Il existe d’autre bébêtes intéressantes du point de vue d’un questionnement adaptationniste ou symbiotique : le caméléon, le phalène du bouleau, et même certaines orchidées sauvages capapbles de synthétiser la même molécule chimique que les phéromones sexuelles d’insectes pollinisateurs tout en en imitant leurs formes et les couleurs, ou encore les insectes ayant poussé très loin leurs capacités de camouflage, comme le papillon-feuille (je ne connais plus son nom scientifique) ou d’autres...
Marsupilami : Oui, et c’est probablement un effet "retour de balancier". Le darwinisme classique faisait (et fait toujours pour ses défenseurs) des organismes des êtres quasi-passifs soumis à la dictature de leur environnement qui seul décidait de leurs mutations. En réaction, le post-darwinisme réintroduit une sorte de volition sélective propre aux organismes eux-mêmes... Passionnant et hyper-complexe !
Oui, mais cette question de choix est encore bien problématique, car qui dit choix dit conscience. Dans quelle mesure peut-on attribuer une conscience, réflexive ou non, à un être vivant ? Il y a risque de verser dans un certain spiritualisme si le questionnement n’est pas abordé de manière très claire, et si les catégories d’entendement ne sont pas bien discernées. Un concept évoqué en rapport à ces questions est celui d’auto-évolution, en écho à l’auto-organisation par exemple. Le problème est qu’il manque actuellement une méthodologie et une approche théorique solide du phénomène du vivant. D’autre part, lorsque l’on voit où passe l’argent de la recherche, finançant des activités en collusion avec une industrie spéculative dans le domaine du vivant, on ne peut que s’inquiéter pour la recherche publique par exemple du projet d’autonomie des universités, dont le modèle américain a montré à quel point une telle collusion favorise le lobbyisme plutôt que la scientificité dans les directions et engagements pris par les labos.
Ci-joint un article à l’époque refusé par le comité omniscient, faussement démocratique et vachement centriste Agora Vox, et posté peu après sur Oulala.net :
Le post-darwinisme tout en ne s’attaquant pas au hasard remet en cause la sélection naturelle elle-même en attribuant à l’organisme l’origine de la pression sélective ou du "choix".