‘’Pour ceux qui cherchent du pétrole, il y en a
abondamment ICI’’
Là où vous dites, je ne trouve rien qui le montre.
Abondamment ? ? ?Dites-vous !
L’article auquel vous renvoyez le lecteur n’apporte
strictement aucune information à ce sujet ! Ni qualitativement, ni
quantitativement.
L’adverbe ‘’abondamment’’ que vous utilisez, ne veut
rien dire en soit.
Il est indispensable de garder à l’esprit les ordres de
grandeur des chiffres que vous lisez dans les médias.
Par exemple, 1 milliard de barils, c’est gigantesque pour
vous ?En réalité, c’est une
gouttelette juste suffisante pour satisfaire la demande mondiale pendant 10 à 12
jours au rythme actuel de consommation.
Mon commentaire précédent était destiné à njama et non à thandalas
J’ajoute à cela au sujet de votre affirmation : ’’ Jamais une seule molécule
de CO2 n’a dégagé la moindre calorie.’’
Qui prétend le contraire ?
Par contre, le taux CO2 dans l’atmosphère contribue à l’effet dit ’’de serre’’
et donc au réchauffement de l’atmosphère. Même les personnalités scientifiques
les plus ’’anti-réchauffistes’’ ne peuvent qu’être d’accord avec ça. Ce qu’ils
contestent, c’est l’amplitude du phénomène par rapport aux autres facteurs et
la responsabilité attribuée aux activités humaines dans cette affaire
Cela dit, inversement, aucun ’’réchauffiste’’ sérieux ne niera que
l’augmentation de la température de l’atmosphère a une incidence sur le degré
de concentration de CO2. Les deux phénomènes s’amplifient l’un l’autre.
La
lecture de cet article conduit à se poser un certain nombre de questions.
Première
remarque : tous les champs actuellement en exploitation, ont été
découverts par des méthodes tenant compte de l’hypothèse de formation
‘’biologique’’ pétrole.
En
admettant même que cette théorie ‘’abiotique’’ soit un jour vérifiée, il n’est
pas du tout certain que cela apporte une solution à la crise énergétique liée
aux ressources en hydrocarbures.
Dans
un futur immédiat, il semble techniquement difficilement concevable et
économiquement exclu d’aller chercher ces produits aux profondeurs où ils se
forment, ‘’entre 30 km et 2900 km’’. Il ne faut donc compter que sur
leur migration naturelle vers des réservoirs géologiques situés à une distance
plus proche de la surface, ‘’entre 0 et 30 km de profondeur’’.Quand on sait quelles difficultés les
pétroliers rencontrent pour exploiter des puits au-delà de 5 000 m ou 10 000 m,
on voit mal comment ils pourraient maîtriser des forages opérés, à de plus
grandes profondeurs, au travers toutes sortes de couches géologiques et nappes
phréatiques pouvant être plus ou moins chargées de produits agressifs et toxiques,
a fortiori quand il s’agit d’exploitations ‘’offshore’’.
L’auteur donne à l’appui de la théorie de la formation ‘’abiotique’’ du pétrole
l’exemple de nombreux champs déjà exploités qui ont été découverts selon des
méthodes de recherche géologique tenant compte de l’hypothèse de la formation
‘’biologique’’ du pétrole (Russie, Ukraine, USA, Mexique).En découvririons-nous forcément beaucoup plus s’il n’était tenu
compte que de formations géologiques aptes à constituer des réservoirs pièges
sans se préoccuper de l’existence ou non des roches sédimentaires propres à
l’hypothèse ‘’biologique’ ?
On
ne peut forer au hasard. Comment alors déterminer, parmi ces réservoirs
possibles, ceux qui seraient situés favorablement par rapport aux poches de
formation ‘’abiotique’’ du manteau supérieur à quelques centaines ou milliers
de km sous le plancher des vaches ? Il faudrait être en mesure,
premièrement, de déterminer l’existence, la position et les dimensions de ces poches et, ensuite, connaître avec précision la
structure de toutes les couches géologiques intermédiaires pour étudier le
cheminement probable de ce pétrole et de ces gaz dans toute leur dispersion
envisageable au cours des quelques centaines ou milliers de km parcourus vers
leurs réservoirs possibles. Peut-on, dans un proche avenir compatible avec nos
besoins en pétrole, espérer la mise au point d’une méthode d’exploration
suffisamment précise pour ne pas forer au hasard dans de telles
conditions ?
Une
autre question se pose. Quelle est la vitesse de migration que ce pétrole
‘’abiotique’’ devrait avoir pour assurer le renouvellement pérenne d’une
ressource consommée à un rythme tendanciel qui se voudrait toujours croissant
pour faire plaisir aux économistes classiques, puisque la croissance économique
tant recherchée ne peut être dissociée d’une consommation d’énergie
croissante ? On se heurte, semble-t-il là, à une nouvelle limite physique
qui n’est peut-être guère plus favorable à celle du pétrole ‘’biologique’’.
Parmi
les derniers exemples cités comme des champs compatibles avec origine ‘’abiotique’’
(Russie, Ukraine, USA, Mexique), les déplétions constatées dans certains de ces
champs en exploitation suivent la courbe de Hubbert sans bénéficier apparemment
d’une ré alimentation suffisante provenant des profondeurs, pour compenser
durablement le phénomène de déplétion.
Et
puis, serait-ce simplement souhaitable de voir cette civilisation du pétrole se
développer sans limites quand nous constatons les dégâts qu’elle induit déjà
directement et indirectement à l’environnement dans lequel nous devons
vivre ?
La phrase complète prononcée par Marcel Leroux à laquelle
vous vous référez est la suivante :
« Les modèles utilisés pour la prédiction climatique
sont fondés sur les mêmes principes que ceux utilisés pour la prévision
météorologique. Or, ces derniers se trompent constamment : ils n’ont pas été
capables de prévoir les tempêtes de 1999, les inondations de Nîmes ou Vaison la
Romaine, la canicule de 2003 et l’été pourri de 2004. Comment pourraient-ils
être fiables à l’horizon de 2100 ? »
Elle est extraite de l’article paru dans Agriculture & Environnement N° 18,
d’octobre 2004 que vous avez mis en lien.
On croirait entendre
du Claude Allègre !
Vous auriez pu trouver un référent plus crédible.
Si vous voulez
comprendre la différence entre météorologie et étude dynamique du climat,
évitez de vous référer à Marcel Leroux.
Certes, les modèles utilisés pour la simulation de n’importe
quel phénomène évolutif procèdent des mêmes principes. Sauf que les paramètres
choisis et les boucles d’interaction entre ces paramètres peuvent être complètement
différents d’un modèle à l’autre en fonction de l’objet observé.
Tout éminent climatologue, chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques qu’il ait été, ce qu’il a
dit au cours de cet entretien est indigne d’un directeur du Laboratoire de
climatologie.
Si l’on écarte
l’hypothèse de l’incompétence, alors il a fait preuve d’un manque d’objectivité
coupable ce jour-là ! En particulier la dernière partie de la
citation ; on croirait entendre du Claude Allègre !