas plaire...

    « Jogam a la targa

    bravei Martegaus,

    se tombam dins l’aiga,

    si farem pas mau. »

    (« Jouons à la targe, braves Martiguais. Si on tombe dans l’eau, on ne se fera pas mal ». Chant populaire provençal)

    Dans la tradition provençale, l’apôtre Pierre est le patron des pêcheurs. Le 29 juin dans l’après-midi ont lieu dans les ports les joutes de targes. Le targaire porte une imitation de l’ancien petit bouclier médiéval, dont le nom de targa (targe) provient du francique. Avec une lance conçue pour ce jeu, le targaire doit renverser des adversaires équipés de la même façon. Un sport qui parodie les combats du Moyen-Age.

    (...)

    Si ce mois de débats parlementaires avait été autre chose qu’une parodie, on aurait vu bien avant, dès l’élection de Nicolas Sarkozy et au fur et à mesure qu’il faisait connaître ses projets de loi, des mobilisations contre le contenu de ces projets. Tel n’a pas été le cas. Même pour la Saint-Pierre, lorsque le programme des joutes était officiellement affiché. Par la suite, le « départ en vacances » a eu bon dos...



  • Abstention 2007 23 août 2007 12:40

    « La liberté d’expression n’a pas besoin de l’anonymat »

    Faux. Nous ne vivons pas dans un régime économique et politique où une véritable liberté d’expression puisse régner.

    L’actuelle société est une dictature des super-riches aidés par quelques « élites ». Les cas de représailles contre l’expression d’opinions, la dénonciation légitime de faits réels... sont très nombreux. Ceux qui réclament la fin de l’anonymat sont les bénéficiaires du système.

    Quant au flicage sur internet, même une institution du système comme la CNIL se pose des questions :

    http://www.cnil.fr/index.php?id=2244

    http://www.journaldunet.com/breve/le-net/15124/la-cnil-tient-au-caractere-personnel-de-l-adresse-ip.shtml

    http://www.journaldunet.com/juridique/juridique051027.shtml

    http://www.journaldunet.com/breve/cnil/14074/la-cnil-s-inquiete-d-une-quot-societe-de-surveillance-quot.shtml

    http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39371998,00.htm



  • Abstention 2007 23 août 2007 12:26

    « Alors que le réchauffement climatique fait consensus dans le monde scientifique et que la réduction des gaz à effets de serre est devenue une priorité gouvernementale, les déplacements médiatiques du président de la République, faisant un aller-retour Etats-Unis/France pendant ses vacances en l’espace d’une journée »

    Oui, mais il y a beaucoup plus gros. L’Europe militaire, la planétarisation du nucléaire sous contrôle, les transactions entre compagnies pétrolières... Lire entre autres :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=148

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=228

    http://www.planetenonviolence.org/Des-Conglomerats-US-et-Francais-du-Petrole-se-partagent-les-Butins-de-Guerre-_a1314.html



  • Abstention 2007 23 août 2007 12:12

    A noter que, sur l’article 5 censuré, le Conseil Constitutionnel s’est saisi lui-même. C’est dire le peu de militance des quelques recours introduits par l’opposition « à statut ». Mais, déjà, se pose la question des conditions dans lesquelles les députés ont « travaillé » (? ??) en juillet dernier.

    Je trouve très raisonnable ce qui est écrit dans cet article qu’Agoravox a refusé la semaine dernière et qui a été diffusé par le réseau Indymédia dans une version élargie :

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=217

    http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=228

    (...)

    Si ce mois de débats parlementaires avait été autre chose qu’une parodie, on aurait vu bien avant, dès l’élection de Nicolas Sarkozy et au fur et à mesure qu’il faisait connaître ses projets de loi, des mobilisations contre le contenu de ces projets. Tel n’a pas été le cas. Même (...) lorsque le programme (...) était officiellement affiché. Par la suite, le « départ en vacances » a eu bon dos. Mais à l’examen des mots d’ordre étrangement restreints de la journée de manifestations très tardive du 31 juillet, organisée deux jours avant la clôture officielle des travaux parlementaires, on comprend que cette convocation était de pure façade. Seule la question du service minimum y était évoquée, empêchant toute manifestation unitaire contre l’ensemble des lois en cours d’adoption. Comme il avait été évité de mobiliser conjointement les salariés, les fonctionnaires et les étudiants en mai ou en juin.

