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Daniel

Gérant d'une petite entreprise depuis 2004.

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  • Arconus 24 février 2011 11:51

    Regardez à quoi sont occupés la majorité des gens maintenant, à des taches à l’utilité contestable.
    - les producteurs de biens, peuvent être remplacés par des machines (on a lutté contre cela, du coup ils ont été remplacés par des chinois, les allemands ont parié sur l’automatisation, du coup ils sont leader dans la fabrication de ses machines).
    - les militaires, ne sont utiles que tant que d’autres pays ont des armées.
    - la police, l’essentiel de son travail est de poursuivre les voleurs ou fraudeurs. Si les biens n’ont plus de valeur, la fraude ou le vol devient une absurdité.
    - les professeurs, c’est une profession qui pourrait facilement être basée sur le bénévolat (j’en ferai partie, car j’aime enseigner). Sans compter qu’il est déjà devenu facile d’apprendre par soi même avec internet.
    - les banques ou les assurances, n’auraient plus d’utilité s’il n’y a plus d’argent.
    - sans impots, moins de fonctionnaires pour gérer tout ça.
    - quand les biens sont gratuits, à quoi servent les publicitaires ?
    - construire une maison pourrait être basé facilement sur la solidarité (le bricolage est déjà un loisir pour beaucoup).
    - les professions médicales seraient sans doute le plus difficile à automatiser, mais leur utilité sociale importante pourrait par exemple être compensé par « plus de chances d’avoir le terrain avec une jolie vue ;)
    - etc ... C’est en commençant par se poser la question de l’utilité de chacun qu’on peut trouver les solutions pour faire autrement.
    Il ne faut par rêver, le plein emploi c’est fini. On n’a gardé un niveau d’emploi acceptable que parcequ’on a inventé des emplois »inutiles« , financés par la redistribution plus ou moins cachée.
    A une époque, l’agriculture occupait l’essentiel des gens, puis est venu l’ère de l’industrie et les agriculteurs ont lutté pour ne pas perdre leur emploi, puis l’ère des services et les ouvriers ont lutté pour ne pas perdre leur emploi. Maintenant, on est déjà à l’ère des »sans emplois« ou des »avec emplois à l’utilité contestable« , nous pouvons passer à l’ère des »sans emplois choisis" (avec peut être le revenu universel dans un premier temps par exemple), il suffirait de le vouloir, de ne pas lutter contre l’évolution naturelle de la société, mais en retirer le plus tôt possible l’intérêt.



  • Arconus 24 février 2011 11:26

    Une pétite d’or vaut ce que son coût d’extraction impose (regardez le coût d’extraction d’un kilo d’or comparé à son prix, vous verrez que les minières ne font pas un bénéfice si « énorme »).

    En ce qui concerne l’attribution des choses rares, elles pourraient l’être tout simplement par tirage au sort parmis ceux qui les veulent.



  • Arconus 24 février 2011 10:16

    La fin du travail, ça serait le sourire de ses amis quand on veut, ça remplacerait beaucoup mieux le sourire de la boulangère ;)

    S’il n’y a plus de travail, il n’y a plus besoin d’argent (ce qui donne un coût à toute chose, c’est le cumul des salaires qui ont contribué à sa production).

    Le problème c’est la transition, car certaines choses sont plus facilement automatisables que d’autres, donc effectivement ceux qui garderaient une utilité productive auraient un pouvoir d’accaparement plus important que ceux qui n’auraient plus qu’une utilité sociétale (car ne plus travailler ne veux pas dire ne pas se rendre utile à la société).

    Mais ce qui se passe dans le logiciel libre par exemple est un moyen d’explorer le spistes pour y arriver.



