Au contraire c’est une invitation à la recherche, mais j’ai comme l’impression qu’elle est à bout de souffle en France, ou détournée de son objectif premier.
Une plante qui produit artificiellement une toxine par modification génétique, qu’elle soit attaquée ou non par des ravageurs est une plante qui a perdu tout équilibre écosytémique à l’échelle mésoscopique : on appelle cela homéostasie en référence à Claude Bernard. On parle aussi de l’effet Badlwin dans une description assez semblable. Nul ne sait comment aborder ce problème d’un point de vue environnemental, qui n’est pas comparable à celui de plantes traditionnelles auxquelles on ajoute du pesticide à intervalles temporels bien définis. Cela dit d’autre méthodes de luttes contre les ravageurs existent et l’idéologie de la croissance n’est pas compatible avec la gestion du vivant, en remarquant que les monocultures ne sont pas non plus écologiquement viables.
Vous n’êtes pas motivés, je vais répondre moi-même aux questions posées :
Les chercheurs en biotechnologies ont-ils accès aux données des OGM expérimentaux et non commercialisés de ces firmes ?
-Non, seules des données sur des produits GM destinés à la commercialisation sont disponibles à l’analyse, données par ailleurs hautement filtrées par les généticiens, communicants en science et dirigeants de l’agro-industrie eux-mêmes.
Qu’en déduisez-vous sur la situation des chercheurs de ce domaine ?
-Les chercheurs en biotechnologie sont devenus des scientifiques de seconde main, pieds et poings liés à l’industrie et dont le travail se résume à agréer des produits GM commerciaux particuliers. Une sorte de service après-vente de l’industrie génétique.
Et enfin, comment expliquez-vous que certains chercheurs en arrivent à faire une pétition pour un produit marketing GM particulier (mon810) pour un décret les interdisant pendant une période de non-culture ?
- Je n’arrive pas à le comprendre moi-même, cela montre une prise de position comme il n’en a jamais été vue encore d’une partie de la communauté scientifique dans une querelle idéologique dont les tenants sont indubitablement financiers, notamment en matière de crédits de recherche et de direction de la recherche : maintien des unités de recherches actuelles et carrières personnelles au sein de ces unités de recherche, dont beaucoup reposent entièrement sur ce réductionnisme technophile.
D’autre part, en tant que scientifique, que pensez-vous de l’intentionnalité liée à l’élaboration de ces organismes designés par les agrogénéticiens ?
-Je me réserve le silence sur cette question et vous laisse y réfléchir
Alors que des articles autrement plus informatifs et originals, mais moins démagogiques sont par ailleurs censurés...
Mais c’est peut-être le but du comité de rédaction : faire un journal le plus démago et people possible pour augmenter le traffic et le rendement publicitaire, les articles de qualité et plus recherchés ou trop sérieux faisant sensiblement baisser la fréquentation du site ?