On peut regretter la crise et toutes ses conséquences désastreuses. Tous les effets d’aubaine également qu’elle a pu générer. Un vrai scandale. Mais on peut, malheureusement, se féliciter qu’elle soit intervenue à point nommé pour stopper les vélléités de N. Sarkozy de s’engager dans une telle voie.
Ne courez pas acheter son livre ! Au risque de ne pas le trouver disponible. Patientez et attendez le prochain retirage. Laissez le plaisir de la découverte à d’autres plus nécessiteux que vous.
Les attaques contre la culture au sens large et populaire du terme ne sont pas le seul fait de Xavier Darcos.
"Les Grosses Têtes" de Philippe Bouvard sur RTL le lundi 16 mars, l’invité du jour est Eric Woerth m’ont inspiré pour ce petit texte :
Nous avons enfin un gouvernement décidé à agir et éradiquer certaines persistances d’un autre age. Par exemple, la fonction publique ne doit plus être captée par des littéraires ou des personnes à la culture générale affirmée. Eric Woerth se dit déterminé à expurger les concours administratifs de toutes ces questions nuisibles faisant référence à une soi-disant culture générale. Seules les questions utiles et nécessaires à l’exécution de la tâche seront retenues. Un inculte aux espaces verts et une illetrée au service courrier. Nul n’est besoin, pour une guichetière basique de la sécurité sociale, d’avoir des lettres latines, grecques ou orientales, tout au plus, sur son mobile, quelque SMS de son Jules. A quoi bon savoir déterminer si un verbe est du premier, deuxième ou troisième groupe pour un employé de préfecture. D’ailleurs pourquoi vouloir l’inculquer dès le plus jeune age à nos enfants (Monsieur Darcos si vous nous recevez ... !) Le concours d’accès à la fonction publique doit redevenir un outil au service de l’efficacité administrative. Chacun à sa place dans ce qu’il (sait) peut faire. La fonction publique doit relever de l’adéquation d’une personne à un poste, pas d’un choix ou d’une convenance personnelle avec tout ce que cela peut avoir de portée revendicative et d’instabilité sociale.
Un grand merci à Eric Woerth pour son oeuvre de salut(brité) public(que).
Mais où est donc passé l’auteur de ce fabuleux article ?
Tout son intérêt pouvait être tiré de l’échange qui aurait dû immanquablement suivre.
Un interlocuteur modeste et ouvert, ça se respecte.
Mais où est-il donc passé, ça devient subitement suspect !