Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Je suis d’accord avec vous et je l’écris dans un autre billet. La nature humaine... C’est pour cela qu’il faut dépasser le débat sur tout ce qui s’est passé après (et qu’on continuera de voir à chaque catastrophe). Et chercher les vraies causes, ce qui s’est passé avant et surtout ce que nos dirigeants décideront pour renforcer la prévention de tels accidents.
Des erreurs humaines, des abrutis, des lâches ou des héros, il y en aura malheureusement toujours.
Les coordonnées du point d’impact, si elles sont connues, n’ont pas encore été divulguées. Compte-tenu du rocher emporté, de la profondeur (environ 6m), de la clarté de l’eau et du relief des fonds (qui tombent vite à pic) ça ne devrait pas être difficile de retrouver ce point avec une paire de palmes, un masque et un tuba (200 ou 300 m à la nage). Je pense que c’est déjà fait, y compris par des plongeurs et pêcheurs de l’île.
Sur les vidéos, on voit qu’ils ont essayé de mettre à l’eau également les embarcations à bâbord, quand la gite était moindre avant d’y renoncer quand elle a augmenté. Je ne connais pas exactement les règlement SOLAS actuels, je crois qu’on peut mettre à l’eau jusqu’à 15 ou 20° de gite. Après, tout le monde a été à tribord (ce qui a du accentuer la gite).
Confusion, certainement. D’ailleurs quelques uns ont préféré les arracher sur d’autres plutôt que d’aller les chercher. mais encore une fois, 3200 passagers. Difficile d’organiser une distribution dans le calme.
Vous avez le droit de ne pas être d’accord et je ne me fous pas de votre avis.
Les scènes que j’évoque ont été décrites par les passagers eux-mêmes, le personnel du navire dont l’aumônier. Des vidéos les montrent. C’est une minorité (qui je vous l’accorde n’avait pas demandé à faire naufrage) mais ça a existé.
Le sens de ce billet était surtout d’insister sur la recherche des vraies causes et d’y remédier, au-delà de tout ce qui pu se passer de « bien » et de « moins bien », qui occulte aujourd’hui tout le reste et qui n’apportera rien.
Le minimum c’est 12 ans de tôle, je crois, plus les victimes à indemniser. Il ne l’ignorait pas.
Le péril du gigantisme, touche à l’évacuation. Je vais vous donner quelques exemples de naufrages, dans des
lieux particulièrement hostiles, où vous n’êtes jamais à plus de 5 minutes de
la mort, l’Antarctique et l’Arctique.
Antarctique. En décembre 2007, le paquebot norvégien MS Fram
(300 personnes) heurte un glacier après black-out et incapacité de manœuvre. Tout
le monde est évacué. Pas un blessé.
Antarctique. Le 24 novembre 2008, un autre paquebot avec 154
personnes à bord, le MS Explorer touche un iceberg et coule en quelques heures,
les canots sont mis à l’eau et les 154 personnes récupérées indemnes 24 heures
après.
Antarctique. Un mois après, en décembre 2008, rebelote, 82 passagers
sur le navire argentin Ushaia, pas une victime.
En août 2010, le Clipper Adventurer s’échoue en Arctique cette
fois avec 128 passagers qui sont évacués par les garde côtes canadiens.
Et la liste est bien plus longue de ces naufrages dont on ne
parle jamais ou très peu. Mais à chaque fois, combien de passagers ?