Quelle rage, quelle énergie déployée à collecter les
contre-exemples pour en tirer une conclusion générale !
Vous avez sûrement raison.
J’ai connu un centenaire en pleine forme qui avait fumé toute sa
vie. Son secret : le café-calva au saut du lit et le p’tit blanc de dix
heures. Il est mort d’une chute de cheval.
J’ai apprécié cet article et je voudrais ajouter mon sentiment au sujet du fonctionnement des institutions en France.
Qu’on commence donc par respecter les textes de la
Constitution avant de vouloir la changer !
La Vème République n’est pas un régime présidentiel.
L’interprétation qu’en a fait le Général de Gaulle et le recours à l’Art.16 en
des circonstances exceptionnelles ont contribué à
une application erronée des textes constitutionnels par ses successeurs. Depuis
lors, tous ont transgressé les textes et outrepassé leur rôle de Président de
la République défini par les articles du Titre II de la Constitution, en
particulier par les Art.5 et 8 :
Article 5 : Le
Président de la République veille au respect de la Constitution. Il
assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics
ainsi que la continuité de l’État.
Article 8 : Le
Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses
fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la
proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement
et met fin à leurs fonctions.
Ce faisant, ils ont dévoyé le rôle du Gouvernement et du
Premier Ministre.
Aux termes de la Constitution, ce n’est pas au Président de
déterminer et de conduire la politique de la Nation mais au Gouvernement et au
Premier Ministre qui le dirige et qui est responsable devant le parlement,
lui-même élu par le peuple, Parlement dont un des rôles est de contrôler
l’action du Premier Ministre.
’’TITRE III : LE GOUVERNEMENT
Article 20 : Le
Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il
dispose de l’administration et de la force armée.
Il est
responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les
procédures prévues aux articles 49 et 50.
Article 21 : Le
Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de
la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des
dispositions de ’article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux
emplois civils et militaires.
Il peut
déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
Il supplée, le cas échéant, le Président de la République
dans la présidence des conseils et comités prévus à l’article 15.
Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la
présidence d’un Conseil des ministres en vertu d’une délégation expresse et
pour un ordre du jour déterminé.’’
Il est étrange que personne ne se soit élevé contre ce viol
permanent de la Constitution par le premier personnage de l’Etat, en dépit son
rôle principal défini parl’Article 5
cité plus haut.
Le respect de ces dispositions aurait assuré un
fonctionnement parfaitement démocratique de la vie politique française.
Au lieu de cela, on nous demande de donner carte blanche, à
un individu qui peut agir à sa guise pendant 5 ans, sans contrôle des
représentants du peuple.
Cela nous donne un Président qui, s’arrogeant de pouvoirs
usurpés, bafoue les résultats d’un référendum pour imposer sa volonté au mépris
de la volonté des citoyens.
Etonnons nous, maintenant, des niveaux d’abstention croissants
observés lors des dernières élections !
Tout ce que vous exposez est d’une telle évidence, que tout
économiste ou tout homme politique sain d’esprit devrait rougir de honte dès
qu’il préconise la croissance continue comme remède aux problèmes économiques
contemporains. La persistance de ce dogme mathématiquement insoutenable est
incompréhensible.
‘’Comment peut-on penser qu’il y aurait une caste d’«
assistés » pompant le fric des Etats se la coulant douce dans leur salon ?’’
Rien ne m’agace plus que l’utilisation du mot ‘’assistanat’’
pour désigner les maigres prestations sociales reçues par nos concitoyens (*)
qui crèveraient sans cet acte de solidarité. L’aide qu’ils reçoivent de la
collectivité ne représente qu’une réparation très partielle et très limitée du détournement de
la richesse qu’ils produisent par leur travail au profit d’autres acteurs
économiques. Parmi ces acteurs, on trouve notamment, en amont,les classes dirigeantes des grandes
entreprises nationales ou multinationales dont les salaires scandaleusement
élevés qu’ils perçoivent (peut-on encore parler de salaire quand il s’agit de pillage ?) ne se trouvent justifiés que par leur habileté à
obtenir des aides de l’Etat par millions ou milliards, tout en lui dissimulant
les profits expatriés par des méthodes pas très éloignées de celles employées par le grand banditisme. En aval, on
trouve les pratiques de la grande distribution, en complicité avec les sociétés
de crédit qui, tels des charognards, récupèrent sur le dos des moins favorisés
les restes que les premiers prédateurs ont laissé aux proies dont ils se sont
nourris.
Et qu’on ne vienne pas me parler des risques qui
justifieraient les hauts revenus de ces ‘’créateurs d’emplois’’ lorsqu’ils en
détruisent délibérément, par charrettes de 1000, en délocalisant leur production pour bénéficier légalement du
travail au noir fourni par des salariés-esclaves qui ne bénéficient ni de
protections sociales ni de sécurité, même pas physique, en échange de leur travail. Ne
me parlez pas de risques quand un échec dans leur mission de prédateurs est
récompensé par des indemnités de départ et des parachutes dorés atteignant
souvent des montants au-delà de toute décence.
Quels risques encourent-ils quand ils ont engrangé des
fortunes telles qu’ils ne pourraient même pas les dépenser en totalité au cours
de leur vie, sinon de devoir reporter l’acquisition d’un yacht plus luxueux ou
du dernier jet privé de chez Dassault ?
Les ‘’assistés’’ eux, risquent à chaque instant de leur vie,
d’être privés d’énergie, de toit, de nourriture suffisante et de soins quand
leur usine ferme ses portes.
Et maintenant le premier qui utilise ces mots horribles
‘’assistanat’’ ou ‘’assistés’’ à leur sujet ou qui leur jette la pierre,
je lui casse la gueule !
(*)Bien sûr,
j’exclusles tricheurs, les petits
débrouillards qui trouvent les moyens de se faire attribuer frauduleusement des
allocations auxquelles ils n’ont pas droit normalement. Mais ces petites malversations sont tellement dérisoires comparées à celles pratiquées par les ’’élites’’. ’’Elites’’ encore un mot qui me hérisse quand il sert à désigner des voyous ! ! !
Chacun sa 2 chevaux !Et en plus on aura du crottin pour faire pousser des patates
bio !
Trêve de plaisanterie. Je vous suis complètement quand vous écrivez :‘’Ayez conscience d’une chose : Au fur
et à mesure que le prix des énergies fossiles va augmenter, le nombre de
voiture va diminuer.’’
J’ajoute seulement qu’il n’y aura peut-être même pas besoin
que le prix soit élevé ou d’attendre 40 ans. On aura beau grattouiller le sable
de l’Alberta, jouer aux shadoks,faire
tout plein de trous partout (*), de plus en plus vite, et martyriser les roches
mères, ou aller enquiquiner les ours polaires, pour juste compenser le déclin du ‘’pétrole conventionnel’’, dès que la courbe
de production mondiale du pétrole ‘’tous liquides’’ va s’infléchir, une
contrainte va peser sur les quantités disponibles pour M. Toutlemonde, quel
qu’en soit le prix. Et ça, ça pourrait bien nous surprendre dans pas très
longtemps.
(*) Gaz et pétrole de schiste : Début 2011, on comptait
déjà 493 000 forages d’exploitation actifs dont 93 000 au Texas et 71 000 en
Pennsylvanie. C’est dingue ! non ?