Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Il fut un temps, avant la « navigation vidéo » actuelle, où les paquebots étaient bien plus nombreux sur les mers et tout aussi sûrs, aux réserves près que vous faites : iceberg, torpillage, inconscience du Capitaine...
Une petite précision. Les cloisons étanches à glissières, par définition (A r t i c l e 2 2 1 - I I - 1 / 0 2 ) s’arrêtent au pont de cloisonnement. Les emménagement des passagers sont situés au-dessus.
Les autres dispositifs destinés à prévenir l’écoulement de l’eau et l’envahissement , et situés au-dessus du pont de cloisonnement (cloisons partielles ou porques) n’obéissent pas aux règles très strictes (étanchéité, ouverture/fermeture centralisée, alimentation par tableau électrique de secours, etc.) des cloisons étanches utilisées pour le compartimentage.
Cela dit, une évacuation consiste à regrouper les passagers (avec leurs brassières capelées) au pont des embarcations et pas à les disperser dans le bateau, à la recherche d’une brassière, d’un effet personnel. Ou même, comme j’ai pu le voir (à titre anecdotique) à la découverte de la réserve de champagne millésimée de la cambuse à des fins de se bourrer la gueule en demandant à l’orchestre de reprendre la musique du Titanic. Certains comportements, lors d’un naufrage (pas trop périlleux), peuvent surprendre.
Je suppose qu’on ne peut tronçonner le bateau complètement. Je ne suis pas architecte naval.
Les conventions SOLAS fixent des principes type « Le navire ne doit pas ..... quand ..... » et des règlements qui assurent le respect de ces principes. Elles ne garantissent pas la sécurité absolue (qui le fait ?).
Et puis il y a les contraintes économiques. Ça ne servirait à rien de construire un navire/un avion tellement sécurisé, si son coût économique fait que personne ne puisse se le payer. Compromis...
A ce sujet, et de façon plus générale, il faut reconnaître que du point de vue « collectif », notre société ne tolère plus aucun risque (risque zéro). Alors que bizarrement, du point de vue « individuel » et privé, chacun d’entre nous prend sa voiture, fume, etc... Mais c’est un autre sujet.
Un autre sujet intéressant. Fort heureusement, le 13 janvier les conditions météo étaient clémentes. On imagine la difficulté des secours, et les gens tentant de rejoindre à la nage la côte rocheuse...
Oui. Ce tableau était un exemple. En gros, le capitaine dispose de tables, graphiques, abaques, modèles informatiques établis par les architectes, qui permettent à partir de l’état intact de son navire et de l’avarie constatée (l’envahissement) de déterminer si la flottabilité et/ou la stabilité du navire est en danger (s’il va couler ou chavirer).
A côté de ces calculs hyper complexes, quand vous voyez 3 ou 4 compartiments touchés dont la salle des machines, il reste l’expérience et... le bon sens.
Un navire n’est pas fait pour supporter n’importe quelle avarie (incendie, déchirure etc.).
Le lendemain du naufrage du Concordia, un bateau de pêche Irlandais a coulé avec 5 disparus. Personne n’en a parlé. Il est certain que le Concordia est très « médiatisé ». On peut le comprendre.