  • Arconus 22 février 2011 19:15

    Les pauvres, comme la majorité des gens, votent pour ceux dont les promesses semblent les plus convaincantes. Donc si DES (pas les, ne généralisont pas) votent à droite, c’est parceque la droite fait aussi des promesses « sociales » (travailler plus pour gagner plus était plus crédible que le « demain on rase gratis » des socialos).
    La vraie question est pourquoi les gens (pauvres ou pas, c’est pas le problème) continuent à voter pour ceux qui n’ont pas tenus leurs promesses.
    Je vois plusieurs possibilités :
    - ils n’ont aucune mémoire (merci alzeimer de continuer à faire voter les vieux à droite).
    - ils sont masos (ou sadiques et choisissent le pire).
    - ils choisissent un bulletin de vote au hasard (de toute façon, c’est tous les mêmes).
    - ils ne votent pas pour des idées, mais pour celui qui a le plus beau sourire (ou la plus belle cravatte, c’est pour ça que besancenot ne décole pas).
    - ils n’aiment pas le changement (ils ont raison, depuis 30 ans, tous les changements ont été des régressions).
    - c’est tata janine qui a dit pour qui la famille devait voter (et c’est elle qui fait un beau chèque à noël).
    - ...



  • Arconus 21 février 2011 14:20

    Comme beaucoup, vous analysez la situation actuelle pour la justifier, mais n’en faites pas la critique, et donc ne proposez pas d’autre solution qui pourrait être meilleure.

    L’argent/dette est une arnaque car on crée une quantité d’argent proprotionnelle à des emprunts, en s’occupant juste de la capacité de l’emprunteur à rembourser ou de la valeur théorique de ce qui est financé, mais non de la valeur réelle de ce qui est financé.
    Exemple 1, les subprimes, qui ont été un drame parceque l’immobilier était une bulle (valeur théorique plus forte que la valeur réelle) et qu’en plus on prétait à des personnes dont on savait pertinament qu’ils ne pourraient jamais rembourser uniquement avec leurs revenus.

    Exemple 2, les états, à qui on prête pour financer non pas des investissements mais directement les frais de fonctionnement (donc aucun valeur réelle sous jacente), et en basant la capacité à rembourser sur la capacité à lever des impôts. Or les populations ne peuvent plus accepter d’impots supplémentaires, donc ces dettes ne seront jamais remboursées.

    Exemple 3, les spéculateurs, qui empruntent en effet de levier, pour acheter des titres. Ces titres ne correspondent à rien de réel (une unité de n’importe quelle matière première est vendue des dizaines de fois), et tout effondrement de cours est une catastrophe monumentale de par l’effet de levier (les spéculateurs ne peuvent couvrir leurs pertes et laissent la note à d’autres).

    Etc. Ce n’est donc pas l’argent/dette qui est un problème, c’est l’argent/rien.

    Depuis 30 ans, les mécanismes monétaires ont permi de créer une « fausse » croissance, qui a laissé en vie le système en surface, mais l’a rongé de l’intérieur. Aujourd’hui est venu le temps de payer les vices du systèmes actuels, et comme le monde financier n’a pas l’intention d’assumer ses erreurs de gré, il faudra lui faire accepter de force. Les révoltes dans les pays arabes sont les premières conséquences de ce marché financier devenu un fardeau pour l’humanité, d’autres révoltes vont suivre.

    La solution est de revenir :
    - à un état qui n’emprunte que pour ses investissements physiques (pour une durée compatible avec la durée de vie de ce qui est financé). Tout autre emprunt de l’état n’est qu’un impôt différé, qui n’a pour but que de permettre aux états de financer des promesses qu’ils n’auraient pas du faire car elles n’étaient pas tenables. Il n’est donc pas nécessaire de revenir sur les conditions d’emprunt ou de création monétaire, il est juste nécessaire de l’interdire de la part de l’état.
    - à des particuliers qui ne peuvent avoir des remboursements cumulés supérieurs à 30% de leurs revenus (c’est généralement le cas en france, mais c’est loin d’être le cas aux états unis par exemple).
    - à l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.
    - enfin bref, à une création monétaire saine.

    En ce qui concerne la sortie de l’euro, que vous le vouliez ou non, c’est comme ça que ça finira. Il vaut mieux commencer à s’y préparer maintenant, plutot que de le faire dans la panique plus tard.
    Car l’europe ne peut pas avoir une monnaie commune, car elle ne permet pas facilement aux travailleurs de changer de pays pour aller dans les zones les plus compétitives. Si c’était le cas, nous aurions déjà de nombreux français qui partiraient travailler en allemagne, ce (faux) symbole de la réussite économique européenne, et donc compenseraient son déclin démographique.

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