    Le 31 juillet, alors que les carottes étaient passablement cuites, des députés de « gauche » ont reçu une délégation des manifestants. Il fallait au moins pouvoir en faire état, pour que les adhérents continuent à payer leurs cotisations. A la fin, la consolation classique : « On va saisir le Conseil Constitutionnel ». Trois saisines sont intervenues : a) de députés et sénateurs, contre la « Loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs » adoptée le 26 juillet [recours rejeté le 9 août] ; b) de députés, contre la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » adoptée le 1er août [recours jugé le 16 août avec une légère censure de la loi adoptée] ; c) de députés et sénateurs, contre la « Loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » adoptée le 2 août [recours rejeté le 16 août]. Aucun autre texte ne semble avoir été déféré au Conseil Constitutionnel. Un véritable « service minimum », vu le nombre des lois adoptées en un mois et dont la plupart ont déjà été promulguées.

    (...)

    Si l’opposition devenue « à statut » avait souhaité s’opposer à cette session extraordinaire, elle aurait pu au moins, pour le principe, introduire un recours faisant valoir que Nicolas Sarkozy demandait au Parlement d’examiner un nombre de textes tel, que toute étude approfondie de leur contenu était impossible dans la durée prévisible de la session qu’il avait convoquée. Il a d’emblée été question d’un mois, et c’était déjà très long pour une session extraordinaire. Les vacances des députés et sénateurs en août étaient d’ailleurs clairement annoncées. Les articles 29 et 30 de la Constitution autorisent le Président de la République à convoquer par décret une session extraordinaire du Parlement, « à la demande du Premier Ministre ou de la majorité des membres composant l’Assemblée Nationale, sur un ordre du jour déterminé ». Mais rien n’empêche de déférer le contenu précis de cette décision au juge de l’excès de pouvoir, y compris par référé. Le caractère déraisonnable de l’ordre du jour apparaît, dans ce contexte, comme un motif sérieux. Aux termes de l’article 311.1 du Code de Justice Administrative : « Le Conseil d’Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : 1º Des recours dirigés contre les ordonnances du Président de la République et les décrets... » Pourtant, un tel recours ne semble pas avoir été introduit. Aucune manifestation n’a eu lieu, non plus, fin juin, alors que l’intention de Nicolas Sarkozy de convoquer le Parlement pour le mois de juillet était connue depuis son élection.

    Non seulement la prétendue « opposition » n’a rien entrepris de conséquent contre cette opération de passage en force législatif, en dehors de quelques gestes symboliques internes au Sénat et à l’Assemblée Nationale, mais la « majorité présidentielle » s’est à son tour empressée d’exécuter le bon vouloir du Président de la République. Elle a couru adopter les textes qui lui étaient proposés, sans se donner le temps d’un examen digne de ce nom. Le Parlement a fonctionné, pour l’essentiel, comme une chambre d’enregistrement à quelques « corrections » près. Ce qui apparaît sans ambiguïté à l’examen des calendriers des principales lois adoptées.

    (...)

    Dans l’ensemble, les partis politiques sont devenus des courroies de transmission de stratégies qui ne s’élaborent, ni dans leur sein, ni même à l’Elysée ou à Matignon, mais dans les coupoles du monde des affaires. Le reste relève de la mise en scène. Le rôle, de plus en plus symbolique, du Parlement consiste à rassurer l’opinion en lui fournissant une apparence de débat et en opérant quelques mises en forme. Quant aux directions syndicales, elles se sont rapprochées des mêmes cercles et réseaux que le monde politique...

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