@oncle archibald Vous prenez là une des analyses ponctuelles à un instant donné, pas l’analyse moyenne à l’échelle annuelle. Prendre les chiffres à un instant donné au lieu des chiffres à échelle de la moyenne (ou de la modale dans certains cas ou cela se justifie) c’est justement une des méthodes classiques de manipulations des chiffres annoncés par les climatosceptiques. Parce que justement cela permet à ces climatosceptiques de dire « vous voyez, on donne les chiffres vrais ! » alors qu’ils donnent en réalité ceux qui ne donne qu’une vision instantanée. C’est comme si je disais « Le climat est beau sur la France » parce qu’il fait beau aujourd’hui et qu’en réalité c’est seulement la météo d’aujourd’hui qui est belle. Vous tombez mal, cela fait trente ans que mon métier est d’analyser des chiffres sur les climats et sur la biodiversité. Donc cela me donne l’occasion de monter publiquement votre méthode de manipulation.
@alinea Je ne dis pas que vous êtes climatosceptique, alinea, je dis que vous (et surtout beaucoup d’autres ici) faites (et surtout ceux que je lis ici) beaucoup trop confiance en ces climatosceptiques et refusez de voir la réalité concernant le réchauffement. Tout simplement parce que vous recevez des chiffres de toutes parts mais n’avez pas les outils ni les connaissances pour les analyser. Ca se comprend tout à fait, je ne le nie pas. Mais c’est surtout aux autres personnes que je m’adresse, les personnes qui refusent catégoriquement ces chiffres et les considèrent comme des manipulations alors que les manipulateurs sont justement les climatosceptiques ! La raison pour laquelle beaucoup de gens préfèrent se ranger du côté des climatosceptiques ? Tout simplement parce que la plupart de hommes préfèreront toujours des propose rassurants à des propos alarmants, mais aussi parce que la plupart des hommes refusent de remettre en question leur mode de vie, leur voiture, leur chauffage au fioul, les alimentation qui vient quotidiennement de l’autre bout du monde... Graves, très graves conséquences, que porte en germe ce refus de remettre en question son mode de vie et cette préférence pour des propos rassurants plutôt que les propos alarmants.
@alinea Le degré d’alcool ce n’est pas l’absence de pluie. Le degré d’alcool c’est la difficulté pour le cep de recueillir de l’eau et la faire progresser vers la grappe (non seulement je suis fils de viticulteur bio mais la biogéographie est mon métier, que j’ai exercé pendant plus de trente ans). Or les pluies sont de plus en plus rares mais aussi de plus en plus violentes. Elles tombent sur des sols de plus en plus secs, qui se transforment en boue au point que la racine de respire plus. La racine ne respirant plus elle ne peut plus aussi facilement absorber l’eau et la faire monter dans la sève. Les pluies devenant de plus en plus rares mais aussi de plus en plus abondantes, l’évacuation de ces eaux de pluies se font de plus en plus par évaporation et par transformation de la terre en boue saturée d’eau et hypoxique et de moins en moins par pénétration en profondeur dans les sous-sols pour atteindre le réseaux hydrographique. Les nappes phréatiques, tout comme le sol en surface, deviennent donc de plus en plus sèches (une nappe phréatique ce n’est pas un courant d’eau souterrain contrairement à ce que croit le commun des mortels mais une couche de terre souterraine gorgée d’eau). Et comme l’évaporation est plus importante, l’atmosphère est de plus en plus humide (alors que le sol est de plus en plus sec), avec toutes les conséquences que cela implique sur l’effet de serre dans la région. Donc par effet domino sur une foule d’autres conséquences, notamment sur la circulation des vents dans les terres mais aussi sur les échanges atmosphériques entre les mers et les terres. Le cercle vicieux se met en place à l’échelle des échanges entre océans et continents. Avec donc un réchauffement global qui s’accentue au lieu de se réduire. Et au lieu de briser ce cercle vicieux... on l’entretient par un maintien (et même un accroissement au mépris des engagement faibles mais déjà pris il y a trente ans) de la production anthropique des gaz à effet de serre ! Donc on verrouille le cercle vicieux au lieu de chercher à le briser ! Les pluies sont devenues à la fois trop rares et trop violentes. Et la cause est dans cette production suicidaire de gaz à effet de serre ! Il faut voir plus loin que le bout de son nez. Vous refusez de reconnaître la réalité des chiffres, c’est votre droit, mais sans compétences sur le fonctionnement de la biosphère vous êtes hypocrite de nier leur réalité ! Le reste, les « climatosceptiques » qui écrivent des tas de bouquins tous aussi fallacieux les uns que les autres, sont pour la plupart vendus aux lobbies pétroliers et au mondialisme américano-saoudien. Tout simplement. Ne tombez pas dans ce piège ! C’est tout ce que j’en dirai, de ce sujet. Se battre contre les personnes qui ne veulent rien comprendre ne sert absolument à rien.