Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Je viens de trouver le dernier article de Mer & marine, paru il y a quelques minutes et que je mets en lien.
Des infos que je vous donnais, d’autres plus pointues, une infographie de la route. A l’usage de celles et ceux qui préféreraient lire des articles écrits par des gens qui connaissent le sujet (plutôt que les Figaro, Point, NouvelObs, et leurs troufignolesques inventions de route tracée en rouge entre les cailloux et autres).
Vraisemblable qu’il ait décidé de saluer la terre. Ça se fait depuis la marine à voile mais ça n’a jamais signifié passer sur les cailloux.
Il a débranché le pilote et pris la barre en manuel ? Possible aussi, on ne peut naviguer aussi près qu’en manuel, comme en manœuvre de chenal, rivière, port, le pilote est débranché.
Quel est ce système qui détecte les rochers ? (100 % ânerie) il n’y a que le radar et la vue qui détectent les rochers et à cette distance pas besoin de porter des lunettes. Quant aux rochers sous-marins, le sondeur qui les détecte à l’avance c’est comme les lunettes qui déshabillent les filles. Un fantasme. Pour ça, il y a des cartes.
Il aurait débranché l’AIS ? Possible, ça expliquerait le trou de 16 minutes des relevés. Criminel.
Il aurait refusé d’avertir la terre, puis menti aux garde-côtes. Oui. Confirmé par le juge ce soir.
Le problème, c’est la mayonnaise de vérités et de contre-vérités. Une habitude.
Pour preuve, l’article du Figaro et « la route entre les rochers » (une simple carte postée par l’abruti qui non seulement prendrait une route suicidaire mais, en prime, la tracerait en rouge et la mettrait sur Internet ?). Un mauvais canular. Étayé par la vraie route AIS, toujours dans le même article, mais qui n’en déplaise à ces grands marins du Figaro... ne passe pas entre les rochers. Il suffit de zoomer dessus pour s’en apercevoir (ici). Le juge ce soir, vient d’annoncer 0.28 milles soit 520 mètres.
Rapport d’audition du juge, ce soir.
« Sconsiderata » fu la decisione di avvicinarsi a « 0,28 miglia di distanza marina » dall’Isola del Giglio« qu’on peut traduire par par »Décision inconsidérée de se rapprocher à 0.28 milles de Giglio". Soit 520 mètres.
On est en pleine folie, mais pas au point du Figaro et de cette carte qui sort... D’où au fait ? C’est le commandant du Concordia qui l’a envoyée aux média ?
La salle des machines été effectivement envahie, d’après le rapport du second parti explorer les dégâts, donc plus de propulsion et manœuvre soit sur l’erre, soit involontaire. Dans ce cas, énorme coup de bol. Les relevés AIS montrent le bateau repartir sur l’erre vers le large.
Une brèche de 70 mètres c’est trois ou quatre compartiments envahis. Et le navire n’est pas prévu pour cela. C’est bien le problème. Il coule et on doit évacuer 4200 personnes. Heureusement, là où il coule il n’y a pas de fond. Sinon bonjour !
D’autant que le commandant refusait d’évacuer, minimisant l’avarie, et que l’état-major a du se mutiner pour ordonner l’évacuation, contre son avis, toujours d’après les infos de ce soir et les premiers témoignages des officiers.
Quant à la route du Figaro, c’est aussi improbable qu’un pilote d’Airbus décidant de passer sous la tour Eiffel. A 15 nœuds Impossible, sauf si le mec prend quelques lignes de coke et la barre en manuel. Là c’est Docteur Folamour, ça relève de la psychiatrie. Je passe la main.
Le bateau bouge (gros coefficient de marée aujourd’hui et mer agitée) et les recherches sont suspendues
Le commandant est chez lui, en résidence surveillée. Je suppose que les avocats de Costa et de l’assureur lui dictent son rapport de mer (pièce Clé de l’enquête) et ses futures déclarations. « Normal », c’est l’usage.