Je fais partie de ces patrons qui parait il n’existent pas et qui avaient pris le risque d’embaucher (2 salariés) parceque le CNE existait et que ça me sécurisait.
Quand la crise a touché ma boite, j’ai du m’en séparer. Malheureusement, le CNE n’existait plus, cela m’a donc couté très cher de m’en séparer et a faillit couler ma boite.
Donc maintenant, c’est fini, je suis dégouté et je n’embaucherai plus jamais, et me débrouillerai autrement pour répondre à mes besoins (travailleurs indépendants par exemple).
Continuez à défiler pour empécher la ré-organisation de l’état, et bientôt vous serez tous à votre compte, car les grosses boites auront fini de se délocaliser et les petites ne pourront plus embaucher, vous serez alors tous obligé de vous mettre en travailleur indépendant, et renoncer à vos droits acquis, comme nous avons du y renoncer en créant une entreprise (un patron ne touche pas le chomage s’il se plante, et peut avoir beaucoup de mal à s’en sortir s’il laisse uen ardoise, mais de toute façon on s’en fiche puisque c’est juste quelqu’un qui a voulu devenir un exploiteur, il a donc ce qu’il mérite ?).
Quand vous allez acheter une machine à laver, la garantie normale est de 2 ans, et vous devez payer pour la faire passer à 5 ans. Qui la paye ? Ceux qui ont les moyens, donc ceux qui pourraient aussi plus facilement assurer une réparation une fois passés les 2 ans.
Une vraie politique de décroissance, ça serait par exemple que la loi impose pour une machine à laver une garantie de 10 ans, durée d’utilisation qui serait totalement normale étant donné l’investissement de départ. La machine serait sans doute plus chère à l’achat, mais largement plus économique sur la durée. On consomme moins, on pollue moins, et on s’y retrouve à la fin. Et surtout, en dépensant moins, on peut se permettre de gagner moins, et pourtant vivre mieux.
L’exemple de la machine à laver pourrait être étendu à beaucoup de choses. Mais les fabricants seraient bien en peine s’ils ne pouvaient plus nous refiler leurs nouveaux modèles de plus en plus vite, car eux perdraient leur relai de croissance dont ils ont tant besoin (ce qui se passe dans la téléphonie est ainsi sans doute la plus belle démonstration de l’absurdité de cette façon d’inciter à la consommation).